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capharnaüm — ft. vitany

le Ven 1 Déc - 5:19

capharnaum ft. Vitany — Quête: À la Guerre comme à la Guerre

C’était un mercredi comme un autre; jour malheureux puisque porteur des poids couplés de ses deux frères aînés, le Lundi et le Mardi, et de la perspective d’un week-end consolateur qui se faisait trop attendre. Aucun élève n’était alors dispensé des commentaires psalmodiques de professeurs dont la matière n’intéressait bien souvent personne d’autre plus qu’eux-mêmes, du moins c’était là ce que se figurait Eileen. Elle ne le leur reprochait pas cependant, trop indolente pour garder ne serait-ce qu’une pointe de rancune envers qui que ce soit. De surcroît, elle ne pouvait pas les blâmer de vouer une telle passion à leur discipline respective, il faut dire qu'elle en était même admirative et quelque peu envieuse.

Au demeurant, c’était le soleil et non pas l’impératif scolaire qui l’avait extirpée du confort de son lit ce matin-là; bourreau du jour, astre trompeur, il avait semblé la châtier de ses rayons farceurs pour avoir oublié de fermer les rideaux de son lit la veille au soir. Les cours n’en avaient était que l’écho moins étourdissant, requérant néanmoins d’Eileen qu’elle bataille contre la somnolence qui s’était attardée dans son esprit. Comme pour donner le change, elle grignota l’ultime quartier de pomme qu’elle avait rescapé d’un déjeuner plus que hâtif puisqu’elle avait posé le pied dans la grande salle pour presqu’aussitôt en ressortir.

Il était exactement midi lorsqu’elle traversa furtivement le patio qui joignait la bibliothèque aux serres. Son tempérament tranquille, assorti d’un sommeil obstiné, la rendait cependant peu soucieuse à l’idée qu’on puisse la surprendre et l’incriminer d’on ne sait quelle manigance. Non, c’était plutôt la crainte qu’on ne vienne interrompre ce rituel méridien qu’elle comptait bien réitérer à l’avenir, en scrupuleuse soliste de préférence. Elle avait pris l’habitude de divaguer dans la serre de temps à autre, s’occupant soit à sculpter dans des graines ou bouts de bois au préalable choisis avec parcimonie lors de ses escapades aux alentours du château, soit à feuilleter des livres aux sujets divers et variés, soit encore à ne rien faire du tout.

Le froid l’enjoignit à resserrer son écharpe de laine dans laquelle s’emmêlaient ses cheveux, tandis que ses pas la menaient à l’entrée des orangeries. Là, c’était d’ordinaire tout autre chose; une sorte de printemps avant l’heure, baigné des rayons de l’astre diurne, qui se faisait alors clément et même tout à fait charitable dans ses beaux jours. Mais Eileen perçut rapidement une rumeur furieuse qui émanait de ce havre si paisible de coutume. On aurait en effet cru à un déchaînement des enfers derrière les baies vitrées embuées. Craignant le pire, Eileen emprunta la porte qui menait à la serre adjacente, où elle attrapa un cache-oreille. Elle remarqua au passage les gerbes de terre qui venaient s'écraser contre la paroi vitrée séparant les deux lieux. Une fois ses oreilles couvertes, elle osa enfin s'aventurer dans ces limbes impromptus, poussant la porte, armée d’une infinie précaution. Elle ne fut pas déçue: la serre en question était un véritable champ de bataille, déferlement d’écorces, racines, feuilles et autres voluptés naturelles. Parmi les belligérants, la jeune femme distingua une quinzaine de beautrucs s’accrochant comme à la vie à une branche d’un filet du diable qui lui-même avait l’air attristé par un tel déchaînement des forces. À leurs pieds, une poignée de mandragores dont les cris stridents lui parvenaient facilement malgré sa paire de protège-oreilles.

Eileen, assaillie par les évènements, crut tout d’abord que la concoction de datura qu’elle s’était secrètement préparé le dimanche précédent jouait encore des tours à son esprit. Elle s’avança un peu, les bras ballants, avant de rapidement revenir sur ses pas pour fermer la porte de la serre - soucieuse de ne pas alarmer le château tout entier - réfléchissant déjà à un plan d’action. Mais avant que le battant ne se referme elle aperçut une silhouette familière et bienveillante. Estimant qu’une paire de main et une baguette supplémentaires n’étaient jamais de trop en de telles circonstances, elle héla son amie:

- Vitany !

Lorsqu’elle eut l’attention de cette dernière, elle la gratifia d’un sourire embarrassé et lui demanda:

- Excuse-moi, aurais-tu un petit bout de ta journée à m’accorder ?

Pour appuyer ses dires elle ouvrit un peu plus la porte, tandis que les cailloux et les velléités fusaient dans son dos.

Encore désolée pour le retard ! :x

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Re: capharnaüm — ft. vitany

le Lun 4 Déc - 15:31
Si le mercredi était parfois synonyme de repose pour certain, ce n'était pas ton cas. tu avais un emploi du temps chargé ce jour là, et mille choses à faire. Et rien que d'y penser, ça te gonflait déjà. Pourtant il fallait que tu te rende à l'évidence, tu devais faire ces choses, juste pour soulager un peu ta conscience. La matinée t'avait pourtant paru interminable, et ce ne fut qu'une fois ton repas de midi terminé que tu te permis de prendre un peu de repos. Déjà, tu étais restée un moment dans la salle pour discuter avec les gens qui mangeaient encore, pour rire un peu aussi. Pourtant ton rire te semblait particulièrement faux, tu étais ailleurs. Voilà un moment que tu te faisais harceler, pas de façon régulière à Ilvermorny, mais on avait retrouvé ta trace. Et ça te faisait peur. Quoiqu'il en fut, il fallait que tu trouve une solution, que tu fasse des recherches sur qui pouvaient t'en vouloir. Et tu les imaginais forcément nombreux, et forcément liés à la Nouvelle Orléans.

Ce fut pourquoi tu t'étais sentie obligée d'aller dans la bibliothèque pour fair ces-dites recherches. Ceci dit, tu sentais bien que tu allais perdre ton temps, car ce que tu avais fait subir là bas n'avait jamais fait de vague. Enfin, le MACUSA n'avait jamais pu poser la main sur vous, une bande de jeunes déguisés qui faisaient régner leur loi dans la ville. Sous le couvert, évidemment, du patriarche Lockwood et du maire de la ville. C'était une entente qui s'était construite sur des bases solides, mais ça, les bouquins n'en parlaient pas. Ou pas encore. Tu ignorais à ce jour, si tes actes allaient être retranscrits par les mains internes, les sorciers qui habitaient là bas. Bien heureux d'ailleurs, car bon nombre de mage noirs chassés avaient trouvé refuge dans cette ville. Ta famille se vantait parfois, rappelant que c'était grâce à leur protection s'ils étaient toujours là. Ah, le grand-père avait des chevilles en béton armé et une tête aussi grosse qu'une pastèque à force. Pourtant, à la fin de l'été, tu avais justement de dissoudre son groupe, d'une part parce qu'à cause de tes études tu n'étais jamais là, d'autres part justement à cause de ce que tu recevais. Il était hors de question que tu mette une de leur vie en danger.

Tu faisais les cent pas dans la bibliothèque, non loin de l'entrée de la serre. Tu tenais dans tes mains un bouquin sur la Nouvelle Orléans, sur son histoire, et forcément la tienne en fait. Tu avais reconnu de nombreux noms, la famille du côté de ta mère, la tienne, et bien d'autres, des alliés précieux. Mais on t'interpella, tu relevas immédiatement la tête, ayant reconnu la voix. Tu souris lorsque tu vis Eileen, dans la serre. Déposant le livre sur une table, tu la rejoignis alors qu'elle te demandait un peu de ton temps. Une pensée vers le bouquin te traversa l'esprit, comment lui dire que tu étais assez occupée, là tout de suite, peut être plus tard ?

« Oh, Eileen, c'est vraiment dommage, mais... » commenças-tu gênée, alors que tu la suivais du regard. Tu te stoppas net en voyant le foutoir à l'intérieur. « Fait chier... On peut pas laisser ça comme ça... Ca marche, j'te file un coup de main. »

La dernière fois que tu avais voulu aider quelqu'un à remettre de l'ordre dans la serre, c'était avec Livie, et il s'agissait du filet du diable sur lequel les botrucs essayaient de trouver refuge. Tu mis rapidement tes mains sur tes oreilles d'ailleurs, car les mandragores avaient décidé de monter le ton, et tu ne voulais pas tomber raide devant ton amie. Mais bon sang ce que tu étais contrariée ! Ils étaient incapable de tenir la serre correctement ! C'était un véritable champ de bataille ! Tu te saisis alors de cache-oreilles pour les mettre en place, avant de rejoindre l'étudiante de Puckwudgie.

« On devrait fermer derrière nous, sinon la bibliothécaire va faire une syncope.» fis-tu sur un ton assez joyeux malgré toi.

Aussi, la dernière fois que tu avais voulu remettre de l'ordre dans la serre, une terrible envie de tout cramer avait ancré ton esprit, et là tu sentais que tu allais partir sur la même idée. Mais bon, tout ce que vous aviez à faire, c'était rempoter les mandragores et remettre les botrucs à leur place, pas vrai ? Mais bon, un bon gros feu de joie ne ferait de mal à personne. Et alors que tu t'avançais, pas très rassurée tu devais l'admettre, tu aperçus dehors des mandragores ligotées. Pleine de surprise, tu tendis le doigt dans leur direction, avant de te tourner vers Eileen, qui s'était retrouvée avec des Botrucs dans les cheveux, allez savoir comment.

« C'est des putains de plantes, comment elles ont fait pou- Eileen !» avais-tu crié, lorsque tu réalisas qu'elle se faisait un peu attaqué. Tu tendis alors ta baguette vers elle, tu ne voulais pas la blesser ! Il fallait qu'elle s'en débarrasse seule. Dans quel merdier t'étais-tu encore fourrée ?
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