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Que l'année commence !

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Niveau : Maître Enchanteur
Baguette : Bois de cerisier / 29 cm / crin de licorne
Poste : Directrice

Localisation : Dans mon lit.
Emma Holloway
Directrice d'Ilvermorny
Directrice d'Ilvermorny
Mar 16 Aoû - 22:50
Emma Holloway
— Quelques points —



Voici le sujet des répartitions. Il s'agit d'un sujet ouvert dans lequel tous les membres peuvent poster : que vous soyez en première année et que vous désiriez vivre le jour de votre répartition, que vous soyez un nouveau professeur débarquant dans l'école ou bien, un élève d'une année supérieure désireux de voir les nouvelles têtes.

— Les premières années se situent tous, sans exceptions, en bas, là où la répartition à lieue.

— Les autres étudiants se situent tous, sans exceptions, sur l'immense balcon qui surplombe la salle.

— Vous pouvez faire des dialogues, même durant la répartition ou le monologue de la Directrice, seulement veiller à être discret, comme vous le faites ou faisiez durant vos cours à l'école ;).
— Strictement rien n'interrompra la répartition, ainsi pas d'actions insensées du style : lancé de sort, arriver en balais, bagarre violente etc... Vous pouvez agir, vous déplacer etc, mais de façon discrète. Sans quoi votre Rp sera supprimé.

— Bon jeu à vous !



Premiers Pas

Le grand jour était afin arrivé. De longs préparatifs occupèrent la jeune femme durant les vacances, d'innombrables réunions entachèrent ses jours de congés et finalement, elle ne profita que peu de la chaleur estivale qu'offrit la saison.

Joignant ses mains, elle observa sous un regard protecteur et bienveillant la foule qui s'amassait de plus en plus dans le hall. Le moment était venu, une nouvelle année commençait, de nouvelles surprises se révèleraient, de nouveaux visages enjoués s'émerveilleraient face aux beautés insaisissables du monde magique. Elle percevait l'inquiétude transpirante des nouveaux arrivants, leurs mirabelles enchantées s'étonnaient face aux quatre statues de pierre. Elles contemplaient aussi cette énième réunion, scindant sans difficulté les âmes bouillonnantes, apeurées, pensives, aimantes, joviales. Tous étaient uniques et bientôt ils découvriraient cette merveilleuse famille à laquelle ils appartenaient déjà.

Diverses conversations faisaient échos dans le hall, les nouveaux élèves semblaient calmes pour la plupart, en revanche leurs cadets, perchés sur les balcons et beaucoup plus sereins ou détendus, lançaient déjà les paris sur les têtes qui rejoindraient leur rang.

Un léger sourire se dessina sur le visage de la Directrice, profondément touchée par cette belle cohésion qui pouvait exister au sein de son école. Cependant l'heure tournait, il était temps que la cérémonie des répartitions commence. Sa main se leva lentement et tous, sans exception, comprirent ce geste. Le silence s'installa tandis que ses pieds la guidaient jusqu'au centre de la pièce, la tension des premières années était à son summum.

« Bonjour et bienvenue à tous les nouveaux élèves ! Je suis heureuse d'accueillir, comme de nombreuses autres années, nos chères nouvelles têtes. Je suis Emma Holloway, Directrice de l'école Ilvermorny et je serai votre guide durant toute votre scolarité ici. Heureusement, je ne serai pas seule et l'ensemble des professeurs vous aideront et vous guideront, mieux ou du moins aussi bien que moi. » Un petit sourire se dessina tandis qu'elle jeta un regard vers le corps professoral, perché lui aussi sur le large balcon. « Ilvermorny est l'école de l'égalité, son crédo veut que chaque étudiant ici, soient en mesure d'accomplir les mêmes prouesses que ses camarades. Certains auront des facilités, plus que d'autres, mais rien n'est jamais perdu, votre persévérance sera la clef de votre réussite. Cette clef, ni moi ni les professeurs ne vous la donneront, en revanche, nous vous aiderons à la forger, la modeler afin qu'elle puisse vous ouvrir toutes les portes. » Un petit silence s'installa. « Mes ancêtres, vos ancêtres, ont battis cette école et ont aidé à aiguiser sa réputation, à façonner son enseignement, transformer ses méthodes, renouveler ses objectifs, mais une seule chose ne changera jamais : Ilvermorny sera toujours un foyer dans lequel vous serez le bienvenu, telle était et sera à jamais la volonté de ses fondateurs Chadwick, Webster, Isolt et James. » Son regard se planta tendrement dans celui de chaque première année. Désireuse de lire leur ressenti à cet instant présent, elle leur laissa le temps d'assimiler cette petite introduction. « A présent, je vous présente les quatre maisons dans lesquelles vous seraient répartis : chacune des statues que vous pouvez admirer, représente une maison : Wampus, Horned Serpent, Thunderbird et Puckwudgie. » Comme si elles possédaient une âme, elles se mirent en mouvement tour à tour puis se figèrent à nouveau. Les regards éblouis ne manquaient pas. « Lorsque vous entendrez votre nom, vous viendrez vous positionner là où je me trouve, au centre du nœud gordien. Ensuite, une des statues vous fera comprendre, à sa manière, qu'elle désire que vous rejoignez sa maison. Dans la mesure où plusieurs statues vous voudraient, le choix vous appartiendra entièrement. Contrairement à Poudlard, nous ne laissons pas un choixpeau prendre cette décision... » dit-elle en faisant un clin d'œil.

Quelques rires s'envolèrent, Emma aimait de temps à autres taquiner ses voisins Européens. Non par jalousie ou amertume, simplement par pur enfantillage, comme devait très probablement le faire ses confrères et consœurs Directrice ou Directeurs.


« Que la cérémonie des répartitions commence ! »

Emma sortit sa baguette et dans des mouvements pleins de grâce, elle la balança à droite, à gauche, d'immenses lustres s'illuminèrent, les drapeaux de chaque maison se déroulaient sous les mirabelles enchantées des premières années. Une nouvelle année commençait...
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Citation : Apprendre pour apprendre ? Oui c'est intéressant... Mais ce qui me plaît le plus c'est découvrir des choses que personnes n'osent aborder... On nous gave de bouquins mielleux qui feront de nous des balourds empotés. Moi je veux le savoir, je veux la puissance et je l'obtiendrai. Qu'importe le prix à payer.
Niveau : Ensorceleur
Baguette : Bois d'If / 38,5 cm / Poil de licorne.
Spécialité : Les Sciences Occultes
Wayat Macnish
Etudiant en 8ème année - Horned Serpent
Etudiant en 8ème année - Horned Serpent
Mer 17 Aoû - 3:02
Wayat Macnish






Radieuse Retrouvaille








L'épaisse brume de ses songes guidaient ses pas au travers du domaine de l'école. La chaleur étouffante n'était plus au rendez-vous, bien que les rayons scindant du soleil percutaient sans mal le pâle derme de Wayat. Un bel été s'achevait et déjà la reprise de ses éternelles questions heurtaient son esprit : quel parfum dégageait un sombralle naissant ? Veinards arrogants pouvant se vanter d'en apercevoir. Fort heureusement il n'avait jamais frôlé ou vu la mort, mais se considérait-il chanceux pour autant ?

Le mois d'Aout fut bercé par la découverte déroutante de son paternel : la création de minuscules bouches en céramiques jactant de construites insultes imagées. C'était de l'anti-art d'après sa mère et bien qu'il n'ait jamais entendu ce terme auparavant, il attribua cette appellation aux nombreuses inventions langagières et intellectuelles de sa génitrice.

Hormis cet instant de partage durant lequel la petite famille s'était réuni autour d'un miroir durant le repas (doit-on encore préciser qu'il s'agit d'un délire paternel?), le jeune garçon n'échangea pas outre mesure que les habituelles formules de politesses avec ses parents. Il n'avait rien de loquace à raconter et préférer s'atteler à la lecture de runes oubliées.  Cette nouvelle passion presque dévorante entama une route ascendante depuis sa 6ème année pour toujours atteindre des sommets imaginés hors de portée.

Ainsi débuta la rentrée des classes, amenant avec elle un lot de problèmes officiellement passés et réglés, du moins pensait-il. Marchant presque lentement, il voyait au loin les derniers élèves s'engouffrer dans le hall. Pressant légèrement le pas, il laissa cette gigantesque porte s'abattre, savourant le doux son des gonds grinçants, avant de suivre le troupeau enjoué et rieur. Balayant du regard toutes ces embrassades et autres fous rires radieux, il emprunta les escaliers pour se rendre au balcon. Beaucoup d'élèves s'y trouvaient déjà, désireux de posséder la meilleure vue, Wayat les imaginait avoir dormi devant l'école quelques jours auparavant, comme le feraient des fans hystériques. Il gloussa intérieurement.

Slalomant comme une vipère parmi les hauts roseaux, il aperçut tout proche de lui la silhouette familière de son ami Warren. Sa mine semblait fermée, les bras en croix, le regard dur, les pieds fixement positionnaient sur le sol. La Directrice débuta son monologue et dans la plus grande souplesse, le jeune garçon s'engagea dans l'aventure le plus pénible et difficilement réalisable qu'il soit : traverser une foule sans que le corps en mouvement ne touche ceux statiques. Eviter tout contact pouvant entraîner des soufflements, des lancés de regards ou pire, des coups de coudes limés comme des épées.

L'épreuve fut délicate et Wayat ne manqua pas d'essuyer quelques dommages, une Wampus teigneuse n'oublia pas de laisser traîner son pied, le faisant ainsi presque chavirer. Arrivant à destination, il pencha la bouche en céramique proche de l'oreille de son ami qui, dans un murmure presque inaudible balança de tendres paroles :

« La belle putassière, jambes en l'air, se laissant butiner, ne manqua pas de gaver tous ces bourdons, dards en joue, fracassant se sentier tant de fois emprunté. »

Approchant sa tête proche de l'autres oreille, le garçon chuchota :

« D'habitude elle est plus vulgaire que ça... Mon père l'a baptisé la pipelette, mais bon des fois elle se bloque sur put**n... »

Warren semblait étrangement absorbé par les dires de Mme Holloway, bien qu'il connaissait ce discours depuis pas mal de temps déjà...





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Mer 17 Aoû - 15:46
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Blaze Hamilton

Solo

「 RP n°1 : Nostalgie 」
Les vacances qui au départ paraissaient interminables, étaient finalement passées à une allure déconcertante. Le jeune homme avait profité de sa famille, de sa maison et ses anciens amis moldus... Malgré la sensation de bien être omniprésente qu'il éprouvait lorsqu'il arpentait le château, il appréciait ses deux mois si bref ou il retrouvait son petit pavillon citadin, et renouait avec des sensations bien trop lointaines déjà. Les craquements mélodieux des vieilles poutres en bois de sa chambre... Le plancher de l'étage jonché de petites fissures, interstices rectilignes par lesquel s'échappe la lumière du rez de chaussé... Mais surtout les douces et délectables effluves émanant des plats cuisinés par sa mère.
Malgré tout Blaze était impatient de rentrer à Ilvermorny et ceux pour une seul journée : la première de l'année. Il est vrai que mise à part cela, l'approche des cours ne l'enchantait pas le moins du monde. Il savait pertinemment que les professeurs stricts de cette prestigieuse école de sorcellerie n'allaient pas laisser leurs élèves à rien faire. Bien au contraire il devrait affronter des montagnes de travail, et des soirs entier à s'arracher les tripes pour terminer des dissertations à rendre pour le lendemain.

Il partit tôt le matin et fut tout de même attristé de devoir quitter à nouveau ses parents et son cocon familiale. Ses baguages lui parurent très lourd lorsqu'il monta dans le train et même sa jeune chouette chevêche paraissait agitée. Lorsqu'il arriva à seize heures , il était un des rares élèves. Ce comportement pouvait paraître à bien des abords étrange, mais la répartition était pour lui symbolique. Marquant le début d'une nouvelle année scolaire, et la fin des vacances, il s'agissait avant tout d'un instant de partage et fort en émotion. Quelques heures plus tard le hall était bondé d'élèves tous âgés de quatorze ans à vingt ans. Blaze avait pris place à la manière de la foule sur l'immense balcon surplombant les premières années. Il régnait dans la pièce un bruit assourdissant et désagréable, mais la directrice : Emma Holloway n'eut aucun mal à faire régner l'ordre et le silence. La jeune femme commença alors un long discours de bienvenue qui semblait préparé depuis des mois. Blaze fixa tour à tour les petits nouveaux, certains paraissaient déjà se faire remarquer tendis que d'autres fixaient avec terreur les quatre statues leurs faisant face. Il eut alors une réminiscence, se rappelant de son premier jour à Ilvermorny.

Il était venu en voiture avec ses parents, ceux-ci souhaitant s'entretenir avec la directrice, sans doute pour soulager leurs inquiétudes. Blaze était arrivé devant l'immense portail en fer forgé avec un point au ventre sans doute une manifestation du stress qu'il éprouvait. Au sommet d'une montagne surplombant une forêt de pain, le château en pierre de taille était impressionnant et massif. La directrice les avait accueillit chaleureusement en leur offrant à boire et à manger. Elle avait parlé pendant une heure entière mais Blaze n'avait pas écouté un traitre mot bien trop occupé à admirer les innombrables objets magiques posés sur son bureau en chêne. A la suite de cet entretien ses parents l'avaient laissé au château avec d'autres enfants de son âge. Le jeune homme se souvient encore les questions qui se bousculaient dans sa tête :
Que vais-je apprendre ? Suis-je vraiment un sorcier ? Suis-je en train de rêver ?
Il s'était avancé très intimidé par le regard des autres élèves.

Sa rêverie fut interrompu par de bruyants applaudissements venant saluer le discours de la directrice. Mécaniquement tel un robot il fit de même.
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Jeu 18 Aoû - 11:51
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Blaze Hamilton

Solo

「 RP n°1 : Nostalgie 」

Quand le calme fut revenu, la directrice  de l'établissement appela les élèves un par un et les convia chacun à leur tour à se présenter au centre du nœud gordien. Au départ personne n'osa se présenter, ce qui selon Blaze n'était pas étonnant. Il savait pertinemment que chacun d'entre eux espéraient secrètement et avec un peu de honte qu'un collègue intrépide daigne se manifester. Finalement un garçon que l'on voyait à peine tant il était petit s'avança en se pavanant tel un paon. Il prit place exactement à l'endroit où Miss Holloway se tenait auparavant. Et regarda tour à tour les statues en les défiants du regard, comme si il les mettait au défit. Malgré les apparences Blaze soupçonnait ce mioche d'être mort de trouille.

Aussitôt Blaze ne put s’empêcher de repenser à sa propre répartition. En effet il s'était trouvé là, au même moment implorant les dieux s'ils existaient que tout se passe bien. Il nourrissait surtout la peur qu'aucune des quatre maisons d'Ilvermorny ne manifestent son consentement à sa éventuel intégration. Il ne comprenait d'ailleurs pas pourquoi certains faisaient des pronostics et ne souhaitaient pas intégrer tel ou tel maison. En effet il n'avait pas vraiment de préférence, contrairement aux autres, toutes les maisons avaient leurs propres qualités, leurs propres défauts, leurs propres avantages et inconvénients. Le pire pour lui fut lorsque la directrice l'avait désigné, voyant que cette année aucun élève n'éprouvaient l'envie de faire le premier pas. En outre il avait été le pionnier de son année, accentuant encore plus le stress et le sentiment de panic qui avait commencé à naître en lui.

Faisant face à son destin, il s'était avancer très timidement sur le nœud gordien. De gauche à droite il voyait les statues représentant les maisons Wampus, Horned-Serpent, Thunderbird et Puckwudgie. Il se demandait comment il saurait si une statue l'acceptait dans sa maison. Celle des Wampus représentait une créature magique aux faux airs de panthère, qui semblait rapide, forte et quasi invincible, tandis que celle de l'oiseau-tonnerre était majestueuse. Enfin celle de Puckwudgie était une petite créature aux grandes oreilles du même nom et celle du Serpent-cornu représentait évidemment un imposant reptile doté d'une unique corne.

Blaze espérait que ce moment passe aussi vite que son entretient avec la directrice. Malheureusement pour lui les quelques secondes le séparant du verdict parurent des heures. Son cœur battait à tout rompre, une goutte de sueur perlait sur son front. Il se rappelle avoir essayer de reprendre son calme en serrant  de toute ses forces ses mains moites. Soudain alors que pour Blaze, tout espoir était perdu le cristal serti dans le front du Serpent-Cornu s’illumine. Après cette manifestation le jeune garçon avait été félicité par de nombreux élèves.

Il revint alors à la réalité, lorsqu'un tonnerre d'applaudissement retendit dans l'immensité du hall. Il fit de même est constata que le  Puckwudgie avait levé sa flèche et qu'au même moment le Wampus avait émit un rugissement strident. L'élève avait maintenant le choix entre les deux maisons, cas extrêmement rare mais qui arrivé une ou deux fois par an. Le petit choisit alors d'intégrer la maison de Puckwudgie, ce qui étonna beaucoup Blaze. En effet l'attitude cette enfant lui aurait fait parier son intégration chez les Wampus. Il venait d'assister à nouveau au étrangeté de cette cérémonie symbolique, qui prouve que ces statues enchantée lisent au plus profond des cœurs et des âmes. Décelant ainsi le meilleur comme le pire de chaque être en se monde.


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Citation : Sale curieux ! Tu veux te battre ?
Niveau : Ensorceleur
Baguette : Une trentaine de centimètres, boif d'If et contient une écaille de dragon d'Egypte.
Spécialité : Potions magiques.
Préfet : Oui.
Warren Lynch
Etudiant en 8ème année - Horned Serpent
Etudiant en 8ème année - Horned Serpent
Dim 21 Aoû - 0:17
Warren Lynch

Le jeune homme était assis sur la seule chaise en bois du balcon dominant le hall d'entrée, perdu dans ses pensées. Son été s'était déroulé comme chaque année, entre Santa Monica et Beyrouth, à revoir ses cousins, à se promener dans les serres de sa famille, à nager dans les plages californiennes et surtout, le point le plus important, à se faire consoler par sa mère qui attendait avec impatience son nouveau breuvage. En effet, à la rentrée scolaire de sa septième année, Warren lui avait promis de préparer une potion inhabituelle qui nécessitait des ingrédients dénichés dans les quatre coins du globe terrestre. Ingrédients qu'il avait en sa possession après de longs et douloureux jours de recherches dans les forêts d'Amérique, d'Afrique du nord et en Chine où il passa ses dernières vacances de Noël, finissant par y trouver une rare plante magique de la famille des Ericacées.

Ses longues recherches de plantes, tant étaient-elles pénibles et épuisantes, n'étaient rien par rapport à la préparation que nécessitait la potion. Mais Warren était déterminé et voulait absolument la réussir. Après tout, qui ne rêvait pas de respirer sous l'eau ? En la buvant, Respiranage aurait permis au garçon de fouiller dans les profondeurs aquatiques afin d'en extirper de magnifiques végétaux qui lui permettraient d'essayer de nouvelles recettes et, peut-être, décrocher de nouveaux titres. Sa mère, étonnée par son projet, lui envoyait fréquemment des lettres d'encouragement par hibou, si bien qu'il lui demanda d'arrêter pour mieux se concentrer. Il passa ainsi le plus clair de son année scolaire 2015 - 2016 à se cacher, chaudron, grimoires et ingrédients en mains, dans les recoins d'Ilvermorny.

Malheureusement, quelque chose, ou en l'occurence une personne, lui saccagea littéralement la préparation de sa nouvelle potion. Pourtant, Warren avait confiance en cette personne. Il lui avait simplement demandé, alors qu'ils étaient installés dans les toilettes abandonnées des sous-sols, de surveiller le feu sous le chaudron le temps d'un instant. C'était à quelques étapes de la fin et, cette personne, avait tout fait tomber à l'eau.  Cette même personne se trouvait également sur le balcon du hall d'entrée et s'approchait doucement vers lui. Warren la sentait, il la voyait du coin de l'oeil avant de faire semblant de n'avoir rien vu, croisant ses bras et observant le rez-de-chaussée où la directrice entamait son habituel speech.

— Qu'il ne s'approche pas... Oh non. Faites en sorte qu'il ne s'approche pas de moi, se dit-il en fronçant les sourcils, les dents serrées.

Le Serpent cornu n'avait pas la moindre envie de discuter, ni même de saluer, le seul et unique responsable de son échec : Wayat Macnish. Et il était là, telle une pétale de rose éclatante, à s'approcher de lui sous les paroles de madame la Directrice, l'air fier. Warren le dévisagea une fois puis retourna son regard vers la foule de premières années. Oh, qu'il y retournerait bien à cette première année d'étude ! Cela lui permettrait au moins ignorer le premier « Salut » de ce cher Wayat. Bien que la situation soit déjà assez pénible à supporter, il sentit de vulgaires mots souffler à son oreille. Il lui fallu quelques secondes pour réagir, étonné par l'audace de son ami. Comment pouvait-il venir lui faire une blague et lui montrer son nouveau joujou ? N'avait-il pas honte de lui-même après avoir lamentablement saccager la préparation de sa potion, juste avant les vacances scolaires ? En temps habituel, il était indéniable que Warren aurait ri de bon cœur à ses idioties. Mais là, ce n'était pas possible. Il lui en voulait beaucoup trop.

— Sérieusement ? Ton gadget est absolument fantastique, lâcha t-il d'un ton sec et sarcastique en ne lâchant pas des yeux madame Holloway qui clôturait son discours.

Des applaudissements retentirent dans tout le hall d'entrée, le premier élève prêt à se faire répartir dans l'une des quatre maisons. Warren observait la scène mais il s'en fichait royalement. La présence de Wayat le dérangeait au plus haut point et son cœur bouillonnait de rage. Il aurait adoré hurler, sortir de ses gonds, peut-être même sa baguette magique tant il était énervé. Mais ce n'était malheureusement pas possible étant donné que la cérémonie était entamée et qu'ils ne pouvaient plus sortir...

— Tu penses. Franchement. Que là, tout de suite, j'ai envie de t'adresser la parole, Wayat ? lâcha t-il d'un ton sec sans pouvoir se retenir.

Warren n'avait plus d'autre choix que de le supporter. Le balcon était plein à craquer. L'occasion, peut-être, de régler le conflit... Dans tous les cas, le Serpent cornu allait lui cracher ce qui contaminait son coeur. Toutes ces questions, ces doutes, cette rancune qui lui ont fait passer de très, très mauvaises nuits depuis le début des vacances d'été.
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Dim 21 Aoû - 0:51
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Ah elle est belle, la brochette de nouveaux ! Même de si haut, on peut voir leurs expressions enthousiastes ou effarées collées sur leurs visages juvéniles. Ils ont juste deux ans de moins que moi et pourtant ils ont vraiment l'air tout petit. Non, j'en suis convaincue, on n'était pas aussi petits à l'époque ! Ils sont vraiment trop mignons ! Il y en a un paquet qui, comme moi à leur âge, est encore en train de se demander si tout cela est bien réel et à quelle sauce ils vont être mangés. Moi, j'ai juste hâte de voir lesquels vont rejoindre nos rangs.

Alors que j'ai joué des coudes pour me frayer un passage et qu'à présent je suis plutôt bien positionnée pour avoir une bonne vue malgré ma petite taille, voilà que j'aperçois Ayumu un peu plus loin. Autour de moi, c'est tout au plus des gens que je vois de temps en temps au bout du couloir, alors autant rejoindre ce qui se rapproche le plus d'un pote dans cette assemblée. Je dérange encore une fois les gens, pardon, excusez-moi, je passe, j'en ai rien à faire. De toute façon Miss Holloway est en train de faire son discours alors je ne rate rien de très important. Par un certain miracle – et un certain savoir faire lorsqu'il s'agit de s'incruster – j'apparais à côté de mon camarade et j'attends qu'il me remarque pour lui faire un petit sourire et lui dire bonjour et lui demander comment ça va. Rien de plus, rien de moins, je sais qu'il y a beaucoup de monde et je crois que le monde, ce n'est pas trop son truc. Enfin je suppose, vu que même avec moi, il est encore réservé.

« Lorsque vous entendrez votre nom » blablabla. Non, décidément, ce n'est vraiment pas mon truc d'écouter sans rien faire, j'ai l'impression que ça ne va jamais finir. Heureusement, j'ai prévu le coup, pas comme l'année dernière, et j'ai encore des fils à tresser pour passer le temps en regardant les petits nouveaux se faire hacher menu. Mon bras est déjà couvert de toutes les créations estivales, de perles ou de fils, mais un de plus ne fera pas de mal, un de plus ne fait jamais de mal. Ah ! Ca commence à appeler des noms, alors je lève les yeux, histoire de mémoriser des visages, mais je sais que dans une heure, j'aurai déjà confondu tout le monde, je m'appliquerai juste pour ceux de ma maison et ce sera déjà pas mal.

Je suis bien contente de revenir à Ilvermorny, car l'été a été pesant. Mes parents sont séparés depuis Noël, mais je ne me rendais pas vraiment compte de l'ampleur des dégâts avant d'être plongée un mois entier avec ma mère -  « Ah ton père, il est vite passé à autre chose hein ! Il est bien heureux sans moi, avec ses potes il a reformé son groupe et c'est la fête tous les soirs. Comme si je l'empêchais de vivre avant ! » - suivi d'un autre avec mon père - « J'imagine que tu t'es pas vraiment éclatée avec ta mère... Je sais pas pourquoi elle est aussi chiante, je vais pas m'arrêter de vivre parce qu'elle déprime, en plus c'est elle qui est partie. ». Ils m'énervent autant l'un que l'autre, parce qu'ils n'ont jamais pensé ça, ou alors ils le cachaient vraiment très bien et je ne sais pas comment ils ont tenu aussi longtemps en parfaite harmonie. Ma soeur est un peu moins une loque, mais elle sort toujours très peu et a travaillé tout l'été quand j'étais là. Elle vit chez Papa, mais je crois qu'elle a juste envie de se casser loin, maintenant qu'elle est majeure. Alors elle économise. Et moi, j'ai dû m'occuper toute seule, parce que les vieux étaient invivables.

Ca y est, la première recrue de Wampus ! Alors j'applaudis un peu plus fort, même si je me laisse prendre dans l'excitation de l'événement depuis le début. Les élèves autour réagissent à chaque mouvement des statues et je ressens cet enthousiasme alors je suis le mouvement, je tape des mains, parfois je crie avec les autres. De temps en temps je jette un œil à Ayumu pour voir sa réaction et si nos regards se croisent, je lui adresse un sourire, pas le moins du monde gênée par ma participation active aux encouragements.
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Lun 22 Aoû - 10:17
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  • Alister Peirce
  • RP commun
Welcome Welcome ! ...
Début d'année. Et c'est reparti. Arrivé suffisamment tôt pour réussir à s'affaler contre la balustrade du balcon et profiter d'une des meilleures places pour admirer le spectacle. Exceptionnel. Pour les gamins qui font leur rentrée comme pour les plus grands qui se rappellent de la leur. Ça avait été un moment magique. Et tellement impressionnant. Maintenant qu'il se trouve en haut, tout ça n'a plus le même goût. La cérémonie a tout de même conservée cette sorte d’effervescence qui parvient encore à l'atteindre. Étrange moment à passer tout de même, seul dans cette immensité à voir une partie de son destin – ou du moins de sa scolarité – se jouer. Un claquement de doigts plus tard et l'instant est déjà passé, le voilà en huitième année. A ressasser l'époque. Légère nostalgie qui disparaîtra bien vite, comme à chaque fois.
Accoudé sur le rebord, la tête reposant sur son poing, il regarde les derniers arriver. Les p'tits nouveaux lui paraissent encore plus petits. Genre il a pu faire cette taille un jour. Il ne se souvient pas avoir été aussi près du sol lors de sa répartition.Qu'importe. Sûr qu'avec sa taille maintenant, une bonne partie du monde lui paraît trop basse. D'ailleurs, il pourrait faire de la place à ceux de derrière. Alors il se recule et d'autres élèves viennent occuper l'espace. Puis le silence se fait. Alister voit la main encore levée de la Directrice et comprend que l'heure du discours a sonné. Toujours la même rengaine. Bien que les mots changent, le message reste le même. Et signent le début de la répartition. Elle arriverait presque à lui tirer un sourire moqueur avec sa dernière remarque.

Le plus important n'est pas ce qu'on est, mais ce qu'on a choisit d'être. Il se souvient. Que paumé dans cette immensité, noyé dans ce nouveau monde, il avait fait un premier choix. T'as l'impression de choisir ta destinée, que le truc que tu fais est d'une importance capitale. Elle l'est sûrement. Il se souvient. Se souvient des battements des ailles de Thunderbird. L'air qui lui avait balayé les joues était sans doute un simple mirage dans son esprit. Ou alors c'était déjà magique. Puis du fond des entrailles il avait ressenti le rugissement du Wapus se réveillant. Complètement dément ou alors simple gamin dont les paillettes qui habitent les yeux font croire à beaucoup plus. Il s'en fout, l'essentiel c'est qu'il a choisi à cet instant. Et que le p'tit nouveau qu'il était avait tranché, d'une voix faussement assurée, balayé par l'excitation de l'instant et la magie de l'endroit. Wampus accueillait un nouvel élève.

Un peu en retrait et posé contre la pierre du mur, Ali regarde la cérémonie se dérouler. Ses bras croisés sur son torse se déplient lorsque son voisin et lui scellent un pari. Du genre sur la maison du prochain gamin. Que celui dont les taches de rousseurs parcourent tout le visage finira à Puckwudgie. Que celui qui vient de s’approcher va être tellement stressé qu'il ne va pas comprendre de suite quelle maison l'a choisi. Que la demoiselle dont la tresse arrive au milieu du dos va devoir trancher entre deux. Que Wampus va accueillir plus de filles cette année. Que les Horned Serpent auront le moins de nouveaux élèves. Que quelqu'un va se casser la gueule et que peut-être un jour il y en aura un qu'aucune maison ne voudra. Mais celui-là, personne ne la encore jamais gagné. Et vu la somme qu'il y a et qui s'accumule à chaque fois, franchement ça reste du ressort de la vaste blague traditionnelle.

Puis enfin le premier Wampus. Rugissement qui résonne et les applaudissements qui s'élèvent. Cette fois il s'y joint. Parce que l'honneur de la maison et l'accueil d'un nouveau est plus important qu'autre chose. Le gosse se retire et on passe à la suite. « Une HS. » « Tenu. » Deux mains qui s'unissent le temps de conclure l'accord. Et Alister en profite pour parcourir le balcon des yeux. Certaines têtes lui reviennent, d'autres pas du tout. En même temps, pas lui qui se donnera la peine de retenir la gueule de chacun. Une tignasse claire un peu plus loin le fait sourire. Gaia est là et dans ses doigts s'agitent de fines couleurs, à son image. Il continue. Sous son regard des visages plus ou moins enjoués, y en a un là bas qui à l'air de tirer la gueule. « Perdu ! Tu m'dois cinq dragées. Le prochain ne va pas relever une seule fois la tête de tout le temps de sa répartition. » « Tenu. »

...And happy Hunger games !
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Citation : Apprendre pour apprendre ? Oui c'est intéressant... Mais ce qui me plaît le plus c'est découvrir des choses que personnes n'osent aborder... On nous gave de bouquins mielleux qui feront de nous des balourds empotés. Moi je veux le savoir, je veux la puissance et je l'obtiendrai. Qu'importe le prix à payer.
Niveau : Ensorceleur
Baguette : Bois d'If / 38,5 cm / Poil de licorne.
Spécialité : Les Sciences Occultes
Wayat Macnish
Etudiant en 8ème année - Horned Serpent
Etudiant en 8ème année - Horned Serpent
Lun 22 Aoû - 18:39
Wayat Macnish






Radieuse Retrouvaille








Remontant les méandres de ses pensées, le jeune garçon raviva des souvenirs presque effacés. Ses synapses s'entre-choquaient, vibrantes, électrisées, libérant un cocktail chimique d'une rare violence. Un big-bang naissait au creux même de son esprit et dans un souffle déchiré, le passé resurgissait devant ses yeux.

Sa septième année avait débuté depuis quelques mois déjà, le printemps s'était installé et dans un vieux sanitaire abandonné, les deux camarades avaient trouvé refuge. Warren concoctait depuis un long moment déjà cette préparation surprenante, heureux et excités à la fois, ils ne comptaient plus les jours passés devant ce chaudron. Wayat nourrissait un intérêt particulier pour les potions de son ami, ne cessant jamais de l'étonner, ils languissaient tous les deux Le moment magique.

Un breuvage, semblait-il, capable de faire respirer quiconque sous les profondeurs abyssales d'un lac, d'une mer. Le jeune tatoué n'avait certainement pas échappé aux explications répétitives du jeune brun, l'importance capitale de certaines plantes, la rareté d'autres, les longues et régulières lettres de sa mère qu'il jugeait, à tort peut-être, trop faussement intéressée. Il ne pouvait saisir l'attachement maternel que manifestait cette femme à l'égard de son fils, loin de cette conception, néophyte de ce genre de relation. C'était, de toute évidence, beaucoup trop complexe pour qu'il s'y attarde outre mesure, sa maladive curiosité le poussait vers d'autres passions.

Une autre explosion retentit au sein de son crâne, faisant émerger cette journée, sûrement celle responsable de ce soudain changement. L'échos de ce bombardement le plongea plus loin encore dans ses réflexions, totalement absent, étrangement absorbé, subitement silencieux. Son corps faisait face à Warren mais son esprit, en voyage, se heurtait aux fantômes du passé.

Une lourde pénombre embaumait la pièce, le carrelage fissuré manquait à certains endroits, une odeur acariâtre s'élevait depuis les canalisations, de minces filets de lumière peinaient à se frayer un chemin jusqu'aux parois abimées du sanitaire. Le chaudron mijotait tranquillement sur un feu de fortune, la mélodie affamée du bouillon faisant gargouiller l'estomac de Wayat. Qu'est-ce qu'il avait faim ce jour-là ! Son corps s'en souvenait encore, émettant quelques bruits largement étouffés par l'euphorie générale et les applaudissements.

La recette allait bientôt être achevée, il ne manquait plus que quelques ingrédients et un surplus de patience. La bombe éclata à nouveau et son souffle nucléaire enchaîna plus étroitement encore l'hôte de ses souvenirs. Le jeune Serpent pouvait sentir la main de son ami se poser sur son épaule, lui soumettant, dans une élégante formalité, la mission vitale de garder un œil sur le breuvage, le temps qu'il parte... Wayat ne se souvenait plus. Pourquoi s'en allait-il ? Quelle obligation le somma de s'absenter ? Son regard impuissant voyait à nouveau son camarade refermer la porte derrière lui, le laissant seul, ici, entouré d'un bouquin et de quelques plantes soigneusement rangées.

Un autre choc, un de plus. Ses pensées franchirent le mur du son, laissant teinter l'assourdissante mélodie de cette fracture spatiale. Il revoyait ses doigts glisser sur les pages lisses du bouquin, feuilletant avec malice les nombreuses autres recettes. La porte s'ouvrit à nouveau, trois personnes entraient sans y être invitées, s'approchant, sa main sembla les saluer. C'étaient, semblait-il, d'autres camarades. Fixant son attention sur leur visage, il ne voyait qu'une étrange clarté, un voile lumineux masquait l'identité de ces individus.

Ce gargantuesque puzzle s'était écorché avec le temps et quelques pièces manquaient à sa reconstruction. D'autres flashs apparaissaient. Tous les quatre discutaient, de tout mais surtout de rien, curieux de sa présence ici, il se souvint que l'un d'eux lui demanda de regarder ses dessins tandis qu'un autre se pencha un peu trop au dessus du chaudron.

Plus rien. L'effet du cocktail chimique s'estompa, ramenant depuis les rives de la mort cet étranger appartenant au présent. Quelques brides bien ancrées lui firent se souvenir des effets néfastes de la potion lorsque Warren y trempa, certain de lui, trop goulument ses lèvres. Des écailles scintillantes habillèrent quelques parties de son corps et cet accoutrement, hélas, ne lui permit en rien de respirer sous l'eau.

Une guerre éclata, s'armant de reproches et d'accusations, son ami le fusilla sur la place publique et élimina sans une once de sympathie l'amitié qu'ils avaient forgé. Wayat aiguisa également sa lame, tranchant sans nonchalance et d'un coup sec ce tissu de mensonges accablant. Chacun à leur tour, ils amenèrent famine et dépravation dans l'âme de l'autre, désireux d'affaiblir la forteresse de leur ennemi...

La bataille finit par être interrompue, amenant dans sa trêve imposée les vacances d'été.

Les applaudissements carnassiers des Wampus le sortirent de cette torpeur nostalgique. L'amertume et la rancœur habitait toujours son camarade et cette joie si immense de retrouver son ami fut balayée. Vêtu de son infatigable monotonie, le jeune tatoué constatait que les cœurs ne seraient pas à la fête. Tenant toujours la bouche sculptée dans sa main, il dévisagea ce ton si distant et accusateur qu'employa son ami avec lui.

« L'autre jour, j'ai bouffé des tartines de m**de ! Hmmm ! » annonça l'immonde création  en céramique de son père.

L'instant ne se prêtait pas aux vacheries ou autres blagues. Rangeant soigneusement l'objet afin qu'il n'interrompe plus le procès, le jeune serpent prit les devants :

« Je t'ai déjà dit que je n'avais rien touché à ta potion... » Ils n'avaient pas réellement pu discuter le jour du carnage et son camarade ignorait, jusqu'à aujourd'hui, que des intrus avaient surgit, étant sans l'ombre d'un doute les responsables de cette affreuse vacherie. « Tu ne m'as même jamais laissé le temps de te dire que des gars de notre maison sont venus juste après que tu sois parti. »

Il acheva sa phrase avec lourdeur, semblable à celles faisant clairement comprendre que tout ceci était sans grand intérêt, du moins à ses yeux. Loin de cette désagréable époque, le jeune garçon avait clairement oublié cet accrochage et cette nouvelle année pouvait être le théâtre de cette même potion, lamentablement ratée.

De nouveaux applaudissements étouffèrent l'atmosphère, les Pukwudgie laissèrent aller leur hypocrite joie face à la nouvelle les ayant rejoint.

« Ce serait bien que tu finisses par me croire en fait... hm... » finit-il avec son ton habituel.





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Sophie Cerisier
Etudiante en 4ème année - Thunderbird
Etudiante en 4ème année - Thunderbird
Mar 23 Aoû - 13:32
Sophie Cerisier
  • Sophie CERISIER
  • Ceux qui l'entourent
Que l'année commence !
C'était angoissant. Sophie était anxieuse, et en plus elle avait perdu tous ses repères. Et bien qu'elle eut déjà vécu cette expérience, la revivre à l'âge de seize ans, franchement, elle s'en serait passé. Mêlée dans la foule d'élève de première année ne lui plaisait pas, mais elle n'avait pas eut grand choix, c'était déjà bien pour elle qu'elle soit transféré dans une nouvelle école, et qu'on ne la refasse pas passer toutes les années. La brune pensait avoir au moins deux ans d'avance sur les américains, mais ça allait vite changé. Car au vu de ce qu'elle comprenait du discours de la directrice, elle sentait très bien que ça allait être vraiment très compliqué...

**
De retour dans sa famille, et une fois que son père lui ai demandé si elle voulait reprendre l'école de magie, elle avait donc accepté, et la famille s'était dirigée vers Ilvermorny. Enfin presque toute la famille. Thomas, peu désireux de rentrer tout de suite à l'école avait fait le choix de rester dans la voiture, en compagnie de son père qui n'était que très peu familier avec la sorcellerie. Une sortie entre filles pour intégrer la jeune sorcière dans son nouveau monde. Lors de sa rencontre avec la directrice, elle fut complètement perdue, elle n'avait pas compris un traître mot de ce qu'elle avait dit, tant elle parlait vite et que son anglais ressemblait plus à du baragouinage qu'autre chose. Sophie avait peur, mais elle voyait sa mère maîtriser parfaitement la situation, et sembler comprendre tout ce que la directrice disait. Elle c'était d'ailleurs présenté, sans que Sophie ne se rende compte qu'il s'agissait d'une présentation. Elle allait être paumée, vraiment. Elle parlait anglais, elle pensait bien le parler d'ailleurs, elle avait de bonnes notes avant d'entrer à Beauxbâtons. Mais savoir dire que Brian est dans la cuisine, franchement ça n'aide pas partout...

Lorsque l'entretien fut finit, Sophie ne s'en était pas rendue compte. Enfin, si sa mère ne s'était pas levée pour serrer la main de la directrice, elle serait rester assise sans comprendre ce qu'il se passait. « Tu entreras directement en quatrième année ma puce, comme Thom. Par contre, il faudra que tu passes par la répartition, car la Mlle Holloway ne peut pas choisir ta place. Enfin, comme partout quoi. » Elle avait sourit et s'étaient toutes les deux dirigées vers la voiture. Son père était curieux de savoir comment ça s'était passé, mais son frère avait été distant. Et cette distance qu'il avait posé avait duré tout l'été. Elle s'était sentie rejetée et ça n'allait certainement pas s'arrêter comme ça, du jour au lendemain. Elle ne recevait que les formules de politesses de sa part, c'est vous dire...

Aujourd'hui, elle avait donc passé les portes massives du château, se faufilant à travers les élèves pour prendre place dans le hall de répartition. **

Et la voilà ainsi, perdue parmi la foule. Elle ne savait ce qu'elle avait à faire une fois qu'elle serait appelée. Enfin, si, s'avancer, voir quelle statue allait la choisir, et ensuite ? Elle n'en savait rien. Sophie leva son regarde indécemment trop bleu vers les balcons, voyant les yeux des différents élèves rivés sur la foule. Elle se sentait mise à nue, mais elle n'était certainement pas la seule. La jolie brune se mit cependant à chercher un visage, des yeux familiers, les siens. Elle tenta de bien apercevoir chaque paires d'yeux, sans arriver à trouver celles de son frère. «Bon sang, mais où es-tu...» . Elle était désespérée, tant et si bien qu'elle ne sentit pas les larmes monter à ses yeux, et une rouler sur sa joue.

Elle finit par entendre son nom, elle avait même sursauté, et s'était dirigée au centre du noeud que la directrice avait présenté plus tôt. Sophie n'avait pas tout compris, mais elle pensait avoir capté l'essentiel. Le nez toujours en l'air, à la recherche de paires d'yeux trop bleu, elle finit tout de même par s'arrêté, son regard stoppé sur la statue d'un serpent. Elle arqua un sourcil avant de se retourner vers une autre, avant d'entendre comme un battement d'aile trop lourd. Le Thunderbird s'était ainsi éveillé, et des applaudissements avaient retenti, comme pour chaque élève. Elle resta sur place un moment, dévisageant la statue qui l'avait choisit, c'était une sensation bien étrange, ce qu'elle venait de vivre. En plus, son frère ne lui avait pas dit dans quelle maison il était... Enfin.

Elle fut rappelée à l'ordre par des élèves rieurs qui lui disaient de ne pas rester là, il y en avait d'autres après elle. Elle grimaça légèrement, avant de rire doucement pour rejoindre les élèves qui, d'après des sources très peu sûres (elle quoi), devaient être dans la même maison qu'elle.

«Wellcome Dear.»

Charmant, vraiment.

-


Sophie parle en Aqua et en italique lorsque c'est en français
Jamais l'un... Sans l'autre
Si un jour tu te perds. Prend une lampe torche et secoue la très fort. Peut être qu'avec un peu de chance j'arriverai à te retrouver. Sinon... Pense que tu ne dois pas bouger de l'endroit où tu t'es perdu !

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Citation : Sale curieux ! Tu veux te battre ?
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Spécialité : Potions magiques.
Préfet : Oui.
Warren Lynch
Etudiant en 8ème année - Horned Serpent
Etudiant en 8ème année - Horned Serpent
Mar 23 Aoû - 23:08
Warren Lynch
Warren commençait sérieusement à s'impatienter. Quand est-ce qu'allait se terminer la mascarade ? Il n'en avait que faire des nouvelles têtes de l'école, et encore moins de l'hypocrisie générale qui régnait en ces débuts d'année. Les mêmes sourires mielleux, les mêmes applaudissements peu convaincants, les mêmes speechs. Et puis, son prétendu ami qui exposait son raisonnement, ses grandes idées et ses arguments sans queue ni tête. Si Warren avait quitté le cachot à ce moment-là, c'était bel et bien pour aller nettoyer une fiole dans les toilettes des sous-sols. Rien d'autre. Et il n'avait croisé personne sur son chemin, encore moins à l'heure qu'il était. Wayat pensait franchement donner des raisons valables ? Pensait-il s'échapper de la sorte en accusant à tord d'autres élèves ?

— Tu n'assumes pas tes responsabilités en accusant d'autres personnes, tu sais, lâcha simplement l'Horned Serpent en observant la petite blonde se faire répartir à Thunderbird.

De nouveaux applaudissements. Et Wayat finit par lui demander de le croire.

— J'étais bien trop bête de te laisser seul, continua Warren sur un ton accusateur.

A chaque seconde qui s'écoulait, Warren sentait à l'intérieur de sa cage thoracique une sensation de brûlure, comme si son estomac bouillonnait et qu'un puissant acide coulait dans ses veines jusqu'à son coeur. La cérémonie devenait de plus en plus insupportable, les applaudissements tambourinant ses tympans, les cris de joie lui donnant envie d'étrangler quelqu'un. La seule chose qui lui restait, la seule chose qu'il pouvait faire, était de demeurer discret. Et contenir sa colère était un exercice bien difficile.

Malgré tout, Warren portait de l'affection pour son camarade. Ils partageaient des moments agréables depuis sa première année et, même si Wayat était probablement la cause de son échec, Warren ne pouvait tout effacer. Les balades nocturnes, leur manie à bavarder jusque très tard dans la salle commune, les petites magouilles... Bien sûr qu'il ne voulait pas rendre ces moments évanescents. Quand il s'énervait, très souvent pour d'excellentes raisons, Warren demeurait relativement correct et juste. Pour rien au monde il ne ferait du mal gratuitement - à moins d'agir par vengeance. Mais dans ce cas précis, Warren n'avait aucunement envie de se venger de son ami. Il voulait simplement avoir la vérité : s'il était le véritable fautif, soit. Il ne lui adresserait plus la parole sans pour autant le détester. Et si d'autres personnes avaient quelque chose à voir dans toute cette histoire, Wayat devait les dénoncer. Warren avait de rares amis - il choisissait les bons, ceux avec qui il pouvait être lui-même, et il avait toujours vu en son acolyte un être de confiance. Il soupira alors et se gratta l'arrière de la tête. Si Wayat disait vrai, le mystérieux groupe avait suivi un mode opératoire bien particulier pour saccager sa potion.

— Wayat, je veux que tu me donnes des noms.

Pour prouver ce qu'il avançait, son camarade n'avait qu'à lui dévoiler l'identité des soit-disants malfaiteurs. De cette façon, Warren s'assurerait de sa bonne foi et trouverait le meilleur moyen de repérer le groupe, au risque d'enclencher la troisième guerre mondiale au sein d'Ilvermorny. De nouveaux applaudissements retentirent dans tout le hall d'entrée.

— Et cette cérémonie me donne la nausée, finit-il en expirant très fort par les narines.
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Wayat Macnish
Etudiant en 8ème année - Horned Serpent
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Sam 27 Aoû - 17:12
Wayat Macnish






Radieuse Retrouvaille








Le regard tiré, la bouche close, le visage figé, le temps s'écoulait dans une lenteur blessante. Chaque mot s'évaporant dans l'immense hall heurtait la sensibilité de Wayat qui, vêtu de marbre, ne laissait paraître qu'un faciès froid emprisonnait de sa chair glacée.

Cette brève discussion ne calmait, en apparence, en rien la situation et les explications, sincères et véridiques, ne parvenaient pas à percer entièrement cette carapace de rage et de haine, entravant dans son étreinte diabolique le cœur de son ami. Ce souffle, rongé par l'amertume et la colère, forgeait à chacune de ses respirations, les barreaux inébranlables d'une spirale austère.

Son regard se perdait dans les méandres de souvenirs émiettés. Sûrement éprit d'une envie sincère et profonde d'entendre la vérité, Warren exigea sans sommation les noms des dits coupables, pour prouver sa bonne foi et balayer les doutes carnassiers volant au dessus de son crâne pensif. Cette triste requête ne rencontrerait jamais sa réponse et la situation se teindrait d'un rouge écarlate, aspirant dans sa mirifique noirceur la complicité névrosée dont les deux jeunes garçons souffraient.

« Je n'en ai aucun. »

Funeste aveu levant un orage assourdissant, l'écho bouleversant éleva depuis ses entrailles le glas de mille et un éclairs, entraînant dans son blast affamé ce bref échange qui se clorait dans la plus grande peine. Incapable de se souvenir, dans l'incapacité de nommer les responsables, Wayat laissait son ami emprunt de doutes et d'interrogations. Si sa bonne parole ne pouvait atteindre son cœur alors fatalement cette situation se figerait dans le temps et l'espace. Prisonnières d'un cristal givré, seul le baiser enflammé de la vérité pourrait délivrer leurs âmes certaines et mutilées, sans quoi leurs racines s'étendraient pour appuyer leur position.

Quelles cartes à jouer lui restait-il pour rétablir cette relation si chaleureusement aimée, si durement forgée, si inlassablement entretenue, si farouchement remise en question ? Son cerveau s'efforça, dans un dernier élan, de parvenir jusqu'à des solutions que ni Dieux ni Démons ne pourraient remettre en cause. Le scintillement d'une lueur affaiblit par des cœurs en souffrances, se fraya un chemin jusqu'à illuminer de sa plus intense perfection chaque recoin de son esprit : l'expert à en devenir qu'était son camarade, ne pourrait jamais s'opposer à la franchise tranchante et éternelle du divin breuvage « Le Verita Serum ».

« Je n'ai aucune preuve et toi aucune raison de me croire apparemment... Mais si tu ne fais pas confiance à ce que je te dis, alors tu pourras m'interroger sous verita serum. »

Quel fou coupable serait prêt à endurer le supplice de cette potion ? Aucune personne n'était en mesure de tromper ses effets, Warren le savait pertinemment. Ce dernier élan de bonne foi prouverait à son ami la véracité de ses aveux. Sa conception demandait du temps et de nombreux ingrédients, mais c'était leur dernier recours pour jouir de la plus pure vérité. A deux, ils n'auraient aucun mal à la préparer, mais encore faudrait-il qu'ils y insufflent l'énergie suffisante pour y parvenir.

Même si les expressions du jeune tatoué ne traduisaient en rien son véritable état, le serpent le connaissait assez bien pour comprendre l'immense franchise dont faisait preuve Wayat. Fade et insipide, son regard semblait vide, mais le spécialiste en potion pouvait aisément lire le tourment qui dévorait le cœur de son camarade...





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Mer 28 Sep - 13:01
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Comme chaque année, j'étais présente pour la cérémonie des répartitions d'Ilvermorny. J'étais toujours curieuse de voir les têtes qui viendrait s'installer dans notre maison et j'aimais bien être sur ce balcon. Un air de supériorité sur le visage. Rien de méchant, mais jouer le rôle d'une grande sœur pour ces enfants était amusant.

Comme chaque année, la directrice Holloway racontais le même discours, à ça prêt. Je pense que beaucoup de ces futurs élèves connaissaient déjà par cœur ce récit, comme moi et bien d'autres dans l'école, ils avaient eu sûrement hâte de connaître ce qui les attendaient à la rentrée et dans les années à suivre ce jour si particulier.

Je cherchais du regard des têtes que je connaissais en m'installant sur ce fameux balcon qui avait dû en voir des sorciers au cours de sa carrière. Pour le moment, je ne voyais personne, j'étais entourée de Horned Serpent sur mon banc... Pas grand monde que je connaissais et avec qui j'étais très copine.

La répartition commençait maintenant. Un par un, les jeunes élèves s'avançaient vers les statues qui, une par une, les désignaient dans leur maison.
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Citation : Meh.
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Baguette : Bois de saule ; poil de rougarou ; 26cm ; souple
Quidditch : Attrapeur ; a une Comète 290 comme balais
Localisation : Dans un coin paisible en train de lire un livre avec un chocolat chaud à la citrouille
Thomas Cerisier
Etudiant en 4ème année - Pukwudgie
Etudiant en 4ème année - Pukwudgie
Sam 8 Oct - 0:42
Thomas Cerisier
Que l'année commence !- début de l'année scolaire 2016 -

Thomas Louis CERISIER

Avec tous les autres élèves et professeurs de l'école

Une nouvelle année commençait, une nouvelle parmi tant d'autres encore à venir ; combien en réalité ? En comptant celle-ci, il restait sept ans à Thomas avant qu'il ne puisse espérer avoir son diplôme. Donc, sept nouvelles cérémonies de bienvenue, et un nombre incalculable de nouvelles têtes dans les couloirs, tandis que les ainés allaient disparaître petit à petit pour aller vivre leur vie on ne savait où pour faire on ne savait quoi. Au fond, on s'en fichait un peu aussi. C'était ainsi, les plus âgés partaient pour laisser la place aux plus jeunes, et ainsi de suite. Pas besoin de tergiverser sur ça ; c'était juste un fait.

Pourtant, cette année, la cérémonie de bienvenue avait quelque chose de particulier ; car parmi tous les petits nouveaux, une tête brune se détachait clairement du lot. Même depuis le balcon avec tous les autres élèves déjà répartis, le jeune français était capable de la voir. Là, elle, sa sœur jumelle. Leur mère avait annoncé à Thomas qu'elle serait forcée de repasser par la cérémonie de répartition comme les premières années le faisaient ; sauf qu'au moins, elle n'avait pas besoin de recommencer l’apprentissage depuis le début. Tout comme lui, Sophie commençait sa quatrième année ici bas, dans un monde qu'elle ne connaissait pas du tout ; tout comme lui il y a trois ans. Sans doute aurait-elle eu besoin d'un peu de soutien de la part de son double, ne serait-ce qu'un petit regard, ou un sourire de loin. Mais lorsqu'elle le chercha des yeux au début de la cérémonie, lui, avait reporté son attention vers ses camarades qui se racontaient discrètement leurs vacances d'été (enfin ça, c'était quand ils ne pariaient pas sur quel nouvel année allait aller dans quelle maison).

Et Anna, elle, où allait-elle bien pouvoir se trouver ?

Lorsque son nom - et donc, le sien aussi - retentit dans le hall, le français sentit des regards se reporter vers lui, le genre qui voulaient dire " alors comme ça ta sœur a rejoint l'école ? " ; ou même plutôt " alors comme ça t'as une sœur ? ". Il fallait dire qu'il n'avait jamais vraiment parlé d'elle, de même qu'il ne parlait jamais vraiment beaucoup ; encore moins pour raconter sa vie et celle de sa famille. Qu'est-ce que ça pouvait bien leur faire ? Thomas n'avait pas besoin de se faire plaindre, il s'occupait très bien de ses problèmes tout seul. Enfin, ça, c'est ce qu'il aurait bien aimé croire.

Alors, lorsque Sophie s'était avancée pour attendre son verdict, le jeune garçon n'avait pu s'empêcher de se redresser un peu sur ses pieds, comme pour mieux voir. Allait-elle rejoindre les pukwudgies, tout comme lui ? Non, bien sûr que non, cela aurait été trop simple. L'oiseau battit des ailes ; ce serait donc Thunderbird pour elle. Était-ce une mauvaise chose pour autant ? Allez savoir. Peut-être qu'au fond, le français fut une fois de plus déçu de ne pas l'avoir à ses côtés ; mais en même temps, il était rassuré de ne pas avoir à l'affronter tous les jours dans leur maison, comme lors de ce trop long été à ses côtés.

Pourtant, il ne put s'empêcher d'applaudir en même temps que les autres élèves lorsque la statue s'était mis à s'animer ; alors sans doute était-il heureux malgré tout pour sa sœur. Lui même n'était plus certain de ce qu'il ressentait à ce moment là.

L'année serait longue, ça, par contre, c'était certain.


Thomas râle en cornflowerblue
Never One... without the Other
“And now here is my secret, a very simple secret: It is only with the heart that one can see rightly; what is essential is invisible to the eye.”


Membre de la Brigade de Nuit:
 
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Citation : Cours petit chaperon. Ta survie ne dépend que de ta vitesse, et de celle de ton Loup.
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Baguette : Bois de Pin / Épine du monstre du fleuve blanc / 34 cm / Peu Flexible
Spécialité : Sciences Occultes
Quidditch : Capitaine - Batteuse
Vitany Lockwood
Etudiante en 9ème année — Horned Serpent
Etudiante en 9ème année — Horned Serpent
Lun 21 Nov - 23:19
Vitany Lockwood

C'était le début de ta neuvième année. Encore une autre et tu aurais enfin fini tes études, te permettant de vivre un peu comme tu le voudrais. Ah non, ça c'était seulement dans tes rêves en fait. Ilvermorny restait ta petite bouffée d'air frais, là où tu pouvais être presque certaine que ton père ne viendrait pas surveiller le moindre de tes faits et gestes. Et surtout, tes fréquentations. Tu avais passé un été horrible. A t'entraîner encore et toujours alors tu tu espérais prendre du bon temps avec... Ni amis ni famille, c'était compliqué de passer du bon temps seule. Alors pour neuvième fois, tu entrais dans l'école, le coeur léger et enthousiaste. Tu ne savais pas ce que cette année te réservais, et tu avais envie que tout se passe bien. Pas de dérapage, pas de peine de coeur. Toutes ces choses impossible à éviter que tu te promettais cependant d'éviter.

Tu avais donc rejoints l'étage, pour venir t'appuyer sur le balcon alors que la salle se remplissait de jolies petites têtes blondes. Tu avais applaudis à chaque nouvelle entrée dans n'importe quelle maison. Ton enthousiasme avait disparut, tu avais oublié à quel point la répartition était ennuyeuse.  Tu te reculas légèrement du balcon, venant observer les autres jeunes appuyés contre. Tu reconnus des amis, même des personnes qui ne t'appréciais pas du tout ! Pourtant ton regard s'arrêta sur deux garçons de ta maison. Et au vu de ce qu'il s'était produit avant les grandes vacances, les voir tous les deux ne signifiait rien de bon. Ce fut pourquoi tu avais décidé de te frayer un chemin jusqu'à eux.

Captant l'allusion au sérum de vérité, tu jugeas que c'était le moment idéal pour te glisser entre les deux. Tu posas une main sur celle de Warren pour sourire à Wayat. Tu lui demandas comment il allait au passage, et si cela ne le gênait pas si tu lui enlevais son ami quelques instants. Sans attendre d'approbation, tu vins lui embrasser la joue, avant de serrer la main de Warren et de le tirer avec toi alors que tu cherchais à les éloigner. Te reculant le plus possible, tu finis par trouver un coin. Tu vins appuyer ton dos contre le mur avant de tirer doucement ton camarade vers toi, venant lui déposer un léger baiser sur les lèvres.

J'ai pensé à toi tout l'été, lui soufflas-tu.

Tu avais eu la tête ailleurs tout l'été. Et tu devais avouer que votre histoire passée t'avais fait réfléchir. C'était sans doute pour ça que tes vacances ne t'avaient pas été agréables. Tu lui souris pourtant. Il te paraissait que les russes saluaient leur amis de cette manière, cela allait être ton excuse si jamais il te faisait une remarque. Tu penchas la tête sur le côté, tentant d’apercevoir Wayat, que vous aviez laisser en plan, avant de reposer les yeux sur ton camarade.

Te prends pas la tête avec ça, ce serait dommage de gâcher votre amitié pour une connerie.

Passe à autre chose Lynch ! Tu le savais capable. Il n'avait pas à le détester pour une regrettable erreur, tout en sachant qu'il ne connaissait pas encore toute la vérité...
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