NOËL
Participez au calendrier de l'avant revisité ici !

Partagez
Voir le sujet précédentAller en basVoir le sujet suivant
avatar
Emma Holloway
Directrice d'Ilvermorny
Niveau : Maître Enchanteur
Baguette : Bois de cerisier / 29 cm / crin de licorne
Poste : Directrice

Localisation : Dans mon lit.

Feuille de personnage
Expériences Magique:
400/400  (400/400)

Ilvermorny en Crise

le Sam 2 Déc - 19:12

Monticule injuriant parsemant son bureau, paperasse affamée attendant sagement que le regard épuisé et terne de la Directrice se dépose sur elle, que sa main laisse son grief, son empreinte en coin. Une journée comme une autre cela va s'en dire, pourtant depuis quelques jours le travail s'accumulait depuis la mise en place des voyages scolaires, des diverses excursions aux quatre coins du monde des élèves et enseignants, la préparation des fêtes et de l'élection des préfets.

Mais voilà qu'en ce début de Décembre un amas étrange de lettres personnelles semblait plus épais qu'habituellement. Les étudiants s'étaient-ils donnés le mot pour lui écrire ? Elle ouvrit la première enveloppe, tranchant de son ongle aiguisé la pliure. Son regard entama la lecture avant que ses iris, entrant dans une hypnotisante frénésie, achèvent cette lettre injuriante et insultante. Premier pincement de lèvre. Sa main mit de côté le bout de papier avant de lire le suivant. Deuxième pincement de lèvre, troisième, quatrième... Dix personnes s'étaient clairement autorisées à l'insulter, la critiquer, vomir un flot immonde d'hérésie !

Que se passait-il ? Qu'arrivait-il donc aux élèves de son école et pour quelles raisons avaient-ils osé lui envoyer tout cela ? Quelles qu'elles soient, valables, méritées, justifiées ou non, Emma ne laisserait pas de telles actes se perpétrer dans ses murs.  Jamais, en vingt années de carrière elle n'avait vécue pareille situation, jamais un étudiant ou même un professeur ne lui avait tenu des propos aussi désobligeant, rabaissant ou n'avait eu un mot plus haut que l'autre et là, subitement, une myriade de critiques lui était balancée en pleine figure.

Son regard s'attarda sur chaque signature en bas de page et aucun d'eux n'avait eu le triste courage de signer en son nom, se cachant sous de faux airs, masquant leur identité et espérant certainement qu'elle ne mettrait jamais la main sur les responsables. Déraisonnable sérénité qui leur coûterait cher à tous. Posant chacune des lettres devant elle, elle cloisonna son regard entre ses paupières et balbutia dans la plus tétanisante sensualité et fermeté ”Révèle-moi tout tes secrets”. Ses paumes de mains se tournèrent instinctivement vers le ciel avant qu'un épais filet incandescent et bleu jaillissent de ses dernières, filant à vive allure vers le ciel, transperçant l'épais plafond de son bureau, une épaisse bourrasque envahit la pièce, soulevant chaque bout de papier, tournant les pages des livres, faisant danser frénétiquement chacune de ses mèches de cheveux. Ses vêtements dansaient sous la brise glaciale avant que des flashs heurtent son esprit : des visages, des noms, elle les voyait écrire, signer avec un faux nom, les hiboux volaient et déposaient chaque lettre sur son bureau, des regards, des sourires, des airs pensifs, des dortoirs et des salles de classes... Tout lui venait en tête, fractionnait, comme un immense puzzle qu'elle allait devoir reconstituer.

La lumière faiblit, le vent se tût, son regard s'ouvrit. Emma assemblait les pièces, tout prenait forme dans son esprit. Elle savait à présent, elle connaissait les coupables.

Le lendemain, bien avant que la lune ne se couche et que le soleil se lève, un courrier se déposa dans chaque dortoir, sur chaque table de nuit : Wampus, Horned Serpent, Puckwudgie, Thunderbird, Professeur, bibliothécaire, garde chasse, tous étaient convoqués dans le hall à midi précisément. Chaque être doué de conscience et de libre-arbitre avait reçu de manière officielle et attitré :

Invité,  Rendez-vous dans le hall à midi précise. Toutes les activités sont exceptionnellement annulées. Aucun retard ou absence ne seront tolérés. La Directrice.”


Emma réfléchissait déjà à la façon d'amorcer l'épineux problème qu'elle venait de soulever, qu'allait-elle faire pour que son message tatoue à jamais les esprits ? Rapidement une idée lui venait en tête.

L'heure fatidique sonna. L'immense clocher cogna les douze coups tandis que l'ensemble des étudiants et des professeurs se trouvaient déjà dans le hall : certains sur les balcons, d'autres en bas, rasant les murs et formant un cercle parfaitement délimité pour laisser place nette. Minutieusement disposés, des tableaux lévitaient au-dessus des têtes, drapés, personne ne pouvait deviner encore ce qu'ils se cachaient. La Directrice apparu subitement.

« Très chers élèves, très chers enseignants. Je vous remercie d'être tous présent en ce jour. Je vous prie dans un premier temps d'excuser mon courrier quelque peu alarmant et soudain que vous avez tous pu lire ce matin. Je tiens à vous rassurer, notre école n'est pas en danger. »

Elle prit une profonde inspiration.

« Si nous sommes tous présents ici c'est que je tenais à discuter avec vous, enfin, discuter est un bien grand mot car je dirais plutôt que je viens m'assurer que vous compreniez tous quelque chose de fondamental : Ilvermorny est une école dans laquelle chaque personne peut s'épanouir, apprendre et se découvrir, lier des amitiés et forger des rivalités dans le plus grand respect des uns et des autres. Si l'écoute et l'entre-aide sont des valeurs qui, je l'espère, vous sont familières et vous guident dans vos apprentissages, certains esprits et morales semblent s'être malheureusement perdues. »

Ses talons raisonnaient dans le hall tandis que quelques étudiantes de premières années bavardaient, probablement peu intéressées.

« On se tait Mesdemoiselles quand je parle, c'est une marque de respect. D'ailleurs, abordons la notion de respect, de courtoisie et d'entente. J'ai organisé cette réunion non pas pour féliciter, non pas pour vous encourager et encore moins pour vous remercier. Non. Nous sommes réunis car quelques-uns de vos camarades semblent s'être mit d'accord pour me manquer délibérément de respect, m'insulter et m'humilier dans des courriers. »

Un long silence s'installa tandis qu'Emma croisait ses bras.

« Les responsables se reconnaîtront immédiatement j'imagine. Je vous passe les détails, je ne vais pas vous lire l'intégralité des lettres mais il reste intéressant d'entendre de quoi on me traite. Ainsi on me reproche d'être une incompétente hideuse n'ayant que peut d'intérêt pour sa profession, pour son école et pour ses élèves. On me dit que je ne sais ni recruter des professeurs compétents, ni inculquer des valeurs fondamentales, certains me menace d'atteindre à ma personne... Merveilleux n'est-ce pas ? Bien entendu personne n'a signé de sa main hormis sur une lettre : Leo Herim. Qui sont donc tous les coupables ? »

D'un geste ferme elle désigna les dix tableaux. Les draps tombèrent tour à tour.

« Vitany Lockwood, Sully White, Perceval Powler, Elizabeth Blackstone, Théophile Walker, Joy Monroe, Livie Herim, Leo Herim, et votre remarquable professeur Mephisto Blackcrow. »

Des chuchotements émanèrent de toutes part. Oui la Directrice savait, oui elle affichait clairement leur portrait et oui elle n'allait pas s'arrêter là.

« Je suis profondément attristée non seulement de constater que d'excellents étudiants prennent ce virage là, peut-être que vos études ne vous épanouissent pas assez, ma fois, mais je suis encore plus déçu de voir qu'un enseignant se joint à ce type de pratique. Ainsi je vous confirme à tous : je n'ai pas su inculquer les valeurs à ces personnes là, j'ai faillis à mon devoir en tant que Directrice. Mais je ne vais pas pour autant baisser les bras, non, et comme mon rôle m'incombe de guider, diriger, aider quand le besoin s'en fait sentir, il m'incombe également de sanctionner lorsque cela s'avère nécessaire. »

Elle s'écarta du centre pour que le premier tableau descende face à elle.

« Le professeur Blackcrow perd son titre de Directeur de Maison. En effet, un tel enseignant ne peut guider ses élèves dans le droit chemin. Vous resterez professeur de Science Occulte et je veillerai personnellement à ce que vos cours et votre tenue soient irréprochables. »

Le tableau remonte, un autre descend.

« Livie perd son titre de préfète de maison et ne pourra pas se présenter aux prochaines élections. Aussi grande soit votre motivation, un pouvoir quel qu'il soit implique des responsabilités qui semblent vous dépasser. »


Les gorges se serrent, Emma est ferme, froide, directe.

« Vitany perd son titre de capitaine et batteuse de Quidditch. Une élève qui s'applique plus à insulter sa directrice qu'à entrainer son équipe ne peut amener les Horned Serpent à la victoire. »

Les sanctions tombent tour à tour et la danse continue.

« Sully perd son titre d'attrapeur. La seule chose que vous avez réussi à attraper cette saison M. White est une sanction. »

Ils avaient tous quelque chose à perdre, à présent ils s'en rendaient compte.

« Perceval perd également son titre de capitaine de quidditch et de poursuiveur. Certaines limites ne doivent pas être franchies, vous êtes hors course. »

Tous les privilèges sont retirés.

« Théophile perd lui aussi son titre de capitaine et de poursuiveur. Vous pourrez vous axer davantage sur vos études ainsi. »

Un autre tableau descend.

« Leo n'est plus poursuiveur également. Puisqu'il faut vous faire redescendre sur terre, je suis là pour ça. »

Les trois derniers portraits tombent.

« Elizabeth et Joy  ne pourront ni s'inscrire aux élections de préfets ni à aucun poste de quidditch même si la session de recrutement a été positive. D'ailleurs tous les élèves cités ne sont plus concernés par ces activités extra-scolaire ou privilèges durant cette année. »

Les visages sont pâles, les gorges nouées, personne ne pipe mot.

« Ceci étant dit, j'invite vos camarades et votre professeur à venir nous éclairer sur les raisons de ce geste. Chacun à votre tour expliquez à l'ensemble de l'école pourquoi m'avoir envoyé une telle lettre. Nous vous écoutons. »

Emma s'écarta du centre pour laisser s'exprimer les coupables.
avatar
Invité
Invité

Re: Ilvermorny en Crise

le Sam 2 Déc - 19:48
Et Livie n'attendit pas de meilleurs signal que ça. Elle n'avait pas le temps de s’apitoyer sur son sort, elle fulminait littéralement.
Elle s'avança du groupe de Womatou qui l'accompagnait pour s'avancer au centre du hall. La tête haute, sans aucune honte, Livie Herim faisait face à Emma Holloway.

-Un pouvoir implique des responsabilités et il serait temps, madame, de faire face aux votres. Je vous ai envoyé cette lettre pour vous secouer, pour que vous agissiez, mais la seule chose que vous faites, c'est d'éliminer la seule personnes contre le trafiques de mandragore !  Au lieu d'augmenter le nombre de préfet, vous le diminuez encore...

Livie en était plus sure que jamais, Emma Holloway cachait quelque chose. Ni elle, ni cette vieille gateuse d'Oma Brown ne semblaient prendre ce problème au sérieux.

-Vous avez gagné madame Holloway, je vais devoir écrire au MACUSA. On pourra reparler de tout ça le jour où ils viendront mettre de l'ordre dans vos affaires !

Un dernier regard noir, et elle s'éloigna sans un regard pour qui que se soit. Plus préfète ? Ce n'était qu'une question de temps.


Dernière édition par Livie Herim le Sam 2 Déc - 20:32, édité 1 fois
avatar
Emma Holloway
Directrice d'Ilvermorny
Niveau : Maître Enchanteur
Baguette : Bois de cerisier / 29 cm / crin de licorne
Poste : Directrice

Localisation : Dans mon lit.

Feuille de personnage
Expériences Magique:
400/400  (400/400)

Re: Ilvermorny en Crise

le Sam 2 Déc - 20:31
« Livie Herim... Quand on se fait prendre la main dans le sac, la moindre des choses est de s'excuser. »

Emma Holloway lança un sortilège d'entrave sur sa cible, l'obligeant à rester sur place au milieu de la scène.

« Vous feriez mieux de passer votre temps à la bibliothèque plutôt qu'à empiéter dans les couloirs de l'école sur un soi disant trafique de mandragore, qui, jusque là, n'a jamais existé. Jamais.

Il serait de bon ton de ne pas vous mêler d'affaires qui ne relève pas de votre champ de compétence d'étudiante.

Pour les explications hasardeuses et cette tentative de fuite, je vous enlève 50 points.

Pour ce manque de politesse et votre arrogance face à tous les habitants d'Ilvermorny, je vous enlève 50 points de plus.

Je vous informe également que vous viendrez dans mon bureau copier 100 lignes chaque jour pendant un mois, désignant "Je ne dois pas manquer de respect aux enseignants et à la direction de l'école d'Ilvermorny."

Sachez que les têtes brûlées ont leur place ici. Mais s'il faut que je leur apprenne à "comment se comporter comme de simples enfants dans une école", je n'aurais aucun scrupule à imposer des limites à ne pas franchir.

Maintenant, allez regagner les rangs de votre maison. Vous partirez quand la réunion sera terminée. »
avatar
Invité
Invité

Re: Ilvermorny en Crise

le Sam 2 Déc - 21:11
Le Maître des Sciences Occultes ne s'attendait pas à recevoir un tel courrier de convocation, mais de toute évidence, et la directrice était légèrement contrariée. Avait-elle découvert quelque chose à son sujet ? Mephisto devait bien admettre qu'il était un peu inquiet. Tout ceci avait-il un rapport avec sa relation avec Vitany ? Perceval aurait-il parlé ? Cela semblait improbable, mais comment l'expliquer sinon ? Toutefois, l'enseignant n'allait pas mettre la charrue avant les hippogriffes, il était aussi probable que ce ne soit pas si grave. Et puis, cela pouvait tout à fait ne le concerne que lui. Il fallait bien avouer que l'enseignant avait bien d'autres sombres secrets à dissimuler. Mais il aurait mis sa main à couper que leur chère directrice était aussi loin d'être irréprochable. Il avait d'ailleurs voulu s'amuser un peu et tâter le terrain pour voir s'il ne pouvait pas trouver un moyen de pression sur la sorcière. Sa plume avait rédigé une missive acérée, jouant sur un petit coup de bluff. Oh rien de bien méchant en vérité, car si la directrice n'avait rien à se reprocher, elle saurait qu'elle avait à l'évidence rien à craindre.  

Lorsque le ténébreux arriva dans le hall, cependant, il fut surpris de constater que l'ensemble du château avait été convoqué. Holloway allait-elle vraiment les afficher devant la totalité des élèves ? Les craintes du professeur resurgirent, mais il se contenta d'attendre avec un calme impassible ce que la directrice allait lui réserver. Quand elle commença son discours, il fut autant soulagé que surprit à vrai dire. De toute évidence, cette histoire n'avait rien à voir avec la relation qu'il entretenait avec sa petite louve, en revanche, s'il avait bien écrit une lettre, il ignorait que la directrice en avait visiblement reçu bien d'autres. Et à en voir les mines tétanisée des élèves, les coupables se reconnaissaient. Lui même pourtant n'arrivait guère à se sentir fautif, y compris lorsque l’intrigante sorcière le nomma dans la liste des responsables. Rapidement les punitions tombèrent et si le professeur de Sciences Occultes fut quelque peu affecté de voir son titre de directeur de maison lui être retiré, il fut quelque part soulagé que ce ne soit rien de plus grave, au point qu'il en aurait presque souri.

Livie Herim, la préfète des Wampus réagit la première, de manière un peu trop impulsive et maladroite, s'attirant une nouvelle fois les foudre de la proviseur. Conservant un visage d'une neutralité parfaite, l'ancien directeur des Horned Serpend s'avança à son tour et déclara d'une voix onctueuse :

« Et bien, si je ne nie pas avoir bel et bien écrit une lettre, chère directrice, je suis à peu près certain de n'avoir tenu aucun propos irrespectueux ou insultant à votre encontre. »  Un mince sourire charmeur étira alors ses lèvres malicieuses tandis qu'il continuait. « On peut certainement me reprocher ma curiosité, mais en toute franchise, j'ignorais jusque là que vous puissiez effectivement vous sentir concernée par le contenu de ma missive. »

Ainsi, le lord avouait habillement qu'il s'agissait effectivement d'un coup de bluff mais sans toutefois trop en révéler, car d'une certaine manière, le fait qu'Holloway ait effectivement des choses à se reprocher attirait sa sympathie à son égard autant que cela l'intriguait. Oui, car en réagissant de la sorte, elle s'était bel et bien trahie. Une personne innocente n'aurait vu dans son courrier qu'une vaste supercherie.

« Je suis navré si vous avez pu vous sentir trahie, auquel cas je vous présente mes plus plates excuses, mais sachez que mon intention n'a jamais été de vous nuire. »
avatar
Invité
Invité

Re: Ilvermorny en Crise

le Sam 2 Déc - 21:32
Appuyée contre le balcon, tu étais d'abord intriguée de ce qui allait se passer.
Mais la colère et la rage avaient bien pris le pas sur toutes tes autres émotions. De quel droit se permettait-elle de vous afficher de la sorte ? Et ne parlons pas des sanctions, pour ta part, tu t'en fichais assez, c'était ta dernière année, et tu te moquais de ne plus faire partie de l'équipe de Quidditch. C'était d'avantage ce que les autres avaient subit, c'était terriblement sévère, et tu devais reconnaître que ceux qui avaient perdu leur poste méritaient leur poste à la base ! Livie était une bonne préfète, Powler et Walker de bons capitaines, et ils allaient avoir du mal à trouver d'autres personnes qui pourraient porter ces poids-ci sur leurs épaules. Mais alors que tu essayais de te frayer un chemin pour aller lui en toucher deux mots, Livie te devanças, se prenant en pleine face les foudres de la directrice.

Ton pas se fit aussitôt bien plus lent, tu attendis la sentence et il y eut presque un sourire sur ton visage lorsque tu entendis que 100 points avaient été retirés à la maison Wampus. Lorsque Livie fut relâchée, tu te stoppas net, c'était au tour de ton homme de s'exprimé. Tu souris. Après cela, il fallait que tu la prenne dans le sens du poil toi aussi, après tout, tu ne voulais pas risqué ta place au sein même de l'école. Et lorsque les souvenirs de menaces te revinrent, la chose que tu avais faite subir à Holloway, tu ne pus t'empêcher de t'en vouloir. La forte Lockwood devint rapidement très faible, et c'était le teint livide et les yeux plein d'eau que tu vins te présenter à la directrice.

« Il faut au moins reconnaître que Livie fait son travail de préfète à la perfection... Quoi qu'il en soit, je tiens moi aussi à vous présenter mes excuses. J'ignore ce qui m'a pris, peut être un signal de détresse, un appel à l'aide. Quelque chose pour vous interpeller, car sachez que si vous avez reçu de lettres à sujet menaçant, vous n'êtes pas la seule dans ce cas...  » finis-tu timidement.

Tu te détournas légèrement.  Venais-tu d'avouer à toute l'école que tu recevais des lettres de menaces ? Oui, absolument. Mais tout ceci ne te ressemblait pas, et au moins le pardon était demandé, et tu imaginais honorer ta maison à essayer de ne pas envenimer les choses...  
avatar
Invité
Invité

Re: Ilvermorny en Crise

le Sam 2 Déc - 21:50
Très étonné par le courrier, Warren se rendit comme demandé à la réunion dans le hall de l'école. Toute la population Ilvermornienne faisait face à des gigantesques tableaux dressés par la directrice elle-même. Une directrice au ton acide, aux mots durs, dévorant presque de son regard chacun des élèves et professeurs.

Personne n'était à l'abri. Les noms tombaient comme des éclairs brisant subitement l'intimité des nommés.

Une affaire de lettres de menaces surgissait.

Warren n'était pas au courant de tout cela et il écoutait avec attention ce qu'il se disait.

Livie faisait partie de cette liste ? Le bleu déglutit. Qu'est-ce qui lui était passé par la tête ? Tout alla très vite lorsque madame Holloway leur demanda de s'expliquer.

Il aurait voulu la pincer pour la faire taire. Même si c'était une Wampus. Même si c'était sa rivale. Depuis l'épisode des toilettes abandonnées où elle lui avait remonté le moral, le garçon avait trouvé en elle une sorte de lumière.

La sentence tomba à nouveau pour la Rouge. Elle n'était plus préfète, et elle perdait des points. Beaucoup de points.

Warren resta bouche bée. Pourquoi l'avait-elle menacé ? Pour cette fichue histoire de mandragores, encore ? Pourquoi était-elle si bête pour envoyer une lettre à la directrice elle-même ?

Il savait pertinemment que c'était une mauvaise idée...
Debout, à côté de son meilleur ami Wayat, Warren tenta de capter le regard de Livie. Juste pour lui esquisser un petit sourire de compassion pendant que, un par un, les autres faisaient leur mea culpa.
avatar
Joy Monroe
Etudiante en 5ème année — Wampus
Niveau : Ensorceleur
Baguette : Bois de saule - épine du monstre du fleuve blanc - 25,5 - fine - souple

Feuille de personnage
Expériences Magique:
100/150  (100/150)

Re: Ilvermorny en Crise

le Sam 2 Déc - 22:03



Ilvermorny en Crise

Time to look into your eyes
Time to find truth, time against the lies
Time will give us a sign
I can make a promise, it’s our time to shine


Midi sonne. En cette journée particulière. Particulière car notre chère directrice nous convoque. Tous. C’est avec une certaine hâte et curiosité que j’attends les douze coups. Confortablement installée sur l'un des balcons du hall. Entourée de ma bande. La veille. J’ai pris mon courage à deux mains pour écrire une lettre. Une lettre où j’ouvre mon cœur. Cœur qui a souffert ces derniers temps. Car ces derniers temps. J’ai mal à mon Ilvermorny.

Le rideau tombe. Je reste muette. J’attendais que Mme Holloway rappelle les valeurs de tolérance d’Ilvermorny. Nous sommes si loin de la réalité. Est-ce une farce ? Au fond de moi. Je veux y croire. Je veux croire que ce n’est qu’une vaste blague. Ce ne peut être notre Emma Holloway qui se tient en face de nous. Démis de nos fonctions. Renvoyé de nos postes. Ou encore privé de participation à la vie sportive et politique de notre école. Voilà ce que nous recevons.

Livie avance en premier. Pour nous faire du grand Livie. Le résultat n’en est que plus terrible. Je suis choquée. Scandalisée. M. Blackcrow vient s’expliciter en deuxième. Nous faisant un discours assez nébuleux. Puis Vitany entre en scène. J’avance à mon tour. Descendant les marches du balcon. Pour venir m’expliquer comme elle le demande. Je sens le stresse monter en moi. Dans un mélange de tristesse et de colère.

« C’est vrai, madame. Je vous ai envoyé cette lettre. Je l’avoue. Mais de quoi voulez-vous que je m’excuse ? De vous faire confiance ? De croire en vous ? Parce que c’est justement pour ces raisons que je vous ai écrit. Ma lettre n’était pas… » Je cherche mes mots à mesures que je parle. Diluant dans chaque parole mon don de vélane. Pas tant pour essayer de charmer que pour convaincre mon auditoire. Ou les deux. « …une déclaration de guerre. Mais un message de paix. Justement. Et de tolérance. Car c’est la mode en ce moment de parler de pureté de sang. Et c’est pas parce que le phénomène est minoritaire qu’il n’existe pas. » J’attendais que vous rappeliez les valeurs d’Ilvermorny. Au lieu de ça. Vous les bafouez. « Mais je ne voulais pas vous offenser. J'en suis désolée. Mais ne vous en prenez pas à Livie pour la mandragore. Elle ne fait que son devoir. » Ce fléau n'est un secret pour personne. Je suis même étonnée que Sully ait su écrire quelque chose... tant il passe son temps à se camer !

Au fond de moi. J’ai toujours envie de croire que ce n’est qu’une vaste farce. Car si c’est vrai. Vous me décevriez.



love.disaster


Dernière édition par Joy Monroe le Dim 3 Déc - 11:48, édité 3 fois



avatar
Sully P. White
Etudiant en 7ème année - Thunderbird
Niveau : Envouteur
Baguette : Bois de Botruc, une vingtaine de centimètres, contient un poil de troll.
Quidditch : Attrapeur.

Feuille de personnage
Expériences Magique:
53/200  (53/200)

Re: Ilvermorny en Crise

le Sam 2 Déc - 22:37
Que dire, que faire quand son visage est affiché à la vue de tous ?
Je tremble sous les mots de la directrice. La sentence me broie l'estomac. Je ne suis plus Attrapeur de l'équipe de Quidditch de Thunderbird. Je suis triste, je baisse la tête et j'ai honte. C'est clairement la honte. Le hall de répartition se transforme en tribunal et je fais partie des accusés.

J'avais menacé la directrice, c'était vrai. Mais... pour ma défense, j'étais sous l'emprise de la mandragore et je n'avais pas pensé une seule seconde ce que j'ai pu écrire.

C'est l'heure des explications. Je ne peux pas dire ça à la directrice, elle m'enverrait directement à la maison. Ou peut-être en prison ! Non. Il faut que je trouve un échappatoire. Peu importe lequel... mais il faut que je sois crédible. Tétanisé, j'observe Livie, cette sale morve d'hypogriffe. Elle est là, s'exprimant sous son air arrogant comme le jour où elle m'a attrapé en train de fumer. ELLE PARLE DE LA MANDRAGORE !  ENCORE !

Je me mords la lèvre inférieure. C'est grave. Elle est totalement dingue celle-là. Je pensais qu'elle avait juste prévenu ma directrice de maison... mais non... elle avait également contacté la directrice de l'école. Emma Holloway.

C'est à mon tour, je le sens. Ça approche. Les autres y vont aussi, s'avançant un par un. Je  n'entends pas ce qu'ils disent, je sens juste cette pression glaciale compresser chacun de mes muscles, mon sang, mes organes. Que dire, que faire ?!

Alors je me lance. J'avance, je cours presque jusqu'au milieu. Je tente de rester le plus impassible possible, c'est difficile, mais j'essaie. Je regarde en direction de la directrice et je fixe son menton comme point de repère.

"Madame la Directrice, je tiens tout... d'abord... à m'excuser pour ma lettre... Oui... Je ressens de la honte aujourd'hui, et jamais au grand jamais je n'ai voulu vous offenser"

Ma voix est de plus en plus tremblotante.

"Il faut juste savoir que... Pour ma défense... J'étais sous l'emprise... d'un... C'est vraiment difficile de l'expliquer aujourd'hui... Comment dire... J'ai peur des conséquences, Madame la Directrice."

Je prends une profonde inspiration.

"La fille que vous venez de punir, elle, c'est elle qui m'a menacé de sa baguette magique pour vous envoyer une lettre de menace !"

Aussitôt, je fonds en larmes en la pointant du doigt. C'est mon seul échappatoire. Me placer en victime. Pourquoi ne pas profiter de cette situation pour, et me défiler, et me venger contre l'affreuse Livie, celle qui déteste tant la mandragore ?!



avatar
Invité
Invité

Re: Ilvermorny en Crise

le Sam 2 Déc - 23:46
Leo était tétanisé. Soit, il avait envoyé la lettre sous le coup de l’émotion, mais il l’avait fait pour défendre une cause juste. Que l’autorité de l’école détruise les initiatives pour que certains aient une vie meilleure lui faisait perdre foi en tout un système.
Leo, privé du Quidditch, de sa bulle d’oxygène, craqua et tomba à genoux. Ses sanglots résonnaient dans la salle tandis que sa sœur, fidèle à elle même, se défendait avec fougue, la tête haute. Alors le verdict tomba. Ça faisait mal, très mal. Il ne pourrait pas garder une contenance bien longtemps. Il devait être le prochain à passer.

Mais c’était trop dur. Il n’osa pas.

Et puis certains s’avancèrent, un par un, se relayant. On aurait dit qu’un élan de solidarité était en train de se former. Qu’importe les disputes que nous ayions pu avoir par le passé, qu’importe nos maisons, qu’importe notre grade… Vitany avait défendu Livie, des appels à la tolérance avaient été lancés. Leo se senti reprendre des forces.

Et

Sully balança une bombe. Livie ? Forcer les gens à insulter la directrice ? Leo n’en croyait pas ses oreilles. Impossible. Sully était capable de n’importe quoi pour tenter de s’en sortir. C’était dégueulasse… En fait, la solidarité n’était qu’une image, ça n’avait rien d’un mouvement du cœur. Ils étaient 10 dans cette situation mais en réalité ils étaient seuls. Tous seuls.

Leo, toujours à genoux, se leva péniblement et se traîna vers le centre de la salle.
Avant de prendre la parole, il jeta un bref regard à toute l’école qui l’observait. Encore un coup violent. Tous ces regards, tous ces gens qui le jugeaient. Il ne pourrait pas le supporter longtemps. Le garçon respira profondément, essuya ses larmes, et pris la parole d’une voix tremblante.

"Madame la directrice, j’ai agi bêtement, je le sais. Je n’aurais pas dû agir sous le coup de la colère. Les goules ont leur place dans cette école, peu importent les rumeurs qui circulent sur elles. Mais lorsque Perc…"
Il s’arrêta. Non : il ne s’abaisserait pas à entrer dans la délation à son tour. Il devait faire face à ce qu’il avait fait. Les larmes reprirent. Il repris en bégayant :
"Pers...onne ne vous soutient" Oui, c’est bien ça ! "Et que même au contraire on vous envoie plus bas que terre, la voix de la raison laisse place à celle des sentiments. On est venu me voir pour me dire que vous aviez l’intention d’expulser les goules d’Ilvermorny, alors qu’aucun de nous dans l’association n’a été mis au courant de votre décision. Je ne comprends toujours pas comment de simples bruits de couloirs aient pu être la seule source d’information sur une situation aussi grave…"

Leo se senti pousser des ailes. Cela ne lui plaisait pas. La dernière fois que cela avait eu lieu ça l’avait amené à… La situation qu’il était en train de vivre en ce moment précis. Il marqua une courte pause pour se ressaisir.
Ne te mets pas en avant Leo, ça n’apporte rien de bon. Protège toi. Sois ce qu’on attend de toi. Sois tel que tu l’as été ces dernières années. Ne fais plus de vagues. Sois tel que l’on te perçoit… Soit… Faible ?
Oh non c’est ça l’image que je donne ? Je ne vaux rien, je ne sers à rien, personne ne veut de moi. Je n’ai plus de cause à défendre, plus échappatoire où prendre de la hauteur sur mes problèmes.


Leo voulu hurler, tout détruire, s’enfuir et ne plus jamais revenir. Il le voulu pendant quelques secondes, puis se senti vide. Il sentit ses yeux humides, puis deux petits ruisseaux le long de ses joues. Ses jambes commençaient à trembler. Il ne sut que gémir :

"Je vous demande pardon madame."



avatar
Invité
Invité

Re: Ilvermorny en Crise

le Dim 3 Déc - 0:51


Une lettre, pour lui ? Midi dans le Hall ?
Ah, la lettre ? Non, quand même pas...
Perceval se rendit à l'heure dans le hall, observant les élèves présents, professeurs... Et Holloway apparut. On aurait presque dit un troupeau d'antilopes en proie à un lion.
Des menaces ? Des insultes ? Des humiliations ?
Le voilà déjà soulagé ! Il ne pouvait tout de même pas être concerné par ces sottises ! Et oops, Léo Hérim, le seul à avoir signé... Tiens donc, surprenant.

Oh mince elle avait une liste. Perceval perdit son air serein. Elle avait véritablement pu les retracer ?! Hm, embêtant. Le rouquin reprit son air impassible après, sourcils légèrement froncés.
Finalement, il n'y en avait que 10, des antilopes. Le reste n'était que là pour le spectacle, l'humiliation...
Le plus surprenant, c'était que Mephisto faisait partie de la liste. Le reste... Les surprises viendraient après, encore.

Il n'était plus capitaine, d'ailleurs. Le Womatou fulminait intérieurement. Il avait attendu ce poste depuis si longtemps !! Il n'avait même pas eu l'occasion de faire un match, ni de pavaner avec sa tenue plus de quelques jours ?!
Livie n'était pas contente non plus, cela se comprenait. Même Vitany la défendait...
Pendant qu'ils s'expliquaient, Perceval se calmait.
L'opposition était forte, hm ? Il ne savait pas trop quoi dire, et observait ses camarades passer.

Puis le choc : Sully.
Perceval n'en revenait pas. L'élève dépassait le maitre ?! Il pleurait même ? Oh la la, mais c'était dingue... Le roux ne dit rien, malgré le fait qu'accuser Livie de l'y avoir pousser était bien trop gros à gober.
Léo passa juste après. Après être tombé sur les genoux, pleuré... De toutes ces proies faciles, Léo était la plus fragile de ces antilopes ! Même lui n'arrivait pas à le faire pleurer comme ça, Miss Holloway le battait en terme de bully.
Perceval leva les yeux au ciel et s'avança vers le centre alors que Léo était encore là à pleurer et humidifier le sol avec ses larmes.

- Ugh, allez bouge de là mon antilope en sucre, t'en as fini ici.


Il lui donna un coup derrière la tête sans ménagement en le dépassant histoire de le mettre en mouvement, puis leva les yeux vers la directrice.

- Navré que cela vous ait atteint, madame la directrice.

Percy afficha un sourire en coin.

- Ma lettre ressemblait tellement à un canulars, je n'ai pas pensé une seule seconde que vous la prendriez au sérieux... Mon texte me semblait si peu crédible. Je n'ai pas plus réfléchi, là est mon erreur. En écoutant mes camarades, je crois qu'il y a une méprise quant à nos intensions, qui n'étaient nullement de vous offenser, mais plus une blague puérile. Qu'une sanction soit mise en place, soit. Je comprends. Peut-être aurions nous dû en parler de manière plus pédagogique ? Qui sait...

Clairement, il estimait la sanction trop lourde. A la rigueur, des retenues pour la fin de l'année... Mais le poste de préfet de Livie ? Elle faisait du bon boulot...

- C'était idiot de notre part. Encore une fois, je suis navré. Cependant, j'aimerais vous demander de revoir notre cas avec clémence une fois l'émotion passée. Nous avons compris la leçon.

Il retourna dans son groupe.

avatar
Invité
Invité

Re: Ilvermorny en Crise

le Dim 3 Déc - 2:14
Là, ça craint. Theophile a reçu suffisamment de lettres et de convocations diverses et variées durant ses nombreuses années passées à Ilvermorny pour savoir que cette fois, quelque chose de grave s'annonce. Midi dans le hall ? *Ok, pas le droit de foirer. S'il y a bien un jour pour ne pas être en retard mec, c'est celui-ci !* Préparé comme jamais, tout est millimétré - autant que possible pour ce Thunderbird - de sorte qu'aucun incident éventuel ne doit l'empêcher d'être à l'heure ! Et c'est victorieux qu'il pénètre dans le hall alors que le douzième coup de midi retentit. Bien, il est loin d'être le premier, mais au moins n'est-il pas en retard. Et là, c'est le drame.

Alors oui c'est vrai, il a peut-être un peu exagéré dans sa lettre. Peut-être la famine n'a-t-elle jamais été la cause la plus proche de lui ôter la vie. Et visiblement, tous ses camarades présents sur le banc des accusés ressentent la même chose. *Même le professeur Blackrow ???* Ah oui, celle-là est plus choquante. Plus que Leo capable d'envoyer une telle lettre à la directrice... Et c'est à cet instant que la descente aux enfers commence. Toutes ces destitutions... Lorsque le rouquin comprend ce qui l'attend, son cœur manque un battement et son cerveau lutte pour oublier. Comme s'il voulait simplement terminer cette journée et se réveiller bien tranquillement le lendemain. Comment est-ce possible ? Comment un tel courrier à priori ridicule a-t-il pu prendre de telles proportions ?

Pendant qu'une lutte interne intense s'engage, Livie est la première à prendre la parole. Si en temps normal voir cette peste faire perdre des points à sa maison l'aurait fait plier de rire, l'injustice qu'il ressent à cet instant l'en empêche. Il en vient même à être mal pour la demoiselle. Difficile à croire. Mais il ne peut se réjouir de son malheur, le nombre de points perdu étant tellement démesuré. Même s'il faut avouer qu'elle l'a un peu chercher... Mais il ne peut que trop bien la comprendre. De plus en plus étrange.

Tout le monde continue, des excuses plus ou moins profondes, plus ou moins sincères s'engagent. Quant à Theo, il se demande encore ce qu'il va bien pouvoir faire. Ce qu'il va bien pouvoir dire. C'est bien la première fois qu'il se retrouve sans voix. Mais être privé de Quidditch est sans doute la pire sanction imaginable pour ce garçon. A un tel point qu'il est d'accord avec ce que peut dire Perceval.... Nan vraiment, mais que se passe-t-il ??? Il se place derrière l'autre roux, n'éprouvant cette fois aucune animosité à son encontre, et tente d'aligner quelques mots, le regard bien droit, planté dans les yeux de la directrice.

"Je me joint à mes camarades pour vous demander pardon si mes propos ont pu vous faire de la peine. Je peux vous assurer que cela n'était pas dans mes intentions. Sans doute ne sommes nous pas très délicats dans nos façons de faire, mais je crois que chacun avait besoin d'exprimer son ressentit."

Il ne va pas insister, mais quand il demandait une ouverture non stop de la cantine, Theo pensait sérieusement que cela serait une bonne idée. Alors soit, la survie des élèves n'est peut être pas réellement en jeu, mais c'est à son sens une bonne piste d'amélioration de la vie quotidienne. Enfin, toutes les revendications que madame Holloway semble avoir à gérer, ce n'est sûrement pas le moment d'en rajouter. Et ça, même le rouquin est capable de le comprendre. Et d'agir en conséquences. Quand je vous dit que le Quidditch est sans doute la seule chose qui puisse lui redonner un semblant de sens des responsabilités.

"Et je partage le même avis. Une sanction est méritée, mais celles que vous avez énoncées ne sont-elles pas quelque peu.... Excessives ?"

Sans compter que l'école va à ce rythme se retrouver sans préfets et sans aucun joueur de Quidditch... Mais une fois encore, Theophile réussi superbement à prendre sur lui et à ne pas dire tout haut ce qu'il en pense. Vraiment, cette femme doit avoir un super pouvoir...
avatar
Emma Holloway
Directrice d'Ilvermorny
Niveau : Maître Enchanteur
Baguette : Bois de cerisier / 29 cm / crin de licorne
Poste : Directrice

Localisation : Dans mon lit.

Feuille de personnage
Expériences Magique:
400/400  (400/400)

Re: Ilvermorny en Crise

le Dim 3 Déc - 13:49
Son regard se posait sur chaque élève prenant la parole, elle restait muette face à leurs explications, enracinée, la mine ferme et le dos droit. Et même si chacun se justifiait en étant plus ou moins convaincant, ce tribunal improvisé permettait de faire sortir les problèmes consumant l'école depuis ses entrailles : tous semblaient avoir quelque chose à dire, un reproche à faire pour le bien de le communauté ou par simple désir de se soulager. Emma pouvait comprendre cela, ce qu'elle n'acceptait pas c'était qu'ils se défilent sans argumenter leurs accusations.

La Directrice savait la jeune Herim fougueuse et impétueuse, c'était ce que l'on pouvait apprécier chez elle et étonnement ses camarades prirent sa défense, comme si l'instinct de protéger celle qui osait parler surgissait en eux. Que d'attendrissantes révélations, la guerre entre les maisons n'était pas aussi carnassière que ce qu'elle l'imaginait. Parfait.

Le professeur de Sciences Occultes resta digne, fidèle à sa carrure et son titre : charmant, énigmatique et à l'image d'une panthère tombant de sa branche, il sut rebondir. Tous deux s'entretiendraient dans un avenir proche, c'était une certitude.

« Je désirerai rebondir sur ce qu'il vient d'être annoncé avant que Mademoiselle Blackstone ne prenne la parole. J'entends des choses qui ne me laissent pas indifférente et contrairement à ce que certains seraient susceptibles de penser, ceci n'est pas un jeu, ni pour moi, ni pour vous et personne n'y prend de plaisir. »

Sa voix était ferme, sûre d'elle, sa posture moins autoritaire mais son regard toujours aiguisé.

« Mademoiselle Lockwood, ce que vous avez le courage de nous avouer là n'est pas anodin. Je refuse qu'un seul de mes étudiants se fasse menacer ou insulter. Il est hors de question que des élèves aient peur d'aller en cours, de participer, de s'exprimer ou tout simplement d'exister. Je ne pense pas me tromper en vous disant que si vous désirez parler de ça avec moi-même ou tout autre enseignant, nous nous tenons à votre disposition et je souhaite, réellement, que vous le fassiez si vous estimez avoir besoin d'aide. »

Ses yeux se posèrent tour à tour sur chaque professeur. Une étudiante demandait de l'aide et il était de leur devoir de répondre à cet appel. Les jeunes savaient que trop bien masquer leurs problèmes...

« Mademoiselle Monroe, je suis ravie de voir un tel élan de solidarité avec votre camarade tout comme il est plaisant de vous savoir investie pour le bien être de cette école. La politique ambiante autour des sangs purs reste, comme vous le soulignez, un problème minoritaire qui fut un véritable fléaux par la passé. Je rappelle à tous les étudiants qu'Ilvermorny est une école où l'égalité, l'entre-aide et le partage sont des valeurs devant être communes à tous. Je ne suis pas dupe et je sais que certains se pensent meilleurs, supérieurs à cause de leur sang. Mais ni moi ni aucun professeurs ne laisseront quelques éléments perturbateurs dénigrer, rabaisser ou laisser croire que les sangs purs sont plus méritants, meilleurs que qui que ce soit. Une telle politique n'aura jamais lieue en ses murs tant que je serais Directrice, croyez-le. »

Elle se voulait rassurante bien qu'elle ne pouvait pas faire changer les mentalités en un claquement de doigt, le message était passé. Ses yeux se posèrent sur le jeune roux de Thunderbird, ses accusations étaient d'une gravité aussi déchirante qu'une lame affutée.

« Monsieur White, vos accusations sont graves, très graves. Si ce que vous nous dites s'avère exact, d'autres sanctions seront prises. Je vous convoquerai vous ainsi que Mademoiselle Herim dans mon bureau pour éclaircir ce point. »

La Directrice savait son étudiante des Wampus piquante et menaçante pour diverses raisons, mais obliger un élève à se mettre volontairement en porte à faux sans raison apparente, elle y croyait que peu. Le petit Sully venait de perdre son poste d'attrapeur pour une lettre envoyée, prendrait-il réellement le risque d'accuser à tord une élève en sachant que sa punition serait à la hauteur de sa calomnie ?

Pour l'heure elle s'attarda sur le jeune jaune, en larme, désabusé et désemparé. Elle le savait d'une profonde et sincère gentillesse et d'ailleurs elle fut surprise de le savoir coupable. Elle s'employa à être aussi douce que possible lorsqu'elle s'adressa à lui.

« Monsieur Herim... Je vous assure très sincèrement qu'aucune goule ne sera chassée de l'école. Je n'ai jamais proposé une telle chose ni jamais mentionné que je le souhaitais. Comme vous dites, il s'agit de simples bruits de couloir et en tant que tels, ils sont infondés, injustifiés et totalement faux. Je sais que votre association vous tient particulièrement à cœur ainsi que le bien être des créatures et grâce à vous, votre travail, nos animaux ne se sont jamais mieux portaient que depuis la création de votre groupe de défense. Pour cela, en tant que Directrice, je vous remercie. Je me tiens disponible si vous voulez que l'on parle plus en profondeur des conditions de vie des goules Monsieur Herim. »

Emma espérait l'avoir rassuré, le garçon était fragile et elle ne voulait pas qu'il se retrouve complètement brisé. Comme si cela n'était pas suffisant, le rouge à la tignasse ébouriffée lui avait donné une tape derrière la tête juste sous son regard à elle. Quelle impertinence.

« Monsieur Powler. » reprit-elle plus froidement, piquante. « Rangez vos mains et revoyez votre attitude avec vos camarades. Monsieur Herim n'est pas là pour subir les frais de votre ”blague puérile” comme vous dites. Vous savez chaque boutade à son public, mais il semblerait que vous n'ayez pas trouvé le votre aujourd'hui. De la clémence, j'en ai. Je vous évite à tous un conseil disciplinaire, un renvoi temporaire, une note en bas de votre dossier détaillant l'attitude et le comportement déplacé que vous avez eu ainsi qu'une lettre à vos familles respectives expliquant la situation. Je me trouve donc très clémente. »

Les élèves de Wampus n'étaient vraiment pas faciles et chaque année avait son gratin. Leurs professeurs avaient un réel courage et une véritable maîtrise d'eux-même pour les affronter toute l'année... La Directrice songea brièvement à augmenter leur salaire avant de s'attarder sur le tendre Théophile. Toujours acide, elle continua.

« Monsieur Walker vous pouvez exprimer vos ressentis, bien entendu, mais le faire dans un courrier anonyme quelque peu dramatique et alarmant stipulant que vous mourez de faim et risquez de me faire mal si je ne répondais pas à vos attentes... Je n'appelle pas ça exprimer son ressenti mais déverser sa colère. Je vous sais assez intelligent pour faire la différence. D'ailleurs je vous donne ma réponse ici : le couvre-feu existe pour protéger les élèves et instaurer des règles dans l'école, elles sont contraignantes je vous l'accorde, mais elles existent pour le bon fonctionnement de celle-ci. Cependant je toucherai deux mots à notre chef pour que les repas soient plus variés et copieux, vous devez tous être en forme et rassasiés pour suivre correctement vos cours. »

Ses discours étaient longs, mais elle espérait en répondant ainsi à chacun qu'ils se sachent entendu, écouté et que seule leur attitude et la forme de leurs revendications étaient déplacées et non pas le contenu.

Finissant, elle tapa dans ses mains pour ramener le silence.

« Les punitions et les destitutions restent maintenues, en revanche je m'entretiendrai avec les concernés. Vous recevrez un courrier stipulant le jour et l'heure à laquelle vous vous rendrez dans mon bureau, nous discuterons ainsi plus en détails des points que vous avez soulevez, des inquiétudes que vous avez. Je terminerai en vous disant ceci : je reste ouverte aux discussions, aux propositions, l'ensemble des professeurs et moi-même sommes disponibles si vous avez des soucis ou besoin d'aide, mais ne vous cachez pas, n'attendez pas d'être au bord de l'explosion pour vous exprimer. Ceci n'amènera rien de bon ou de constructif. »

Elle reprit sa respiration avant de chercher du regard Elizabeth dans la foule.

« Est-ce que quelqu'un à quelque chose à ajouter ? »
avatar
Invité
Invité

Re: Ilvermorny en Crise

le Dim 3 Déc - 17:14
Cinquante points juste parce que Livie s'était éloignée du centre de la salle pour rejoindre le groupe des Wampus ?

C'était trop cher payé, tout cette mascarade était beaucoup trop cher payée !

Devant ce simulacre de justice, devant ces faux semblants de pardon, Livie fulminait.
Et ce n'était pas tant à cause de son titre de préfète finalement, car cela passait encore. Elle savait pertinemment qu'aucun Wampus ne lui désobéirait et qu'elle resterait une sorte de pilier de sa propre maison. Plus que le leader despotique pour laquelle on voulait la faire passer, Livie était respectée des siens à défaut d'être aimé.

Elle ne prit pas le risque de s'avancer vers le milieu de l'assemblé cette fois, le trajet groupe des Wampus/Milieu de la salle étant facturé à cinquante point TTC, elle se dit qu'il valait mieux garder les réserves pour l'insolence dont elle allait bientôt faire preuve.

Assise sur son siège tel une reine auto proclamée, juge, procureur et bourreau de son propre procès, Emma Holloway faisait montre de sa toute puissance. Elle méprisait la moindre personnes devant elle et alla jusqu'à faire pleurer Leo...

Son Leo.

Son Leo qui n'avait surement rien fait de grave, Leo qui était incapable d'insulter un gnome qui serait en train de lui arracher les cheveux ou de lui tirer les oreilles.
Sans pitié, sans clémence, le véritable despote d'Ilvermorny se complaisait dans son pouvoir, se complaisait dans cette absence d'opposition. Tous, devant elle, finissaient par se rabaisser, s’aplatir, s'excuser, comme s'ils étaient forcément en tord. Mais toutes ces lettres n'avaient pas pu être menaçantes, toutes ces personnes n'avaient pas à se rabaisser pour flatter l'ego disproportionné de cet être gavé de pouvoir.  

Entourée des Wampus, placée de force parmis la foule à cause d'un sort. Livie gardait la tête haute sans la moindre trace de honte pour ses actions passées, ou à venir.. Elle ne vit pas le sourire compatissant de Warren et si cela avait été le cas, cela n'aurait rien changé. Elle fulminait, à un point jamais atteint.

L'injustice de ces verdicts. L'injustice de ces excuses. Emma Holloway était un tyran.

Quand elle eu fini sa tirade, sa si poignante et adorable tirade, emprunte de pardon sans clémence, Livie eut un sourire sarcastique...

-Et vous n'allez rien faire ? Vous allez tous rester passif devant ce simulacre de justice ? Vous allez tous laisser ces gens s'excuser et pleurer comme s'ils étaient fautifs d'autre chose que d'avoir exprimé un avis contraire ? Vous allez laisser cette femme supprimer le peu de démocratie que nous avons ? Vous allez laisser cette femme lancer des sorts sur ses élèves et se complaire dans des sanctions disproportionnées ?

Livie eut un rire sarcastique. Elle ne s'adressait plus à Emma Holloway. Ce n'était qu'un mur sourd et aveugle.. Toute personnes sensée n'hésiterait pas à détruire le dit mur s'il n'offre aucune porte de sortie.

-Elle accuse ces personnes, leur retire leurs fonctions et tout ça pour quoi ? Parce qu'ils ont exprimé leur opinion ? En effet, vu le résultat, mieux valait-il le faire caché... Mais d'ailleurs vous n'allez rien faire ?! Rien dire ? Aucun de vous n'aurait la moindre envie de voir ces fameuses lettres, voir si ces fameuses injonctions sont vraiment justifiées ? Ooh... Oh mais je comprends, vous avez surement peur maintenant, vous avez surement peur de vous retrouver vous aussi puni pour dire quelque chose qui ne plairait pas à la directrice ? D'ailleurs qu'est-ce que je risque à dire ce que je pense ? On prend les paris ? Cent points ? Deux cent points ? L'exclusion ? Oui... Se mettre tous les Wampus à dos est surement une très bonne idée pour vous, Madame Holloway.

Elle se tourna vers Emma à cette dernière injonction, le regard noir et un sourire de défis sur les lèvres. Qu'est-ce qu'elle allait faire ? Lui retirer encore plus de points ? La virer d'Ilvermorny ?
Qu'elle le face. Qu'elle essaie donc.
Si c'était comme ça qu'elle traître ses opposants.

-De ce que nous savons, l'une des lettres mentionnée vous demande de ne pas exclure les goules d'Ilvermorny. Qui nous dit qu'elle était vraiment anonymée ? Qui, hormis vous, juge bourreau et procureur de ce simulacre de procès, peut affirmer que toutes ces personnes méritent ce qui leur arrive ?! Qui hormis vous, peut justifier de cette humiliation publique ? Qui hormis vous peut affirmer que certaines de ces accusations à votre encontre ne sont pas véridicites !?

Une expression de dédain sur le visage. Foutu pour foutu comme on dit, Livie ne s'arrêterait pas en si bon chemin. Emma avait voulu une humiliation publique ? Livie ne se laisserait pas humilier, elle ne se laisserait jamais humilier.

- Madame Holloway, vous vous permettez beaucoup de chose, sans sembler prendre en compte que la moitié des accusés ici présents sont des adultes. Et que contrairement que ce que vous semblez dire et penser, vous n'avez aucun droit d'essayer de nous apprendre  "comment se comporter comme de simples enfants dans une école". Vous devez être transparente. Vous devez présenter un véritable jugement et des peines appropriés à la faute. Me retirer cinquante point juste parce que je retournais parmis les Wampus, c'est cher payé. Mais je ne pense pas être la plus à plaindre parce que je ne suis pas innocente. Oui je vous ai menacé, parce que je sais que vous avez quelque chose à cacher avec ces mandragores ! N'importe quelle directrice avec un peu de bons sens aurait réagit ! Mais vous, madame Holloway, vous vous complaisez à m'insulter de paranoïaque au lieu de mener la moindre enquête. Est-ce là l'attitude de quelqu'un d'innocent ?


Comme si Livie allait s'excuser. La bonne blague. Livie ne s'excusait jamais.
Un guépard ne s'excuse pas après avoir chassé une antilope.
Livie est pareille.
C'est l'ordre naturel des choses, le prédateur mange la proie, Le guépard mange l'antilope. Livie fait ce qui lui semble juste pour arriver à ses fins, aucune excuse dans l'équation...

Mais dans toute cette affaire c'était à se demander qui était vraiment l'antilope ? Devant cette démonstration abusive de pouvoir, devant ces peines disproportionnées... Qui avait quelque chose à cacher ? Quelqu'un à faire taire ? Qui était le guépard ?

Livie aimait avoir le dessus, avoir le pouvoir, quelques coups d'avances et ne rien avoir à craindre de ses adversaires.
Mais dans le cas présent Livie ne pouvait que courir. Courir aussi vite qu'elle pouvait en se noyant de mot. En noyant tout le monde de mot, d'arguments, de dénonciations. Livie ne voulait pas se laisser dévorer. Pas plus qu'elle ne laisserait qui que ce soit dévorer Leo.

-Mais comme je vous l'avais dis Madame Holloway. Tout ce qu'il se passe ici sera rapporté au MACUSA. On ne peut abuser de son pouvoir sans en payer les conséquences.


Oui... Livie n'était qu'une antilope qui court très très vite.
avatar
Invité
Invité

Re: Ilvermorny en Crise

le Dim 3 Déc - 23:02
C’était un désastre. Purement et simplement le pire jour qu’elle ait eu à vivre dans cet établissement. Et elle prenait en compte le jour où elle s’était retrouvée enfermée dans les cachots pendant des heures à cause d’une blague stupide. La rouquine reconnaissait que sa lettre n’était pas un exemple de diplomatie et que ses mots avaient été un peu trop passionnés mais elle n’avait insulté personne et elle était loin d’être la seule à en avoir marre de se coltiner des tâches ingrates à travers toute l’école. Surtout que les livres de la bibliothèque pouvait être vicieux et plus d’un élève avait fini à l’infirmerie. Ce n’était juste pas tolérable pour une école, leurs parents ne payaient pas pour que les élèves se fassent martyriser par des bouquins!

La jeune fille n’avait vraiment pas vu venir ce discours d’un autre temps, où la direction de l’établissement sanctionnait de la sorte des élèves osant élever leurs voix pour faire entendre certains problèmes. Sans même prendre la peine de discuter au préalable et faire un minimum preuve de discernement. Non, punir d’abord, essayer de comprendre ensuite. Comment est-ce que la direction voulait faire avancer les choses si elle considérait que la meilleure façon de gérer l’école était par la peur, tel un guépard menaçant un troupeau d’antilopes sans défense?

Elle était outrée de cette attitude, elle ne comprenait tout bonnement pas le raisonnement de la directrice. Tel était son choc qu’elle ne réagit pas tout de suite et plusieurs élèves s’exprimèrent avant elle. Autant il y en avait certains qui visiblement méritaient d’être punis, autant d’autres n’étaient que des victimes d’un système injuste, voulant plus éviter un quelconque débordement que de faire preuve d’un minimum de justice. Et après certaines personnes se demandaient pourquoi elle ne voulait rien savoir de la politique.

Au moins une élève tenta de se faire entendre et dénoncer la mascarade dont ils étaient témoins. Mais sans surprise, tels des antilopes sentant le danger, personne ne pipa mot devant sa tirade assez juste. Bon, elle dériva bien vite sur des accusations et autres menaces à l’encontre de la directrice mais elle soulevait un point très intéressant: qui au juste avait autorisé la directrice à prendre un tel pouvoir sur la population d’Ilvermorny? Elle n’avait pas les pleins pouvoir, elle ne pouvait pas distribuer la justice à sa guise dans une volonté d’affermir son autorité.

Et cerise sur le gâteau, elle avait fichu en l’air la saison de Quidditch de cette année.

Elizabeth prit donc une décision. Pour une fois dans sa vie elle se ferait remarquer en dehors des gradins du stade de Quidditch. Pour une fois, elle ne serait pas une antilope. Elle allait se tenir debout, fière et digne devant cette foule et allait justifier et défendre ses actes les yeux plantés dans ceux de la directrice. Sa chevelure ne serait pas la seule chose flamboyante chez elle aujourd’hui.

La jeune fille se leva, le pas déterminé et vint se planter au milieu du hall. Dire qu’elle était stressée ne serait qu’un doux euphémisme. Elle ne voulait qu’une chose, courir loin. Priant pour que sa voix tienne le coup et ne tremble pas comme une feuille, elle démarra ses explications.

- Madame la Directrice, je reconnais avoir écrit une lettre concernant la corvée du rangement de la bibliothèque. Elle ne se voulait en aucune manière offensante et si je vous ai blessé je vous présente mes excuses car ce n’était clairement pas le but recherché. Les mots étaient peut-être un peu trop belligérants et certaines formulations ont peut-être dépassés ma pensée mais elle essayait de soulever un problème. Je me suis peut-être mal prise, j’aurai peut-être dû utiliser d’autres moyens moins conflictuels, je le reconnais et je m’en excuse sincèrement.

Elle inspira un bon coup. La petite antilope tenait bon face au guépard. Du moins pour le moment. Maintenant commençait la partie difficile. Ses yeux se plantèrent fermement dans ceux de la directrice, déterminée à se faire entendre.

- Cependant, je ne peux qu’être d’accord sur certains points soulevés par ma camarade. Je ne dis pas que certaines lettres n’étaient ni plus ni moins que des sottises mais je ne peux croire, d’après ce que je viens d’entendre, que certains se retrouvent punis et humiliés devant tout le monde. Prenez Miss Monroe par exemple. Elle ne voulait que vous signaler un souci qui me paraît extrêmement grave et qui effectivement devrait être réglé au plus vite. A aucun moment elle n’a voulu vous attaquer, d’aucune forme que ce soit: il ne s’agissait que d’une lettre d’une élève inquiète. Pourtant elle se retrouve punie au même titre que moi, qui je l’admets a dépassé quelque peu les bornes ou encore que ceux vous ayant fait une mauvaise farce. Pourquoi? Pourquoi nous placer tous dans le même sac?

Cette question était réelle et elle ne cachait nullement son incompréhension. Cette façon de faire n’avait strictement aucun sens pour la jeune fille. La directrice pouvait humilier tout le monde, peu importait la faute, voilà le message qu’on allait retenir de cette journée. Purement et simplement une bête démonstration de pouvoir.

- De plus vous allez enquêter sur nos actions et le pourquoi du comment de nos lettres qu’après avoir sévèrement punis tout le monde. Je ne peux être d’accord avec cette façon de faire Madame, on ne peut punir sans connaître la totalité de l’histoire. Ainsi, ma lettre n’est pas uniquement un méchant coup de gueule contre la direction sans queue ni tête mais une inquiétude sincère pour le bien-être des élèves. Savez-vous combien ont dû visiter l’infirmerie après leur corvée à la bibliothèque? Rien que ce mois-ci, il y en a eu six. Il y a visiblement un problème, on ne peut pas laisser les choses ainsi. Je suis bien consciente que vous ne pouvez être partout donc c’est pour cela que j’ai voulu attirer votre attention. C’est aussi à cela que sert la communication entre élèves et direction.

Elle s’arrêta pour reprendre son souffle. Elle n’avait pas l’habitude de parler autant devant un tel public mais elle n’allait pas lâcher l’affaire. Elle retournerait au troupeau d’élèves invisibles une fois ce discours terminé.

- Je ne peux contester votre autorité, car toute l’école sait maintenant ce qui arrive à ceux qui élèvent leur voix trop fort. Mais je ne peux qu’exprimer ma déception devant la justice dont vous avez fait preuve aujourd’hui. Vous n’avez enquêté que pour trouver ceux ayant écrit ces bouts de parchemin, sans faire de distinction entre le blanc, le gris et le noir. Vous donnez des punitions à l’année, sans aucune forme de procès, où la défense ne peut intervenir qu’une fois le verdict tombé, le tout de manière la plus publique possible. Ainsi la seule chose qui ressort renforcé en ce jour est votre autorité. C’est tout.

Son ton se fit amer vers la fin de sa tirade. C’était un tel gâchis. Son image d’Ilvermorny était salie à jamais. Visiblement même la direction d’un établissement scolaire était capable du pire.

- Je m’excuse encore une fois si vous pensez que je vous ai manqué de respect. J’assumerai ma punition la tête haute. Je sais que mon but était juste, malgré sa forme maladroite.

Elle inclina sa tête silencieusement avant de se retirer du feu des projecteurs, prête à retourner à sa vie d’élève lambda. Mais sa vision des choses ne seraient plus jamais pareille.
avatar
Emma Holloway
Directrice d'Ilvermorny
Niveau : Maître Enchanteur
Baguette : Bois de cerisier / 29 cm / crin de licorne
Poste : Directrice

Localisation : Dans mon lit.

Feuille de personnage
Expériences Magique:
400/400  (400/400)

Re: Ilvermorny en Crise

le Dim 10 Déc - 16:14
C'était insoutenable. Les élèves devenaient fous. Pour qui se prenaient-ils ? Des gamins en puissance, des larbins inutiles.

"Assez !" elle pointa sa baguette en direction de chaque élève avant de hurler "AVADA KEDAVRA".

Les corps tombaient les uns après les autres : le premier élève tomba suivi rapidement par les autres en révoltes.

"Lorsqu'un problème est trop bruyant, je le supprime. Retournez en classe maintenant ou mourrez."

L'école retrouva son calme et Holloway put régner pour l'éternité sur Ilvermorny en bonne despote.


#despote #enrévolte #jecrieparcequelaprofmepuni #persoemprisonné #findesproblème #finduforum

:)))))
avatar
Sully P. White
Etudiant en 7ème année - Thunderbird
Niveau : Envouteur
Baguette : Bois de Botruc, une vingtaine de centimètres, contient un poil de troll.
Quidditch : Attrapeur.

Feuille de personnage
Expériences Magique:
53/200  (53/200)

Re: Ilvermorny en Crise

le Lun 11 Déc - 18:55
Le jeune vert explosa de rire lorsque le corps des minables tombaient à terre.

- Merci madame Holloway !!!!! hurla t-il en explosant de rire à nouveau.

Le sourire aux lèvres, il partit prendre son déjeuner.



Contenu sponsorisé

Re: Ilvermorny en Crise

Voir le sujet précédentRevenir en hautVoir le sujet suivant
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum