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XX
Petit nouveau qui ère à Ilvermorny
Niveau : Sorcier en Herbe

Feuille de personnage
Expériences Magique:
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L'après-midi d'un faune- Bartel Altwald

le Mer 29 Nov - 1:26
Bartel Altwald

       
Quelle est ton identité ?

  Sang pur (lignée hollandaise-finlandaise du côté de son père, turque-bulgare du côté de sa mère) • 19 ans • Puckwoodgie • Candidat au poste de préfet • Septième année • Baguette très flexible en bois de poirier de 40 centimètres, cœur en ventricule de dragon • Bouc

       
Si tu devais affronter un détraqueur


Il y aurait au bout de sa baguette une armada de sourires. Des journées condensées en pelotes de lumière. Des grimaces et des rayons de soleil, beaucoup de gourmandise, et des étreintes aussi. Il y aurait Orcynie cisaillant sa musique, il y aurait Brocéliandre et ses rictus cyniques. Il y mettrait du chocolat, des galettes à l'orange et quantité de loukoum ; de fabuleuses lectures, d'inoubliables heures. Tant de rencontres, tant de moments partagés, qu'il y condenserait tout un cosmos de signes, d'émotions, de sensations onctueuses. Réminiscences d'explorations de sa sensualité, la caresse d'un amant, la chaleur d'un baiser, mais aussi le plaisir simple d'une longue douche brûlante, une sieste face à l'âtre embrasé du dortoir, quantité de souvenirs futiles qu'il garde précieusement et convoque à sa guise, mêlés à des éclats plus importants de passé. Bartel n'aurait aucun mal à donner autant de substance que nécessaire à son patronus. Mais il y aurait l'hiver rivé à sa carcasse.
Il y aurait
un délitement des tensions que le soutiennent
un millier de doigts évidant ses entrailles
(liquéfaction des muscles, aspiration de la moelle)
un air trop dense dans ses poumons
trop poisseux sur sa peau
et trop lourd dans sa gorge
il y aurait un blocage
un espace confiné
des perspectives tronquées
l'impression d'étouffer
une pesanteur macabre.

Face à un Détraqueur, Bartel deviendrait lourd, et pourtant creux dedans. Ce n'est pas un manque de réactivité, ni de sang froid ; ce n'est pas non plus sa lugubre fascination envers la créature qui l'empêcherait d'agir ; moins encore une inaptitude à raviver des souvenirs positifs. Il n'y a qu'une seule raison à son incapacité à lancer le spectro patronum : l'absence d'apprentissage.
Il ne fait cependant aucun doute au vu de son caractère qu'il fera partie de ceux capables d’amener un patronus au monde.

       
Si tu devais rencontrer un épouvantard

   
Certains ont une phobie puissamment ancrée qui les hante jusqu'à la fin de leurs jours. Certains autres traînent un tel traumatisme que leur vie toute entière sera dévolue à le surmonter. Certains encore voient leurs peurs évoluer. Bartel appartient en quelque sorte aux trois catégories.

Une peur le poursuit sans jamais le distancer, qui hante ses pas sans trêve, allant jusqu'à lui dicter dans une certaine mesure sa manière d'envisager sa relation aux autres. C'est un brin de claustrophobie qui n'ira jamais jusqu'à la peur panique, n'instillant qu'un malaise, qu'une gêne persistante ;  c'est un soupçon d'égoïsme lui rendant désagréable l'idée de la dépendance ; mais c'est surtout, en premier lieu, une véritable horreur à s'imaginer prisonnier d'un carcan. Qu'il soit professionnel, intellectuel ou sentimental. Bartel est terrifié par l'idée de mener une vie statique, d'être contraint à suivre un chemin emprunté sans pouvoir décider de bifurquer ensuite. Il veut avoir le choix, être en mesure de décider à n'importe quel moment de tout laisser tomber pour aller se consacrer à de nouveaux projets. Déraisonnablement, il aimerait pouvoir échapper à toutes les contraintes qui se présenteront à lui. Et malgré sa tendresse débordante pour autrui, son immense empathie, c'est paradoxalement des autres que Bartel voudrait être mesure de se libérer au gré de ses désirs. La vérité ? Trop au fait de sa sensibilité, il craint l'attachement pour toute la vulnérabilité qui l'accompagnera. Car il suffit d'un rien pour entrer dans son cœur, et qu'il redoute en toute logique de le voir saccagé. ( Faute, comme le sauront certains, à d'amères expériences. ) Et c'est cette peur qui habite plus particulièrement Bartel, bien devant une vague claustrophobie ou une part d'égoïsme l'incitant à la fuite.

Face à l'épouvantard, toutes sont néanmoins représentées de la même manière par des symboles récurrents : chaînes, crochets, ancres, boulets. Menottes, barreaux, pièce close. Rampant vers lui ou l'enfermant, s'enroulant à son corps, l'obligeant à se mettre à genoux, quand  ils ne menacent pas de se planter dans sa chair. Grignotant son espace, restreignant ses mouvements. Il y a mille et une manières de les repousser en clamant le sortilège ; explosion de confettis, métamorphoses des chaînes en serpents bariolés, bouillonnement de végétation vernale, changement de matière faisant perdre toute leur emprise à ces objets de torture... Ce n'est jamais réellement un soucis de renvoyer l'epouvantard à sa nature informe quand il prend l'apparence de ces angoisses profondes, choisissant le symbole pour exprimer une peur somme toute assez abstraite.

Seulement, les choses se gâtent parfois.

Quand l'épouvantard prend une forme humaine. Celle d'une pâle fille brune au long corps de couteau baignant au sein de son sang. Celle d'une autre pleurant sur son violon brisé dans une pièce austère. Deux images puissantes, l'une silencieuse et macabre, et l'autre cacophonique et exsudant de tristesse. Elles viennent parfois le hanter face à l'épouvantard, réminiscences marquantes raffermissant la prise de ses doigts sur la baguette magique, et crispant sa mâchoire jusqu'à l'en faire craquer. Bien entendu, Bartel a conscience d'avoir à faire à un simple mirage, suffisamment pour être en mesure de le repousser sans trop de difficulté. Mais l'effet n'en est pas moins présent, l'image l'atteint malgré sa conscience de la situation. Quelque chose passe toujours dans ses yeux face à ces visions là. Un éclair de colère, et un voile de tristesse. Une souffrance ancienne, visiblement tenace.

Si vous le questionner sur le sujet, Bartel vous répondra en toute franchise, ou presque. Que cette jeune femme aux avants bras ouverts se prénomme Brocéliandre. Que cette autre s'arrachant les cheveux au-dessus des débris de son instrument de musique n'est autre que sa sœur.

Il ne vous faudra pas beaucoup de temps ni de jugeote avant de vous rendre compte qu'aucune des deux ne fréquente Ilvermorny.

       
Si tu étais devant le Miroir du Risèd

 
Les images n'en seraient pas toujours semblables, car deux puissants courants traversent l'âme de Bartel, le premier l'entraînant sur l'infinie des routes, le second dans le confort partagé d'un foyer. Désirs contradictoires submergeant tour à tour son cœur scindé pour le balloter vers l'un ou l'autre rêve, tout aussi forts l'un que l'autre. Cette opposition viscérale de ses désirs profonds doit autant à sa nature qu'à une ébullition adolescente le façonnant encore.

C'est parfois la tendresse qui l'emporte vers de moelleux rivages, peignant à la surface du miroir une silhouette indistincte dormant entre ses bras.Car l'idée d'aimer quelqu'un lui évoque une volupté intense, plus encore que celle d'être aimé en retour. Et peu importe le reste, toujours fluctuant en de nouvelles nuances. Couleurs d'automne ou bien d'hiver, nature bruissante ou antre fauve ; abîme douillet succédant à des contrées sauvages, dégueulis de foule dense abolie dans les ombres. Toute les peintures se fanent et se permutent, les paysages s'écroulent, se succèdent en écrins- simples coffret où repose la véritable perle. Seule reste la silhouette aux traits indéfinies, et ses interactions. Il peut s'agir d'une paisible étreinte ensommeillée sous d'épaisses couvertures, câline et floconneuse. Il peut s'agir d'un vieux canapé déglingué en face d'une cheminée, autel de la paresse et de douceurs distraites. Il peut s'agir d'une table bien garnie et de sourires complices. De volutes onctueuses qui habitent le regard de l'amant sans visage, de ses mains posées sur ses épaules noueuses, sur sa cuisse ou sa joue, parfois paisibles et parfois malicieuses. Il s'agit de lui même peignant une chevelure, entremêlant ses doigts à ceux de quelqu'un d'autre, enlaçant tendrement des courbes élusives. D'une tête reposant en travers de ses genoux, parfois même simplement d'un frôlement lascif, de fourchettes qui se croisent au sein d'une même assiette. Il n'y a pas de maison idéale, d'entourage immuable. Rien que cet autre qu'il reste à découvrir, à trouver, à traquer ; à acculer affectueusement dans une étreinte bestiale. Pour l'aimer tendrement jusqu'à en imploser. Il ne s'agit que de ça.

Ou alors des chemins innombrables qui s'ouvriront à lui.

Vie de heurts et de fuites, âpre traction des routes. Dans les flux du brouillard et sous les pluies d'automne, dans les odeurs de terre. Dans les campagnes humides et dans les rues squameuses où les lumières frémissent, étouffent, soupirent ; jusque dans la nuit même, au gré des bars pulsant et des nightclub grouillants. Mouchetures de lune, haleine obscure, tranchée par sa silhouette. Petits sentiers, ruelles, réseaux de caves éclairées à la chandelle, chemins tortueux froufroutant de buissons, et aux résilles de ronces... Le détours abrupt au bord de la falaise, la virgule étranglée entre les murs serrées, l'arrière cours ouverte aux intrusions sauvages. Les voies qui meurent dans la forêt gluante, les routes engouffrées dans la nature tranchée, dans sa bouche suppurante, fracturées par ses rocks, dissoutes par les suées abrasives du ciel, les sucs fangeux de la terre moite, démantibulées par le passage des ans, le lourd cortège des tempêtes, des bêtes, des créatures magiques, fugitives et traînant leur lot d'humanité boiteuse, aux déviances fleurissantes, en une valse pesante, un tournoiement d'ancre coulée aux velours d'un abîme, soulevant les sables froids d'âges réduits en poussière ; les routes mordues par la végétation, recrachées en morceaux par les orages, celles que l'on ne revoit jamais après le renouveau d'un hiver trop crémeux, comme avalées par le sol, englouties par l'abîme roulant ses liqueurs noires sous les pieds des terriens. Les sentes ouvertes par le bond des biches, le pas des sangliers, incisées dans la pulpe emmêlée des bois denses, et presque recouvertes, presque à nouveau entravées par la sarabande ligneuse des branches entrelacées. Layons abolis, traverses ravalées, soumises aux mâchonnements enfiévrées de la sylve. Et parfois dans les champs, sur des pistes craquantes d'herbes piétinées, créées par des courses d'enfant ou des chasses amoureuses. Toutes les tortilles et les virettes empruntées par d'anciens fuyards, toutes les ornières creusées par le passage d'une foule ayant dévié vers d'autres trajectoires, les raidillons les plus abrupts, les cavées les plus humides, les laies les plus obscures... Et tous les autres sentiers à venir, tous les chemins de la postérité. Ceux que traceront d'autres enfants, d'autres amants, d'autres proies. Déserteurs de lueurs, adeptes de la nuit, névrosés fugitifs. Ceux qu'il tracera lui même, à chaque nouveau départ.

Bartel est amoureux des chemins, des perspectives fuyantes, obsédé par l'image des sentiers tortueux. Fasciné par l'idée d'une existence nomade, d'un horizon urbain à des espaces sauvages. Il se voit volontiers mener une existence errante, balloté constamment d'une rencontre à une autre. Une part de lui aspire à cette fuite perpétuelle, à ce renouvellement constant de visages, fresque grandiose de personnalités toute différentes, encyclopédie vivante de l'humanité entre les lignes de laquelle se perdre. A heurter, à palper, à cannibaliser. Renouvellement constant des êtres, afflux de connaissances, liberté de mouvement... Le miroir lui renvoie le reflet d'un Bartel plus âgé, d'un homme débraillé plus hirsute que jamais. Dégaine de clochard pour un regard de feu. Du vent sans cesse pour cisailler son corps et transir sa carcasse. Des paysages déroulés dans la gloire de leur immensité, ou des milieux urbains grouillant d'une vie nerveuse. Une existence d'anguille filant entre les mailles, dénuée de tout ancrage, parfois de moralité. Une longue errance au gré de ses fantaisies, tout au travers du monde.

C'est un rêve qui le hante avec la même intensité que cette passion muette envers un être absent, encore à découvrir. Les deux pourraient venir habiter la glace ondoyante de mirages du Rised. Parfois cependant, quand la mélancolie diffuse insidieusement un brouillard dans son âme, Bartel pourrait voir apparaître autre chose encore au au sein de ce miroir.

Il y aurait une joueuse de violon debout dans un salon rempli de fleurs séchées, une jeune femme aux doigts interminables, dessinant sur un mur une fresque chaotique, un chien efflanqué couché sur un tapis, des boîtes de chocolat éparpillées à travers tout la pièce, des piles de livres, de dvd, et même un chat miteux couché dans la niche méphitique d'un panier de linge sale.
Il y serait lui même, arrosé de musique, observant les cloisons se couvrir de peinture. Et tout serait parfait, peut-être.

Il ne s'agirait cependant que d'un très beau mensonge. Seule la magie de l'illusion peut ramener des êtres à la vie, seul un miracle peut réparer certaines erreurs fatales. Prétendre le contraire ne serait que jouer de chimère pour distraire sa douleur.

Bartel ne resterait pas plus de quelques secondes pour observer ce reflet là.

       
Si tu étais Ministre de la Magie


Horreur, enfers et damnations, l'aboutissement ultime d'un cauchemars devenu réalité, d'une erreur tragique et incompréhensible, ou d'une lobotomie. Pour rien au monde Bartel ne voudrait assumer un rôle semblable, ni même occuper la moindre place au sein du ministère. Il a l'administration en horreur, exècre l'autorité et se sent plus à son aise dans les espaces ouverts ; ne conçoit d'enfiler un costume qu'à l'occasion d'Halloween et s'imagine plus volontiers en sorcier vagabond complaît dans ses errances qu'impliqué dans la vie politique ou institutionnelle du monde magique.

Mais à supposer que par quelque aberration du cosmos Bartel atteigne un poste respectable au sein du Ministère, et que, comble de l'inconcevable, il en soit à la tête, il y serait alors un facteur de changement. Il abolirait tout d'abord les différentes restrictions concernant les cracmols ou les non-maj dont la famille comporte des sorciers, et se pencherait ensuite sur le cas des créatures magiques afin de réviser leurs droits. Il rendrait indispensable l'étude de la culture non-maj, encourageant les sorciers à se pencher sur leurs science, leurs arts, qui évoluent en parallèle et ce tellement plus vite qu'au sein de la société sorcière,  appellerait chacun à apprendre comment se débrouiller également sans le recours de la magie. Ouvrirait les frontières du pays, favoriserait les échanges culturels, abolirait le port des uniformes au sein d'Ilvernormy, encouragerait à l’expérimentation magique, notamment artistique, et punirait plus gravement toute forme de discrimination de la part des sangs purs envers les nés-moldus, les cracmols, les non-majs ou créatures magiques.

Enfin, il profiterait de sa position pour se constituer un merveilleux harem composé de membres des deux sexes et se livrerait sans remords à des orgies dantesques.


A quoi bon y songer cependant ? Les êtres tels que Livie se chargeront de faire tourner le monde depuis une tour très haute. Ils sont les plus à même d'y apporter des changements en usant de leur volonté d'acier, en déroulant implacablement le rouleau de leurs idées pour les apposer sur le parchemin de l'Histoire. Lui même escompte plutôt se satisfaire d'une vie dans la poussière des routes, faîtes de contacts humains, de découvertes et d'hédonisme- Bartel se considère plutôt comme une force d'opposition et de création débridée que comme un facteur de stabilité. Bien entendu à raison. Il regorge d'idées, s'enchaîne intensément d'une passion à une autre, mais il ne cherche à les communiquer qu'à travers un contact direct, sans user d'une position de choix. Peu lui importe de propager sa vision du monde dans toute la société. Il ne s'emploie à communiquer sa fougue et le chaos de son être qu'à ceux qui croisent sa route.

Oui, ce sont les gens tels que Livie qui édictent des règles. Ceux du genre de Bartel portent le vent de la révolution lors des périodes de crise ; détruisant tout sur leur passage avant de reconstruire une société nouvelle, plutôt que de travailler à altérer une structure déjà pré-existante. On peut donc affirmer que c'est bien pour le mieux que Bartel n'ait pas la moindre ambition politique, d'autant plus que son ardeur et son charisme auraient pu lui ouvrir la voie d'une carrière semblable.

Ce qu'il apportera au monde le sera à travers un travail de fourmis. Bartel est un gargantuesque architecte de l'infime ; capable de soulever les foules autant que de les conduire, mais préférant se consacrer à des gens isolés, ou à de petits groupes. C'est donc la manière dont il changera le monde : une personne après l'autre carambolée à son cœur de géant.

       
Si tu devais raconter une anecdote importante

     
Bartel a toujours été un mystère aux yeux de ses parents. Une source d'inquiétude autant que de fierté, un espoir aussi bien qu'une condamnation. Ils y voient -à raison- la fin plus que probable de la pureté de leur sang, mais ils n'ont pas cessés pour autant de placer leurs espérances en lui. Ils sont au fait de son potentiel, connaissent (et désolent) sa force de caractère. Ils ne nourrissent pas le moindre doute quant à ses capacités, magiques ou intellectuelles, mais n'ont eu de cesse depuis ses jeunes années de se demander comment le croisement de leur lignée a pu engendrer un pareil cataclysme.
Il y a cependant quelque chose que les parents de Bartel ont encore moins bien compris que la rébellion viscérale de leurs fils : la naissance de leur fille, Orcynie Altwald, asperger et cracmol obsédée de musique. Une déception double engendrant leur total écœurement.
Il a vite été évident qu'Orcynie n'était pas une enfant commune d'après les critères des sorciers tout comme ceux des non-maj. Il n'a pas fallut longtemps avant qu’apparaissent aux yeux de sa famille ces particularités jugées comme dégradantes pour l'honneur de leur sang. Pour que s'ensuivent alors de prévisibles conséquences.

Un désamour persistant. Un pur abandon affectif. Une réaction de dégoût.

Volker et Derya Altwald n'ont pas tué Orcynie. Quoiqu'attachés à la pureté de leur sang et à leurs traditions, ils n'étaient pas de monstres- conservateurs sans verser dans l’extrémiste, imbus de leur nom sans être belliqueux. Si Orcynie était née sur le vieux continent, dans d'autres branches des familles respectives de ses deux parents -s'étendant majoritairement à travers le nord et l'est de l'Europe jusqu'au moyen orient-, peut-être n'en aurait t'il cependant pas été de même. Mais dans sa cruauté à la mettre au ban des communautés sorcières et non magiques en l'affligeant de différences mal perçues ou comprises, le destin a su faire preuve d'un peu de clémence quand même, en lui offrant une vie en Amérique ainsi qu'un frère dévoué.

Bartel est resté fils unique jusqu'à l'âge de quatre ans. Déjà alors on s’étonnait de l'enfant, parfois plongé dans un silence profond, parfois débordant de vie à en devenir usant ; on ne savait trop s'il fallait s'extasier ou non de ses questionnements incessants, de ses passions chaotiques envers chaque nouveau sujet -étude des plantes, des animaux, des créatures magiques, de la mythologie- et de son sens aigüe de la justice lui faisant constamment prendre le parti le moins avantageux, avec un entêtement n'ayant d'égale qu'une profonde joie de vivre. On a très vite statué à son sujet qu'il était sans nul doute en avance sur les enfants de son âge, sans pourtant s'expliquer l'hyperactivité agaçante associée à ce trait. Cette étiquette d'enfant précoce laissait présager à ses parents un futur merveilleux au sein duquel leur fils brillerait de par son excellence. Bien entendu, il n'en fut jamais rien, et ils se trouvèrent très tôt en conflit avec lui.

Le fait est que Bartel a rapidement nourris une affection sans borne à l'égard de sa sœur. Tout ce que ses parents lui refusèrent d'attention, d'affection et de compréhension, il le lui offrit durant de longues années. Il mit plus d'énergie à l'élever et à l'ouvrir au monde malgré le handicap représenté par son trouble autistique que ne le firent Volker et Derya, à la fois troublés, embarrassés et rassurés cette gestion inattendue de leur fille. Quelque chose d'incompréhensible aux yeux de leur entourage se tissa entre Bartel et Orcynie, un lien d'une profondeur d'abord insoupçonnée. Pour cause, l'enfant ne daignait adresser la parole qu'à son frère au sein de la famille, échangeant avec lui d'interminables discours d'une densité phénoménale- riches, mais incohérents. Quand elle ne parlait pas, Orcynie jouait du violon sans discontinuer, avec une virtuosité qui démentait par ailleurs la gaucherie de sa gestuelle- l'instrument, tout d'abord offert à Bartel -dont le talent de musicien était tout à fait nul-, devint finalement une extension de sa sœur. Et ils vivaient ainsi, d'un fracas et d'un silence à l'autre, partageant tout et présentant au monde l'immuabilité de leur complicité.

Puis il y eut Brocéliandre. Non-maj au fait de l'existence de l'univers sorcier, initiée à lui par le biais de sa famille. Brocéliandre la fantasque, la mature -de trois ans son aînée-, l'asphodèle humaine, la cynique, la grandiose ; magnétique et sauvage, nymphéique Brocéliandre.
Les heures passées en sa compagnie restent encore à ses yeux parmi les meilleures qu'il ait vécu à ce jour. Des heures languissantes emplie de fumées, peuplées de discussions dans une chambre brumeuse, aux murs recouvert de peintures qui s'entredévoraient, entouré d'un cortège de papiers poussiéreux ou à moitié brûlés. Ils y passaient d'interminables après-midis à voguer à travers des océans de linge sale, à édifier des monticules de cendres au sein de cendriers tous plus étranges les uns que les autres, à faire des tas, de nombreux tas, partout. D'ordures, de livres, de vêtements, de boîtes, de bouteilles et de tout ce qui pouvait s'empiler avant d'être renvoyé à la moquette du sol d'un lancer adroit de boules de chaussettes. Des heures d'errance à rire trop fort en hantant les rues de la ville, de jour comme de nuit. Des heures dédiées au cinéma non-maj, à des lectures partagées de vive voix, à des expérimentations culinaires douteuses et des jeux de rôle sans fin. Des heures loin d'Orcynie et de son rôle de frère- des heures pour découvrir le monde au-delà des carcans de l'univers sorcier. Des heures inconséquentes. Pour s'éloigner de sa famille. Des heures d'intolérable abandon aux yeux d'une sœur qui n'avait jamais été vraiment proche que de son frère aîné.
Ce n'était cependant que le présage d'un éloignement plus radicale encore.
Car deux années après avoir rencontré Brocéliandre, il fut temps pour Bartel de rejoindre Ilvermorny, pour le plus grand plaisir de Volker et Derya Altwald, plus que sérieusement dépassés par leur progéniture ; ses fréquentations aussi bien que son comportement. Mais il paya lui même ces deux années chaotiques passées à vieillir trop vite en compagnie de Brocéliandre.

Quand à l'approche du départ, l'anxiété d'Orcynie devint insupportable. Elle répandit sa détresse au sein de la maison, donnant à son violon une voix constamment hurlante, grimpant en crescendos atroces, s'acharnant nuit et jour à torturer ses cordes. Se mura dans le silence pour n'exprimer plus que colère et angoisse par le biais de l'instrument, que nulle autorité ne semblait plus en mesure de faire taire.

Jusqu'à cette soirée dans le salon familiale. Quelques jours seulement avant son départ pour l'école de magie. L'atmosphère électrique qui planait dans la demeure depuis déjà des semaines était devenu un orage pour leurs nerfs. L'angoisse d'Orcynie faisait écho à celle éprouvée par Bartel. Crainte de perdre sa sœur ainsi que Brocéliandre, tout en sachant pertinemment qu'il tisserait pourtant de nouveaux liens au cours de sa scolarité ; mais n'en tirant malgré tout pas le moindre réconfort. Tant à l'idée du sort réservée à Orcynie après son départ qu'en raison de l'acidité de son amie à l'approche de ce dernier. Habité par la peur de perdre tout contact avec le monde non-maj dont il ne se lassait pourtant pas d'explorer la culture. Et poursuivis jusque dans ses rêves par l'incessante criaillerie du violon d'Orcynie. Dont il savait que la détresse était bien supérieure à la sienne... Mais c'est en vain qu'il cherchait des paroles à même de la tirer de son mutisme infâme, qu'il s'échinait à calmer son angoisse. Car, il le savait, son amitié avec Brocéliandre avait d'ors et déjà posé une barrière entre eux deux. Que les efforts à fournir pour surmonter cette barrière seraient colossaux, alors même qu'il n'avait pas le temps nécessaire à cette fin.
Personne n'avait donc la possibilité d'être d'humeur paisible, ce soir là. Et chaque glissement de l'archet sur les cordes les poignardait au corps, effilochait leurs nerfs. Orcynie ne se séparait plus du violon, pas même une fois attablée, pas même pour se rendre aux toilettes. Partout il la suivait, posé sur son épaule ou en travers des genoux. Et partout il hurlait, d'un bout à l'autre de leur demeure, longue succession de cris hantant tous les couloirs. Se déplaçant comme un spectre plaintif jusqu'à les acculer, où qu'ils puissent se trouver. Les traquant inexorablement.
Bartel peut se souvenir avec clarté d'avoir souhaité que cet enfer prenne fin. Que le départ survienne afin de le projeter une bonne fois pour toute ailleurs, au loin, dans un lieu qu'il désirait par ailleurs intensément connaître. Une coupure nette avec son quotidien, plus supportable que cette interminable déchirure. Il savait pertinemment qu'il pourrait faire avec, malgré tout ce qui lui manquerait au sein d'Ilvermony. Mais il ne pouvait plus supporter le silence d'Orcynie ni la musique infâme qu'elle engendrait dans sa détresse. L'amertume de Brocéliandre devenait un poison. Et lui même se faisait horreur d'être devenu si irritable au diapason de ses proches.
Cependant, l'ignoble apothéose de cet climat d'agressivité ambiante restait encore à venir. Elle n'était contenue ni dans les brèves explosions vocales, ni dans les gestes brusques.
Ce soir là, ils étaient trois dans le salon à tenter tant bien que mal d'oublier la musique d'Orcynie. Bartel se souvient d'avoir été occupé à relire en boucle les mêmes lignes du Festin Nu sans parvenir à empêcher son esprit de divaguer. Revenant sans cesse à son angoisse mâtinée d'impatience.
Puis, la musique s'était glissée au sein de la pièce comme un nuage de bourdons. D'abord faible. Et gênante. Et enfin impérieuse. Déchirante.
Bartel avait levé les yeux du livre, qui ne réussissait plus à l'aspirer dans son tourbillon de fantasmagorie crasseuse, pour voir sa sœur passer lentement en travers du salon, le violon perché sur son épaule comme un oiseau de malheur, la tête penchée, faussement indolente, et et les paupières mi-closes. Avec une marche intolérablement languissante.
Il sentit son père se crisper. Capta du coin de l’œil le mouvement de replis de ses doigts gigantesques. L'anxiété qui lui nouait le viscères depuis des jours dû alors se partager son corps avec un tout nouveau malaise prémonitoire.

Il va se passer quelque chose.

Il ne se passa rien. Pas de suite néanmoins. Orcynie traversa laborieusement le salon de son pas languissant, pour aller se perdre ailleurs dans la maison. Et puis, elle repassa à nouveau en face d'eux, toujours agrippée à l'archet. Toujours aussi lentemen. S'effaça de nouveau. Et dix minutes plus tard, elle survint une fois de plus. Traînant de pieds sur le parquet. Faisant hurler le violon. Jouant de l'archet avec leus nerfs.
Bartel n'eut le temps que de lever les yeux, sentant son père bondir. L'instrument explosa sur l'épaule d'Orcynie.
Il n'y eut aucun flottement, pas un instant de silence. Au hurlement du violon succéda celui de sa sœur. Un cri de pure souffrance, qui ne devait rien aux coupures parsemant son visage, mais à l'horreur glaçante : le violon n'était plus qu'échardes éparpillées. Il n'en restait que l'archet dans sa main.
Alors Orcynie tomba à genoux et se mit à jouer d'elle même. Faisant glisser l'archet le long de ses bras tout en se balançant, et à son cri de banshee se mêlèrent bientôt des sanglots convulsifs qui semblaient déchirer tout son corps en naissant, remontant brutalement du fond de sa poitrine, énormes fleurs liquides dont l'éclosion violente lui éclatait la gorge et empourprait le visage. Écartelant ses traits au diapason de ses cottes.
Bartel peut se souvenir avec exactitude avoir senti toute émotion le quitter au moment d'expliquer calmement à son père qu'il ne fallait surtout pas chercher à toucher Orcynie. Il se souvient clairement de la nuit qu'il a passé à la veiller au milieu du salon, n'ayant pour tout contact que celui de son regard, pour seul geste à son encontre que le dépôt d'une couverture sur ses épaules de pierre. Aussi tendue que les cordes d'un instrument. Il n'a pas même cherché à lui prendre l'archet, la laissant s'irriter la peau jusqu'à la faire saigner. Ce n'est qu'une fois Orcynie propulsée dans le sommeil sur les débris de son violon -son cœur, sa voix, son essentiel- qu'il le lui retira. Et puisqu'il ne maîtrisait encore pas le moindre sortilège de soin, il étala doucement de la crème sur sa peau écarlate.

Trois jours plus tard, quand il partit rejoindre Ilvermorny, Orcynie n'avait pas prononcé un seul mot ni daigné se laver, entreprendre un mouvement ou ingéré la moindre nourriture. Il faudrait attendre ses quinze ans à Bartel pour revivre une expérience aussi douloureuse et traumatisante que celle que fut son départ de la demeure familiale.

Attendre le jour où il apprit la mort de Brocéliandre.
       
Si tu parlais de tes rapports avec les autres

Bartel, c'est le rayon de soleil à travers les volets. Celui qui tombe juste au niveau de ton œil.

Bartel, c'est le vent d'automne qui se faufile sous tes vêtements et refroidie ton corps en pénétrant tes côtes. C'est la brise chatouilleuse d'origine inconnue qui peuple certaines pièces.

Bartel, c'est la musique trop forte du voisin fêtard. C'est l'odeur du vomis qui imprègne ces fêtes ; c'est le voisin qui s'excuse, mais qui bronzera quand même tout nu sur son balcon aux prochaines éclaircies.

Bartel, c'est l'oiseau qui vit  dans le conduit de ta cheminé et qui se met à chanter à cinq heures du matin, le chat qui trouve que ton visage est un lieu confortable où se poser pour dormir.

Bartel, c'est l'agréable petite bruine d'avril qui dégénère en une inondation. C'est la boue qui s'accroche pesamment à tes bottes, et c'est aussi la boue qui amuse les enfants, qui explosera à leur figure quand ils sauteront dedans, et qui plus tard encore, fourmillera de vies nouvelles.

Bartel, c'est un parfum aimé qui devient écœurant, un goût naguère apprécié rejeté par les papilles, quelque chose de trop grand pour être embrassé avec un seul regard- et dont on ne saurait dire si c'est sublime ou bien laid à s'en crever les yeux.

Bartel, c'est le mec un peu chiant qui a toujours quelque chose à dire, une histoire à conter ou des mots de théâtre. C'est un garçon qui se moque, qui s'en moque, qui fait les choses comme ça, parce-qu’il pense que c'est bien. C'est un garçon qui aime- les gens, et puis tout le reste. Qui tient autant de l'orage que du tremblement de terre.

Bartel, c'est une épaule qui s'offre pour qu'on y pose la tête. Mais c'est aussi celle qui défoncera ta porte.

Bartel, c'est une certaine sagesse qu'on ne lui soupçonne guère. C'est pourtant des grands rires, des gamineries heureuses.

Bartel c'est beaucoup de viande et encore plus de poils.

Bartel c'est la caresse du soleil sur ta peau, c'est un chocolat chaud et c'est l'étreinte d'un pull.

Bartel c'est chaleureux, car c'est un radiateur, un saint Bernard bâtard, un savant fils de pute. C'est une main tendue, un sourire amicale, une présence si bourdonnante de vie qu'elle continue à te hanter après qu'elle soit partie.

Bartel, c'est rien qu'un putain de faune.


Voilà ce qu'est le Bartel, cette étrange bête sauvage, mi-bouc, mi-sphinx. Un être d'excès qui vous bouffera tout cru. Parce-qu'il vous aime et vous adule, s'extasie de détails qu'il est le seul à voir ; qu'il est maniaque à sa façon, à exalter les particularités de qui accroche son cœur. Et ça se scotche partout. C'est un cœur de velcro qui lui palpite au corps, adhérant dés qu'on le touche. Bartel ne tombe pas amoureux à tout bouts de champ : il tombe en amitié, il tombe en affection. Il a la sympathie facile, une tolérance immense. Mais surtout, un intérêt presque terrifiant d'intensité envers ceux qui croisent sa route. On est presque transporté au sein d'un autre monde sous le regard du jeune homme, tant son écoute est attentive, tant sa présence est imposante- à vrai dire, c'est usant pour les nerfs de fréquenter Bartel. D'avoir à exister à travers ses yeux là, des yeux de marécage qui vous aspirent à eux ; des yeux de chouette, intimidants ; des yeux d'hypnotiseur.

On se laisse pourtant trop aisément piéger. On veut pardonner à Bartel sa prodigalité nauséeuse, se laisser aller le considérer comme une sorte d'acteur, dont la vie entière serait une représentation. Car il est avant toute chose d'un naturel profondément joueur, foudroyé à jamais d'un éclair de malice. A la limite (régulièrement franchie) de l'impudence et de la vexation. Aussi n'y a t'il rien de surprenant à constater sa propension au brocard et à la taquinerie. Certains diront de lui qu'heurter la sensibilité d'autrui semble faire partie de ses occupations journalières les plus coûteuses en temps, et on ne peut de fait que lui concéder un certain talent en la matière.  Ces même gens lui attribuent le don singulier d'hérisser instantanément toute forme de vie avec laquelle il entre en contact dés lors qu'il entreprend de faire un geste ou de prononcer un mot, le soupçonnant de considérer comme un devoir de déranger autrui dans son confort par son comportement. (A moins qu'il ne soit affligé d'une terrible malédiction lui conférant la présence quelque peu brutale d'un cachalot dévalant la pente d'une montagne sur le somptueux drapée d'une avalanche... ) Et il est vrai qu'on éprouve rarement de la sympathie pour lui en premier lieu, tant il inspire la peur. Il faut d'abord passer par l’écœurement ou la détestation, par la crainte et le dégoût. Il faut s’accoutumer à la nausée qu'il instille, à force d'être tant et si bien l'incarnation de l'excès,  avant de lui découvrir une bienveillance réelle, un charme de brigand. Certains n'y parviennent bien entendu jamais, bien que le faune ne soit pas toujours avare d'excuses.
On lui reconnait néanmoins unanimement quelque chose : la sidérante variété des émotions qu'il suscite. Nul ne peut prédire les réactions qui le secoueront en face de Bartel : il se joue de toutes les prédictions pour surprendre ses proies, et l'on se prend de sympathie pour lui quand on était pourtant prêt à fomenter sa mort. Les plus acharnés dans leur animosité vous diront que comme tous les fléaux de ce monde, il sait être attirant. Qu'il sait s'y prendre pour intriguer et fasciner autrui. Qu'il est semblable au Jupiter de Sartre, un dieu qui danse pour captiver les Hommes- jusqu'à l’inéluctable pas de travers.
Il s'agit là encore de la plus stricte vérité. Bartel est charmant à sa manière, et puissamment charmeur, doté d'un indéniable et absurde charisme brouillant horriblement les limites entre attirance, et répulsion.

On est incité à faillir, à se laisser happer. Car il déborde d'une tendresse bestiale, d'une empathie immensément réactive encore empirée par les mécanismes de la réflexion. Soyez assurés de sa sincérité quand il se laisse aller à exprimer sa sensibilité, quand il s'accorde naturellement au diapason de la vôtre. Bartel ne prétend pas s'investir émotionnellement dans vos joies et tourments : il les vit également, ne serait-ce que fugacement. C'est en grande part cette empathie terrible qui concourt à lui attacher l'affection des perdus.

Bartel est un ardent soleil tractant à lui tous les mal-êtres, toutes les fragilités, conduisant à son ombre bienveillante les taclés du grand chemin, les boiteux, les cassés, les errants et les fous. Il attire les déshérités de la vie comme des papillons de nuit, s'amourache des êtres vulnérables, et s'enthousiasme des causes perdues qui viennent s'échouer au coin de sa gueule brune pour lui demander de l'aide.

Son magnétisme impérieux n'en fait cependant pas un être adulé pour autant, car il est tout à fait indissociable de l'intensité oppressante qui l'entoure. Si furieusement puissante qu'elle pourrait vous broyer. Bartel est épuisant, asphyxiant de densité ; celle contenue dans sa gestuelle, dans ses paroles et dans sa chair. Il est aussi submergeant qu'un concentré de printemps exsudant tous ses charmes futiles jusqu'à l’écœurement, aussi solaire, sensuel et chaleureux qu'un été tropical dégénérant jusqu'à devenir d'une moiteur pesante et intrusive ; il est un automne grouillant de somptueuse pourriture, de couleurs flamboyantes, au sein duquel résonnent la raucité du brame mêlée aux plaintes du vent. Bartel est une danse à lui seul, un raz-de-marée de gestes et de mots, un pur concentré de vie tournoyante qui se déverse partout, un véritable charivaris d'émotions et d'idées, bariolé jusqu'à l'irrespirable. Bartel est comme un vaste océan de chair, une perpétuelle marée haute qui vous emportera  et vous submergera avant de vous renvoyer sur une côte dentelée, stérile, migrant brutalement d'une cause perdue à l'autre sans pourtant penser à mal lors de ces abandons. Car c'est cela aussi, Bartel. Un être insaisissable capable vous faire tout autant de bien que de mal. Qui pourrait aussi bien vous terrasser que vous offrir la lune, vous apporter la paix ou vous plonger dans de profondes ténèbres. En s'accaparant si simplement votre âme. Car il est captivant, le faune, d'un milliard de manières.

Par la musique surtout.

C'est foisonnant entre ses lèvres, c'est un terreau frémissant que l'onctuosité de sa langue épaisse. Quand cela germe en son humus carmin, dans sa flamboyante moiteur, il y a comme un miracle, comme une emphase biblique. Les mots s'en élèvent en torsades vivantes, en vrilles musicales travaillées comme des ouvrages de glaises. Spirales envoûtantes de syllabes agrippées, travaillées par le souffle. Le façonnage des mots est son art délicat. Ils éclosent en farandole aux papilles sur lesquelles crépitent ses consonnes excitées ; ça mitraille comme les trilles d'un piano.

Alors, musique.

Sa langue est faîte de papier à musique. Il a tout un solfège en bouche, des partitions imprimées sur les muqueuses du corps. Tous les gens ont les leurs, mais il y a du Wagner qui se joue sur les siennes. Cuivres bouillants, tambours vivants sous le fracas des coups, c'est ferreux, ça rocaille... On peut entendre la philharmonie baroque qui prend naissance dans sa jungle d'entrailles, qu'il s'agisse de gueulantes ou de murmures. Percevoir intensément les gonflements et vibrations de sa gorge, tendre l'oreille à ses manies. Entendre ses névroses d'excité perpétuel. Le bruit de ses mains qui courent, qui froissent et nouent, caressent et parcourent, s'abattent, s'enchaînent, palpent le monde- des longues mains denses, presque lourdes, si elles n'étaient pas acrobates à leurs heures.

Ça cabriole au bout de ses bras, ça tâtonne dans un mouvement perpétuel, avec une avidité monstrueuse, une fluidité presque liquide. C'est une vague de chair et ses doigts sont l'écume. Il a des mains gourmandes qui évoquent les pognes arachnéennes des aveugles, car elles sont méthodiques, intrusives, impudiques. Il passe sur les choses, les empoigne, les entoure, puis les délaisse pour ses propres contours- il se frotte le menton, se pince l'arrête du nez, caresse le lobe de son oreille percée. Il se touche ici et là, se titille, se cajole, sans en avoir conscience et sans pudeur aucune.

C'est un hyperactif. Les nerfs arqués et tressautant, le corps en voie d'usure lancé à plein régime dans son activité incessante et absurde, comme une forge organique ronflant nuits et jours pour pourvoir à la guerre. Il arme ses membres d'une gestuelle trop ample, se caparaçonne d'une mouvance flexible, dansante. Ondulant comme une créature de miel brun ou de sève. Il est bouillonnant de vents, d'écumes, de feu, tout gorgé d'orages. Il pue l'ozone, la suie, la terre. Golem de poussière et de sciure de bois où crépitent des étincelles de briquet à silex, orbes de foudre roulants à travers le zigzag élastique de ses nerfs. Il y a du tonnerre soudée à sa carcasse comme des câbles de bronze. Et l'incendie qui roule sur ses papilles quand sa mâchoire épaisse se met en branle pour accoucher du langage, dans un puissant travail du visage et du ventre, c'est un braiser sidérant de force. C'est une contraction intense, un soufflet magistral.

Il travaille tout entier à parler, des pieds jusqu'à la tête. C'est la raison pour laquelle il le fait tellement bien : il a appris à mettre tout son corps en jeu dans cet effort démesuré, à déglutir les mots par le concours de postures et de gestes qui les propulsent au mieux. Ce n'est jamais anodin de l'entendre parler. C'est d'une intensité toujours renouvelée. C'est un spectacle, un opéra. On peut avoir l'intuition de cette mécanique immense qu'il met en place en faisant attention... C'est imposant quand il embraye. On y voit la danse minutieuse d'une boîte à musique, d'un énorme coffret aux entrailles mouvantes et délicates, sinueuses, hérissées, s'entrechoquant pour accoucher du son. Transcendé en mélodie par le mystère d'une harmonie innée, ou peut-être simplement d'un foisonnement inepte qui parvient à devenir bizarrement mélodieux. On peut ne percevoir de lui que sa voix et tous les mouvements qui y concourent... Bartel n'étant qu'une boîte à musique plus sophistiquée que la moyenne. Et pourtant plus barbare, hymne de sauvagerie inscrite à sa carcasse, torrent de notes onctueuses bouillonnant dans sa gorge. Révélant toute la subtilité de sa nature par l'articulation, quand il dompte sa voix, matière primaire élastique, pour parvenir aux mots.

Mais ce n'est jamais simplement du blabla. Raspoutine ne parle pas : il discourt, déblatère et captive, entourloupe et assomme, engloutit sous les mots, en use comme de caresses ou de phalanges lancées face à la gueule d'autrui, minutieux ouvrages d'artisanat locale, articulés dans la forge grinçante de sa bouche. En lui est un torrent qu'il dégueule à grands flots, une rivière de boue aussi ardente que le magma qui coud ses sutures à la terre. Il enchaîne à ses lèvres l'attention de l'interlocuteur, du spectateur, la conduit à sa langue pour mieux la dorloter, et là l'étouffe, la claque, la bichonne comme une colombe au nichoir de sa moiteur buccale, et la désarticule pour mieux la reformer. A son bon vouloir il malmène, sarcasmes piquants, brocards de faune ; réconforte avec toute la tendresse du monde enroulée aux papilles, ronronnant de plaisir, moelleux de compassion. Il fait voyager dans un joyeux cahot à travers les vibrations volcaniques de sa bouche, territoire des extrêmes où se côtoient des tempêtes et un chaste lyrisme, emporte jusqu'au fond de son gosier avide ses interlocuteurs, et les enjoint à en dévaler le tunnel cramoisi, à venir batifoler dans ses entrailles cambrées.

Avec sa gueule de carnaval et son corps où sévit l’agitation foraine- c'est un monstre de foire aux pouvoirs hypnotiques. Par la phrase, Bartel transcende les intentions, les gestes. Il mord et il embrasse, il conduit à sa guise là où ses mains le veulent ou au diable vauvert, maille après maille tissée entre ses lèvres pourpres, habilement constituées en filet scintillant, barbelures du langage dans le piège de sa gueule. Ondoyant et dansant avec un art si fourbe, une beauté si inquiétante (démoniaque, païenne...faunesque), que l'on est terrassé par la désinvolture de son charisme fauve. L'intensité mystique accordée à sa voix par des divinités trop zélées, la puissance terrible dont il sait faire l'usage, et qu'il projette sans vergogne à la gueule de tous ceux qui le croisent pour mieux la défoncer, la pétrir amoureusement, avec rage, avec exaltation... c'est terrifiant et plus : c'est écœurant de matière. Révoltant de densité. Agression bariolée, mots-pavers, phrases-nucléaires, le désastre de sa voix dans l'enveloppe blindée ou soyeuse du langage. Un joyeux attentat. Une noyade habile, la plus charmeuse, la plus chaude et déconcertante mise à mort que l'on puisse concevoir.

De ses simples paroles, Bartel peut vous anéantir ou vous relever du fond de votre fosse. Ses talents oratoires sont à frémir d'angoisse. Qu'il harangue  au milieu des couloirs et dans les salles communes, ou qu'il débatte avec fougue, qu'il déclame ou rugisse pour donner en spectacle sa gueule d'ancien marbre, de murmures en tonalités claquantes, sonnantes, il y a en lui un tel feu, une passion si grande, que l'on est immanquablement captivé par sa voix et l'enchaînement de gestes qu'elle soulève dans sa pesante ascension à la bouche volcanique, enflammée à tous vas.

C'est stupide de systématicité : on lui concède toujours une écoute, qu'elle soit attentive ou inquisitrice, on lui laisse la parole, car il la prend mieux que quiconque, avec tendresse, avidité, sensualité, avec un doux frisson électrique, presque obscène ; il en use avec un art brutale, un art de rue ou de théâtre. C'est du rentre-dedans, ou alors c'est du miel. C'est physique. C'est aussi spirituel, intensément mystique, magique à en vomir quand il se met en tête de conter une histoire.

Il sait le faire aussi et il ne s'en prive pas. Sa voix est obsédante. Il raconte à tout vas, tout et n'importe quoi, à tel point qu'on ne sait jamais quand il fabule vraiment. Impossible de le prendre en faute en lui trouvant une lueur dans l’œil, un pli révélateur de la bouche, car il ne se soucie pas de mentir pendant ces moments là : il y croit lui même, déraille avec extase, s’éprend de ses propres galéjades avec une jubilation démente. C'est bien simple, il est dingue. Dingue des mots, amoureux du savoir- il apprend tout, indistinctement, il oublie et entasse les souvenirs, les anecdotes, les connaissances pratiques, théoriques, culturelles. Aspirant à tout concevoir, tout palper dans le secret dans son crâne. Il veut goûter à tout, penser à tout, vivre à travers toutes les attitudes, tous les gestes, toutes les doctrines. C'est d'une outrance improductive. Il est bouillonnant, et donc imprévisible, instable, en formation constante. Il se donne à tout vrac, il accumule le bric et le brac sans distinction aucune, accorde une même valeur à tout ce qu'il apprend, flétrit l’ennuie, bataille contre le vide, avec son armée de phrases abscondes, ses accès printaniers de fièvre, tout pustuleux de mots fleuris en gerbes poisseuses à ses lèvres pourpres. Explose et renaît après la catastrophe, un peu plus saoul à chaque récit. Il amasse avec fureur, indistinctement les bobards, les histoires, les vérités philosophiques, scientifiques, symboliques... C'est vain, mais d'une vacuité prodigieuse, fascinante, terrible. Et c'est à sa manière chaotique, foisonnante et même un peu absurde qu'il parvient pourtant à être magnifique.

Bartel  agit avec sa voix comme un charmeur de serpents le fait avec sa flûte. Il a des yeux d'hypnotiseur et de charmants sourires d'ogre, presque trop généreux- mais c'est sa voix, avant tout le reste, qui lui donne du pouvoir. C'est sa voix, la magie. La pyrotechnie de sa voix, ses mots-comètes. Bartel est en feu, comme un héraut de l'enfer. C'est une ardeur parfois lascive, repoussante de sensualité, un bouillant magnétisme d'incube... C'est plus souvent une ardeur mystique, un étourdissant rayonnement solaire. Et c'est de là que lui vient sans doute son fabuleux pouvoir de persuasion. Car il sait diaboliquement y faire pour convaincre ceux qui en viennent à le désapprouver trop fort. Il est aussi persuasif que le pêché lui même, que l'idée excitante du péché, que la jouissance anticipée de la transgression. Aussi insidieux et aussi inéluctablement vainqueur. Mais la défaite est douce, humiliante en sourdine.

La voilà, l’écœurante vérité : Bartel sait se se faire apprécier même de ceux qui le craignent, le maudissent ou le détestent. Il ne suscite jamais de sentiments entiers. Ce sont toujours des éclats d'émotions, souvent contradictoires, qui se fichent dans le cœur de ceux qu'il interpelle positivement ou non. Et quand bien même on rêve ardemment à sa chute, car son outrance est impudique, et qu'il a trop charme et de bruit et de chair, on ne peut s'empêcher, avec un puissant dégoût, un profond sentiment d'injustice, de lui décerner la médaille du brave type. Et quand bien même ce ne serait pas vrai, il parvient à le faire croire. Et quand bien même on en prendrait conscience, toute la beauté du piège consiste en ce qu'il a d'inextricable.

C'est une performance artistique à lui seul, Bartel. Titanesque immondice à la voix tropicale. Éléphant cuirassé jouant au fildefériste, orchestre symphonique tassé au fond de la chair. C'est une catastrophe, c'est un printemps qui gueule.

Le bâtard d'un orage et d'un tremblement de terre.

On est forcé de sentir chez un être semblable une réelle violence, contenue, tordue et détournée. Une rage latente empreinte d'un désir de justice, une colère bouillonnante qu'on se garde judicieusement de provoquer, aussi ardu soit-il de faire sortir Bartel de ses gonds. Car on sait bien qu'elle sera à la démesure de ses autres outrances. Que l'on attend rien moins venant de cette bête là.

Qu'on l'estime et l'affirme à raison, en connaissance de cause : Bartel n'est rien d'autre qu'un naufrage humain.

       
Autre chose à ajouter te concernant ?

 - Bartel culmine à la taille inconfortable de deux mètres cinq. Non content d'exhiber ainsi sa stature de géant, il possède également une ossature épaisse à laquelle s'accroche une masse de viande tout aussi imposante. Sa morphologie et sa pratique sportive sont telles qu'il semble être l'incarnation même de la pesanteur charnelle, toute en déliés massifs, emphatiques et puissants. Cette vigueur impressionnante ne joue généralement pas en sa faveur, car elle ne le rend que plus intimidant ; plutôt que d'être un sympathique échalas tout en os et en jambes, il présente tout de la brute.
Qui plus est, si ce corps agréablement sculpté n'est pas sans éveiller l'intérêt de certains, ses traits ne sont pas séduisants. Ni même vraiment beaux. Trop anguleux, trop profonds et marqués, quoique non dénués d'un certain charme qu'ils ne doivent qu'à leur gigantesque expressivité ; d'aucun vous diront que ça ne suffit pourtant pas.
On lui accorde cependant un regard captivant, non pas pour la couleur de ses yeux d'un brun terreux parfois vaguement verdâtre, mais pour l'intensité qui les habite. Détail qui ne manque pas d'amuser une fois qu'on le remarque, ses paupières sont effrangés de cils interminables qui confèrent à son regard une certaine délicatesse de biche.

-Possède d'interminables cheveux bouclés invariablement emmêlés dont le châtain foncé foisonne de reflets roux. Est par ailleurs doté d'une pilosité faciale déjà affolante de densité qui participe à le vieillir. On lui connaissait déjà une trogne barbue dés l'âge de quinze ans.

- Son oreille droite est percée d'un anneau doré concourant à lui donner l'air caricatural d'un joyeux pirate.

-  Le choix de sa Maison est revenue à Bartel. Une place parmi les Thunderbird était envisageable, en dépit de sa propension au lyrisme et de son esprit vorace, avide de connaissances desquelles s'emplir sans fin. Mais c'est aux Puckwoodgies qu'il a préféré confier sa jeunesse- sans doute influencé, inconsciemment, par le désir d'être en mesure de guérir l'âme et le corps des gens, et d'apprendre ainsi par la même occasion à se soigner lui même.
Néanmoins, la possibilité de ce choix multiple au moment de sa répartition se ressent de manière évidente dans son comportement, et ceux qui se souviennent que Bartel aurait pu rejoindre les rangs des Thunderbird ne sont guère étonnés face à sa fougue coutumière, son désir de voyage ainsi que sa sociabilité (que d'aucuns diraient excessive).

- Bartel, c'est une franchise désarmante, presque brutale, au service d'un art rhétorique tout à fait implacable. C'est une absence totale de gêne, une offrande impudente de lui même- il se donne, sans aucune hésitation, parle de lui sans soucis quand on veut le questionner. Il évitera bien sûr autant que possible d'évoquer ses peurs, d'exposer ses faiblesses, mais des questions gênants ne l'arrêteront jamais. Bartel ne cherche pas à éviter la difficulté : elle le stimule. L'amuse. Il use de dérision à tord à travers pour parler de lui même et évoquer les autres.

- Il ne se passe pas une semaine sans qu'il n'envoie un hibou à sa sœur.

- Bartel est affligé d'une effluve corporelle intensément persistante et puissante, entre la pure puanteur et le bouquet de parfums. Son odeur est aussi riche que sa voix, et on est bien en mal de définir si elle est insupportable ou juste captivante. Une chose est certaine néanmoins, on ne peut pas la manquer, et il s'agit là d'une de ses principales caractéristiques.
( On peut néanmoins affirmer qu'il ne se douche pas assez )

- Doté d'une gourmandise infinie.

       
Hors Jeu

      Comment as-tu connu le forum ? Je vous ais trouvé via un top-site, en votant pour le seul autre forum que je fréquente actuellement :D.
Quelle a été ta première impression ? "C'est blanc, c'est bleu, c'est bosh." suivis de "POURQUOI C'EST ÉCRIS SI PETIT, MES YEUX,  MES YEUUUUX" suivis de "ohnon je commence à créer un personnage en lisant tout ça, stopit" suivis de "BON BEN ON Y VA PARCE-QUE CA A L'AIR COOL"
Quel âge as-tu ? Vingt et une années de cernes accumulées.
Quelle sera ton activité sur /10 ? Étant assez occupé (entre autres) par le forum sur lequel je suis modérateur, et en général producteur de pavers (coucou je suis le mec qui écrit des fiches de quarante pages), je planche pour un ridicule et pessimiste 4~5 sur dix, exagérée par prudence. Néanmoins, j'espère réussir à juguler un peu les élans ma prose afin d'être plus actif que ne le laisse supposer cette estimation ; si je réussissais à écrire des post d'une page ou deux au lieu de mes denses machins de quatre à huit pages, ça impacterait positivement ma productivité /out. Et on monterait aisément à un raisonnable 7/10.
Spoiler:

Note : Bartel est un personnage assez sulfureux et j'ai conscience que cet aspect de sa personnalité peut inquiéter les administrateurs, en raison d'un risque de dérive ou de vulgarité. Mais je tiens à vous rassurer à ce sujet : je n'en suis pas à ma première version du personnage, et je n'ai jamais eu à déplorer d’avertissements, ni même écris quoique ce soit de sexuel avec lui. ^^ Sa sensualité évoquée ne conduira bien entendu jamais à ce genre de dérive.


Dernière édition par Bartel Altwald le Lun 4 Déc - 17:26, édité 2 fois
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Re: L'après-midi d'un faune- Bartel Altwald

le Ven 1 Déc - 0:55
Cette fiche est finie et ne fait pas quarante pages. /O/ (Mais elle est quand même trop longue.)
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Sully P. White
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Re: L'après-midi d'un faune- Bartel Altwald

le Ven 1 Déc - 11:00
Bonjour Bartel !

Bartel Altwald a écrit:Pour ce qui est de l'avatar, il s'agit à vrai dire d'une commission du personnage, et donc bel et bien de son apparence originelle ^^. Cet écart entre son âge réel et celui que laisse supposer son apparence est voulu ; des traits très marqués, épais, pas vraiment beaux, déjà adultes, le visage de quelqu'un qui avait l'air d'avoir vingt ans quand il rentrait au lycée. Le genre sale gueule, un peu. Et une pilosité certes développée, mais pas nécessairement inhabituelle pour un jeune homme de dix neuf ans, bien que tout le monde ne soit pas égal là-dessus. (coucou ma relative glabritude) En l'occurrence, je ne pourrais pas trouver plus appropriée que cette image faîte sur mesure :D
Pour ce qui est de l'aspect compressé, je dois avouer ne pas savoir comment faire pour changer la donne /out. Je n'ai jamais été doué, ni pour trouver des avatars, ni pour les composer une fois avec la bonne image sous la main. Mon skill en graphisme s'arrête à "redimensionner de manière maladroite des trucs sur paint, faire des pixels art moches et des animations un peu pourrie sur gimp". Ceci-dit, verrais si je peux arranger ça demain afin de supprimer cette impression bizarre de compression ^^.

Quitte à redimensionner ton image, ça aurait été bien de respecter la taille réglementaire En l'occurence 200*320 pixels ! Si tu regardes bien sur ton profil, ton avatar est comme ceci :

Spoiler:

Tu vois bien qu'il est beaucoup plus grand que 200*320 pixels ! C'est pour cette seule et unique raison que celui-ci semble compressé.

Ensuite concernant l'apparence de ton personnage sur l'avatar, je maintiens, celui-ci ne correspond pas à l'âge de ton personnage. Pour rappel, il y a dans le règlement : "Nous le répétons : si votre personnage est jeune, évitez de mettre un personnage vieux, de même que s'il est blond, ne le mettez pas brun."
Je veux bien que ton personnage soit grand (tu dis qu'il mesure 2m05, pourquoi pas) mais à 19 ans, il me semble peu probable d'avoir une telle carrure ! En revanche tu pourrais justifier cela en disant qu'il a du sang de demi-géant. Quand je regarde ton personnage, on dirait plus Rubeus Hagrid (demi-géant) qu'un étudiant de 7ème année !

Autre point très important, tu ne parles à aucun moment de ta capacité à parler fourchelang. Or, si l'on veut jouer un sorcier spécial, il faut donner un maximum d'informations à ce sujet ! Nous attendons beaucoup.
De plus, IL EST TRÈS RARE d'être fourchelang, à moins d'être héréditaire d'une famille spéciale... Les sorciers connus à être fourchelang étaient Salazar Serpentard, Harry Potter ou encore Tom Jedusor...
Tu peux être fourchelang, pourquoi pas ! Mais dans ce cas, il va vraiment falloir mettre ça en évidence dans ta fiche

Enfin, serais-tu vraiment "faune" ou est-ce une métaphore ?

Merci d'apporter ces premières modifications !



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Re: L'après-midi d'un faune- Bartel Altwald

le Lun 4 Déc - 17:07
Bonjour :D. Désolé de la réponse un peu tardive, j'ai eu un weekend chargé. ( Et j'ai fais l'erreur de relire cette fiche, ce qui se solde généralement par un pressant "IL FAUT TOUT RÉÉCRIRE. TOUT. TOUUUT.")
Voilà qui explique beaucoup plus simplement la compression de l'avatar 8D. Pardon, je manque affreusement de concentration et j'ai mal lu les dimensions exigées pour l'avatar (alors que je m'y suis pris à deux fois, parce-que même pour redimensionner un truc sur paint il me faut plusieurs essaies /out).  Pourtant c'est vrai qu'on voit nettement la différence, ça aurait dû me sauter aux yeux avant de l'enregistrer x).

J'ai bien lu le règlement, et de fait, j'ai eu une hésitation concernant le personnage ; mais étant donné qu'il s'agit de son apparence et qu'il y avait un risque qu'elle soit considérée comme non conforme peu importe l'avatar, je me suis dis qu'il ne coûtait rien d'essayer avec un dessin le représentant vraiment lui, plutôt qu'un autre personnage de fiction ^^. J'ai pensé à en faire un demi-géant pour cette même raison, mais ce serait contradictoire avec le statut de sang pur de sa famille.
Pour ce qui est de sa capacité à parler fourchelang, je pensais le développer en rp, bien que j'ai en tête quelques évènements postérieures à son entrée au sein de l'école en rapport avec ce don (notamment sa rencontre avec Brocéliandre). Mais je ne l'ai pas évoqué dans la fiche, faute de moment où ça me semblait approprié, étant donné que j'ai tendance à écrire sans vraiment suivre de plan établis, sauf cas rares où je réussis à m'organiser (quand les étoiles sont alignées et que la lune est rousse)(jamais). Ceci-dit, je comprends tout à fait qu'il s'agisse d'une particularité que vous teniez à voir pleinement exploitée en rp, et occupant une place plus centrale dans la conception d'un personnage ; tandis que j'y voyais un élément intéressant mais pas nécessairement constitutif de sa personnalité à développer au fil de mes rps. De fait, il semble donc plus raisonnable et cohérent de faire l'impasse sur cette capacité ^^. Ne serait-ce que pour laisser la possibilité à des joueurs qui pourraient être amenés à en faire un élément plus centrale de l'histoire de leur personnage, d'être en mesure de le faire sans que je grignote une part du quota accepté.
Quant à Bartel, quand il est désigné en tant que faune, il s'agit bien entendu d'une simple métaphore :D. Il en a simplement quelques travers, l'apparence et l'odeur épouvantable ; sans oublier son patronus qui prend la forme d'un bouc. J'aurais peut-être été tenté d'en faire un faune ou descendant de faune si JK Rowling les avait évoqué, mais étant donné que ce n'est pas le cas, je n'allais pas prendre une liberté de ce genre ^^.

Ceci-dit, le personnage pose donc toujours problème. Afin d'en faire un demi-géant, il faudrait que je fasse l'impasse sur le statut de sa famille, et il s'agit, contrairement du fourchelangue, à un élément de son histoire auquel je tiens. A priori, Bartel ne pourra pas être validé à moins que j'accepte, ou bien de lui accorder une apparence différente, ou bien d'en faire un sang-mêlé, ce que je ne souhaite pas dans un cas ou dans l'autre.
Donc à priori, il vaudrait mieux que je songe à m'inscrire avec un personnage différent, dont l'avatar ne poserait pas de soucis ; il ne s'agit après tout pas de la seule idée qui m'est venu en découvrant le forum, seulement de celle que j'ai privilégié.
Je vais prendre le temps de réfléchir à cette possibilité, en apportant tout de même les modifications citées plus haut à ma fiche pour le moment. Dans tous les cas, je te remercie d'avoir pris le temps de la lire ^^.


Edit : j'ai compris d'où venait mon erreur de redimenssionnage. Voilà ce qui apparaît dans la partie avatar du profil : "Une seule image peut être affichée à la fois, ne pouvant dépasser une hauteur de 350 pixels par 250 pixels de largeur et excéder 64 ko."
Les bonnes dimensions devaient êtres précisées dans le règlement ceci-dit, mais je n'ai pas retenu l'information et me suis basé sur celles lisibles dans le profil ^^.
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Re: L'après-midi d'un faune- Bartel Altwald

le Lun 4 Déc - 18:15
Bonsoir Bartel,

Pas de souci pour la réponse tardive, tu peux prendre ton temps.

Même si tu as fait l'effort de mettre l'avatar en 200 * 320 pixels, celui-ci reste très compressé... À l'avenir, si tu as du mal à redimensionner une image, n'hésite pas à faire appel à l'aide dans la partie appropriée. Je suis sûr que quelqu'un sera ravi de t'aider !

Tu ne désires pas être demi-géant pour expliquer la carrure/le physique de ton personnage de 19 ans pour raison X et Y. Je comprends, mais malheureusement ce ne sera en effet pas possible de te valider avec un avatar pareil. Un personnage de 19 ans ne ressemble pas à un homme qui a de l'âge et qui semble avoir travaillé de ses mains toute sa vie. Les jeunes hommes de très grande taille sont pour la plupart filiforme. Le perso' de ton avatar ressemble plus à Hagrid (demi-géant) qu'à un élève de Septième année.

Sinon, si tu décides de développer un autre personnage car les changements ne te conviennent pas, c'est tout à fait possible !

Bonne chance !



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Re: L'après-midi d'un faune- Bartel Altwald

le Lun 4 Déc - 21:02
Mon expérience personnelle ne m'incite pas à penser qu'il y ait de règles établies sur le sujet, seulement des généralités :D. Si elle est hors norme, je ne pense pas malgré tout que l'apparence de mon personnage soit tout à fait irréaliste ; simplement singulière. Je ne discuterai cependant pas cette décision, car il me semble logique que vous déterminiez ce qu'il est ou non possible de valider sur votre forum, et ce n'est pas à moi de le remettre en question. Je n'aspire pas à créer un litige et je comprends tout à fait votre position.
Je vais donc probablement développer un autre personnage qui ne posera, je l'espère, aucun soucis de ce genre ^^. (Mais en général je rp des petits machins un peu pourris avec des problèmes sociaux, donc ça devrait être plus simple /out)

Ayant déjà archivé la fiche quelque part dans mes dossiers sans fonds (parce-que l'archivage c'est la vie), je vous propose de supprimer ce sujet ainsi que mon compte, car je ne développerai de toute manière pas ce nouveau personnage de suite ; j'ai écris la fiche de Bartel très vite, mais en général ça me prend bien plus de temps 8D.
Je reviendrai sans doute vous hanter sous un nouveau pseudo d'ici quelques temps ! En attendant, je vous souhaite une bonne continuation et plein de rps.
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Re: L'après-midi d'un faune- Bartel Altwald

le Mar 5 Déc - 7:03
Salut Bartel, c'est Wayat ! (oui flemme de me co avec mon autre compte /pan/)

Pas de soucis, on supprimera ton compte et ta fiche en fin de journée pour être sûr que tu vois une réponse à ton message de dessus !

Je viens de voir dans ton édit que tu marques, concernant les dimensions de l'avatar :
"Les bonnes dimensions devaient êtres précisées dans le règlement ceci-dit, mais je n'ai pas retenu l'information et me suis basé sur celles lisibles dans le profil ^^."

Elles sont très clairement marquées dans notre règlement, à toi d'être plus attentif à l'avenir, surtout quand Sully te donne 2 fois les bonnes dimensions dans ses réponses.
Le message que tu cites se trouvent sur tous les forums quelque ce soit les dimensions imposées dans le règlement. C'est un réglage par défaut en quelque sorte.

A très bientôt !
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Re: L'après-midi d'un faune- Bartel Altwald

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