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Welcome Home [Nouvelle Orléans]

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Feuille de personnage
Expériences Magique:
130/150  (130/150)
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Citation : Cours petit chaperon. Ta survie ne dépend que de ta vitesse, et de celle de ton Loup.
Niveau : Ensorceleur
Baguette : Bois de Pin / Épine du monstre du fleuve blanc / 34 cm / Peu Flexible
Spécialité : Sciences Occultes
Quidditch : Capitaine - Batteuse
Vitany Lockwood
Etudiante en 9ème année — Horned Serpent
Etudiante en 9ème année — Horned Serpent
Ven 30 Déc - 18:21
Vitany Lockwood
Après votre séjour à Santa Monica, tu avais prévenu les garçons que tu devais faire un saut dans ta Louisiane natale avant de retourner à l'école. Tu avais plusieurs choses à récupérer. Et un père à embrasser. Ils s'étaient d'ailleurs tous les deux proposés pour t'accompagner, mais tu avais été obligée de dire non à Warren. Tu ne pouvais pas l'emmener dans le berceau de la magie noire. Surtout que, ce que tu allais faire là bas risquait de ne pas lui plaire du tout. Tu lui avais demandé de ne pas t'en vouloir. Il fallait qu'il comprenne. Tu devais le mettre à l'abri de ces horreurs dans lesquelles tu avais baigné. Et en vérité, tu avais des affaires à gérer là bas. D'ordre non personnel et complètement démonstratif.

Ce fut pourquoi Wayat s'était retrouvé avec toi dans un tramway, en pleine Nouvelle Orléans. Un tramway blindé d'ailleurs. Avant de vous retrouver dans la foule touristique de la ville, tu avais pris le temps d'emmener Wayat chez toi, pour y déposer en vitesse vos affaires. Il était hors de question que tu voit l'un des membres de ta famille. Ce fut pourquoi, vos affaires avaient été déposés dans l'entrée, pour que l'elfe de maison puisse s'en occuper. Pauvre petite chose. Tu avais toujours eu pitié de ses créatures. Elles te faisaient rire, les malheureuses. Et coincée dans le tramway, tu te tenais à une rambarde d'une main, alors que tu agrippais Wayat de l'autre. Tu lui avais demandé qu'il ne s'éloigne pas. Tu ne voulais pas le perdre dans cette grande ville. Et concrètement, s'il s'était perdu, tu ne serais pas partie à sa recherche tout de suite.

Tes yeux se perdirent dans le paysage, avant de tomber sur un visage qui te fit remonter un sentiment étrange. L’odieux personnage n'avait rien à faire ici. Et alors que tu te fis cette remarque en le voyant monté, tu vis six énergumènes monter à sa suite. Ils semblaient tous de votre âge et étaient bien étrangement habillés. Enfin, c'était ce que n'importe qui pouvait pensé. Toi, ça te faisait sourire. Tu vis un touriste interpellé son ami, avant de demandé une photo à l'un des six acteurs. Le garçon se prit au jeu et prit la maudite photo avec le touriste. Les six étaient maquillés de la même façon. Un crâne peint sur le visage, chacun avait quelques dessins dessus d'ailleurs. Ces crânes faisaient étrangement penser aux crânes mexicains du jour des morts. Tu fronças légèrement les sourcils, eux n'étaient pas mexicains. Des six, il y avait la moitié de filles et de garçons. Deux des filles portaient des couronnes de fleurs sur leur cheveux bouclés et roses pour l'une, bleus pour l'autre. La dernière avait un chapeau melon orné de plume, et coiffée avec des dreads bien noires. Quant aux garçons, deux avaient un chapeau melon et des vestes de costard, l'un des deux avait les cheveux long, coiffé en une élégante queue de cheval. Le dernier, celui qui avait pris la photo, portait un haut de forme, avec des plumes multicolores, et les cheveux très courts, ainsi qu'une drôle de canne. Tous étaient élégament habillés, et avaient le teint plus ou moins halé. Celle avec les dreads faisaient penser à un mauvais déguisement de sorcière vaudou. Même ta grand mère faisait mieux !

Tu serras doucement la manche de Wayat, venant tirer son bras un peu plus vers toi. Tu te mis sur la pointe des pieds pour essayer d'atteindre son oreille, alors que le garçon au haut de forme te saluait. "Surtout, ne bouge pas."lui chuchotas-tu. Accrochée à la rambarde, le temps sembla s'arrêter. Le brouhaha du tramway se stoppa rapidement, alors que toutes les personnes à l'intérieur se mouvaient mollement hors du transport. Tous, exceptés les six personnages, la personne qui n'avait rien à faire ici, et ton ami et toi. Un sourire s'allongea alors que tu t'arrangeais pour que Wayat ait une belle vue sur ce qui se passait sous vos yeux. Tu t'arrangeas également pour qu'il se trouve devant toi. S'il n'était pas trop idiot, il aurait sans doute compris qu'il s'agissait d'un évènement que tu voulais lui montrer. Les six petits monstres se regroupèrent autour du pauvre homme blond qui n'avait rien demandé, et qui prenait petit à petit, peur.

" Mais qu- qu'est ce que vous me voulez ?! balbutia-t-il.
- Jouons aux devinettes, tu veux ? annonça la fille dreadé.
- Hmm... Samedi le fait tellement mieux que toi, Lundi. coupas le garçon aux cheveux long.
- Quand la peste n'est pas là, les souris chantent. fis la miss cheveux bleus, alors que tu serrais les dents.
- Reprenons. Que fait un chat, au milieu d'une meute de.... chiens ?
- On a pas encore la prétention de dire que nous sommes des loups. Réponse, donc ?
- Il.. Il... Fuit ?
- Il essaie !"

La gamine aux cheveux roses se mit à applaudir. Elle posa une main dans le cou du pauvre homme alors que ses yeux se retournèrent. Elle annonça d'une voix grave et résonnante qu'il était un Auror du MACUSA, en mission pour venir chercher un mage noir qui avait fait de la Nouvelle Orléans, son refuge. Tous se regardèrent, avant de secouer la tête, négativement. "Oh, non vraiment, ce n'est pas bien d'aller les chercher ici... T'es un bleu mon biquet ?" fit Mercredi. Elle eut une mine désolée lorsque la victime du groupe agitait la tête pour leur dire que, oui, il était nouveau au MACUSA. L'un des garçons, appuyé contre un mur du tramway dit que ce n'était pas fairplay de leur part, d'envoyer un nouveau directement en enfer.

" C'est pas grave ! C'est pas pour ça qu'on ne va pas jouer à mon jeu préféré ! Je veux faire danser les fétiches ! Ca fait un moment que c'est pas tombé sur le mien...
- Explique lui les règles au moins ! On a des invités, Vendredi !
- Lorsqu'on attrape un auror, pour lui faire comprendre qu'il n'aurait jamais du mettre les pieds ici, on lui gratifie d'un petit souvenir. La danse des fétiches ! Chacun renferme une malédiction bien sympa ! avait-elle annoncé à l'attention de Wayat."

Une fois retournée, chacun des six balança leur fétiche au sol. L'un d'eux les ensorcela pour qu'ils dansent devant le prisonnier. Sortant ta baguette, tu la pointas discrètement vers toi, alors que tu jetais le tien pour qu'il rejoigne la ronde. Et alors qu'ils dansaient tous, ton apparence changea. Tes cheveux se frisèrent, un haut de forme prit place sur ta tête alors que tu te dénudais. Une veste queue de pie, une chemise blanche, un serre taille, des bottes qui te montaient jusqu'au dessus des genoux alors que tu portais un mini short noir beaucoup trop court. Pour finir, un crâne blanc peint sur ton visage noircit. Lorsque la danse s'arrêta, tu fus heureuse de voir que c'était ton fétiche qui avait sauté à la cheville de l'imbécile pour le mordre. Des râles de déceptions se firent entendre alors que tu sautais de joie.

" La lycanthropie était la meilleure chose qui pouvait lui arriver. Faites revenir le monde, et on s'en va."

Les ordres donnés, ils s'activèrent tous. La foule zombie retourna dans le tramway, alors que le garçon au haut de forme vous agrippait pour vous faire transplaner dans ce qui semblait être une usine désaffecter. Tu vins prendre place dans le fauteuil rouge qui se trouvait un peu plus en hauteur, comme un trône, avant de poser les yeux sur Wayat.

" Le spectacle t'a plu, chéri ?
- Bon retour à la maison, princesse. "
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Feuille de personnage
Expériences Magique:
120/150  (120/150)
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Citation : Apprendre pour apprendre ? Oui c'est intéressant... Mais ce qui me plaît le plus c'est découvrir des choses que personnes n'osent aborder... On nous gave de bouquins mielleux qui feront de nous des balourds empotés. Moi je veux le savoir, je veux la puissance et je l'obtiendrai. Qu'importe le prix à payer.
Niveau : Ensorceleur
Baguette : Bois d'If / 38,5 cm / Poil de licorne.
Spécialité : Les Sciences Occultes
Wayat Macnish
Etudiant en 8ème année - Horned Serpent
Etudiant en 8ème année - Horned Serpent
Dim 8 Jan - 23:16
Wayat Macnish

Petit meurtre
entre amis



Figeait entre les pages d'un vieux bouquins poussiéreux, le temps cessa son activité comme le lecteur stoppa sa lecture. Inerte, fade, comme en suspend dans un monde insipide, la route inconnue qu'empruntait ce tramway lui laissait l'impression, sournoise, d'aller vers une sombre aventure. Les visages glacés et gercés par de basses températures, jugeaient tous le sol d'acier tandis qu'ils voguaient, docilement, à de braves songeries.

Les arrêts se succédaient et chaque claquement de porte accueillait une nouvelle foule de personne. Des familles ternies par la moiteur de la vie, des parents épuisés par les jérémiades de mômes perturbés, de jeunes filles abusées par des promesses radieuses, puis ce groupe. De jeunes gens habillaient d'un étrange accoutrement qui tira nombres de sourires et quelques photos, des crânes nitescents auxquels on arrachait quelques sourires forcés, des vêtements d'antan portés sûrement pour une occasion aussi particulière que spectaculaire.

Les particules se glacèrent tandis que la trotteuse d'une grosse horloge s'englua dans une mollesse frigorifiante. Livides, téléguidés, chaque passager descendait dans un calme olympien comme pour céder l'endroit à la mortuaire comédie qui allait se dérouler. Esquissant un petit sourire, le souffle chaud de son amie caressa l'oreille de Wayat et, obéissant, il se positionna au premier rang, détaillant avec force ces étranges inconnus.

Semblable à un troupeau, les louveteaux rôdaient autour de cette proie apeurée, griffes et crocs acérés, le jeu débuta. Un spectacle méticuleusement répété, un texte suivi à la perfection où chacun donnait le mot à l'autre, tous rebondissaient merveilleusement bien et seul l'Auror improvisait son dialogue si peu convaincant. Soumis et démunis, le regard de la victime suivait tour à tour l'ombre des six rapaces qui planaient au dessus de cette future carcasse. Le regard du jeune franco-américain s'écarquilla d'amusement, le buste légèrement penché vers l'avant, un sourire narquois aux lèvres, il se délectait de la situation.

Aussi âgés que lui et pourtant emplit d'une certitude et d'une assurance démesurée, ils faisaient face à un Auror, se positionnant d'emblée comme Maîtres des lieux. Outrageusement scandalisés par cette venue si peu appréciable, ils n'hésitaient pas à se jouer de lui. Fatalement impuissant, Wayat s'impatientait face à l'inaction pesante de cet homme pris au piège. Quand allait-il bondir sur ces gamins ? Quand allaient-ils s'abandonner à la plus vile forme d'existence ? Celle de la rage, de la guerre, da la puissance... Des loups à en devenir et aucun d'eux ne paraissaient consumés par une rage assoiffée.

La danse des fétiches ? Un regard noirci par le goudron brûlant de la corruption se planta dans celui de Vendredi. Si les yeux étaient le reflet de l'âme, alors cette demoiselle inconnue pouvait saisir l'intense venin injecté dans les pupilles du garçon. Bien heureuses pouvaient être ces malédictions, mais aucune d'entre-elle, aussi surprenantes puissent-elle être, ne rassasierait la soif démesurée qui parcourait chaque millimètre du garçon. Il n'apprendrait donc rien de nouveau en regardant ces macchabées déguisés ?

Un vent de joie souffla derrière lui, Vitany la chanceuse venait de gagner cette petite danse et son fétiche, étrange objet, s'empressa de mordre la cheville découverte et rachitique de l'Auror. Voilà la sienne, la lycanthpopie, séduisante déception se profilant à l'horizon puisque ni lui ni eux n'aurait l'occasion d'admirer l'étendu des dégâts. Déjà la foule s'empressa de pénétrer dans le wagon, retrouvant tous une place précise, s'agglutinant comme une hémoglobine asséchée. Peut-être aurait-il du utiliser la pierre de vie qu'il avait réussi à subtiliser à Paris quelques semaines plus tôt ? S'essayer à enfermer une âme innocente, vider un corps de toute énergie, emprisonner la force, la quintessence d'un être ? Fatale ignorance l'enchaînant dans la médiocrité.

La main d'un des garçons se posa sur lui, l'entraînant de force dans un transplanage soudain.
L'antre d'un royaume désaffecté s'offrait à lui et un siège en hauteur, trône du leader, surplombait de peu les basseurs communes du peuple. Vitany, dans la plus grande aisance, prit place et planta un regard hautain sur son ami. Un poisson dans son océan, une racine dans sa terre, une plume dans son ciel... Wayat pouvait la sentir et la voir comme jamais il ne la verrait : terriblement elle, entourée de ses fidèles, dans un accoutrement qu'il n'avait pas encore aperçu. Quand s'était-elle changée ?

L'épais goudron tapissant les tréfonds de son âme bouillonnait encore, le nectare empoisonné d'une incommensurable noirceur recouvrait chaque recoin de son être. Le voyage valait la peine d'être vécu et même si la déception de n'avoir assisté qu'à une simple mise en garde, lui laissait toujours un arrière goût, il savait qu'à présent il découvrirait plus encore. Les Lockwood embrassait le flambeau éteint d'une guerre jadis perdue contre les forces de l'ordre, socle d'une putréfaction grandissante, ils avaient fait de leur contrée un lieu sûr pour les leurs. Le jeune Macnish reviendrait y mettre les pieds, mais seul, mieux informé et certainement à la recherche de sombres secrets.

« Très intéressant votre petit... jeu ? » déclara-t-il tandis que son regard se perdait sur chacun des six membres présents « Et j'apprends en plus que t'as du sang royal, princesse ? » avoua-t-il ironiquement en esquissant un petit sourire et faisant une légère révérence. Il devait la taquiner, jamais encore on ne lui avait attribué ce surnom à Ilvermorny.

Ses pieds le guidèrent jusque vers une grande fenêtre opaque et usée, Wayat restait terriblement curieux de connaître leur position mais plus encore : comment pouvaient-ils faire affront au Macusa et rester indemnes ?

« J'imagine que vous ne craignez pas de voir débarquer d'autres Auror que le Macusa aurait envoyé ? Même si c'est pas la première personne à qui vous devez faire ça j'imagine... » Il s'approcha du garçon au haut de forme et lui souleva légèrement, d'un air timide mais curieux, son chapeau « Vous n'êtes pas à Ilvermorny vous, si ? »

Il recula de quelques centimètres, de peur probablement de recevoir un coup mal placé. Si un tumulte de question l'envahissait à cet instant précis, il s'obligea simplement à vivre ces moments, en soutirer le maximum d'informations, en apprendre le plus possible sur cette quête du pouvoir qu'il chérissait tant.

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