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Recrutement Pukwudgie • Poste de Batteur

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Ven 11 Nov - 16:09
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A sa décharge ce n’était pas son idée, mais celle de Charles.
Son frère aîné, le premier bambin de la famille de six ans son aîné – qui avait la fâcheuse habitude d’avoir un avis sur tout ce que faisaient ses cadets. Ses deux aînés avaient chacun été dans l’équipe de Quidditch de leur maison respective. Non seulement après sa nomination de préfète ils avaient passé le plus clair de leur temps à la charrier, aînés comme cadets – exception faites de son plus jeune frère Simon, le charmant garçon. Mais il fallait bien également que ces heures à subir Charles et Dominique, honteux de ses notes pitoyables en vol au début de sa scolarité, dans le jardin à lui faire répéter toujours les mêmes figures et à voler plus de cinq heures par week-end durant ses vacances tout le long de ses trois premières années à Ilvermorny…

Après un solide petit déjeuner relevé de trois tasses de thé, Marie-Octobre, poursuivie par l’ombre de ses deux aînés – et le balai de Dominique, un Nimbus 2000 qui malgré son grand âge pouvait encore tenir tête à des balais plus récent. Elle se dirigea vers le terrain, le balai sur l’épaule, le manche coincé dans son coude plié alors qu’elle terminait avec empressement le dernier rang de sa nouvelle écharpe jaune clair. Elle croisa naturellement d’autres élèves de sa maison, dont certains qui s’empressèrent de venir lui demander à quel poste pouvait-elle bien vouloir jouer ?

« Hum ? » Marie souriait paisiblement, terminant de nouer la maille en l’air pour finir l’ouvrage avant de l’enrouler autour de son cou. « Batteur. »

Et cela eut pour simple effet quelques yeux écarquillés, ou au contraire des acquiescements entendus. Marie n’y prêta pas beaucoup attention et n’entendit même pas les commentaires qui suivirent, elle rangea ses aiguilles à tricoter et se dirigea vers un élève qui semblait devenir de plus en plus rouge sous le coup de l’émotion.
En vérité Marie-Octobre mentirait si elle prétendait ne pas être paniquée à l’idée de voler devant tout le monde, mais son frère avait tellement insisté et semblait sur de son coup. Et le professeur de vol de balais n’avait pas l’air de la trouver complètement inutile sur un balai. Elle tapota gentiment sur l’épaule du jeune poursuiveur en devenir – qui sait ? Et s’attela à le rassurer en ignorant sa propre panique.

Elle posa son balai en travers de ses genoux et patienta, enfonçant ses doigts dans sa nouvelle écharpe en se demandant si un coup de cognard justifiait qu’elle jette un sort à son frère aîné… A côté d’elle l’élève rouge comme une tomate, qui tentait de garder contenance, elle le sentit se raidir et bondir d’un coup pour se mettre debout raide comme un manche à balai. Marie se leva aussi et ôta son écharpe avant de la mettre autour de son cou avec un sourire confiant – même si on était en droit de se demander qui elle rassurait vraiment.

« Respire, ça va bien se passer, aller relaxe toi, ça va aller. » L’élève lui sourit timidement et elle lui tapota le dos pour l’encourager avant de le regarder essayer d’avaler son trac en grimpant sur son balai. Elle le suivit du regard le long de son examen, les yeux rivés sur l’écharpe jaune qui flottait comme un étendard.

Quand il redescendit sur Terre, il tendit l’écharpe à Marie en la remerciant et cette dernière l’enroula autour de son propre cou en fronçant ses sourcils. On lui donna un coup de coude pour lui signifier qu’on l’appelait. Aller, c’était l’heure du baptême du feu, la jeune femme s’approcha et donna son nom – même si visiblement on l’avait reconnue à son tricot. Elle se saisit de la batte qu’on lui tendait et fit quelques pas avant d’enfourcher son balais et de s’élever doucement dans les airs. Elle ajusta de nouveau son écharpe autour de son cou et cacha également son nez – vous savez un rhume est vite arrivé quand on vole à toute vitesse. Elle s’éleva et agita sa batte pour signifier qu’elle était prête, on lâcha les cognards qui s’élevèrent dans le ciel comme les petits vicieux qu’ils étaient.
Elle n’était pas seule dans le ciel, deux autres membres de l’équipes étaient là pour surveiller ce qui se passait et servir d’appât aux cognards. Marie vola en cercle, la batte en travers de l’épaule et inspira profondément. Souviens-toi de ce que disait Charlie, tout ne peux que bien se passer, au pire quoi, une mâchoire de cassée ? Elle vit arriver le cognard de loin, il avait viré dans sa direction, mais pas pour la frapper elle mais l’un de ses comparses, elle poussa son balai en avant et se lança à la charge du cognard, il était hors de question qu’il blesse qui que ce soit, foi de Marie-Octobre. Elle leva sa batte et d’un revers l’envoya derrière elle avant de tourner pour ne pas tourner le dos au cognard trop longtemps. Un revers de cognard, une technique connue de tous mais qui avait encore le pouvoir d’étonner les adversaires, c’était la première technique qu’elle avait étudiée de son côté pour ce poste.
Elle le renvoya alors simplement dans la direction opposée à la moitié de terrain de son équipe, suffisamment fort pour qu’il ne revienne pas tout de suite.

Mais la suite fut un peu compliquée,  l’un de ses collègues du jour tournait le dos à un cognard, c’était sûrement fait exprès par ailleurs mais au demeurant assez dangereux. Marie remarqua le comportement d’un des deux cognards, il s’élevait dans les airs à bonne distance mais semblait vouloir prendre une trajectoire plongeante. Lorsqu’il l’amorça enfin, Marie-Octobre pris une trajectoire qui devait croiser perpendiculairement la sienne.
Sauf qu’elle était un peu trop haute, elle s’en rendait compte assez tard mais suffisamment tôt pour éviter une catastrophe, oubliant qu’elle n’était pas simplement à deux mètres de haut au-dessus de la pelouse familiale elle tenta une manœuvre un peu osée et pas vraiment destinée aux batteurs. Marie-Octobre, normalement si raisonnable, roula sur son balai, accrochée par les jambes et son bras libre au Nimbus elle étira son bras armé d’une batte et renvoya le cognard en le déviant simplement de sa trajectoire avant d’y flanquer un coup de batte de toutes ses forces.
Encore la tête en bas après sa roulade du paresseux un peu détournée de son utilité première – éviter les cognards et non pas les renvoyer ad patrès, elle regarda en bas vers le sol, un peu éberluée de son éclair de génie. Elle grimpa de nouveau à califourchon sur son balai et enleva ses cheveux de sa figure avant de descendre doucement vers le plancher des vaches en commentant à ses partenaires.

« Pardon pour la témérité, mais ce n’est pas passé loin. » Avoua Marie avec un sourire avant de poser ses pieds sur le sol en regardant son écharpe, toujours à sa place. « Alors, j’ai passé l’épreuve ou je retourne à mon tricot ? » Elle tricoterait bien un poncho maintenant, avec des motifs de feuilles… Peut-être après une sieste, parce que l’adrénaline redescendait gentiment.



HRP:
 
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Feuille de personnage
Expériences Magique:
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Baguette : Toutes les baguettes, de toutes les tailles de tous les bois.
Quidditch : J'excelle dans tous les postes
Poste : Je suis tous les profs, mais aucun prof n'est moi.

Personnage Non Joueur
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Lun 21 Nov - 20:42
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Super !


Tu es désormais Batteuse de Pukwudgie.

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