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Le chaperon rouge coincé en loup [+16 ans] [TERMINE]

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Feuille de personnage
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Citation : Cours petit chaperon. Ta survie ne dépend que de ta vitesse, et de celle de ton Loup.
Niveau : Ensorceleur
Baguette : Bois de Pin / Épine du monstre du fleuve blanc / 34 cm / Peu Flexible
Spécialité : Sciences Occultes
Quidditch : Capitaine - Batteuse
Vitany Lockwood
Etudiante en 9ème année — Horned Serpent
Etudiante en 9ème année — Horned Serpent
Sam 26 Nov - 23:24
Vitany Lockwood
Aujourd'hui, tu avais de la chance. C'était l'une de rares journées en semaine où ton après-midi t'était libre. De ce fait, tu t'étais retrouvée seule dans la maison des Serpents Cornus, dans ton dortoir. Désespérément seule, il fallait que tu en profite pour tenir plus longtemps sous forme animale. Pourtant, tu avais procrastiné tout le début de l'après midi, et ce n'était qu'en milieu de journée que tu avais commencé à établir ta stratégie. Tu étais tombée sur un sortilège permettant aux animagus de tenir plus longtemps dans leur forme animale. Cependant, et comme la plupart des ouvrages que tu consultais, il s'agissait de magie noire, de sciences occultes. Et cela tombait très bien, puisque tu étais née dans l'occulte et que tu en avais fait ta matière de spécialisation !

Alors, tu te mis à dessiner un pentagramme à la craie sur le planché de ton dortoir, tu trouvais ça tellement cliché que c'en était affligeant. Tu étais bien contente qu'il n'y ait personne dans la maison à ce moment là. Tu rassemblas également quelques éléments facile à trouver, des bougies, de la sauge, et quelques gouttes de ton sang dans un petit bol. Tu récitas une incantation que tu trouvas totalement bateau et à la limite du débile. Il fallait dire que tu n'étais pas du tout convaincue par le sortilège que tu allais te lancer à toi même.

Tu fermas les yeux un instant avant de te transformer en louve. Tu avais d'ailleurs sentis la chaleur autour de toi s'intensifier, tu imaginas aisément que les flammes des bougies s'étaient allongées. Pourtant, un drôle odeur de cramé vinrent jusqu'à ton museau. Ouvrant de grands yeux dorés, tu remarquas que c'était l'un de tes rideaux qui avaient pris feu. Ni une, ni deux, tu attrapas le tissus dans ta gueule pour l'arracher de la tringle, venant te rouler dessus pour éteindre les flammes. Cependant, lors de ton remue ménage, tu avais renverser l'intégralité des éléments que tu avais disposé autour du pentagramme. Battant de la queue, une fois que tout était terminé, tu entrepris d'effacer les lignes de craies, en te roulant dedans. Ton pelage ébène devint rapidement gris, avant que tu ne te secoues pour faire retomber toute la poussière.

Mais voyant le carnage que tu avais créé, tu pensas qu'il te fallait reprendre forme humaine, pour nettoyer tout ce bazar. Pourtant, au moment où tu voulais mettre fin à ta transformation, il t'était devenu impossible de retrouver tes jambes. Tu essayas plusieurs fois, tentant même de retrouver un passage dans le bouquin, mais les lignes te paraissaient complètement différentes par rapport à quelques minutes plus tôt. Une seule solution te vins à l'esprit, tu t'étais très certainement maudite toute seule, et la seule personne qui était capable de lever des maléfices était ton professeur de Sciences Occultes.

Tu fourras alors toutes les affaires qui étaient par terre, sous ton lit, et cela rassemblait autant les éléments du pentagrammes, que tes vêtements. Tu glissas alors hors de la maison des Serpents Cornus, rasant les murs de l'école pour ne pas te faire remarquer. Et tu avais bien choisis ton heure, pile poil pendant les derniers cours. Trottinant, en faisant attention de ne pas faire de bruit, tu arrivas péniblement jusqu'à la salle de Sciences Occultes ou le professeur Blackcrow donnait son cours. Tu regardas la grande porte avec tristesse, tu savais qu'il fermait la porte à l'aide d'un sortilège, mais tu priais pour que ce ne soit pas le cas cette fois-ci. C'était le dernier cours de la journée pour la plupart des gens de l'école, il pouvait faire exception une fois, non ?

Tu poussas alors la porte du museau et d'une patte, et tu fus très heureuse de constater l'oubli de ton professeur. La porte ne s'entrouvrit que très légèrement, assez pour que tu puisse te glisser dedans et que cela ressemble à un courant d'air. Tu rasas une fois de plus les murs, aidée par la pénombre, tu glissais comme une ombre derrière les élèves, puis sur le côté de la salle, pour aller rejoindre le bureau du professeur. Tu réessayas une dernière fois de reprendre forme humaine, mais cela t'étais impossible. Tu étais coincée, et tu te demandais bien comment tu allait faire comprendre la choses à Mephisto.

Tu allas te coucher dans un coin, dans l'ombre, attendant la fin du cours, pour qu'il vienne te voir. Encore faut-il qu'il te reconnaisse. A force, tu ne savais plus qui t'avait déjà vu sous ta forme lupine.
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Poste : Professeur de Sciences Occultes et Directeur d'Horned Serpent

Mephisto L. Blackcrow
Professeur de Sciences occultes
Directeur d'Horned Serpent
Professeur de Sciences occultes  Directeur d'Horned Serpent
Dim 27 Nov - 23:58
Mephisto L. Blackcrow
L'après midi touchait à sa fin et l'enseignant de Sciences Occultes donnait son dernier cours de la journée. Tandis que les élèves de dernière année travaillaient sur le rituel qu'il leur avait demandé de réalisé, le sorcier jeta un coup d'oeil à travers la fenêtre observant un instant le parc et les montages qui s'étendaient au delà de l'enceinte de l'école. La nuit était déjà tombée depuis un bon moment et, perdue dans le ciel d'un noir d'encre, la lune solitaire irradiait telle un joyaux dans les ténèbres. Il restait encore une quinzaine de minutes avant la sonnerie. Mephisto avait seulement hâte de rejoindre la tranquillité de ses appartement afin de pouvoir profiter d'une soirée de détente. La journée lui avait semblé particulièrement longue. Il faut dire qu'il avait passé la nuit précédente en galante compagnie auprès d'une sulfureuse blonde aux courbes généreuses et s'il avait passé du bon temps il n'avait en revanche que peu dormi. Le ténébreux avait du sommeil à rattraper.

Un mouvement dans l'entrée attira son attention et le sortit de ses pensées. Il fronça les sourcils d'un air intrigué en constatant que la porte venait de s'ouvrir dans un grincement. Aurait-il oublié de la verrouiller comme il le faisait systématiquement d'habitude ? Apparemment. Il faut dire que la fatigue n'était pas. Toutefois, il ne pouvait s'empêcher de trouver fort étrange ce soudain courant d'air. Après tout, on était en plein hiver et toutes les fenêtres étaient fermés. Passant entre les rangées d'élèves, l'enseignant traversa la salle pour aller jeter un coup d'oeil soupçonneux dans le couloir. Celui ci était parfaitement désert et silencieux. Curieux. Mephisto referma la porte comme si de rien n'était mais il ne pouvait se défaire de la sensation que quelqu'un avait fait ça. Il jeta un coup d'oeil circonspect à la classe mais ne vit rien qui sortait de l'ordinaire, si ce n'est que la porte de son bureau aussi était entrouverte. Etait-il possible que quelqu'un se soit introduit à l'intérieur sous une cape d'invisibilité ou un sortilège de désillusion ? Après tout, son office renfermait un certain nombre d'artefacts magiques qui pouvaient en tenter plus d'un.. à moins que ce ne soit l'expression de sa paranoïa et son esprit qui lui jouait des tours ? En attendant se pouvoir tirer ça au clair, il se contenta de sceller l'entrée de son bureau d'un coup de baguette et entreprit de terminer son cours.

« Vous devriez tous avoir terminé à présent. » Déclara-t-il, passant dans les rangs pour jauger le travail accompli par ses élèves et leur attribuer une note à chacun avant de congédier la classe.

« Pour la semaine prochaine, je veux que vous m'écriviez deux rouleaux de parchemins sur l'importance des totems en matière de rituels animistes. Vous pouvez disposer. »

Les élèves ne se le firent pas répéter deux fois et s'empêchèrent de ramasser leurs affaires et de  foutre le camp, laissant enfin le professeur libre s'éclaircir le mystère du « courant d'air ». Ce n'était peut être rien du tout, peut être devenait-il totalement paranoïaque mais il devait en avoir le cœur net.

Mephisto entra finalement dans son bureau, en silence, et prit soin de reverrouiller la porte derrière lui. Il inspecta rapidement la pièce du regard. A première vue, tout semblait parfaitement normal et à sa place et vu comme il était maniaque, il était quasiment certain que rien n'avait été touché. En même temps si un intrus avait pénétré ici et s'était fait enfermé il était probable qu'il se planque. En ce qui le concernait, le lord n'avait aucunement l'intention de se livrer à une quelconque partie de cache cache. Si quelqu'un se trouvait là, il allait très vite le savoir. Sa baguette magique fermement tenue entre ses doigts, il conjura mentalement un « Hominum Revelio » informulé qui lui signala bien une présence dans un coin sombre de la pièce, juste derrière le canapé. Voilà qui coupait court au mystère. L'imbécile qui avait cru pouvoir se faufiler à son insu dans son bureau allait bien le regretter. Aussi silencieusement que possible, le sorcier s'approcha de l'endroit en question, prêt à surprendre l'intrus quand il se trouva nez à nez avec... un loup ? Non, pas un loup, son sortilège n'aurait pas fonctionné pour un animal ordinaire, c'était un animagus.

Sous l'effet de la surprise, Mephisto, sourcils froncés, ne put s'empêcher de dévisager l'animal au poil lustré d'une belle couleur ébène  en se demandant pourquoi celui ci lui semblait aussi familier. Il y avait quelque chose dans son regard mais ce n'était pas tout. Alors, les éléments s'assemblèrent peu à peu et firent sens dans son esprit. Il avait déjà vu un loup très similaire à celui ci. Il connaissait Polonius Lockwood depuis suffisamment longtemps pour l'avoir déjà vu à plusieurs reprises sous sa forme animagus... En regardant ce loup de plus près, il ne pouvait penser qu'à une étudiante qui aurait pu débarquer de la sorte dans son bureau...

« Vitany ? »
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Vitany Lockwood
Etudiante en 9ème année — Horned Serpent
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Lun 28 Nov - 22:34
Vitany Lockwood
Couchée par terre, tu attendais patiemment que ton professeur finisse son cours. Tu souris intérieurement en ayant entendu la porte se verrouiller. Il devait certainement s'attendre à un malfrats qui en voulait à ses artefacts. La réalité était pourtant bien différente et bien plus triste. Soupirant bruyamment, tu vins te lécher l'intérieur de la patte. Quelques minutes plus tôt, tu t'étais volontairement ouvert la main pour pouvoir mener à bien le sortilège qui t'avais emprisonnée dans ton corps d'animal. Tu finis par poser ta tête par terre, soupirant encore, avant de fermer les yeux.

Si jamais ton père venait à apprendre ce que tu venais de faire, tu allais certainement en voir de toutes les couleurs. Non, c'était hors de question qu'il sache quoi que ce soit sur cette soirée. Tout était ta faute, tu aurais du réfléchir, étudier ton sortilège au lieu de te lancer tête baissée. Tu tentas de te remémoré la page que tu avais survolé pour t'enfermer. Tu espérais ne pas être tombée sur une malédiction irréversible, dans quel cas tu en serais bien triste, et encore, le mot était faible. Un autre soupir bruyant, tu voulais retrouver tes jambes sans mal. Car il t'était déjà arrivée de totalement louper ton retour à la normal. Des épaules disloquées étaient les choses les plus courantes. Tu n'avais jamais eut de douleurs plus importantes, d'os cassés par exemple. Tu pensas d'ailleurs qu'il faudra que tu demandes à ton père comment il parvient à retrouver ses vêtements lorsqu'il redevient humain. Parce que, dans ton cas, ça t'étais presque impossible.

La porte se rouvrit, pour se refermer tout de suite après. Cependant, tu ne bougeas pas de ta place, tu n'allais pas venir à sa rencontre. Tu te sentais presque honteuse de te retrouver ainsi coincée. Tu te contentas alors de relever simplement la tête, les oreilles droites à l'affut du moindre bruit. Tu vint ensuite t'asseoir une fois que Mephisto t'avait rejoint. Si tu avais pu sourire, tu l'aurais fait. Le voir ainsi surpris devant ton corps animal t'amusais. Tu en conclues alors qu'il ne t'avait jamais vu ainsi, savait-il seulement que tu étais animagus ? Ta queue battait la mesure calmement alors que tu le voyais réfléchir à ton identité. Tu penchas même la tête sur le côté, voyant dans ses yeux qu'il avait quasiment trouvé la réponse.

Lorsqu'il cita ton prénom, tu bondis sur place, en position de jeu, couchée sur tes pattes avants avec la queue en l'air. Était-ce assez clair comme réponse ? Tu te mis à haleter doucement. Bon, maintenant que les présentations étaient faites, il allait falloir que tu trouves un moyen pour lui expliquer le pourquoi du comment de ta venue ici. Tu te déplaças alors jusqu'au centre du bureau, cherchant de quoi faire pour lui montrer la raison de ta venue. Une cage ? Un livre de sortilège ? En vérité, tu n'avais aucune idée de comment t'y prendre. Tu fis un tour sur toi même, la truffe en l'air.

Tu te tournas à nouveau vers lui, le regard perdu. C'était à lui de poser les questions maintenant, car tu ne savais pas comment t'y prendre à cet instant. Tes oreilles se plaquèrent contre ta tête, et tu la baissas. Tu étais navrée de le déranger, il avait sans doute d'autres choses à faire, et au vu de son état tu devinas qu'il devait être fatiguée. Tu t'en voulais de ta bêtise, mais ton beau professeur allait bien pouvoir faire quelque chose pour te sortir de là, n'est-ce pas ?
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Mephisto L. Blackcrow
Professeur de Sciences occultes
Directeur d'Horned Serpent
Professeur de Sciences occultes  Directeur d'Horned Serpent
Mar 29 Nov - 21:46
Mephisto L. Blackcrow
Vitany, c'était bien elle. Mais que diable venait faire l'étudiante ici sous sa forme animagus ? Avec une profonde perplexité, Mephisto observa la louve tandis que celle ci se déplaçait dans son bureau et tournait sur elle même comme si elle répétait un numéro de cirque avant de s'arrêter d'un air dépité. Le Lord haussa un sourcil d'incompréhension. De toute évidence, la jeune femme cherchait à lui dire quelque chose, seulement il n'était pas légilimens et sa compréhension du langage canin laissait quelque peu à désirer alors ce petit jeu pouvait durer longtemps.. Et surtout, ce qu'il ne s'expliquait pas c'était pourquoi elle ne reprenait pas tout simplement sa forme humaine afin de s'exprimer clairement ? A l'instant où cette pensée le traversa, le déclic se fit dans son esprit. C'était peut être précisément là qu'était la source du problème.. Peut être qu'elle n'arrivait plus à se retransformer ? Pour quelle autre raison serait-elle venue le trouver sous cette apparence, si ce n'était pour son aide ? Un nouveau coup d'oeil à la mine déconfite de l'animal acheva de le convaincre qu'il était sur la bonne piste et pour être honnête, il commerçait à trouver la situation particulièrement cocasse.

« Attends... » commença-t-il en s'efforçant de garder son sérieux. « Ne me dis pas que tu es coincée sous ta forme animagus quand même, si ? »

A l'expression penaude de la jolie louve, il su qu'il avait mis dans le mille et, avant d'avoir pu s'en empêcher, il éclata de rire. Son rire grave et incontestablement viril résonna dans le bureau tandis que le Lord se tenait les côtes, incapable de s'arrêter. Il n'aurait pas du mais c'était plus fort que lui et il y avait bien longtemps qu'il n'avait pas ri comme ça. Franchement, la situation ridicule dans laquelle son étudiante s'était fourrée était vraiment trop drôle.  Enfin... pas tant que ça selon le point de vue, certes... Vitany n'était sans doute pas venu le trouver pour qu'il se foute allégrement de sa gueule... mais quand même ! Comment résister face à son expression de chien battu ? Il suffisait qu'il regarde l'animal pour rigoler de plus belle. Il fallut plusieurs minutes à l'enseignant pour retrouver à peu près son sérieux.

« Hum, désolé. » Lâcha-t-il en réussissant finalement se recomposer plus ou moins une expression impassible, mais sans toutefois qu'il ne parvint à se départir tout à fait de son petit sourire en coin.

Maintenant qu'il avait cessé de se marrer tout seul, il pourrait sans doute envisager de réfléchir à la situation pour aider sa petite protégée. Il fit quelques pas dans la pièce et finit par aller s'appuyer contre son bureau encombré d'une pile de rouleau de parchemins et de quelques bouquins. Il fit face à la louve, une expression pensive.

« Donc, est ce que tu as fait quelque chose de particulier au moment où tu t'es transformée ?» demanda-t-il, fixant la louve d'un regard intense.

Cependant, le professeur de Science Occultes réalisa bien vite que de toute façon, il pourrait bien poser toutes les questions qu'il voulait, il n'avait guère d'espoir de recevoir une réponse compréhensible. Ce n'était pas de la faute de Vitany, simplement, lui même avait toujours détesté tout ce qui se rapprochait de près ou de loin au soin aux créatures magique et il n'avait pas le moindre talent en ce qui concernait la compréhension des expressions et des mimiques animales.  Autant dire qu'il lui faudrait sans doute plus de temps pour réussir à interpréter correctement les réponses de la louve qu'il ne lui en faudrait pour découvrir par lui même ce qu'elle avait bien pu trafiquer pour se retrouver dans cette situation. Aussi, il ajouta dans un soupir: « Peu importe, laisse tomber. Je vais me débrouiller. »

Mephisto abandonna sa posture pour s'approcher de la louve. Il s'arrêta brièvement à sa hauteur le temps de lui prodiguer une caresse affectueuse au sommet du crâne,  il n'avait pas pu résister à la tentation de lui grattouiller la tête, puis poursuivit son chemin jusqu'au large canapé dans lequel il se laissa tomber nonchalamment. Il fit signe à Vitany de venir s'installer à ses côtés en tapotant les coussins.

« Viens sur le canapé ce sera plus confortable, vu que ça risque de prendre un moment. »

Après tout, le fait qu'elle soit coincée sous sa forme de louve ne signifiait pas qu'il devait la traiter comme un chien tout de même. Oh, si cela avait été quelqu'un d'autre, animagus ou pas d'ailleurs, il ne se serait sans doute pas privé, mais pour elle, il pouvait bien faire un effort. Baguette en main, il attendit que la louve le rejoigne pour commencer à réciter des incantations afin de découvrir ce qui pouvait bloquer sa transformation. Vitany étant une sorcière douée, il partait du principe que le problème ne venait pas d'elle mais qu'il s'était passé quelque chose ou qu'elle avait fait quelque chose qui empêchait sa transformation.
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Ven 2 Déc - 13:39
Vitany Lockwood
Mephisto éclata dans un rire moqueur. Au début, tu ne savais pas trop comment réagir. Tu te retrouvais évidemment dans une situation peu commune, coquace même, et tu devais avouer que si tu avais été à sa place, tu aurais sans doute réagi de la même façon. Cependant, tu avais terriblement peur de toutes les conséquences que ton acte allait pouvoir engendrer. Déjà, tu avais peur de rester coincée dans ta forme lupine. En effet, tu savais qu’il était possible que l’animal ne mange complètement l’esprit humain des animagi. Ton père t’avait raconté l’histoire une fois, depuis ce jour, tu avais toujours eu peur de rester trop longtemps sous forme animale. C’était sans doute cette crainte qui t’empêchais de te transformer plus d’une vingtaine de minutes. Enfin, si ton père venait à être mis au courant de cette soirée, tu deviendrais certainement ce que tu voulais éviter d’être à tout prix : reniée et la honte de ta famille. Il fallait dire que ces choses sont très vites arrivées chez les Lockwood. Tu te contentas alors de grogner, les oreilles plaquées contre ta tête, attendant que ton professeur se calme.

Un peu plus, et tu étais certaine qu'il aurait fini par en pleurer. Ta queue battait la mesure tandis qu'il finit enfin par retrouver son calme. Cependant tu sentais qu'à la moindre petite chose, il pourrait repartir. Tu le devenais à son sourire en coin, duquel il allait certainement avoir du mal à s'en défaire. Tu le regardas alors aller jusqu'à son bureau, pour qu'il te pose des questions. Il le faisait exprès ou bien ? Tu étais dans l'incapacité de lui répondre, alors à quoi bon te poser des questions ! Tu penchas alors la tête sur le côté, montrant légèrement ton agacement en remuant la queue contre le sol. Vivement qu'un sorcier trouve quelque chose pour que les animaux puissent enfin s'exprimer !

Ton professeur se déplaça vers toi, te disant qu'il allait se débrouiller. Ça c'était sur, il ne pourrait compter que tu lui même ! Il vint te donner une petite caresse sur le haut de la tête avant de s'installer sur le canapé et de t'inviter à le rejoindre. Si tu avais pu, tu aurais arqué un sourcil. Tu acceptas alors son invitation, grimpant sur le sofa et le regardant avec intensité tu étais curieuse de voir quels types de sortilèges il allait utiliser pour trouver un réponse à ton mal ! Mais t'y devais te montrer patiente. Et la patience commençait doucement à te manquer.

Tu attendis alors plusieurs minutes, immobile, l'écoutant marmonner ses incantations. Pourtant tu voulais lui donner un coup de patte ! Patte ! Mais oui bien sûr ! Tu t'étais blessée volontairement pour mener à bien ton sortilège. Il fallait juste trouver un moyen pour lui montrer ton coussinet ouvert… Tu t’allongeas donc près de lui, pour te rouler sur le dos et lui tendre ta patte. Peu convaincue qu'il allait comprendre ce que tu faisais, tu lui collas donc ta patte sur son visage. Tu restas ainsi quelques secondes, et amusée tu ne pus t'empêcher de sourire, faisant pendre ta langue sur le côté.

Mais la plaisanterie ayant assez duré, il fallait que tu lui fasses un dessin. Et l'expression était bien choisie ! Tu roulas pour te laisser tomber du canapé, afin de rejoindre son bureau. Debout sur tes pattes arrières, tu avais appuyé tes pattes avant sur le bureau alors que tu cherchais quelque chose qui allait pouvoir t'aider. Mais ce que tu vis n'allait certainement pas lui plaire. Tu te déplaças tant bien que mal vers l'objet de tes désirs. Jetant un œil plein de malice à Mephisto, tu fis glisser un encrier avec le bout de ta truffe, jusqu'au bord du bureau. Un fracas retenti, le flacon brisé et l'encre répendue sur le sol, tu allais pouvoir mieux lui expliquer.

Tu vins alors tremper les pattes dans l'encre. Tu dessinas ensuite le pentagramme, la chose que tu avais mal utilisé et qui t'avait faite prisonnière. Tu repassas plusieurs fois sur ton tracé, pour avoir des lignes nettes. Nettes mais maladroite. Tu espérais aussi que cela n'allait rien déclencher, dans quel cas la nuit allait être catastrophique. Tu vins t'installer assise au centre du pentagramme. Tu étais franchement fière de ta bêtise. Enfin tu semblais l'être. En réalité, tu ne l'étais pas du tout !
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Mephisto L. Blackcrow
Professeur de Sciences occultes
Directeur d'Horned Serpent
Professeur de Sciences occultes  Directeur d'Horned Serpent
Sam 3 Déc - 21:37
Mephisto L. Blackcrow
Murmurant à demi-mots diverses incantations, le Professeur de Sciences Occultes pointait sa baguette le long du corps de la louve, les yeux légèrement plissés par la concentration. Il y avait bien une magie à l'oeuvre qui bloquait la transformation, il pouvait la sentir. Mephisto percevait l'aura caractéristique de la magie du sang qui émanait de son étudiante, mêlée à l'énergie sauvage du feu, tout aussi puissante qu'instable et dévorante. Mais qu'avait-elle fabriqué au juste ? Le sortilège semblait agir comme un inhibiteur, absorbant toute magie venant de l'intérieur comme de l'extérieur. Il ne savait pas ce que Vitany avait bien pu faire mais annuler le maléfice qu'elle s'était imputé à elle même risquait d'être bien plus délicat qu'il ne le supposait en premier lieu. Il était profondément ancré en elle, imprimé dans le sang qui coulait dans ses veines et consumant l'énergie animale du loup comme le feu dont il était issu, autant qu'il alimentait celle ci.

Alors que le sorcier était totalement absorbé par son analyse, la louve semblait commencer à s'impatienter et à s'agiter mais il n'y prêta pas tout de suite attention. S'il voulait être en mesure de venir à bout de ce sortilège, il devait être certain d'en comprendre tous les aspects, son origine, son fonctionnement et sa finalité. Évidemment, il était assez difficile de se concentrer pleinement quand l'objet de l'étude gigotait sans cesse pour finalement venir carrément s'allonger à son côté, les pattes en l'air à la manière d'un chiot qui veut qu'on lui grattouille le ventre. Disons que cela aurait sans doute été moins étrange si l'animal en question n'était pas en vérité une séduisante jeune femme. Mephisto commençait même à se demander vaguement si le maléfice n'avait pas une influence sur son esprit, favorisant les instincts et le comportement de l'animal au détriment de ceux de l'humain. L'enseignant fut bientôt tiré de ses réflexions par le contact improbable d'une délicate pattoune en pleine face, ce qui le força à cesser tout à fait ses incantations. Surpris, l'homme tenta de soustraire son visage à l'emprise de cette patte taquine en attrapant celle ci de sa main libre tandis qu'il posait sur la louve un regard parfaitement décontenancé.

« Que... ? Mais enfin, Vitany, qu'est ce que tu me fais là ? » demanda-t-il les sourcils légèrement froncés sous le coup de l'incompréhension. A croire qu'elle s'éclatait tout simplement à jouer avec lui ! Oh, en soi ça ne le dérangeait pas, simplement, c'était une situation particulièrement étrange. En fait, il avait presque l'impression d'avoir adopté par accident un animal de compagnie.

D'ailleurs, l'animal en question semblait en avoir marre de rester sur le canapé puisqu'il sauta à terre et se dirigea directement vers le bureau, cherchant visiblement à attraper quelque chose. La jeune femme devait avoir quelque chose en tête, aussi l'enseignant se contenta de la laisser faire en se retenant d'intervenir pour éviter qu'elle ne fracasse tout ce qui se trouvait sur le bureau. Malgré lui, il se crispa quelque peu en se faisant violence pour ne pas réagir lorsque l'encrier vint se briser sur le sol, rependant l'intégralité de son contenu sur le beau parquet de son bureau.... Il faut dire qu'il avait toujours été un peu maniaque, si bien que ses affaires étaient toujours parfaitement soignées et rangées. Enfin bon, ce n'était que de l'encre, il survivrait. Et puis ça donnerait quelque chose à faire à l'elfe de maison inutile qui était à son service.

Mephisto observa avec un intérêt vaguement amusé la louve qui s'efforçait de réaliser un dessin sur le sol grâce à l'encre tout juste renversée. Si le tracé était assez maladroit, la forme d'un pentagramme ne tarda pas à émerger et il comprit où elle voulait en venir.

« Je vois. » Murmura-t-il en se levant à son tour. Il esquissa un sourire. « Tu as encore joué avec le feu, n'est ce pas ?»

Il pouvait à présent appréhender parfaitement le rituel qu'elle avait du lancer. Bien sur, il ne savait pas avec exactitude quel objectif elle avait cherché à atteindre mais il en devinait l'essentiel. Sans doute, avait-elle tenté d'améliorer ses capacités d'animagus et sa maîtrise de la transformation... sauf que le rituel s'était retourné contre elle.  Il suffisait de peu de chose, un élément trop présent qui échappe au contrôle, des intentions imprécises, une formulation ambiguë... Dans un éclair de compréhension, il s'approcha de Vitany et s'accroupit un instant à ses côtés pour prendre dans sa main la patte qu'elle lui avait mis dans la figure un peu plus tôt. Mephisto remarqua alors la fine coupure présente sur le coussinet là où elle s'était entaillé la chair. Voilà donc ce qu'elle avait tenté de lui montrer.

« La bonne nouvelle, c'est que je sais comment arranger ça, la mauvaise, c'est que ce ne sera pas très agréable...» Il soupira. « Enfin, j'imagine que ce sera toujours mieux que de rester à quatre pattes pour le restant de tes jours. »

Sur ces mots, il abandonna la louve au centre du pentagramme et se dirigea d'un pas résolu vers l'armoire du fond pour chercher les éléments dont il avait besoin. Il attrapa une petite coupe en argent puis il fouilla un moment dans l'étagère à recherche d'une petite boite de laquelle il sortit un fin pendentif orné d'une obsidienne avant de revenir vers la belle étudiante.

« Prête ?» demanda-t-il en jetant un rapide regard interrogateur à la louve. D'un geste habile de sa baguette, il traça un cercle autour du pentagramme, achevant ainsi de former le pentacle. Il fit ensuite couler un mince filet d'eau de sa baguette pour en emplir la coupe puis se baissa à hauteur de la jeune animagus. « Navré, mais c'est ton sang qu'il faut. » Avertit-il avant d'entailler à nouveau d'un mouvement vif et précis, la plaie qui n'avait pas eu le temps de se refermer. Il laissa quelques gouttes écarlates tomber dans la coupe avant de conjurer un nouveau sortilège pour arrêter le saignement et bander la blessure. Il était loin d'être un expert en médicomagie mais cela suffirait bien.

Mephisto s'empara alors du pendentif qu'il plongea à son tour dans la coupe en prononçant distinctement les paroles de son rituel avec une assurance tranquille qui lui venait de plusieurs années de pratique en la matière.

« L'eau purgera le corps et l'esprit emprisonnés. Le sortilège involontairement jeté sera emporté et scellé dans la pierre... » Il récupéra le collier dont la pierre d'obsidienne s'était mis à miroiter, signe que la magie commençait à opérer et le passa avec délicatesse autour du cou de la louve afin d'absorber le maléfice. « Enfin, la magie, par la force, s'en trouvera libérée. » Sur les derniers mots, il pointa une nouvelle fois sa baguette sur la louve, conjurant le sort d'Homomorphus qui obligeait un animagus à rependre sa forme humaine. La transformation forcée serait probablement douloureuse, et bien que ça ne lui plaisait guère d'imposer cette épreuve à sa jeune étudiante, il savait qu'il n'existait pas d'alternative. Briser une malédiction n'était pas une chose aisée et c'était même bien souvent impossible. D'ailleurs, il avait du se contenter de la sceller dans l'obsidienne afin de la rendre inopérante à défaut de pouvoir l'annuler...
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Vitany Lockwood
Etudiante en 9ème année — Horned Serpent
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Dim 4 Déc - 13:55
Vitany Lockwood
Tu regardais Mephisto d’un air interrogateur. Avait-il enfin fini par comprendre ce que tu avais fait ? Pourtant, quand il approcha, tu réagis de façon étrange. Les oreilles plaquées sur ta tête, tu t’étais mise à grogner. La louve grognait. Tu secoua doucement la tête, ta vision se brouillait. Tu avais l’impression de cohabiter avec quelque chose d’autre. Et si le maléfice que tu avais jeté avait pour but de rendre l’esprit du loup plus fort que le tien ? Impossible, vous étiez un seul et même être. Sans toi, elle n’était rien, mais sans elle tu ne serais pas grand chose non plus. Vous aviez sans aucun doute besoin l’une de l’autre pour survivre. Tu montras les crocs lorsqu’il s’avança pour saisir ta patte. Elle aurait voulu la retirer, mais tu l’en empêchais. Il te prévint que te défaire de cette malédiction n’allait pas être une partie de plaisir. Mais tu avais déjà souffert, pour pouvoir te transformer. Mais c’était une toute autre histoire. Tu étais prête à tout surmonter pour retrouver ton corps humain, et que la louve te laisse tranquille. Tu étais seule maîtresse de ton corps et de ta transformation. Cependant, tu te disais que ce sortilège que tu avais lancé te rendrais plus forte. Tu étais le genre de fille qui apprenait de ses erreurs, qui ne les refaisais pas. Cette expérience allait t’endurcir, tu en étais convaincue.

Et alors que tu sentais tes yeux vibrer, changer de couleurs, luttant entre l’animal et l’homme, tu regardais ton beau professeur s’affairer à résoudre ton problème. Tu te levas, te secouant. Cet esprit animal te gênait de plus en plus. Voilà pourquoi tu ne voulais pas rester transformer très longtemps. Et là ? Combien de temps cela faisait que tu n’y voyais qu’en noir et blanc ? Tu voulais retrouver les couleurs, ta peau douce et délicate. Tes jambes vertigineuses, tes mains de marionnettiste, tes cheveux aussi doux que soyeux. Tous ces atouts qui faisaient de toi Vitany, la jeune femme joueuse et sulfureuse qui savait faire perdre la tête aux hommes. Mais aux femmes aussi. Tu adorais les voir te jalouser. Tu n’avais jamais été une fille qui aimait se faire remarquer, du moins tu ne faisais rien pour. Cependant, ta langue était cassante et joueuse, tu aimais voir leurs yeux te détester alors que tu leur fermer le claper. Tu aimais être celle qui contrôle. Et perdre ce contrôle pour te battre contre un esprit qui maîtrisait mieux ce corps te contrariait. Il fallait qu’il fasse vite. Où tu allais décapsuler.

Tu le vis alors revenir vers toi, alors qu’elle grognait instinctivement, avec un bol et un collier. Tu pris sur toi pour ne pas le mordre lorsqu’il entailla à nouveau la coupure que tu t’étais volontairement faite. Tu t’étais faite violence pour ne pas lui sauter dessus. Tu secouas à nouveau la tête. La une fois de plus embrumée, tu finis par te rasseoir. Il entama alors son sortilège, venant glisser autour de ton cou le collier. La pierre se mit à vibrer contre ta poitrine. Tu aurais arqué un sourcil si tu avais pu, ça n’avait pas l’air de fonctionner. Tu levas les yeux en l’air, lâchant un long soupir de mécontentement. Et dire que tu comptais sur lui pour te sortir de là. Pourtant, lorsque tes yeux vinrent se poser sur lui de nouveau, tu sentis des larmes couler sur ton pelage. Voir un animal pleuré t’avait toujours fendue le cœur, mais là c’était toi. Ta vue vibrait encore, tout comme la couleur de tes yeux, et la couleur que tu voyais en général. Tout oscillait entre le noir et blanc et la couleur.

Tu grognas. Tu ne savais pas ce qu’il se passait. Tu étais prise de vertiges violents. Tu secouas la tête plusieurs fois, couinant, avant de te relever. Grave erreur, tes pattes ne te supportais plus. Et alors que tu voulais être immobile, tu ne cessais d’essayer de te rattraper comme tu le pouvais. Tu souffrais, tous les membres de ton corps te faisais souffrir. Et même à l’intérieur. Tu aurais voulu vomir tout ce que tu avais dans l’estomac. Tu toussais, suffoquais. Tu avais l’impression de mourir étouffée. Ta vue à nouveau brouillée, tu voulais te cacher. L’animal partit en direction de sous le bureau, vous y étiez proches en effet, mais tu devais l’en empêcher. Tu ne devais pas fuir ! Tu gémissais, comme jamais tu l’avais fait. Si, tu l’avais déjà fait, plusieurs fois même.

Ces douleurs incessantes, trop longues te rappelèrent ton père. Ta mère, ta famille, tes premières transformations. Tu revoyais ta mère, te souriant de ce sourire doux et sincère que tu avais parfois lorsque tu parlais aux gens que tu aimais, te disant que tout allait bien se passer. Et ton père, devant toi, l’air grave, voulant faire de toi le garçon qu’il n’avait pas pu avoir, sa baguette pointée vers toi. Tu ne te souvenais pourtant pas du sortilège qu’il t’avait lancé. Mais les douleurs étaient similaires, quoique moins intenses. Ton enseignement d’animagus t’avait laissé des marques gravées au fer rouge dans ta mémoire. Il te transformait de force, sans ton consentement, tu n’étais qu’une gamine il y a dix ans. Pour rien au monde tu aurais voulu revivre tout ça.

Le souffle court, le coeur battant trop fort dans ta poitrine, si fort que tu pensais qu’il allait casser tes côtes pour sortir de ton corps. Tu t’écartas non sans mal du bureau voulant sans doute aller derrière, contre un mur. Les murs étaient symboles de sécurité pour toi, lorsque tu avais peur, tu t’étais toujours réfugiée contre un mur, dans un coin. Mais là, tu ne pus rien atteindre. Ton corps bascula sur le côté, ta hanche frappa le sol, puis tes côtes. Et enfin ta tête. Si fort ! Tant et si bien que tes oreilles sifflèrent.

La suite, tu n’en gardas aucun souvenir. Tu ne te souvins pas d’avoir repris ta forme humaine. Cependant, lorsque tu retrouvras la vue, tu vis tes mains étendues devant toi. Tu semblas vouloir sourire, alors que les larmes continuaient de venir mouiller aussi bien tes yeux que ton visage. Incapable de bouger, tu avais trop peur de voir quel os tu t’étais déplacé ou brisé. Tu avais mal partout, et cette douleur t’empêchait de faire le moindre mouvement. Ta respiration trop rapide et saccadée semblait te soulager, au moins de cette manière tu n’allais pas soulever tes côtes, et hurler de douleur. Car tu savais ce qui t’attendait.

Pourtant, des vagues de frissons vinrent te faire plier doucement les jambes vers toi. Tu plissas les yeux, laissant s’échapper un gémissement étrange. Mêlant un peu de douleur et de réveil. Au moins, tu lui prouvais que tu n’étais pas morte. Mais tu avais froid, car complètement nue, et tu n’avais jamais aimé avoir froid. Et avec ce petit mouvement, tu fus heureuse de constater que tes jambes n’avaient rien. Mais tu avais peur pour ton épaule, celle sur laquelle tu étais couchée, celle sur laquelle tu étais tombée. Bougeant enfin les doigts, il ne fallait pas que tu restes dans cette position inconfortable. Alors, avec le plus grand mal du monde tu t’appuyas avec la main sur laquelle tu n’étais pas allongée pour te redresser. Tu gémis à nouveau, plissant les yeux, pour te relever aussi doucement que possible.

Enfin assise tu tournas la tête vers ton épaule, toujours dos à ton sauveur, avant de réveiller une autre montée de larmes. Tu ne l’avais jamais vue aussi basse. Tu arrivais d’habitude à te les remettre en place seule, mais là. Ce n’était tout bonnement pas possible. Tu n’osais même pas toucher ton bras, que tu ne sentais plus d’ailleurs. Tu eus une vague de sanglots silencieux, n’ayant même pas le courage de te tourner vers lui pour lui redemander son aide. Tu avais honte de toi. Tu ne t’étais jamais sentie aussi faible et démunie. Mais ton corps entier semblait appeler à l’aide. Tu avais désespérément besoin d’aide...
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Mephisto L. Blackcrow
Professeur de Sciences occultes
Directeur d'Horned Serpent
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Dim 4 Déc - 18:19
Mephisto L. Blackcrow
La magie du rituel ne tarda pas à entrer en action et désormais Mephisto ne pouvait plus rien pour la jeune femme jusqu'à ce que ce soit terminé. Vitany devrait affronter seule la souffrance de la transformation. Sous le regard impuissant de l'enseignant, le corps de la louve commença à se convulser tandis qu'elle laissait échapper des gémissements de douleur de plus en plus insupportables. Le maléfice qui circulait dans son sang résistait et la louve ne voulait pas céder sa place ce qui rendait la métamorphose d'autant plus difficile et douloureuse. Si d'ordinaire la souffrance d'autrui le laissait parfaitement de marbre, pour une raison qu'il ne s'expliquait pas le sorcier avait, cette fois, beaucoup de mal à rester indifférent. Il aurait aimé pouvoir intervenir d'une manière ou d'une autre pour tenter de la soulager quelque peu, mais c'était impossible. L'atrocité du spectacle qui se déroulait sous ses yeux n'était certainement pas fait pour les âmes sensibles, mais le pire résidait dans les couinements pitoyables qui s'échappait de l'animagus en pleine transformation tandis que ses membres se tordaient et que ses os craquaient. Il détestait voir sa chère petite étudiante dans une si piteuse posture.

Ne pouvant se résoudre à assister plus longtemps à cette scène affligeante, le Lord décida plutôt d'aller ranger la coupe ayant servie au rituel. Après l'avoir parfaitement récurée d'un sortilège, il la remis à sa place sur l'étagère puis se dirigea jusqu'à l'armoire dans laquelle il farfouilla un instant en tâchant d'ignorer les plaintes de douleurs de l'étudiante. Il finit par mettre la main sur son nécessaire de médicomagie contenant quelques potions et remèdes divers prévu pour les cas d'urgences. Il faisait en sorte d'en avoir toujours un sous la main au cas où quelque chose comme aujourd'hui se produirait. Evidemment, cela n'arrivait pas tous les jours, heureusement, mais la matière qu'il enseignait était suffisamment dangereuse pour que cet excès de prévention soit justifié. Mephisto ne savait pas exactement dans quel état, il allait retrouver son étudiante mais compte tenu des craquements qu'il entendait et de ses hurlements, il soupçonnait que ce ne serait pas forcément très joli à voir.

En revenant vers l'endroit où il avait laissé Vitany, le professeur avisa son étudiante qui gisait dans un coin non loin du bureau. La jeune femme était totalement nue, son corps délicat allongé à même le parquet avec ses longs cheveux bruns qui s'étalaient sur le sol en une cascade soyeuse. Elle était vraiment très belle, mais ce n'était pas le moment de penser à ça. Partiellement repliée sur elle même dans une position inconfortable, elle semblait avoir l'épaule déboitée. Soucieux, Mephisto s'approcha de l'étudiante alors qu'elle s'efforçait de se redresser en position assise. Il s'accroupit à ses côtés et passa précautionneusement une main dans son dos tandis que l'autre venait saisir sa nuque pour l'aider à s'assoir correctement.

« Ne bouge pas. » Souffla-t-il près de son oreille en la tenant dans ses bras comme s'il craignait qu'elle ne se brise.

Comme la main qui tenait sa baguette se trouvait dans le dos de la jeune femme, il visa son omoplate et, sans prévenir, lança un sortilège pour lui remettre l'épaule en place. Le mieux dans ce genre de situation était d'agir rapidement avant que la victime n'ait eu le temps d'anticiper la nouvelle vague de douleur. Le hurlement de la jeune femme manqua de lui crever les tympans mais au moins le plus dur était passé.

« C'est fini...» susurra-t-il en lui frottant doucement le dos pour la réconforter. Mephisto ne se souvenait pas avoir jamais vu Vitany pleurer et à vrai dire, cela le perturbait bien davantage que la nudité de la demoiselle. Voir des femmes nues, il avait l'habitude, en revanche, pour ce qui était de comment se comporter face à quelqu'un qui pleure, il était paumé. En règle générale, il se serait contenter de traiter l'importune avec mépris mais là il ne pouvait s'y résoudre. Il espérait quand même qu'elle se calmerait rapidement et redeviendrait elle même sans tarder parce que cette situation lui était particulièrement inconfortable.

Il finit par s'écarter d'elle légèrement, suffisamment pour dégager sa main droite mais sans la lâcher tout à fait. Penché au dessus d'elle, il continua à la soutenir pour s'assurer qu'elle n'allait pas s'effondrer tout attrapant une petite fiole de potion bleutée qu'il lui approcha des lèvres. Un philtre pour apaiser la douleur et lui redonner des forces. C'était un remède assez fort.

« Bois, ça te fera du bien. » Il avait murmuré d'un ton apaisant en lui tendant le flacon. N'étant pas certain que la jeune femme soit en état de tenir la fiole toute seule, il accompagna son geste et veilla à ce qu'elle avale une bonne gorgée du liquide avant de reposer la potion. Cela devrait l'aider à se sentir mieux.

Alors qu'il continuait à la soutenir, en attendant que le philtre fasse fasse effet, le Lord se surprit à détailler le corps nu et exposé de la jeune femme particulièrement ravissante qui se trouvait entre ses mains, ses yeux s'attardant malgré lui sur ses courbes séduisantes avant qu'il ne s'oblige à détourner le regard. Etant un ami de longue date de son père, il ne pouvait pas se permettre de la convoiter de manière aussi cavalière. Faisant taire ses idées lubriques fort malvenues, le sorcier se racla la gorge en se détachant finalement de la belle étudiante. Il entreprit d'ôter sa propre cape de velours noir et s'approcha une nouvelle fois de Vitany le temps de passer son vêtement autour de ses épaules de façon à préserver sa pudeur. (Et éviter accessoirement qu'elle ne prenne froid) Evidemment, dans les faits, c'était un peu tard pour ce qui était de la pudeur. Il pouvait bien faire semblant d'agir comme un gentleman, en vérité, il n'avait absolument rien raté de l'agréable spectacle que la jeune animagus lui avait involontairement offert. Le regard de l'enseignant, assombri par ses pensées impures, finit par croiser celui de la jeune femme tandis qu'il achevait de la revêtir de sa cape pendant un instant lourd de tension. Il faut dire qu'il était beaucoup trop proche d'elle, surtout au vu de la situation. Il fallait vraiment qu'il se ressaisisse.

« Comment tu te sens ?» souffla-t-il, la voix rauque.
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Vitany Lockwood
Etudiante en 9ème année — Horned Serpent
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Mar 6 Déc - 23:49
Vitany Lockwood
Une étreinte, tu semblas complètement choutée par ta morphine naturelle, qui essayait de lutter tant bien que mal pour te garder consciente. Un hurlement. Tu hurlas si fort que ta voix se cassa. Un hurlement long et douleureux, tandis que la douleur qui émanait de ton épaule était vive, trop vive. Ta main valide était même venue s’aggriper au vêtement de Mephisto qui te tenait dans ses bras. Tes larmes eurent une nouvelle vague, déferlant sur tes joues alors que tu t’étais toujours forcée à ne jamais paraître faible devant qui que ce fut. Tu n’étais pas quelqu’un de faible, tu ne devais pas l’être. Tu plissas les yeux, venant appuyer ton front contre lui. Tu détestais être dans une telle situation. Un animal blessé et sans défense, voilà comment tu te voyais, et tu n’aimais pas du tout ce genre de sentiment.

Tes larmes roulaient rapidement sur tes joues alors que l’homme qui te tenait se reculait pour te tendre un fiole. Oh non, tu n’avais aucune envie de prendre quoi que ce fut, pourtant il la porta à tes lèvres, venant t’obliger à en boire. Et sans la moindre force tu étais résolue à boire ce qu’on te donnait sans broncher. De toute façon, tu n’avais pas tellement le choix. Pourtant tu sentais le liquide chaud glisser dans ta gorge, couler dans ton corps, venant réchauffer doucement chaque parties douloureuses de ton être. Tu fermas les yeux. Ce remontant agissait rapidement, et cela te faisait un bien fou. Pourtant toujours vaporeuse, il ne pouvait pas tout te faire disparaître d’un coup ! Mais tes douleurs semblaient s’être calmées, avoir disparu. Et c’était tant mieux, tu ne pouvais pas survivre plus longtemps dans cet état sans tomber dans les pommes.

Lorsque tu rouvris les yeux sur le visage de ton professeur, tu fus comme très gênée. Il était en train de te détailler de la tête aux pieds, comme si de rien était ! Tu le regardas alors intensément, les lèvres pincées dans un fin sourire, un sourcil arqué. Mais qu’il ne se gêne pas surtout, hein ! Tu riais pourtant intérieurement, la situation était pittoresque. Tu étais complètement nue dans les bras d’un bel homme. Il était évident qu’il devait se rincer l’oeil ! Ca ne pouvait pas être autrement. Mais, tu n’étais pas forcément pudique, ta nudité ne te dérangeait pas, bien que tu voulais tout de même l’éviter… Puis il finit par croiser ton regard, alors que tu avais toujours un sourire pincé aux lèvres. Il glissa sa cape sur tes épaules avant de te demander comme tu te sentais. Tu ramenas doucement la cape sur ta poitrine, laissant échapper un léger rire.

Comment je me sens ? Comme un morceau de viande qu’on aurait trempé dans un rhum mal arrangé. Il faut que je me lève…


Tu glissas ta main dans tes cheveux avant de te demander comment tu allais pouvoir te lever. Mais ce qui était certain, c’est que tu ne pouvais pas rester assise comme ça trop longtemps. Et au vue de ta position, tu n’allais pas tarder à avoir des fourmis dans les jambes, pour finalement ne pas pouvoir te lever du tout. Encore une fois, ce n’était pas quelque chose que tu souhaitais. Tu lui souris alors, de ce sourire malicieux que tu avais habituellement, alors que tes esprits te revenaient petit à petit. Tu vins alors prendre appuie sur lui, forçant sur son épaule pour te lever. Les jambes tremblantes, tu parvins tout de même à te mettre debout, mais trop rapidement. Tu lâchas son épaule avant de vaciller. Ta tête s’était mise à tourner, tes jambes toujours tremblantes manquèrent de te lâcher. Tant et si bien que tu finis par te rattraper au bureau, duquel vous étiez tout proche. Oh wow…! fis-tu en prenant connaissance de ton manque d’équilibre.

Tu écarquillas les yeux un moment, histoire de te remettre les idées en place, avant de te retourner pour prendre appuie contre le bureau. Les fesses appuyées contre le meuble, tu avais terriblement besoin de t’étirer. Faire craquer tous les os que tu avais pour le remettre correctement à leur place. Tu te sentais lourde et brumeuse. Tu avais juste hâte de sortir de cet état. Tu vins te frotter les yeux, du dos de la mains, avant de remarquer que tu avais encore les mains noircies par l’encre dans laquelle tu avais pataugé quelques minutes plus tôt. Tu te frottas alors distraitement les mains avant de venir t’enrouler un peu plus dans la cape qui t’habillait désormais. Tu finis par reposer ton regard sur ton professeur, un doux sourire aux lèvres. Et maintenant ? Il allait se passer quoi exactement ?

Au fait… Merci, et désolée. Pour tout ça.

Demander pardon avait bousculer ton égo, mais tu étais consciente du dérangement que tu avais occasionné. Tu croisas finalement les bras sous ta poitrine, tenant la cape, encore secouée par de longs frissons, tu baissas la tête, fatiguée. Cela avait été difficile comme épreuve à surmonter, et éprouvant. Tu n’étais pas encore assez forte pour sortir en pleine forme d’un sortilège peu maîtrisé. Tu soupiras doucement, avant de balancer lentement ta tête d’un côté puis de l’autre, faisant craqué ta nuque dans un gémissement de soulagement. Le plus difficile était maintenant derrière toi. Et c’était très bien ainsi.
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Mephisto L. Blackcrow
Professeur de Sciences occultes
Directeur d'Horned Serpent
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Mer 7 Déc - 22:02
Mephisto L. Blackcrow
Son regard affrontant celui de l'étudiante, le Lord avait un sourire en coin. Il savait qu'elle avait surprit son regard, mais si certains à sa place auraient pu être gênés ou honteux, lui n'était pas embarrassé le moins du monde de s'être fait surprendre en plein reluquage. En même temps quel homme n'en aurait pas profiter pour se rincer l'oeil alors qu'une ravissante jeune femme était nue dans ses bras ? Mais ce qui amusait surtout l'enseignant c'était la réaction de la demoiselle, qui, loin de jouer les prudes, semblait parfaitement à l'aise avec la situation. Elle semblait même le provoquer à dessein avec le fin sourire qu'elle arborait. Elle était joueuse, mais lui aussi aimait jouer et il avait même une certaine expérience en la matière. Lorsque la jeune femme déclara qu'elle avait l'impression d'être un morceau de viande, le sourire amusé de l'enseignant s'accentua et il se retint de commenter qu'en l'occurence, elle était un très appétissant morceau de viande. Non pas qu'il la considérait véritablement de manière aussi crue, car il appréciait l'étudiante qui avait su gagner son respect, mais il faut dire qu'elle lui avait tendu la perche. Néanmoins, il était encore un peu tôt pour la provoquer ainsi car malgré tout, il s'était fait du soucis pour elle et il voulait d'abord s'assurer qu'elle se rétablisse bien.

« Il vaudrait mieux que tu évites de te transformer dans les prochains jours, le temps que ton corps se rétablisse totalement.. »

Comme Vitany voulait se lever, Mephisto la laissa prendre appui sur lui tandis qu'elle s'efforçait de se redresser. Il se contenta de la laisser faire car il la savait suffisamment fière pour ne pas forcément vouloir être assistée sans arrêt, même s'il se tenait prêt à la rattraper au cas où elle vacillerait et perdrait l'équilibre. Comme il le soupçonnait les jambes encore tremblantes et mal assurées de la belle animagus manquèrent de céder à la seconde où elle s'était redressée,  cependant, la demoiselle parvint à se débrouiller toute seule en se retenant au bureau. Le lord l'étudia un instant, amusé par la détermination dont elle faisait preuve pour se montrer forte alors qu'il savait parfaitement à quel point le maléfice avait du drainer son énergie. Néanmoins, grâce au remontant qu'il lui avait donné, elle semblait déjà se sentir beaucoup mieux, après un bon repas et une bonne nuit de sommeil, tout devrait être oublié. Rassuré sur l'état de son élève, Le lord s'autorisa à observer celui de son bureau.

Vitany avait foutu un sacré bordel. Le parquet était massacré par l'encre qui avait coulé, formant une œuvre abstraite autour du pentacle central avec de multiple pattes de loup, des traces plus larges par endroit là où l'étudiante s'était trainée au sol. Il y avait également quelques éclats de verres à l'emplacement où l'encrier s'était brisé, ainsi que des rouleaux de parchemins qui étaient tombés en même temps. L'enseignant lui même n'avait guère plus fière allure, à moitié débraillé et sa chemise blanche en flanelle à laquelle Vitany s'était agrippée, tachée d'encre en plusieurs endroit. Il poussa un soupir résigné avant de reporter son attention sur la ravissante brune qui le remerciait et s'excusait pour le dérangement. Mephisto esquissa un petit sourire, tout en posant un regard bienveillant sur l'étudiante.

« Tu devrais t'assoir et te reposer un peu. Je vais envoyer mon serviteur nous chercher de quoi manger. » déclara-t-il.« Et tu n'as pas à t'excuser. Je suis content que tu sois venu me trouver. Tu dois savoir que tu peux toujours compter sur moi si tu as le moindre soucis. »

Il était sincère. Il voulait qu'elle se sente suffisamment en confiance avec lui pour venir le voir en cas de problème et qu'elle n'hésite pas à venir lui parler et se confier à lui, peu importe le sujet. Venant de sa part, cela constituait un tel aveu de l'affection qu'il pouvait avoir pour elle que cela le surprit lui même. Cela étant, s'il pouvait se montrer particulièrement gentil avec elle, Vitany aurait bien tord de croire qu'elle pourrait user de son joli minois pour le manipuler à sa guise comme elle devait avoir l'habitude de le faire avec les autres mâles qu'elle pouvait fréquenter.

« Par ailleurs... » Commença-t-il tandis qu'un sourire provocateur fleurissait au coin de ses lèvres. « Si tu ne l'avais pas fait, je n'aurais pas pu profiter du ravissant spectacle que tu m'as offert... Bon, généralement, je préfère les femmes avec une poitrine un peu plus généreuse, mais ce détail mis à part, je dois dire que j'ai beaucoup apprécié... »

Mephisto arborait cette arrogance très masculine des hommes pleins d'assurance car habitués à plaire à la gent féminine. Il n'avait pas pu résister à l'envie de jouer un peu avec son étudiante, en la provoquant délibérément simplement pour voir comment la belle allait réagir. Il s'amusait beaucoup à vrai dire. Toujours sans se départir de son sourire aguicheur, il poussa le vice un peu plus loin en s'approchant dangereusement de Vitany, la coinçant entre le bureau et lui, pour venir susurrer à son oreille.  « Que puis je-dire pour ma défense ? Tu ne me vois peut être que comme ton professeur mais je suis avant tout un homme... »

Riant à moitié, le Lord décida finalement d'arrêter là pour l'instant son petit numéro et s'écarta sans préavis de la jolie brune.

« Stinky ?» Appela-t-il tout en attendant visiblement quelque chose, qui apparût au milieu de la pièce une seconde après sous la forme d'une pitoyable créature vêtue de haillons répugnants. L'elfe de maison s'inclina tellement bas devant Mephisto que son long nez touchait presque le tapis.

« La maitre a appelé Stinky ? Qu'est ce que Stinky peut faire pour servir le Maitre ?»

Tout en se dirigeant vers le petit salon, le ténébreux professeur n'adressa qu'un regard méprisant à la créature avant d'ordonner. « Rapporte moi une chemise propre, ainsi que des vêtements pour Mademoiselle Lockwood. Et apporte nous également à dîner. »

Il n'accorda pas plus d'attention à l'elfe qui disparu servilement dans l'instant pour s'occuper des tâches confiées. Le Lord réalisa une seconde trop tard qu'il avait oublié de lui dire également de nettoyer le bordel du bureau, mais tant pis, il le ferait plus tard. Mephisto se laissa tomber nonchalamment dans le divan où il s'installa bien à son aise, entre les coussins. Appuyé contre le dossier, il reporta son attention sur Vitany qu'il observa un instant en silence. Puis, d'une voix où perçait une pointe d'ironie, il déclara:

« C'est amusant, je doute que ce soit ce que ton père avait en tête lorsqu'il m'a demandé, il y a quelques années, de garder un œil sur toi... Mais j'imagine qu'il n'a pas besoin d'être au courant, n'est ce pas ?»
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Sam 10 Déc - 0:15
Vitany Lockwood
Les recommandations de ton professeur étaient claires : pas de transformation durant les prochains jours. Tu étais déçue que ton acte irréfléchi vienne te freiner dans ton perfectionnement de transformation. C’était bien ta faute. Tu avais décidé, toute seule comme une grande, de t’attaquer à un sortilège que tu n’avais même pas étudié de près. D’habitude, tu essayais de lire entre les lignes, d’analyser les ingrédients qui servaient au maléfice avant de te le jeter. Ce n’était pas la première fois, et certainement pas la dernière, que tu usais de la magie noire dans l’enceinte de l’école. Tu avais toujours eu de la chance de ne pas te faire pincer, et tu espérais que Mephisto reste bouche cousue en ce qui concernait le maléfice de ce soir. Tu espérait qu’il allait enfermer le souvenir de cette soirée dans une fiole pour être certaine qu’il n’aille pas en parler. Pourtant, tu lui faisais assez confiance pour qu’il garde le tout secret. Il devait être habitué à force, de garder des secrets.

Il te conseilla ensuite de t’asseoir et de te reposer un peu. Dans l’absolu, c’était véritablement un très bonne idée ! Dans les faits, tu ne te sentais pas du tout capable de marcher jusqu’au divan. Tu te doutais que tes jambes ne te tiendraient pas, en tout cas, pas tout de suite. Tu avais la mine déconfite, une main dans ta nuque, la tenant, tu acquiessais ses conseils. Jusqu’à ce qu’il te fasse cette remarque qui te fis relever la tête, un sourire mitigé sur les lèvres alors que sur ton visage on lisait clairement la béatitude. Tu fus bloquée juste histoire de quelques secondes avant de répliquer, en faisant une révérence digne d’un elfe de maison :

Oh, vous me voyez vraiment navrée de ne pas avoir une poitrine assez pulpeuse pour pouvoir satisfaire vos beaux yeux, milord !

Tu te relevas, riante, en faisant non de la tête. Tu vins également baisser les yeux sur ta poitrine couverte de la cape, avant de soupeser discrètement chacun de tes seins. Tu les trouvais bien, toi ! Ni trop gros, ni trop petits, et puis… Ils étaient pas moches à regarder quoi… Et alors que tu étais occupée avec ta poitrine, tu sursautas légèrement en voyant ton professeur arriver aussi vite contre toi. Tu eus un mouvement de recule, alors que tu étais complètement coincée contre le bureau cela dit, mais tu souris. D’un sourire malicieux, trop malicieux. Il n’était qu’un homme avec ses pulsions. Mais tu savais bien que, comparé à lui, tu n’avais aucune expérience, et tu savais très bien qu’il était parfois, souvent même, dangereux de jouer avec le feu. Tu te mordis la lèvre inférieure, toujours en souriant, alors qu’il se reculait pour appeler son elfe de maison.

Les ordres donnés, tu vis la créature disparaître. Pourtant, rien que le fait d’avoir énoncer l’idée de manger t’avait retourné l’estomac. Tu le suivit des yeux aller s’asseoir sur le sofa, alors que tu avais poser tes mains sur ton ventre. Tout ce qui venait de se passer avait chamboulé ton corps, et tu n’étais pas prête à avaler quelque chose tout de suite. Tu soupiras doucement, en y repensant, tu étais nauséeuse, mais le remontant que t’avais donné le ténébreux avait été efficace et t’avait permis de ne pas y penser, de moins le ressentir. Mais rien que le fait d’avoir évoqué la nourriture n’avait donné envie de vomir.

L’allusion à ton père te sortit de ton mal être. Encore une fois, il ne devait pas apprendre ce qu’il s’était passé ce soir. Et bien que tu avais tenté une expérience en matière de magie noire, tu avais fait l’erreur de ne pas l’étudier avant. Ta soirée partait d’un bon sentiment, mais le karma s’était retourné contre toi. Tu t’étais coincée et tu avais eu l’audace de venir quémander de l’aide à un enseignant. Un enseignant, dont ton père était un ami. Tu avais été pitoyable ce soir. Tu t’écartas légèrement du bureau, testant tes jambes avant d’essayer de te déplacer. Voyant qu’elles semblaient bien vouloir te tenir, tu finis par lâcher le bureau.

Il ne s’est rien passé ce soir. fis-tu dans un sourire une fois de plus malicieux.

Les bras légèrement écartés, tu cherchais ton équilibre instable, faisant la funambule. Posant les pieds l’un devant l’autre, l’un après l’autre, tu étais tout de même heureuse de voir que tu pouvais te déplacer par tes propres moyens. Avec grandes difficultés, mais tu le pouvais. Sur le court chemin qui séparait le bureau du sofa, tu manquas de te casser la figure au moins cinq fois. Pourtant, tu arrivas tout de même à atteindre le dossier du canapé. Derrière le sofa, un large sourire plein de malices sur les lèvres, tu te baissas doucement pour venir passer tes bras de façon à enlacer les épaules de ton enseignant. Et comme il l’avait fait avant toi, tu vint lui susurrer au creux de l’oreille, d’une voix mielleuse et chaude.

Ce sera notre petit secret...

Tu te défis alors de lui, venant prendre place à son côté, tu t’étais en fait installée de l’autre côté du sofa. Assise, tu avais fini par remonter tes pieds sur le canapé, le coude appuyé sur l’accoudoir et la tête posée dans le creux de ta main, regardant ton professeur avec toujours le même sourire, joueur. Tu étais de ce fait, à moitié allongée, mais ce n’était pas pour autant que tu prenais énormément de place. tu imaginais qu’il y avait encore de quoi asseoir une personne entre vous. Tu te surpris aussi à être relativement bien installée, confortablement. Et là, tout de suite, tu te demandais comment tu allais rejoindre ton dortoir, car il était hors de question que Mephisto fasse la nounou.

A cette pensée, tu ne pus t’empêcher d’adoucir ton sourire alors que tes yeux se baissaient légèrement pour regarder dans le vide. Machinalement tu vins triturer le pendentif en obsidienne qui s’était retrouvé accroché à ton cou, pour emprisonner la malédiction. Devais-tu la lui rendre ? Tu imaginais tout de même sans mal qu’il te faudrait la garder le temps que tu te remette totalement. Tu revis alors une pierre totalement différente, habillée d’or, petite tu t’amusais à compter combien de nuances elle avait. Tu n’étais jamais parvenue à trouver le bon compte.

J’ai toujours l’Opale que t- que vous m’aviez offerte. Il m’arrive encore de la porter, et je ne me suis toujours pas penchée sur le type de sortilège qu’elle renfermait… Erreur de ma part.

Tu relevas les yeux sur lui. Ton humeur joueuse avait quelque peu disparu. Il fallait dire qu’avec ce que tu venais de vivre, tu n’avais qu’une seule réelle envie, c’était de dormir. Mais encore une fois, tu ne voulais pas qu’on garde un oeil sur toi dans une situation pareille. Tu préférais de loin regagner ton lit pour pouvoir dormir en toute tranquillité. Quitte à ne pas te lever le lendemain matin.
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Mephisto L. Blackcrow
Professeur de Sciences occultes
Directeur d'Horned Serpent
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Dim 11 Déc - 21:53
Mephisto L. Blackcrow
La réplique de l'étudiante avait beaucoup amusé l'enseignant qui laissa échapper un rire grave. Ses yeux d'un vert sombre et intense ne lâchaient pas ceux de Vitany. Il observait la séduisante jeune femme, une lueur coquine dans le regard, son sourire à la fois malicieux et satisfait.  Le simple fait de savoir que son élève était entièrement nue sous sa cape n'aidait pas vraiment Mephisto à chasser les pensées très peu chastes qui continuaient à s’immiscer dans son esprit. Difficile de ne pas imaginer les choses qu'il pourrait lui faire, là, dans le secret de son bureau... Une lueur de complicité brilla d'ailleurs dans les prunelles du professeur en réponse à la déclaration mutine de la demoiselle, disant qu'il ne s'était rien passé ce soir. On pouvait dire que le sorcier avait une certaine expérience en matière de secrets et apparemment il devrait ajouter les événements de cette soirée en compagnie de Vitany à leur liste. Mephisto était ravi de constater qu'ils étaient tout deux parfaitement sur la même longueur d'onde. Tout ce qui se qui pouvait arriver dans l'intimité de son bureau, ou encore de ses appartements, n'en sortait pas. La complicité qu'il avait développée avec la petite Lockwood au fil des années était pour le moins intéressante et le ténébreux devait bien avouer qu'il appréciait tout particulièrement ce petit jeu de séduction que la belle animagus avait initié. Au fond, il n'y avait aucun mal à ça, n'est ce pas ? Cela restait parfaitement inoffensif...

Le professeur de Sciences Occultes suivait Vitany des yeux tandis qu'elle s'approchait. Son contentement dissimulé par une attitude décontractée, on aurait pu le croire parfaitement impassible, s'il n'y avait le fin sourire satisfait qu'il arborait. La démarche bancale et tremblante de la jeune femme la rendait d'autant plus attachante. Il aurait sans doute pu l'assister pour la conduire jusqu'au  canapé mais il trouvait tellement plus tentant de simplement l'observer. De plus, ce n'était pas comme si elle réclamait une aide quelconque et Mephisto la connaissait suffisamment pour deviner qu'elle préférait se débrouiller toute seule. Lorsque la jeune femme, passée derrière le sofa, vint enrouler ses bras autour de ses épaules, le Lord ne manqua pas d'apprécier le doux contact de sa peau contre la sienne. Une étreinte furtive. Tandis que la demoiselle se penchait sur lui pour murmurer à son tour au creux de son oreille, seule sa parfaite maitrise de lui même permis à Mephisto de demeurer parfaitement serein et immobile. A vrai dire, si une autre femme s'était amusée à l'allumer de la sorte, il n'aurait probablement pas hésité à l'attraper pour la plaquer sur ce foutu canapé et à lui arracher cette cape afin de se la taper une bonne fois pour toute. Sauf qu'il ne pouvait pas faire ça. Au delà du fait qu'il était son professeur et un ami de son père, il avait trop de considération pour elle. Il ne pouvait pas se permettre de franchir cette limite en se moquant des conséquences. Le Lord avait malgré lui bien trop d'affection pour Vitany pour envisager la chose. Or, il veillait tout particulièrement à ne jamais s'attacher à aux femmes qu'il mettait dans son lit pour éviter les emmerdes.

Affalé sur le canapé en parfait maître des lieux, un bras placé le long du dossier, le sorcier regarda pensivement la jeune Lockwood s'installer à ses côtés à l'autre extrémité du divan. Elle semblait encore un peu fragile après les événements de la soirée et il pouvait lire la fatigue sur son visage alors qu'elle tripotait la pierre d'obsidienne qu'il lui avait accrochée au tour du cou durant le rituel. Ce que Vitany déclara soudain le surprit et il posa sur elle un regard étonné. Il y avait en effet plusieurs années qu'il lui avait offert à l'occasion de son anniversaire un délicat bijou comportant une opale dorée renfermant un puissant charme de protection contre les ensorcellements divers. Elle n'était qu'une enfant alors et il s'était simplement senti obligé de lui faire un joli présent par égard à son père qui l'avait invité. L'aveu de la jeune femme l'étonna d'autant plus qu'il pensait qu'elle l'avait perdu depuis longtemps, les gamins étant rarement très soigneux avec leurs affaires. Savoir qu'il lui arrivait de le porter encore lui procura un étrange sentiment qu'il aurait été bien incapable de nommer. Même si cela semblait totalement absurde, il en était touché. Par ailleurs, l'homme n'avait pas manqué de noter avec un tendre amusement le laspsus, immédiatement rattrapé de la demoiselle qui avait failli le tutoyer. Il ne put s'empêcher de sourire. Cela ne le dérangeait pas qu'elle puisse le tutoyer tant que cela restait en privé..

« Et bien, lorsque tu auras trouvé la réponse, tu pourras venir m'en faire part. » répondit-il, un doux sourire sur les lèvres.  « En attendant, il va peut être falloir que je cesse de t'offrir des bijoux, certains pourraient se méprendre sur la nature de notre relation... » Déclara-il, la voix riche de sous-entendus, faisant référence au nouveau pendentif qu'il lui avait donné ce soir par la force des choses.

Changeant alors de position sur le canapé, Mephisto s'approcha du bord pour attraper une bouteille de Whisky Pur Feu et des verres qu'il conservait dans la table basse et jeta un regard interrogateur à Vitany. « Désires-tu quelque chose à boire ? J'ignore combien de temps va mettre cet imbécile d'elfe avant de revenir...» Lâcha-t-il, attendant sa réponse, avant de se servir un verre de liquide ambré pour lui même.  Il en porta quelques gorgées à ses lèvres savourant le goût de la boisson sur sa langue avant de reposer son verre. Il s'approcha ensuite légèrement de Vitany et se pencha pour venir lui prendre sa main blessée dans la sienne. Avec son pouce, il lui caressa un instant la paume entaillée à travers le bandage, l'esprit un peu ailleurs, en se demandant ce qui avait bien pu passer dans la tête de son étudiante lorsqu'elle avait fait ce rituel.

« Dès demain, ça devrait être complètement cicatrisé.» commenta-t-il. « Cela dit, je suis curieux de savoir ce que tu cherchais à accomplir exactement avec ce rituel... » Il finit par lâcher doucement la main de la jolie brune avant de reprendre sa place initiale sur le divan. Récupérant son verre, il avala une nouvelle gorgée de Whisky avant de se tourner à nouveau vers la jeune femme, un sourire charmeur au coin des lèvres. «Et,Vitany, tu peux me tutoyer si tu veux... Du moment que tu évites de le faire en cours...»
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Vitany Lockwood
Etudiante en 9ème année — Horned Serpent
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Mar 13 Déc - 22:22
Vitany Lockwood
Tes yeux bruns plongés dans le vert de ton professeur, tu te mis à partir dans tes pensées. Que savais-tu de lui au juste ? D'ailleurs, tu ne connaissais pas la vie de tes autres professeurs, et tu devais tout de même avouer que cela ne t'intéressait pas le moins du monde. Mais pour lui, ça te semblait différent. Cela te semblait différents car tu l'avais rencontré hors contexte de l'école. Tu l'avais déjà vu de avant, oh, tu ne le connaissais pas personnellement, mais ta mère te rappelait les quelques évènements marquant de sa vie. Pour ne pas que tu fasses de boulettes. Tu savais que sa famille avait conquis le rang de Lord, tu savais également qu'il avait été veuf par deux fois. Et pour tout avouer, en le détaillant, rien qu'à son allure, sa manière d'être, tu voyais qu'il était loin d'être intéressé par une vie de couple banale. Tu le savais charmeur, joueur, et collectionneur d'aventures d'un soir. Et tout cela te faisait sourire. Ca te faisait sourire car tu ne l'avais encore jamais vu agir de la sorte avec qui que ce fut. Hormis toi.

Perdue dans tes pensées, le fixant sans réellement le fixer, tu devais avouer que tu n'avais pas fait attention à ce qu'il t'avait répondu. La seule chose que tu avais réellement capté fut l'allusion aux bijoux qu'il devait cesser de t'offrir. Tu ris légèrement, avant de t'affaler un peu plus dans le canapé, venant caler ta tête contre un coussin plutôt que sur ton bras duquel tu commençait à avoir quelques douleurs. "Les femmes aiment se voir offrir des bijoux, de n'importe qui." fis-tu, un doux sourire sur les lèvres. Et, en ce qui concernait votre relation, de quel type était-elle d'ailleurs ? Pour toi, il s'agissait du jeu du chat noir et de la souris blanche. Quelque chose de simple et innocent. Mais en voyant comme il te regardait, tu te demandais si ce n'était réellement que cela. En toute logique, oui.


Lorsqu'il te proposa quelque chose à boire, tu fis non de la tête. Pas pour le moment en tout cas. Tu ne pouvais rien avaler, et la potion qu'il t'avait fait boire plus tôt t'était restée dans l'estomac. Comme un alcool qui n'arrivait pas à être toléré par ton corps. Perdue dans le vague, tu eus un léger sursaut lorsque Mephisto vint attraper délicatement ta main, venant caressée ta paume blessée et endolorie de son pouce. Tu en vins à détailler son visage pensif. Ses yeux noircis par la douce obscurité de la pièce, l'une de ses fines mèches qui avait fini par se déchausser de sa coiffure impeccable pour venir perturber l'harmonie de son visage. Pour que tu t'arrêtes enfin sur sa bouche. Tu te perdis sur les lignes fines alors qu'elles se mirent en mouvement. Tu ne l'avais pas écouté, tu avais lu. Et alors que sa main glissais sur la tienne, tu secouas doucement la tête en fermant les yeux, avant de sourire. D'un sourire malicieux et satisfait. "Je me mets en danger, pour tester des trucs. "

Tu ris doucement avant de te tourner sur le côté, les jambes légèrement pliées contre toi. Tu ne voulais pas gêner Mephisto. Mais ainsi allongée, tu fus prise d'un énorme coup de fatigue. Ta main blessée pendant mollement hors du canapé, tu aurais aimé le prévenir que tu devais fermer les yeux cinq minutes, mais tu fus incapable d'ouvrir la bouche. Et, actuellement, tu te sentais bien incapable de regagner ton dortoir seule. Quant à sa remarque consistant à t'autoriser à le tutoyer, tu aurais également aimé lui répondre. Mais après. Après que tu aies fermé les yeux. Après que tu te sois reposé cinq petites minutes. Tu en avais besoin après tout, tu te sentais encore vaporeuse de tout ce que tu venais de vivre. Cela t'étais compliqué de péter la forme après tout ça.

Tu devais avoir fermé les yeux un bon quart d'heure. Un quart d'heure dénué de rêves ou de pensées. Pourtant, tu fus réveillée brutalement par le froid mordant tout ton corps. Tu fus alors saisie par un sursaut violant, ta jambe prise d'un spasme vint se tendre trop rapidement, venant buter dans ce que tu pensais être la cuisse de ton professeur. Les yeux grands ouverts, tu te redressas doucement, un air inquiet sur le visage. "Je ne vous ai pas fait mal ?" Non, tu n'étais pas encore décidée à le tutoyer. Tu savais que si tu t'y mettais, tu allais faire des lapsus en cours, c'en était certain.

Tu vins te rasseoir de façon un peu plus correcte sur le divan, mais tout proche de ton professeur. Tu cherchais à capter la chaleur qu'il dégageait en réalité. Tu enroulas tes jambes dans la cape afin de ne pas être surprise par la fraîcheur de ton corps, pour venir saisir le poignet du ténébreux, d'une main trop froide, si froide que la fraicheur se sentait à quelques centimètres de ta peau. Et comme si ça ne paraissait pas assez évident, tu te sentis obligé de murmurer un "Je suis gelée..." tremblant. Tu claquais des dents, tout ton corps tremblait doucement. Tu ne savais pas exactement ce que tu cherchais avec cette preuve et cet aveux, mais tu n'avais pas pu t'en empêcher. Tout comme lui, tu espérais que sa créature ne mette pas trop de temps pour revenir. Tu ne voulais pas spécialement rester en cape toute la soirée.
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Mephisto L. Blackcrow
Professeur de Sciences occultes
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Mer 14 Déc - 21:57
Mephisto L. Blackcrow
La réponse de Vitany arracha un froncement de sourcils à l'enseignant. Se mettre en danger pour tester des trucs..? Mais c'était tellement inconsidéré ! Le type de magie qu'il enseignait impliquait la plus grande prudence car certains maléfices pouvaient être mortels et d'autres simplement impossible à briser. Lui même avait déjà eu en main un journal intime qui rendait aveugle quiconque avait le malheur d'essayer d'en lire quelques lignes, et puis on pouvait aussi mentionner le classique «Sonnets d'un sorcier» qui obligeait quiconque le lisait à parler en vers pour le restant de sa vie, ce qui pouvait tout de même être passablement contraignant... Vitany avait été chanceuse qu'il ait été là pour enfermer à temps le sortilège mais il ne serait peut être pas toujours présent. Alors que Mephisto s'apprêtait à la sermonner gentiment pour lui faire comprendre à quel point un tel acte était imprudent, il réalisa que la demoiselle avait décroché depuis un moment. Elle s'était assoupie. Ne souhaitant pas la réveiller, le sorcier s'efforça de bouger le moins possible.  Il est vrai que le maléfice avait du pomper toute son énergie, ce n'était pas étonnant qu'elle ait besoin de dormir un moment. Il pouvait bien la laisser se reposer au moins le temps que Stinky revienne.

Pour se mettre lui même un peu plus à l'aise, il défit les deux derniers boutons de sa chemise pour desserrer le col avant de se servit un nouveau verre de Whisky. S'enfonçant davantage dans le canapé, il le sirota en silence, profitant de ce moment de calme en compagnie de la belle endormie qu'il avait à ses cotés. Un tendre sourire ourla les lèvres fines du professeur qui ne put s'empêcher de la contempler un moment. Elle semblait si paisible... Il détailla les traits fins et harmonieux de son visage apaisé tandis que ses épaules s'élevaient et s'abaissaient doucement au rythme de sa respiration, son corps détendu, replié sur le divan... Il ne savait pas exactement combien de temps il était resté ainsi à la regarder dormir en buvant son whisky. A vrai dire, le ténébreux était lui même un peu fatigué après la nuit précédente et il était parfaitement heureux de pouvoir simplement se détendre sur son canapé.

Il fut tiré brutalement de sa torpeur par un mouvement brusque de la demoiselle. Il se reçut un violent coup de pied qui ricocha en haut de sa cuisse. Il se redressa en grimaçant légèrement, encaissant la douleur soudaine. Il s'en était fallut de peu pour qu'il se le prenne en plein dans les valseuses. Pour le coup, il en aurait vraiment été plié en deux, s'il n'en avait pas pleuré de douleur, mais s'il avait évité de peu d'être totalement émasculé, ça faisait mal quand même.

« Ça va... » articula-t-il un peu péniblement en se massant la zone endolorie mais déjà la douleur refluait rapidement. Rien de grave, donc.

En tournant la tête vers Vitany, il constata qu'elle s'était rapprochée, toute grelottante. Il se crispa légèrement en sentant le contact de la main fraiche de la jeune femme se refermant sur son poignet. Elle murmura qu'elle était gelée... A vrai dire, lui même était tellement brûlant qu'il se sentait presque fiévreux. L'enseignant se figea un instant.  Qu'était-il supposé faire là exactement ? Qu'avait-elle en tête ? Non parce qu'il avait bien son idée sur la manière dont il aimerait la réchauffer, ça c'était certain...  Mais ce n'était tout de même pas ce qu'elle voulait, si ?  Enfin, ce qui était certain c'est qu'il n'allait pas la laisser frigorifiée dans son coin.

« Approche. » susurra-t-il en se tournant un peu sur le canapé pour lui faire face, invitant la jeune femme à venir se blottir contre lui en écartant son bras qu'il passa autour de ses épaules. Il attira l'étudiante contre lui, la serrant contre son torse, en un geste réconfortant et possessif tout en allumant un feu ronflant dans la cheminée d'un coup de baguette, avant de reposer celle ci sur la table basse. Il frictionna doucement la belle animagus, laissant courir ses mains chaudes et masculines le long de son dos, passant sur épaules et ses bras. Le lord laissa sa main gauche remonter jusqu'à sa nuque pour venir lui caresser les cheveux. Sa main droite, de son côté, descendit jusqu'au creux de ses reins avant de suivre la courbe délicate de sa hanche jusqu'à sa cuisse qu'il pétrit délicatement. Sa peau nue était vraiment glacée. Mephisto cajola ainsi la jeune femme un petit moment, sans cesser de la serrer dans ses bras, avant de baisser légèrement la tête pour plonger son regard sombre dans le sien. Vitany était vraiment une femme ravissante... Le sorcier écarta doucement une mèche qui lui était tombé devant les yeux, la replaçant derrière l'oreille de la jeune femme tout en lui caressant la joue. Il se perdit un instant dans la contemplation de ses magnifiques yeux bruns. Son visage était si proche de celui de son étudiante qu'il pouvait sentir son souffle sur lui. Il brûlait d'envie de l'embrasser...et franchement en cet instant il n'était pas vraiment en état de réfléchir à ce qu'il faisait. Lentement, il se pencha, réduisant encore l'espace qui séparait leurs lèvres...

« Maitre, Stinky est revenu avec ce que le maître lui a demandé !»

Mephisto se figea. Bordel, pour un peu il l'aurait étripé ! En même temps, la créature venait de l'empêcher de faire une énorme connerie en commettant l’irréparable. S'il venait à franchir cette limite, il ne pourrait pas revenir en arrière.. Reprenant ses esprits, l'enseignant s'écarta vivement de Vitany comme s'il venait de se brûler. Il se leva d'un bond du divan pour s'approcher de son serviteur, chargé d'un gros plateau contenant divers mets fumants et d'une telle pile de vêtements qu'il disparaissait dessous.

Le ténébreux ôta sa chemise tâchée qu'il balança dans la tête de l'elfe de maison avant de s'emparer de celle de rechange que ce dernier avait apporté. Il jeta également un coup d'oeil à ce qu'il avait trouvé pour l'étudiante avant de froncer les sourcils. Sérieusement ? Cette créature stupide n'avait rien trouvé de mieux que d'aller farfouiller dans ses placards pour revenir avec une robe rouge à manches longues ayant appartenu à sa dernière épouse... avec toute une panoplie de sous-vêtements de différentes tailles sans doute oubliés chez lui par ses maitresses... Parce que cet idiot d'elfe avait jugé utile de les garder et de les ranger quelque part.. Mephisto songea qu'il allait devoir avoir une sérieuse discussion avec son serviteur un de ces quatre.. Comme il fusillait la créature du regard, celle ci se ratatina sur place en se tortillant ses grandes mains cloquées.

« Stinky ne connaissait pas la taille de Mademoiselle, alors Stinky a préféré tout prendre... »

Evidemment il n'était pas venu à l'idée de Stinky d'aller dans le dortoir pour prendre directement les affaires de Vitany... Mais qu'allait-il bien pouvoir faire d'un abruti pareil ? Mephisto poussa un soupir résigné avant de se tourner un instant vers la jeune femme. « Tu dois faire quelque chose comme du 90 C, non ? » Lâcha-t-il le plus naturellement du monde. Il arrivait généralement très bien à deviner la taille de soutien gorge des femmes qu'il voyait... Question d'expérience. Finalement il attrapa un ensemble noir en dentelle très sexy qu'il joignit à la robe.  «Ça devrait faire l'affaire. Débarrasse moi du reste. » Ordonna-t-il à l'intention de la servile créature.  L'enseignent revint vers Vitany pour lui apporter les affaires qu'il déposa sur le canapé puis entreprit de se rhabiller lui même avec la chemise propre fraichement amenée.
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Vitany Lockwood
Etudiante en 9ème année — Horned Serpent
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Jeu 15 Déc - 0:43
Vitany Lockwood
Tu le regardais toujours d’un air désolé lorsqu’il te répondu que ça allait. Au moins avec ce coup de froid violent et ce qui avait suivit, tu étais bien réveillée. Faire une micro sieste d’un quart d’heure t’avait vraiment reposé pour le coup. Ca ne valait pas une bonne nuit de sommeil, mais c’était déjà ça. Ta main posée sur son avant bras, tu sentais la chaleur qu’il dégageait grimper dans ton bras. Une sensation aussi étrange que bienfaitrice. Tu avais la chaire de poule lorsqu’il t’attira à lui pour venir t’enlacer dans le but de te réchauffer. Tu ne pus t’empêcher de lâcher un soupire de bien-être. Il fallait dire que, lui même, était bouillant. Pourtant, tu hésitas à venir poser tes mains glacées contre son torse, tu t’étais finalement résignée. Tu ne pouvais pas non plus abuser de sa gentillesse. Tu vins par contre poser ta tête contre lui. Tes tremblements se calmant petit à petit, tu te rendis compte que tu étais dans une situation plutôt inconfortable. Une élève nue dans les bras d’un professeur beaucoup trop charmant. Cela avait de quoi en gêner plus d’un, ou d’une. Mais tu n’étais pas prude. La situation ne te gênait pas le moins du monde. Bien au contraire, tu étais bien installée, dans des bras chauds et réconfortants. Et alors que tu avais un air doux sur le visage, il disparu petit à petit.

Sentant ses mains glisser dans ta nuque, et descendre dans ton dos, tu relevas la tête vers lui. Tu soutenus son regard, mêlant interrogation et autre chose dont tu n’arrivais pas à mettre de mot dessus. Sa main continua sa course jusque dans le creux de tes reins, pour finir sur ta cuisse. Il était vraiment en train de faire ce que tu pensais qu’il était en train de faire ? Tu le pensais quand même comme étant un homme avec des valeurs, un sens moral. Mais un homme avec ses pulsions et terriblement séduisant. Ton coeur, encore chamboulé par les atrocités du soir, faisait des bonds dans ta poitrine, venant déranger ton souffle pourtant calme. Une caresse sur ta joue, que tu vins appuyer légèrement, machinalement. Tu le regardais avec intensité, attendant sagement la suite des évènements. Et alors que son visage s’approchait du tien, tu aurais sans aucun doute répondu à son attente rapidement, dans un jour meilleur. Ton souffle perturbé, tu sentis tes joues rosir à mesure qu’il approchait. Qu’est-ce qu’il attendait pour venir t’embrasser une bonne fois pour toute ?!

Et l’elfe débarqua au moment propice. Tu ouvris de grands yeux face à la mine de ton professeur. Les yeux noircis cette fois par l’envie de tuer quelqu’un, quelque chose. Tu pinças tes lèvres, essayant de limiter le trop large sourire que la situation avait débloqué. Vraiment, la créature ne pouvait pas rêver meilleur moment pour intervenir. Le ténébreux s’écarta de toi avant de se lever du canapé, alors que tu vins porter une main à ta bouche, la forçant à rester fermée pour ne pas éclater de rire. Tu basculas en arrière, prise de convulsions dues à ce rire silencieux. Tu te bouchais même le nez pour que ta respiration ne te trahisse pas. Mais, il y avait de quoi rire ! Une pauvre créature qui se contentait de suivre les ordres, qui réapparaissait au moment où elle n’aurait pas du. Ce n’était pas de sa faute, mais pour le coup, tu ne savais pas si tu devais la maudire ou être soulagée de sa venue. Prenant finalement une longue respiration, tu calmas enfin ton rire muet, pour te rasseoir sur le divan, regardant le dos nu et bien dessiné de ton professeur. Tu penchas la tête sur le côté en te mordant la lèvre inférieure. Oui, il était beaucoup trop séduisant. Le seul problème, c’était qu’il en était conscient.

Tes yeux glissèrent sur le plateau de nourriture. Tout à l’heure, rien que le fait de l’avoir évoquée t’avait donné la nausée. Là, en l’ayant en visu avec l’odeur qui s’en dégageait, tu n’étais pas contre un petit morceau de viande, ou un fruit. Tu arquas un sourcil lorsqu’il devina sans mal la taille que tu prenais pour tes soutiens gorge. Oui enfin, en même temps, étant donné son tableau de chasse, il devait avoir l’habitude. Tu te demandais d’ailleurs combien il en avait à son actif. Mephisto vint poser les affaires qui t’étais destinées tout près de toi. En voyant la lingerie, puis la robe, tu eus un mouvement de tête sur le côté. Ah ouais, quand même. Tu te dépêchas tout de même d’enfiler le soutien gorge et le tanga qu’il t’avait laissé. Tu n’en demandais pas tant, une culotte et une robe de chambre t’auraient largement suffit, mais bon. De toute façon tu devais faire avec ce que tu avais. Détachant la cape de tes épaules, tu te levas enfin pour t’étirer de tout ton long. Tu étais bien plus à ton aise en sous-vêtement que nue. Tu t’approchas de ton professeur, venant lui faire face alors qu’il s’occupait de sa chemise. Tu tâchas de lui dégager doucement les mains pour fermer les boutons de sa chemise. Le regard sur le tissu, un large sourire coincé sur tes lèvres, tu prenais ton temps pour fermer le vêtement.

” Hum.... Très mauvais choix pour la couleur de la robe. Je porte beaucoup trop bien le rouge.” fis-tu, la lèvre mordue. Tu lui arrangeas le col avant de te reculer de lui. Tu allas attraper la robe, la pliant sur ton bras. Tu glissas jusqu’à plateau, pour y attraper un grain de raisin que tu gobas en te prenant pour Cléopâtre. Tu roulas des hanches jusqu’au feu, pour capter une chaleur qui allait te réchauffer d’une façon peut être moins dangereuse que des bras d’un homme. Au passage tu pris le temps de verser un peu de Whisky Pur Feu dans un verre pour l’emporter avec toi. Tout était bon pour te réchauffer. Une gorgée de l’alcool avalée, tu sentais tout ton intérieur trouver une chaleur agréable. Tu déplias enfin la robe pour la tendre devant toi. Tu posas le verre sur la table basse non loin, avant de te glisser dans la robe. La fermeture éclaire que tu avais remarqué en la voyant, tu compris tout de suite pourquoi elle existait. Tu avais beau être fine, menue, tu n’aurais jamais pensé à porter une robe aussi moulante. Et pendant que tu te glissais dans le tissu carmin, tu ne pus t’empêcher de jeter un regard malicieux à ton professeur. ” Dites. Les sorciers tels que vous, ou mon père, les mages noirs en somme. Sont-ils capables de tomber amoureux ?” demandas-tu, un sourire narquois sur les lèvres. Tu avais complètement perdu la fois en ce sentiment du côté de ta famille. Mais tu devais poser la question, pendant que tu n’avais pas encore l’esprit tout à fait clair. Tu mettais ton côté maladroit sur le coup des évènements que tu venais de vivre. En réalité ? Tu pensais avoir récupérer de tes repères. Si bien que tu t’étais déplacée sans difficultés aucune jusqu’à la cheminée.

Une fois les mains passées dans les manches, tu tentas de récupérer la fermeture de la robe. Mais tu n’étais pas contorsionniste. Tu regardas ton professeur avant de te diriger vers lui, pour lui tourner le dos, venant glisser tes cheveux par dessus ton épaule. Tu n’ouvris pas la bouche pour lui demander son aide, elle était suffisamment sous-entendue. Tu le regardas du coin de l’oeil, souriante, comme toujours. Et toujours de ce sourire qui gagnait en malice. Ce n’était pas bon de jouer avec le feu, mais tu adorais ça.
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Mephisto L. Blackcrow
Professeur de Sciences occultes
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Ven 16 Déc - 0:38
Mephisto L. Blackcrow
A présent qu'il s'était un peu éloigné de la jeune femme trop peu vêtue, il avait de nouveau les idées à peu près claires. Toutefois, Mephisto n'était toujours décidé qu'en au fait de savoir s'il devait remercier l'elfe ou le trucider. Il aviserait plus tard. Pour l'instant, le Lord était en proie à un pénible dilemme intérieur. La vérité c'est qu'il désirait Vitany comme il avait rarement convoité une femme. Il voulait la faire sienne. Et en même temps, il savait qu'il ne devrait pas. Il ne devrait pas avoir de telles pensées envers elle pour bien des raisons. Déjà cela les mettrait tous deux dans une position inconfortable vis à vis du père de la demoiselle, et naturellement, si cela venait à se savoir cela pourrait compromettre sa position à l'école. Non pas que cela l'inquiétait vraiment, il avait fait pire en matière d'entorse à la loi et aux règlements, mais bon, cela restait un élément à prendre en compte. Et puis qu'avait-il à lui offrir ? Ou plutôt, qu'était-il prêt à lui offrir ? Parce que c'était ça la véritable question et honnêtement, lui même n'avait pas la réponse. Il n'était pas tout à fait le genre d'homme à se contenter d'une seule femme. Et puis, il ne voulait pas risquer de perdre la douce complicité qu'il partageait avec la jeune femme en se comportant comme un parfait queutard. Il ne voulait pas agir comme un connard. Pas avec elle. Vitany méritait mieux que ça. Paradoxalement, il tenait trop à sa jolie petite louve. En plus, la tendresse qu'il pouvait avoir envers elle serait une inévitable source d'emmerdes. La preuve ? Il commençait déjà à se prendre la tête avec des questions existentielles. L'ennui c'est que la concernée ne l'aidait pas vraiment à garder ses résolutions, sans parler de la situation qui avait de quoi pousser au vice n'importe qui. Il était d'ailleurs à la limite de ce qu'il pouvait supporter pour la soirée avant de craquer, la belle étudiante allait le rendre cinglé.

D'ailleurs, la voilà qui approchait de lui seulement vêtue de l'ensemble de lingerie en dentelle noire outrageusement sexy qu'il lui avait donné. Alors qu'il avait commencé à boutonner sa chemise, il interrompit son geste lorsque Vitany le rejoignit. Il la dévisagea intensément alors qu'elle vient repousser doucement ses mains pour le faire à sa place. Il la laissa faire, une lueur séductrice dans le regard. Un fin sourire provocant étira le coin de ses lèvres tandis que la demoiselle prenait son temps pour refermer le vêtement. Lui, ne manquait pas d'apprécier le contact délicat des mains fraiches de l'étudiante sur son torse dénudé. Le sorcier dut faire appel à toute sa volonté pour garder son sang froid, quand la demoiselle déclara qu'elle portait beaucoup trop bien le rouge. Il était en effet certain qu'elle serait parfaitement reversante dans cette robe... Probablement trop pour son propre bien. D'ailleurs, le Lord fut incapable de trouver quoi que ce soit à répondre. Il avait du mal à réfléchir. Surtout alors qu'elle s’exhibait en petite tenue devant lui, délibérément provocante.. Toutefois, si l'imprudente demoiselle jouait avec lui, Mephisto était aussi parfaitement conscient de ne pas la laisser indifférente.

Comme elle se détournait pour aller enfiler sa robe, l'enseignant ne se gêna pas pour la dévorer du regard. Il ne manqua pas d'admirer la courbe délicate de ses petites fesses alors que la belle se déhanchait d'une démarche bien trop sensuelle. L'enseignant n'avait même pas porté la moindre attention au plateau de nourriture qu'avait apporté son elfe. Il avait faim de tout à fait autre chose, à vrai dire. Machinalement, il s'était servi un autre verre de Whisky, plus pour s'occuper les mains qu'autre chose. Il avala une gorgée du liquide sans parvenir à détacher ses yeux sombres de Vitany. Ses iris brûlaient d'une lueur de désir qu'il ne cherchait même pas à dissimuler alors que la belle Serpent Cornu se glissait dans la robe, avant de tourner la tête vers lui. Pourquoi se priverait-il d'apprécier la vue alors qu'elle lui offrait ce spectacle à dessein ? La question qu'elle lui posa alors le prit de court. Il fronça les sourcils. En fait, il ne s'était jamais vraiment considéré lui même comme un mage noir. Bien sur, il était un expert en sciences occultes et en magie noire mais il ne pensait pas que cela le caractérise pour autant. Quand à la question de savoir s'il était capable de tomber amoureux, cela le surprit plus encore que tout le reste. Ce n'était pas parce qu'il ne recherchait pas l'amour qu'il ne pouvait pas avoir de sentiments. C'était seulement que cela ne l'intéressait pas. A vrai dire, il se donnait même beaucoup de mal pour s'assurer de ne pas tomber amoureux en multipliant les conquêtes. Parce qu'aimer quelqu'un vous rendait vulnérable, et s'il y avait bien une chose qu'il détestait c'était d'être vulnérable. Cela dit, qu'il ne veuille pas tomber amoureux ne signifiait pas il était immunisé, loin de là. Il hésita un instant, rechignant un peu à se révéler sur un sujet aussi délicat.

« J'ai bien peur que personne ne soit à l'abri de ce genre de faiblesse...» Soupira-t-il, les yeux rivés dans ceux de l'étudiante.

En voyant la jeune femme revenir vers lui, la robe encore ouverte, il comprit très facilement ce qu'elle avait en tête. Il reposa son verre sur la table. Décidément, elle n'en manquait pas une pour tenter de lui faire tourner la tête... et elle y arrivait. Se trouvant à nouveau tout près d'elle, il pouvait sentir l'odeur fruitée de sa peau, particulièrement enivrante.  Avec une lenteur calculée, il posa ses mains sur la fermeture de la robe qu'il remonta sans hâte, une main demeurant postée dans le creux de ses reins pour tenir le tissu. Il sourit en songeant que, comme elle l'avait dit, elle portait beaucoup trop bien le rouge. Une fois la fermeture remontée, Mephisto ne retira pas immédiatement ses mains. A la place, il se rapprocha dangereusement, venant se plaquer contre le dos de Vitany tandis que ses mains glissaient sur le tissu soyeux. L'une vint frôler la hanche de la jeune femme avant de s'aventurer plus en avant sur son ventre, l'autre remontant pour caresser le cou de la louve et venir la serrer à la base de la gorge. Comme il la dépassait d'une bonne tête, il n'eut aucune difficulté à venir glisser son visage au dessus de l'épaule de l'étudiante qu'il tenait étroitement enlacée. Ses gestes étaient à la fois fermes et sensuels, empreints d'une force contenue. Il effleura de ses lèvres le cou de la demoiselle, caressant sa gorge à la manière d'un vampire prêt à mordre sa proie avant de remonter en suivant l'angle de sa mâchoire jusqu'à sa joue. Tout contre son oreille, il susurra d'une voix rendue un peu plus rauque par le désir.

« Je dois t'avertir que je suis à deux doigts de perdre le peu de retenue qu'il me reste encore...»  Sa main gauche continuant à glisser dangereusement de plus en plus vers le bas ventre de la demoiselle alors que l'autre se pressait toujours contre sa gorge. Le Lord avait le souffle de plus en plus court. Son rythme cardiaque s'accélérait en anticipation de ce qui ne manquerait pas de suivre si Vitany continuait à le provoquer ainsi. « Il serait certainement plus sage que tu t'en ailles si tu ne veux pas que la situation ne dérape irrémédiablement... »

Une porte de sortie. Voilà ce qu'il lui offrait. Une dernière chance de mettre un terme à ce jeu dangereux avant qu'il ne réponde plus de rien.
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Vitany Lockwood
Etudiante en 9ème année — Horned Serpent
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Ven 16 Déc - 20:31
Vitany Lockwood
Le son du feu crépitant dans la cheminée, l'odeur alléchante de la nourriture qu'avait ramené l'elfe de maison, le contact délicat et chaud dans ton dos. Tout était prompt à ce que vous passiez une bonne soirée. Cependant, tu étais contrainte à faire échouer ces plans de belle soirée. Et ce, depuis que tu avais tardé à t'habiller, l’allumant sans retenue aucune, jouant de tes courbes et de ta sensualité. Vous auriez pu vous rhabiller, manger un morceau. Tu aurais pu te corriger, disant que tu ne testais pas des trucs, seulement que tu voulais parfaire autant tes sortilèges que la durée de ta transformation. Vous vous seriez rassasiés du repas, et il t'aurait peut être raccompagnée jusqu'aux couloirs oubliés. Mais tu détestais la facilité, et tu avais besoin de sentir que tu menais le jeu, la danse. Tu avais besoin de voir ses regards posés sur toi, l'envie qui dévorait ses yeux. Tu voulais voir que, lui aussi, tu pouvais le rendre fou.

Alors, lorsque tu sentis le corps trop chaud de ton professeur venir se coller contre toi, alors que ses mains se glissaient jusqu'à ta gorge et ton ventre, tu ne pus t'empêcher de lâcher un soupir tremblant. Tremblant de désir. Ton ventre avait vibré lorsque sa main glissa dessus, alors que tu te cambrais doucement, collant ainsi tes fesses contre lui, dans un sourire joueur et tendancieux. Tu glissas tes mains sur ton corps alors qu'elles cherchaient à rejoindre celle de ton ténébreux, se posant sur elles pour les serrer, les appuyer alors que lui même te serrais doucement la gorge. Tu fus prise de long frissons alors que ses lèvres glissaient sur ton cou. Tu penchas d'ailleurs la tête sur le côté, facilitant son passage sur cette zone érogène. Puis son aveu te fis sourire. Tu le tenais. Tu accompagnas sa main en direction de ton bas ventre, le souffle tremblant de désir.

Brûlante d’envie, tu te vis te retourner violemment contre lui, pour l'embrasser avec fougue et sauvagerie. Tu lui aurais sauté au cou, enroulant tes jambes autour de ses hanches rendant ainsi le baiser plus passionné, plus langoureux, l'envie grandissante. Tu te serais attelée à lui enlever sa chemise quitte à arracher les boutons si ce n'était pas assez rapide. Tu te serais complètement offerte à lui, sans aucun problème. Cela aurait sans doute durer la soirée, avant que vous ne décidiez de rejoindre vos lits respectifs. Peut être pas en fin de compte… Tu ignorais comment il était dans ces moments là. Mais quoi qu'il en fut, tu fabulais, tu fantasmais les yeux ouverts et fixés sur les flammes dansantes dans la cheminée.

Il y avait deux choses qui faisaient que tu ne pouvais pas le laisser continuer sur sa lancée. La première, c'était que tu ne voulais en aucun être un trophée, un nom ajouté à une liste trop longue. Tu n'étais pas une récompense. C'était toi qui devais décider de ce qui se passerait, tu voulais être désirée et non être quelque chose qu'on pouvait attraper à tout moment. Tu te méritais. La seconde était que ce n'était pas spécialement moral. Les relations tendancieuses entre élèves et professeurs représentaient un danger pour les deux parties. L'un pourrait sauter de son poste, tandis que l'autre se verrais offrir les représailles d'un père honteux. Et même envers ta figure paternelle, c'était compliqué. Quoiqu'il en fut, tu souris lorsqu'il te proposa de partir alors qu'il te serrait un peu plus intensément contre lui.

“J'ai comme l'impression que tu n'es pas décidé à me laisser partir…” chéri. Tu penchas la tête en arrière pour chercher appuie contre son épaule. Tu semblas vouloir chercher ses yeux, ses lèvres, un instant. Ton corps brûlait de cette flamme délicate et sensuelle, rosissant un peu plus tes joues. Tu étais loin d'être insensible à ses avances, tu l'aurais même suivit. Mais ta soirée avait été trop longue et éprouvante. L'une de tes mains monta jusque sur sa joue, afin de glisser doucement dans son cou. Le vice t’habitait, tu voulais voir ce que tu étais pour lui, ce qu'il voulait de toi. Tu agrippas alors fermement la main qui te faisait office de collier pour la dégager doucement de son emprise. Tu la portas ensuite à tes lèvres pour déposer un doux baiser dans le creux de sa paume. “Mais ce serait plus judicieux. Lynch risque de s'inquiéter de ne pas m'avoir vue ni au dîner ni dans la maison…” murmuras-tu un sourire malicieux sur les lèvres.

La sortie de secours qu'il t'avait offert, tu l'empruntas. A regret. Mais c'était trop dangereux. Tu te mordis la lèvre inférieure sans retenue avant de t’écarter une fois pour toute de l'emprise de ton professeur. Tu lâchas un long soupir tremblant, repositionnant par la suite l'une de tes canines sur ta lèvre gonflée par la morsure que tu t'étais infligée. Ceci dit, un sourire venait quand même déranger ton visage sur lequel se mêlait trop d'expressions différentes. Tu le regardas du coin de l'œil avant de te diriger vers la porte. Une main sur la poignée, tu te retournas pour coller ton dos à la porte.

“ Vous l'aviez verrouillé professeur…”

En cet instant présent, il t'était devenu impossible de savoir ce que tu voulais. Tu étais tiraillée par ta frustration, l'envie qu'il vienne tout de même t'offrir ce maudit baiser, de passer la soirée avec lui et l'envie de le faire mariner dans son jus comme tu avais pu le faire pour d'autres. Tu espérais qu’il n’allait pas simplement déverrouiller la porte d’un coup de baguette. Tu voulais savoir dans quel état tu le laissais… Cependant, c’était une chose qu’il ne t’étais pas donnée de connaître, et ça aussi tu le regrettais.
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Mephisto L. Blackcrow
Professeur de Sciences occultes
Directeur d'Horned Serpent
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Sam 17 Déc - 14:05
Mephisto L. Blackcrow
Non, il n'avait pas envie de la laisser partir. Il voulait la goûter, encore et encore, prendre le temps de découvrir son corps ô combien désirable qui tremblait déjà sous ses caresses. Il voulait embrasser chaque parcelle de sa peau douce, laisser courir ses mains dans les endroits les plus intimes et les plus sensibles et la voir se tordre de plaisir sous ses attentions... Il voulait lui faire l'amour, de toutes les façons possibles, toute la nuit durant, jusqu'à épuisement. Pourtant, il devait la laisser partir, il le savait, même si son corps refusait d'obéir.. Son étreinte était si possessive, si exigeante qu'elle en était presque brutale. Il se pressa encore davantage contre elle, lui donnant délibérément un subtil coup de rein très suggestif. La sentir si proche de lui...son corps frémissant sous ses mains expérimentées, le parfum délicat qui se dégageait de ses cheveux.. ça le rendait fou. Par Merlin, il avait tellement envie d'elle !

Luttant contre lui même, l'enseignant se força à lâcher prise lorsque Vitany vint écarter lentement la main qui l'enserrait à la gorge.  Elle se dégagea en douceur de ses bras mais non sans ramener la main qu'elle lui tenait toujours jusqu'à sa bouche pour y déposer un baiser. Mephisto la laissa faire tout en la couvant d'un regard à la fois tendre et plein d' une sauvagerie contenue. Il manquait terriblement de volonté pour s'en tenir à sa résolution de garder ses distances, aussi il l'avait laissée choisir. Il savait que sa décision était la bonne, la plus sage. Elle devait s'éloigner et rejoindre son dortoir avant que le désir ne les pousse à franchir la ligne. La jeune femme lui parla alors de Lynch qui devait s'inquiétait. Le ténébreux haussa un sourcil, se demandant bien  ce que le préfet des Horned Serpent venait faire dans cette histoire. Il est vrai que Vitany était amie avec lui... n'avaient ils pas été ensemble d'ailleurs ? Peut être même l'étaient-il toujours ? A vrai dire, l'enseignant se moquait bien de ces petites amourettes d'adolescents. La belle animagus pouvait bien faire ce qu'elle voulait. L'idée qu'il puisse être jaloux d'un garçon tout juste sorti de la puberté, un sang mêlé qui plus est, était tout simplement risible. Un sourire vaguement amusé étira ses lèvres à cette pensée mais il ne dit rien.

Le professeur suivit d'un regard plein de convoitise, la demoiselle qui s'esquivait en direction de la porte. En lui, la frustration et la déception se disputait à un tout autre sentiment. La laisser s'éloigner était la bonne chose à faire, n'est ce pas ? Il tentait en tout cas de s'en convaincre, résistant à la violence des émotions qui l'animait. Il avait envie de tout fracasser, de massacrer quelqu'un, de la retenir, un peu tout en même temps. Mais comme il savait si bien le faire, il dissimula tout ceci derrière un masque d'impassibilité. S'il fléchissait maintenant il n'y aurait plus de retour en arrière possible. La belle sorcière avait désormais atteint la porte, contre laquelle elle s'arrêta, main sur la poignée. Se tournant vers lui, elle lui rappela que la porte était fermée. Effectivement, il n'y pensait plus, il l'avait verrouillée au début de la soirée... Un éclair de malice traversa ses yeux sombres alors qu'il songeait que l'étudiante était bien téméraire pour s'être mise dans une telle situation. Seule enfermée avec lui dans cette pièce, sans baguette, totalement désarmée...

« J'avais oublié...» Murmura-t-il d'une voix doucereuse, avant de se détourner pour récupérer sa baguette posée sur la table basse. Il revint alors vers Vitany, s'avançant lentement, d'une démarche de prédateur, une expression séductrice sur le visage. « Il semblerait que tu sois totalement à ma merci... »  Il adorait cette sensation, avoir le contrôle et la savoir en son pouvoir... On aurait tord d'oublier qu'il pouvait être un homme dangereux.

Le ténébreux professeur vint se poster face à la demoiselle, à quelques centimètres d'elle, la bloquant entre lui même et la porte. Un sourire carnassier étira ses lèvres alors qu'il la regardait, une lueur sombre et licencieuse dans le regard.

« Tu pourras dire à ce cher Warren que tu étais entre de bonnes mains...» Souffla-t-il d'une voix aguicheuse et lourde d'insinuations en se penchant vers l'étudiante. Sa main libre vint cueillir le menton de Vitany pour lui faire relever le visage au niveau du sien. Ses iris verts sombres vrillèrent les siens, la détaillant avec intensité tandis qu'il caressait délicatement de son pouce les lèvres si tentantes de la belle sorcière. Il n'avait d'un infime mouvement à faire pour venir sceller sa bouche sur la sienne en un baiser fiévreux et égoïste. Tout son être n'aspirait qu'à le lui donner et il savait pertinemment qu'elle le désirait aussi... Il inclina alors son visage vers le sien, mais au lieu de s'emparer de ses lèvres, il vient l'embrasser chastement sur le front avec une tendresse surprenante. Elle n'était pas juste une femme ordinaire qu'il voulait mettre dans son lit et s'il devait la faire sienne un jour, il attendrait que ça vienne d'elle.

« Passe une bonne nuit, ma petite.»  Susurra-t-il avec douceur alors qu'il déverrouillait la porte pour la libérer.

[Je pense que c'est fini pour ma part ]


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Vitany Lockwood
Etudiante en 9ème année — Horned Serpent
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Dim 18 Déc - 14:09
Vitany Lockwood
Appuyée contre le porte, tu avais pris soin de bien être collée à cette dernière, légèrement cambrée, dans une position encore aguicheuse. Tout comme lui, tu étais tiraillée entre l'envie de rester avec lui pour la soirée, la nuit. Mais ton choix était le plus censé. Il fallait que tu t'en ailles. Pour ton bien, et certainement le sien aussi. Tu fis non de la tête en souriant lorsqu'il t'avoua qu'il avait oublié qu'il avait verrouillé la porte. Mais tu comprenais qu'il ait oublié, cette soirée avait été compliquée pour vous deux. Et ce pour diverses raisons. Tu le regardas un instant, la lèvre toujours indécemment mordue, tu allais finir par l'ouvrir à force. Mais peu importait. Comme il le souligna si bien, tu étais à sa merci, tu baissa alors les yeux, puis la tête, dans un sourire un peu plus doux, songeur. "En effet..." S'il le voulait vraiment, il pourrait faire abstraction de ton choix. Tu serais prisonnière d'un geôlier duquel tu ne pourrais pas te défaire. Tu sentais alors le contrôle t'échapper. Tu n'étais plus maîtresse de la soirée, comme tu avais pu faire monter son envie. Tu n'avais jamais aimé la fuite, c'était lâche.

Lorsque tu sentis qu'il était trop proche de toi, tu te contentas de lever seulement les yeux vers lui, ne pouvant te détacher d'un sourire satisfait sur les lèvres quand il fit allusion à ton préfet. Ton regard plongé dans le sien lorsqu'il vint remonter ta tête vers lui, ton coeur manqua un battement. Tu n'étais jamais sentie aussi piégée, démunie, alors qu'il s'approchait délibérément de ton visage. Son pouce glissant contre ta lèvre, allait-il enfin finir par te donner ce foutu baiser ? Ceci dit, s'il le faisait, tu n'étais pas certaine de regagner ton dortoir suite à cela. Les battements si puissants de ton coeur venaient perturber le calme de ton souffle. Tu fermas les yeux lorsqu'il embrassa délicatement ton front. Il déverrouilla la porte, que tu ouvris instantanément.

"Bonne nuit professeur Blackcrow." murmuras-tu alors que tu glissais dans l’entrebâillement de la porte pour quitter la pièce. Fermant la porte derrière toi, tu te collas une fois de plus à elle, lâchant un long soupire qui mêlait aussi bien soulagement qu'indécision. T'avançant dans la salle, tu étais perturbée et c'était peu dire. Tu en avais presque oublié de sentir le froid du sol sous tes pieds nus. Sentant le froid mordre tes chevilles nues et monter petit à petit sur tes jambes alors que tu quittais la salle de classe de Sciences Occultes, tu priais pour ne croiser personne. Tu aurais aimé pouvoir te transformer pour glisser plus rapidement jusque ton dortoir, tu aurais aimé transplané aussi. Mais tu te sentais trop faiblarde pour faire l'une ou l'autre chose.

Déambulant dans l'école, tu avais tout de même l'air plutôt fière de toi. Tu avais fait tourné la tête d'un prédateur, mais tu t'en étais plutôt bien sortie. Alors, si tu venais à croiser quelqu'un sur le trajet du retour, qui te ferait une remarque sur ta tenue, tu te sentais pour assez bien en puissance pour tourmenter dans l'ombre cette personne. Tu glissas ton index et ton majeur sur tes lèvres, souriante, avant de coincer ton ongle entre tes dents. Tout ce que tu souhaitais à présent, c'était de t'oublier dans un bon bain chaud.

Ce que tu fis d'ailleurs, une fois que tu avais rejoint ta maison commune. Alors que tu n'avais croisé personne lors de ta balade fraiche et nocturne. Tu te demandais ce qu'il allait se passer maintenant. Tu n'avais aucune idée de ce qui avait pu lui passé par la tête ce soir, tu aurais aimé voir autre chose que l'envie de te prendre. Tu voulais savoir si ce qu'il s'était passé ce soir allait changé quelque chose entre vous. Bien qu'il ne s'était réellement rien passé.

Tu t'enfonças un peu plus dans l'eau, alors que tes mains glissais sur ton corps.
Quelques minutes encore... Avant de rejoindre ton lit pour dormir pour de bon.

HS : moi c'est bon aussi D:
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