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Bérénice Robertson
Etudiante en 8eme année - Wampus
Niveau : Sorcier en Herbe
Baguette : Poirier, crin de licorne, 28.2 cm, relativement souple.
Spécialité : Théorie et pratique avancées de la métamorphose

Feuille de personnage
Expériences Magique:
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Bérénice - Celle qui doit faire face.

le Dim 3 Déc - 18:39
Bérénice Robertson

Quelle est ton identité ?

Non-Maj • 20 ans • Wampus • Théorie et pratique avancées de la métamorphose • 8ème année • Poirier, crin de licorne, 28.2 cm, relativement souple. • Licorne.


Si tu devais affronter un détraqueur

Elle essaie de courir. Pourtant, elle sait bien que cela ne sert à rien. Ces choses infâmes volent, comme des oiseaux, comme des anges, cruelle ironie, moquerie du sort. Elle sent leur souffle dans son dos, glacial, méphitique. Elle a envie de hurler, mais elle perdrait son souffle, et personne ne l'entendrait. D'acides souvenirs se mettent à courir devant elle. Elle ne s'en souvenait pourtant presque plus. Les commentaires désagréables de ses professeurs en primaire. L'incompréhension de ses parents. L'affolement face aux premières manifestations de ses pouvoirs. Les regards suspicieux. Les accusations. Le doute. Cet affreux doute, qui ralentit son pas, étreint son cœur, embrume ses yeux. Il va la rattraper. Elle ne pourra jamais lui échapper. Elle n'a jamais été capable d'échapper à quiconque...

Fais face ! hurle une voix dans sa tête. Fais face, bats-toi ! Tu vaux mieux que ça ! Tu vaux bien mieux !

Elle s'arrête. Son pouls bat à ses oreilles. Un feu nouveau brûle dans ses entrailles. Les détraqueurs se rapprochent. Ils sont trois. Elle rêve de leurs ricanements. Elle tire la baguette de sa manche. Le bois rosâtre et familier la rassure, elle l'empoigne fermement. Sa baguette frémit entre ses doigts. Elle se souvient de la main qu'on lui a tendue, ses premiers pas dans le monde magique, la fois où elle a su surpasser ses inhibitions, la première fois où on l'a regardé avec admiration et respect. Le sourire de son mentor, ses engueulades, ses encouragements, sa foi. Sa foi à elle. Son espoir. Spero Patronum.

La licorne hennit. Elle frappe la terre, fait vibrer l'eau souterraine. Corne au vent, elle charge. Elles poignardent ensemble les silhouettes encapuchonnées. Des cris sifflants. Un soupir de victoire, des coups de sabots, derniers vestiges d'un assaut ; les monstres fuient vers la lune, épouvantés par la lumière aveuglante de son Patronus. Elle caresse la robe évanescente de l'équidé. Chaleur réconfortante, odeur de pureté. Les étoiles brillent plus fort.

Elle a eu un peu honte la première fois que Licorne a surgit de sa baguette. Chez les Moldus et les Non-Maj, cette bête a été associé à naïveté et bêtise, à une avalanche de niaiserie et d'infantilité. Mais dans la bibliothèque, elle a trouvé motif d'admirer cet animal. Symbole de son Ecosse lointaine, animal noble et pur, fier et farouche, protecteurs des faibles et des opprimés. Un parfait protecteur, une parfaite compagne.

Désormais, elle sait qu'elle peut faire quelque chose de beau.


Si tu devais rencontrer un épouvantard

Elle devrait bien aimer la Défense contre les forces du Mal. Après tout, elle qui souhaite plus que tout au monde incarner une figure protectrice, quoi de plus efficace que ces sorts de défense pour maîtriser ce rôle ? Mais soyons honnête. Elle n’y est pas totalement mauvaise, mais n’y est pas spécialement bonne non plus. Devant les créatures qu’on lui présente, sa baguette hésite, devant ses adversaires de duel, elle doute jusqu’à trembler. Alors quand on lui parle d’épouvantard, autant dire qu’elle a directement envie de se porter pâle pour éviter l’humiliation suprême.

Malheureusement, Bérénice est trop sage pour sécher sciemment les cours, même ceux qui la mettent en mauvaise posture. Elle est donc en cours, son uniforme soigneusement repassé – tirée à quatre épingles, comme si c’était les coutures de son uniforme qui allaient la retenir de choir au sol comme un chiffon – et elle attend son tour. Elle s’est mise en fin de file, consciente que le professeur autorisera les premiers à quitter la salle et qu’il y a peut-être une chance que la cloche sonne avant que chaque élève ne soit passé.

Hélas, le malheureux stratagème échoue. La voilà seule face au placard, la baguette vaguement levée, tendue comme un arc. Un filet de sueur froide coule dans son dos. Elle tremble. Le professeur ne se rend compte que trop bien de son malaise. Elle a un visage expressif. C’est une élève à la bonne réputation, mais une élève que l’on considère avec inquiétude, hésitation : trouvera-t-elle un jour sa force ? cessera-t-elle un jour de baisser les yeux à la moindre contradiction ? pourra-t-elle un jour faire sa place en ce monde ? pourquoi la statue a-t-elle rugi pour elle ?

L’épouvantard oscille. Bientôt, il prendra la forme de gens sans visages, de ricanements anonymes, de hurlements moqueurs et d’insultes incompréhensibles. Une foule d’ennemis, une foule de mépris. A moins qu’il ne prenne le visage des parents de la jeune femme, qui se détournent d’elles, méfiants, effrayés, dégoûtés. Ou bien, des morts, qui l’accusent, de n’avoir su les protéger. Qui sait ? Tant de culpabilité, tant de remords, tant de peurs, le monstre s’en nourrit jusqu’à satiété.

Personne n’est vraiment surpris lorsque Bérénice s’enfuit sans avoir prononcé le moindre mot.


Si tu étais devant le Miroir du Risèd

Elle aime se promener la nuit dans le château. Oh, bien sûr, la nuit pour elle, c’est avant le couvre-feu, ou juste après – improbable témérité pour elle – quand les préfets laissent un peu de marge aux retardataires… Mais nous sommes en hiver, il est 18 heures, et les étoiles sont montées il y a déjà une heure. La lumière de la lune tombe sur les pierres et elle, sous ses pas, trace les ombres de son errance. Au hasard d’un couloir, elle voit une porte entrouverte et poussée par un éclat de cristal, elle s’y engage. Sa main contre le bois, un grincement anxieux, son regard prudent.

Un miroir au centre de la pièce. Grand, ancien, poussiéreux. Majestueux, imposant, inquiétant. Elle a à nouveau le réflexe de vouloir s’enfuir. Mais ses yeux se posent sur l’inscription au fronton du miroir : « Riséd elrue ocnot edsi amega siv notsap ert nomen ej ». Cela évoque pour elle un lointain souvenir de lecture, une errance de rat de bibliothèque, dont elle ne se souvient pas l’objet exact. Son intérêt piqué, elle s’approche.

Son reflet dans le miroir. Si familier, mais si inhabituel. Elle a beau prêter un intérêt maniaque à sa tenue, au fait d’être présentable, irréprochable, elle ne se regarde jamais vraiment dans le miroir. Du moins, pas comme ça. Son regard ne croise jamais son jumeau de glace. Mais là, dans la lueur opalescente d’un secret, elle s’y essaie.

Dans le miroir, il y a son reflet. Ses cheveux blond pâle, longs et un peu rebelles. Son visage à la grimace triste et anxieuse, la lueur inquiète au fond de ses yeux gris verduré. Les années en moins qu’on lui prête. Son corps fin, la nervosité de ses muscles, sous l’uniforme. Ses formes de femme aussi, qu’elle ignore du mieux possible. Rien d’anormal.

La modification se fait lentement. Elle se met à sourire. Dans le miroir. Ça change un peu son visage, elle est bien plus jolie. Et même belle, si elle était un peu plus conciliante avec elle-même. Mais ce n’est pas vraiment cela qui retient son attention.

Autour d’elle, il y a une foule. Dans un réflexe affolé, elle croit les voir rire d’elle, menaçants. Mais non, ils ne font que sourire et crier d’allégresse. Elle voit ses professeurs la féliciter, les larmes aux yeux. Ses parents, applaudir avec les autres. Son mentor, revenu, la regarder avec fierté. Enfin, elle n’a plus eu peur. Elle s’est battue avec courage, sans reculer, seule contre tous. Elle a protégé les plus jeunes. De sa voix, elle a harangué l’ensemble des combattants, de sa foi, elle a ranimé celle des autres. Sa baguette a virevolté, ferme et précise. Sans un mot, les métamorphoses ont suivi sa volonté, ont neutralisé l’ennemi, vives et imprévisibles, comme elle les adore. Elle est enfin quelqu’un. Elle a enfin fait quelque chose. Elle est celle désormais dont on veut suivre l’exemple, celle dont on est fier, celle qu’on veut soutenir…

La belle vision l’ensorcelle un moment. Elle symbolise tout ce qu’elle désire, au plus profond d’elle-même, même si elle n’ose pas vraiment se l’avouer… Si seulement, si seulement…

Puis, dans un éclair de mémoire, elle se souvient de sa lecture. Le mémoire du Rised. Danger. Prudence. Mensonge. Elle se détourne aussitôt, le cœur battant à tout rompre. Ne pas se laisser emporter par un fantasme… Elle déglutit lentement, puis, se force à rejoindre la sortie. Il ne faut pas qu’elle manque le couvre-feu… Les rêves sont trop souvent décevants.


Si tu étais Ministre de la Magie

Tout le monde a déjà eu cette discussion dans le Monde Magique. C’est un jeu d’enfant, une rêverie d’adolescent et une plaisanterie d’adulte. A Ilvermorny, elle est entre les trois, mais beaucoup d’élèves s’amusent à l’avoir, pour rire, pour se jauger sans doute un peu aussi. Surtout chez les Wampus, les ambitieux du campus. A midi, un cercle d’étudiants, de sixième ou de septième année. Dans le parc, il fait beau, le temps idéal pour pique-niquer une friandise et… lancer ce genre de conversation.

- Moi, je commencerais par mettre en place un vrai test d’entrée pour Ilvermorny ! Il y a trop d’incompétents qui rentrent ici, et après le monde magique ne sait même plus quoi en faire. Et je ne parle même pas de ceux qui arrêtent leur cursus en plein semestre.
- Comme s’il n’y avait pas plus important ! Réglementer l’usage des baguettes dans l’espace public, c’est essentiel.
- Comme si les gens allaient accepter de sceller leurs baguettes sous prétexte que des Non-Majs se baladent à côté !
- Tu sais bien qu’il y a eu des incidents à cause de leurs réflexes stupides ! Ils interprètent mal les gestes. Un sorcier qui porte la main à sa ceinture, ils pensent direct à une arme. Un fringue ou un truc comme ça, je crois qu’ils appellent ça comme ça…

- Un flingue.

Silence dans le cercle. Bérénice a ouvert la bouche. Ce n’est pas qu’on soit surpris de sa présence, mais elle ne parle que peu. On l’accueille par politesse et par gentillesse mais en général, elle reste plutôt discrète. Intrigué, l’un des garçons se tourne vers elle.

- Ah, d’accord, un flingue. Mais toi, Bérénice, tu ferais quoi si t’étais Ministre ?

Il y a un rire étouffé dans le cercle, comme si cette maladroite de Béré’ pouvait être un jour Ministre, la bonne blague. Mais globalement, les gens attendent sa réponse, avec curiosité. Que peut-il bien se passer dans cette étrange petite tête ? Y a-t-il une graine de grandeur, d’ambition ou de conviction originale dans cet esprit silencieux ?

Elle a un peu rougi, peu habitué à l’attention qu’on lui porte. On s’attend à ce qu’elle marmonne quelque chose pour évacuer la question. Mais finalement, elle prend la parole. On voit bien qu’elle parle lentement, sans doute parce qu’elle a peur de bégayer. Mais sa voix est claire, posée et ferme. On voit qu’elle y a déjà réfléchi, et rien que cela, c’est surprenant.

- Je ne pense pas vouloir être Ministre… Il y a trop de compromis à faire. Trop de discussions, trop d’obstacles, trop de voix à entendre. Je ne dis pas que c’est mal de faire preuve de bon sens politique. Mais dans ces conditions, je ne vois pas comment on pourrait vraiment réaliser ses convictions.

Pas d’interruptions, elle est surprise. Sans doute s’attendait-elle à une contradiction. Encouragée par ce silence attentif, elle poursuit, un peu plus assurée.

- Ce dont j’ai envie, c’est protéger ce qui en ont besoin. Directement, avec l’espoir que ça ait un véritable effet, visible. Je ne sais pas encore ce que ce sera… ni comment ça se fera. Je n’ai de projets plus précis que celui-là… mais je sais qu’être Ministre, ça ne me suffira pas.

Il y a un rire plus ouvert. Pas vraiment méchant, juste un amusement cynique face à cette naïveté un peu prétentieuse. Il est repris, plus ou moins gentiment par les autres. Bérénice s’interrompt et baisse les yeux ; c’est un réflexe, elle n’a pas un reproche à faire, mais elle n’ose plus reprendre la parole. La conversation se poursuit, sans elle.  


Si tu devais raconter une anecdote importante

C’était il y a deux ans. La nuit où il est parti.

Elle court. Éperdument. Elle va être en retard. Elle va le rater. Pourtant, elle ne sait presque rien de l’heure du départ. Elle sait qu’il part. Mais comment savoir le reste ? Il ne l’a pas prévenu. Il ne lui a rien dit… C’est au hasard d’une discussion, il n’y a pas une heure, dans la Salle Commune, qu’elle a entendu la nouvelle. Le prof de Métamorphose va être remplacé, tu le savais ? Il part ce soir, en Angleterre, pour ses recherches à ce qu’il paraît. Bon débarras, ce type me foutait froid dans le dos ! Béré, ça va, tu es toute blanche… ?

Elle a tiré de la bouche du concierge les renseignements supplémentaires. Un Portoloin, dans le parc, pour aller jusqu’à la gare. Puis, New York, puis le bateau… Pourquoi est-ce que tu t’y intéresse ? T’as pas fini tes études ma petite, le voyage c’est pour les grands ! Elle n’a pas répondu, elle a détalé.

Maintenant, elle court dans le parc, à perdre haleine. Dieu merci, elle court assez souvent pour pouvoir encore garder son souffle, malgré le froid de mars qui règne sur la vêpre. Mais son cœur s’affole et se perd, elle manque de trébucher plusieurs fois sur les mottes de terre. Quand soudain, dans la lueur morte de la lune, elle le voit, enfin. Il est seul. Il a déjà dû faire ses adieux aux autres professeurs et à la directrice… Mais pourquoi pas à elle ! Pourquoi ?

Pour une fois, la furieuse tristesse ne reste pas coincée dans sa gorge. Les larmes roulent de ses yeux gris-vert. Elle crie son nom. Elle se moque qu’on l’entende. Elle veut qu’il l’entende.

- Professeur Fitzroy !

Il ne l’entend pas. Il va partir. Alors, elle crie son prénom. Elle n’a jamais osé le prononcer avant. Mais peut-être…

- Tayeb !

Il se retourne. Elle le rejoint. Il s'arrête. Elle se jette sur lui. Jamais elle ne se serait permis cela auparavant. Malgré tout ce qu’ils ont traversé ensemble, malgré tout ce qu’il lui a appris, il y a toujours eu une distance de convenance ensemble, une prudente retenue… personne ne doit jaser à leur sujet. Mais peu importe à ce moment-là. Bérénice s’accroche au corps de Tayeb de toutes ses forces. Elle est toute petite par rapport à lui, sa blonde chevelure enfouie dans le vêtement sombre qu’il a revêtu, tremblant et pleurant tout à la fois. Il n’ose pas la repousser. Il la soutient, les yeux tristes, l’expression résignée. Les mots s’échappent de leur bouche à toute vitesse. Dans leur souvenir, il ne restera qu’une trame effilochée de dialogue entrecoupée de sanglots et de regrets.

(…) Ne partez pas, je vous en prie.
Je le dois. (…)
Je ne pas continuer sans vous. J’ai besoin de vous. Vous m’avez tant aidé, tant appris. Je ne veux pas que cela finisse, je ne veux pas redevenir faible.
Tu es forte. (…)
Non, non, non. Arrêtez !
Je te l’ai dit tant de fois ces dernières années. Tu es bien plus forte que ce que tu ne penses.
Vous vous trompez ! Vous mentez. (…)
Tu décrocheras la lune, Bérénice. Tu mérites la lune et tout son pouvoir. Tu n’es pas une personne faible. Tu vaux bien mieux que cela. Cesse de pleurer. Bats-toi. Rends-moi fier. Rends-toi fière. (…)
Vous reviendrez ?
Peut-être. (…)
Au revoir.



Si tu parlais de tes rapports avec les autres

Les autres et Bérénice, Bérénice et les autres, une histoire bancale et mal équilibrée.  

Il y a ceux qu’elle évite d’abord. Ceux qui ressemblent aux enfants qui se moquaient d’elles, aux petites brutes du primaire, ceux qui vous marcheraient dessus sans se donner la peine de baisser les yeux – à part pour ensuite nettoyer leurs chaussures. Elle n’a pas un tempérament provocant, elle évite les personnes à sales caractères, les matadors et les pestes. Le combat, elle le fuit comme la peste. Si quelqu’un élève la voix contre elle, elle se détourne et s’enfuit. Lâche… ? Oui, sans doute… mais pourquoi risquer un conflit qui ne mènera rien et qu’elle est persuadée de perdre ?

Il y a ceux qui ont acquis sa confiance. Les gentils, les souriants, les pitres de la classe, les sérieux, les honnêtes. Tout le monde a ses défauts, mais beaucoup ont davantage de qualités. Bérénice sait les reconnaître. La jeune femme est toujours un peu timide, mais avec l’âge, elle s’améliore et arrive à aborder les gens qui l’intéressent. Les gens s’intéressent aussi à elle, quand elle leur parle, de sa voix claire. Elle est intelligente, subtile, convaincue. Ses professeurs apprécient son sérieux et sa douceur, même s’ils s’étonnent de la voir si réservée en public, alors qu’elle pourrait être tellement plus affirmée ; qu’est-ce qui empêche une élève aussi mature de s’élever au-dessus du lot… ? Les quelques camarades avec lesquels elle s’entend bien et qui ont appris à la connaître, sont perplexes et s’agacent parfois devant son insupportable fragilité.

Même ceux qu’on peut appeler ses amis n’arrivent pas à la tirer de sa réserve. On dirait qu’elle est dénuée de tout sentiment violent, de toute colère, de toute haine, de tout ce qui fait élever la voix à un être humain. Si l’émotion l’envahit, elle fuit, inévitablement. Elle n’arrive pas à la canaliser, et préfère soustraire aux regards, même alliés, ce qu’elle considère comme des faiblesses honteuses. Elle se méprise profondément pour cela. Pourtant, elle n’a pas de mépris pour les autres. Elle ne juge pas, elle écoute, elle essaie de comprendre. Elle s’inquiète pour eux, autant qu’elle s’inquiète pour elle. C’est une philanthrope, qui a foi en la bonté humaine, qui croit aux vertus et au Bien.

Souvent, elle a envie de protéger ceux qu’elle voit se faire maltraiter ou rabaisser dans les couloirs. C’est à cela qu’elle veut consacrer sa vie. Mais elle n’en a pas le courage. Elle baisse les yeux et fait semblant de ne pas voir.  Elle fuit, encore. Oh, il y a eu quelques fois où elle a voulu intervenir, où la colère a fini par la submerger, où elle a voulu s’interposer. Mais elle avait eu l’air tellement ridicule… cela ne sert à rien, personne ne la prend au sérieux, avec son visage aux traits encore un peu ronds et sa voix fluette. On voit bien que sa colère est terrible, honnête, pure ; mais ça ne suffit pas, on est trop habituée à la Robertson effacée, la Wampus disciplinée, l’élève moyenne en Défenses, qui n’osera sans doute jamais provoquer un duel dans les couloirs. Et ils ont raison, elle n’ose pas.

Pourtant, contrairement à ce que l’on pourrait croire, Bérénice ne craint pas les autres. Elle les connaît, elle les évite si besoin, elle les aime parfois. Non, elle n’a pas peur d’eux… C’est leurs regards qui la terrifient.  


Autre chose à ajouter te concernant ?

- La famille Robertson est originaire d’Ecosse. Ils ont émigré aux Etats-Unis il y a à peu près une cinquantaine d’années. C’est une famille que les sociologues classent dans la catégorie « populaire ». Le père est ouvrier agricole, la mère, reste au foyer. Bérénice a eu deux sœurs aînées, Pamela et Sherlyn.

- Bérénice a été baptisée ainsi afin de rendre hommage à Bérénice Abbot, une photographe qui a terminé ses jours à Monson, dans le Maine, là où elle a vu le jour. C’est son grand-père qui a insisté pour lui donner ce nom ; ses parents voulaient l’appeler, Jennifer, un nom bien plus ‘normal’.

- Tout au long de son enfance, des incidents bizarres se sont produits autour d’elle. Les enfants l’évitaient et se moquaient beaucoup d’elle. Lorsqu’elle a voulu se défendre, elle a blessé par erreur plusieurs élèves. Par la suite, elle est devenue quasiment muette durant plusieurs mois. Ses parents, n’aimant pas attirer l’attention et pensant que le problème venait du cerveau de leur benjamine, l’ont envoyé chez un psy. Au lieu de déceler le harcèlement scolaire, le psy l’a déclarée attardée.

- Lorsqu’elle est arrivée à Ilvermorny et lorsque la statue de Wampus a rugi pour la désigner, elle s’est évanouie. Autant dire que ses camarades de maisons n’étaient pas ravis de l’accueillir ensuite parmi leurs rangs.

- Bérénice n’est pas une élève particulièrement brillante, mais elle est sérieuse et appliquée. Pas le genre à négliger un parchemin ou un exercice pratique. Elle passe beaucoup de temps à la bibliothèque. Par sa rigueur, elle est finalement devenue l’une des étudiantes les plus douées en métamorphose. Elle a une imagination débordante dans ce domaine. En revanche, la Divination l’a toujours traumatisée.

- Étonnamment, Bérénice est plutôt sportive – voilà quelque chose que les autres Wampus peuvent respecter chez elle. Elle aime courir, nage dès qu’elle en a l’occasion et, déjà petite, avait commencé l’escalade - elle la poursuit secrètement dans les Montagnes. Dommage qu’elle ne comprenne pas l’intérêt du Quidditch.  

- Elle porte un petit bracelet à son poignet gauche : parmi les chaînes, il y a un petit pendentif en forme de chien (ou de loup ?), une lune décroissante, et un troisième représentant une licorne.

- Elle n’aime pas les friandises.


Hors Jeu

J'ai connu le forum via un top-site spécialisé "académie" ! Très beau graph, un contexte super sympa à exploiter, tout frais tout neuf, un forum plein d'avenir.  Étant en 'fin' d'études, ma présence sera limitée à environ 4/10.  


Dernière édition par Bérénice Robertson le Lun 4 Déc - 2:09, édité 3 fois
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Re: Bérénice - Celle qui doit faire face.

le Dim 3 Déc - 18:47
Ciel, ta plume !!!
Bienvenue à toi, hâte de lire la suite de ta fiche et tes futurs rp !
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Re: Bérénice - Celle qui doit faire face.

le Dim 3 Déc - 21:59
Bonjour et bienvenue sur ce beau forum !

Déjà, du peu que j'ai lu, je dois reconnaître également que tu écris superbement bien, c'est un plaisir pour les yeux !
J'ai vraiment hâte d'en voir davantage et ton personnage, j'aime déjà  
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Bérénice Robertson
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Re: Bérénice - Celle qui doit faire face.

le Lun 4 Déc - 2:05
Bonsoir *.*

Merci pour votre accueil et vos compliments, c'est adorable !

Je viens de terminer ma fiche, j'espère que le reste vous plaira <3 !
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Re: Bérénice - Celle qui doit faire face.

le Lun 4 Déc - 8:02
Bienvenue parmi nous !! J'ai adoré lire ta fiche, je trouve ce perso hyper attachant Tu devrais vite te faire valider, alors je te dis à bientôt inrp (et sur la cb, le flood etc aussi of course ^^)
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Invité
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Re: Bérénice - Celle qui doit faire face.

le Lun 4 Déc - 9:48
Mon Dieu que j'aime ton perso! Elle est tellement adorable, je veux l'adopter

Bienvenue parmi nous et j'ai hâte de te croiser dans forum une fois ta fiche acceptée
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Invité
Invité

Re: Bérénice - Celle qui doit faire face.

le Lun 4 Déc - 12:43
BIENVENUE PARMI NOUS BÉRÉNICE !

Tu as fais un excellent choix de maison et tu sembles déjà savoir à quoi t'attendre quand au publique qui la fréquente. Ne t'en fais pas, les Wampus sont bruts de pomme mais en toute honnêteté (et je ne dis pas ça à cause du rouge qui colore mon pseudo) c'est un très bon groupe avec une très bonne cohésion. (L'esprit Wampus tout ça...)

Je te valide officiellement mais j'aimerai juste éclaircir un petit point :p Pour ce qui est du mentor de Berenice, l'ancien professeur de métamorphose, il est important que l'école n'ait rien à voir dans son départ et que celui ci soit vraiment du à des affaires personnelles. Hormis ça tout est bon  

ENCORE BIENVENUE PARMI NOUS :DDD

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Bérénice Robertson
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Re: Bérénice - Celle qui doit faire face.

le Lun 4 Déc - 13:12
Merci à tous pour vos messages de bienvenue et merci pour la validation /o/
Livie > Aucun souci, son départ est bien dû à des raisons personnelles ^^ Je vais peut-être en faire un prédéfini, je ferai attention à ce détail également.


Je vous rejoins très vite inrp
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Re: Bérénice - Celle qui doit faire face.

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