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AGRRRRRH. ••• Nathan

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Mer 21 Sep - 13:46
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C.
Nathan

C.
Rhys

AGRRRRRRH!
Parfois, faire cours, ça me plaisait plutôt pas mal. Surtout quand je pouvais faire étalage de mon talent d’animagus. En général, les étudiants étaient scotchés devant une telle démonstration et moi ça me faisait bien marrer de voir leurs têtes avec les regards émerveillés ou interloqués pour certains. Dans ces cas-là, ouais, je me dis que j’aimerais vraiment faire ce boulot, sinon pour le reste de ma vie, au moins pour quelques années bien senties, encore. J’aime bien le contact avec les jeunes, ça a un côté revigorant je dois dire. Mais bon, toute bonne chose ayant une fin, il fallait bien que je reprenne mon cours en main, tout de même. Je suis le premier à apprécier de ne rien faire de mes journées et à traînasser pendant les heures de cours mais il faut que je donne consistance à ma matière, ce ne serait pas correct vis-à-vis des élèves, sinon.

Un petit vol fait à travers la salle de classe plus tard, je vais me poser derrière l’espèce de pare-soleil magique installé à côté de mon bureau – faut bien que je me change, eh ! -, histoire de ne pas partir en cours particulier sur mon anatomie, ce n’est pas le sujet du jour. Je sais que je suis beau gosse mais bon, quand même, y’a une limite à mon côté borderline. Une fois rhabillé, donc, je m’en retournais vers le meuble juste à côté pour m’y adosser le temps que j’arrive à nouer correctement la cravate que j’avais décidé de mettre aujourd’hui. Ce genre de chose ne m’arrive jamais, d’habitude, j’aurais dû donc me douter qu’une connerie allait finir par me tomber sur le coin de la gueule. « Bon, alors les gosses. Qui peut le dire comment on reconnait un animagus d’un autre animal ? Est-ce seulement possible ? Nous passerons aux chapitres des licornes après que vous ayez répondu à cette petite énigme. »

J’aime bien leur poser des défis comme ça, je trouve ça sympa pour détendre l’atmosphère et tout ce qui s’en suit. Et puis ça permet de les garder concentrés sur le cours jusqu’à la toute fin de ce dernier – non parce que je ne suis pas sot non plus, pas totalement, si je faisais de la pure didactique dans démonstration, je perdrais la moitié de ma classe en dix minutes maximum. Et moi aussi par la même occasion. Du coup je préfère être le prof cool qui fait toujours une démo avant de commencer le plus dur. Pour moi, cette technique a fait ses preuves et je m’y tiendrai, nah.

Mais bon, tout ne se déroule pas toujours comme prévu. Et qui est-ce que je vois débouler dans mon cours pour gueuler sur l’un de mes élèves ? Bon okay, on a tous les mêmes gosses à qui faire cours mais tant qu’ils sont dans ma salle ce sont les miens. Je n’aime pas trop trop ça, m’voyez ? Le prof de potion ne semble même pas m’accorder la moindre attention, plus de ça. Seriously dude ? T’as vraiment cru que j’allais laisser passer ça ? Raté. C’pas parce que tu as dix ans de plus que moi que je vais me laisser marcher dessus, il manquerait plus que ça, non mais alors ! « Eh oh là ! Non mais tu t’es cru où Cunnigham ? C’est pas la cour des miracles ici, tu seras gentil de dégager, j’en ai pas fini avec eux encore ! »

Je vais quand même essayer de m’approcher de lui, des fois qu’il essaie de me piquer littéralement le mioche sous le nez. Sauf que non. Amwa. Non mais.
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Lun 24 Oct - 2:39
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Il y a des matins comme cela où l’on se lève d’une bien étrange humeur. C’était un de ces jours-là pour le professeur Cunningham. C’était avec un soupir exaspéré qu’il s’était tiré du sommeil, un air déjà bougon imprimé sur le visage. Il avait jeté un coup d’œil derrière lui, vers ses draps tristement vides de toute chaleur humaine et s’était résolu à s’en extirper. La journée s’annonçait des plus ennuyeuses ; cours avec les première et deuxième années, où rien de passionnant ne se passait jamais et où les potions étudiées n’étaient pas plus compliquées à réaliser qu’un simple potage. Il s’était étiré brièvement, bâillant à s’en décrocher la mâchoire, avant de se diriger sous la douche. Alors qu’il revenait dans sa chambre en terminant de boutonner sa chemise, il avait aperçu une pile de devoirs à corriger, posée sur la table à côté de sa tasse où un fond de thé maintenant froid se trouvait encore. « Merlin. C’est pas vrai ! » avait-il alors songé, se rappelant soudainement qu’il devrait s’en occuper ce jour-là. Corriger des miles et des miles de parchemin était décidément la chose qu’il détestait le plus au monde, mais c’était ainsi qu’on attendait de lui qu’il enseigne, alors soit. Si tout cela n’avait tenu qu’à lui, tous les devoirs de Potions auraient été des examens pratiques. Continuant de maugréer, il avait ensuite enchanté la pile de papiers pour qu’elle se plie avant de se glisser dans son sac.
La matinée s’était déroulée péniblement, lentement. Bien sûr, il fallait enseigner les bases aux élèves, mais la tâche était redondante, ennuyeuse et jouait sérieusement avec les nerfs de l’enseignant. Nathan n’était clairement pas dans un jour de bonté et n’avait pas hésité à distribuer punitions et heures de retenue à quiconque troublait le calme de son cours. Heureusement pour lui, il disposait d’une longue pause déjeuner avant de reprendre avec une leçon bien plus intéressante auprès des élèves de huitième année.

Installé à son bureau, une assiette de sandwiches posée sur les genoux, Nathan occupait son temps libre en corrigeant les copies qu’il avait négligemment étalées sur toute la surface de la table. Lobo ronflait, couché sur l’un des pieds de son maître. L’atmosphère était tranquille, la salle de classe chauffée par un grand soleil d’automne, mais Nathan ne pouvait s’empêcher de se trouver crispé. L’extrême médiocrité de certains devoirs lui avait collé une migraine et mis dans un état de frustration indescriptible. Etait-ce donc tout ce que ces petits imbéciles étaient capables de faire ? Se mettant à agiter nerveusement ses jambes, il renversa son assiette qui se brisa en atterrissant sur le sol. Lobo se réveilla en sursaut, aboya, grogna et aboya à nouveau, sans que Nathan arrive à le faire taire. La copie qu’il était en train de lire était affligeante, et Nathan entra dans une colère noire lorsqu’il lut le nom de son auteur ; un élève à qui il avait dispensé des cours particuliers et qui, clairement, n’avait pas du tout révisé pour cette interrogation. C’en était trop.

- Tu vas la fermer, oui ? beugla-t-elle sur son chien qui ne souciait visiblement pas du mal de tête de son maître et continuait d’aboyer.

Nathan s’était levé, envoyant sa chaise contre le mur tant son geste avait été énergique. Il atteint la porte en trois pas, la claqua sur la truffe de Lobo qui pensait qu’il allait pouvoir le suivre, et dévala les escaliers sans accorder un regard à personne. Sa mâchoire était si crispée qu’il ne se serait pas étonné si ses dents s’étaient brisé. Arrivé à l’étage inférieur, il se dirigea vers l’une des salles de classe et en ouvrit la porte avec fracas.

- Pierce ! Il interpellait l’auteur de la copie qu’il venait de corriger. Vous allez venir avec moi et vous avez intérêt à avoir de sacrées bonnes excuses pour expliquer ce torchon que vous m’avez rendu ! Ce devoir n’est même pas digne de faire office d’allume-feu !

L’élève en question sembla rétrécir à vue d’œil sur sa chaise, sous le regard féroce du professeur Cunningham. Mais la satisfaction de Nathan ne dura pas longtemps. Il ne s’était pas du tout rendu compte de la présence d’un autre enseignant dans la salle, mais quand ce dernier l’interpella, Nathan leva les yeux au ciel. Oh parfait, il ne manquait plus que monsieur gueule-d’amour.

- Moi non plus je n’en ai pas fini avec Pierce, alors tu seras gentil de la fermer, Carter. On a tous un job à effectuer ici. Le tien, c’est d’amuser la galerie, le mien, c’est d’enseigner. Et je tiens à corriger le tir aussi rapidement que possible. Il posa à nouveau un regard noir sur le jeune garçon. Allez, tu es excusé de ce simulacre de cours et tu vas me suivre, maintenant, Troy.

D’un mouvement de la tête, les mains posées sur ses hanches, Nathan ordonnait à l’élève de quitter le cours de Soins aux créatures magiques. Celui-ci obéit, fourra ses affaires dans son sac et se leva. Il passa devant Nathan et tous deux marchèrent vers la sortie.

- Et dépêche-toi.
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Ven 28 Oct - 20:11
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C.
Nathan

C.
Rhys

AGRRRRRRH!
Non mais. Non mais eh. Non mais eh il est sérieux là ? J’ai un peu de mal à mettre mes idées en ordres étant donné que c’est pas franchement habituel pour moi d’être taxé de ce que je ne suis pas. Mais seriously, il s’est bien regardé dans la glace le Cunningham ce matin ? Ou devrais-je dire Cunnin-jam étant donné qu’il a l’air aussi réveillé que quelqu’un qui se serait cassé la gueule dans une cuve de confiture pas fraîche ce matin. Mais mec, je vais peut-être t’apprendre un truc, c’est pas parce que t’as tes règles en permanence que t’es en droit de faire ce que tu veux et comme tu l’entend, de surcroît ! Non mais alors, il va voir de quel bois je me chauffe celui-là. Je ne suis pas du genre irrespectueux mais j’aime aussi à ce que ce soit le cas dans l’autre sens, bordel ! D’abord, je m’empare de ma fidèle Nenette (ma baguette, Ginette, pour ceux qui ne suivent pas) et je n’attends pas une seconde de plus pour utiliser un de mes sort favori. « Avifors ! »

Et voilà que Pierce Troy – omg j’avais oublié son nom à celui-là, le prof de potions aura au moins eut une utilité de post-it en débarquant ici comme un petit roi mal venu – se change en oiseau. En rouge gorge pour être plus précis. J’aime bien les rouges gorges, je trouve ça mignon. Mais passons, là n’est pas la question. Vite vite, je chope le piaf et … « Doudou ! » Et hop là, mon renard l’attrape entre ses crocs avant d’aller se planquer quelque part, loin de nous deux. « Tu le mange pas hein ? Pas comme la dernière fois surtout ! ». Evidemment, je plaisante. Doudou est un peu une feignasse, c’est rare qu’il chasse de lui-même. Il n’a jamais mangé quoi que ce soit de vivant, mais c’est un bon gardien de babiole. En attendant, le sujet de la discorde n’est plus là pour se faire malmené par MONSIEUR CUNNINGHAM HANLALA. Putain il me donne envie de le cogner. Mais je vais me retenir. Pour l’instant. Mais comme je ne peux pas faire comme s’il n’était pas là – quel dommage par tous les fondateurs de maisons – il faut bien que je le recadre. Ah, si on m’avait dit qu’un jour je devrais faire de l’éducation de vieux, j’y aurais jamais cru ! « Pour toi ce serait MONSIEUR Carter-Olwman, merci bien. ».
Ouai, c’est plutôt inhabituel que je mette en avant mes deux noms de familles, principalement parce que je m’en branle un peu. Mais lui il me pèle les nougats à agir comme s’il était le maître des lieux.

« Et je vois que t’as pas changé depuis que je t’ai eu en tant que prof’ moi-même. Toujours les mêmes sautes d’humeurs dis donc, t’as pensé à aller consulter un psy’ ? » Je croise les bras sur mon torse. Les élèves ont pas l’air trop tranquille. Je les comprends ceci dit, ils sont quand même là pour avoir cours, pas pour regarder un vieil intellectuel périmé essayer de tenir tête à un beau gosse intergalactique. « Tout ça pour dire que Pierce Troy reste ici le temps de mon cours. Tu pourras venir en découdre avec lui autant que tu veux après. Tu comprends ce mot ? A-PRES. C’est pas comme si tu avais un emploi du temps de ministre de la magie si tu as le temps de débouler dans un cours qui n’est pas le tien pour venir clairement me manquer de respect, hein ? Donc t’en fais pas, attendre une trentaine de minutes ne te fera pas fossiliser. Enfin, pas plus que tu le l’est déjà, cela va sans dire. Maintenant tu veux pas partir, histoire que je reprenne le cours de mon enseignement ? Parce que c’est pas tout ça mais mes élèves ne sont pas former à devenir de parfaits petits cuisiniers, hein, au passage. C’est légèrement plus élevé que ça, chez moi. »

ET BOUM. Manges toi ça un peu. Je l’aime pas, je l’aime pas, je l’aime pas. Y m’éeeeerve !

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