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Le nez dans les airs | PV Théophile Walker

le Mar 28 Nov - 22:14
La quasi totalité d’Ilvermorny se trouvait au stade ce jour-là. La saison de Quidditch venait de démarrer pour le plus grande joie des élèves et un brouhaha aux proportions impressionnantes trouvait son foyer dans les gradins. Cette année les équipes de Thunderbirds et Puckwudgie ouvraient le bal avec un match amical, histoire de s’échauffer et surtout de jauger l’équipe adverse pour la véritable compétition. L’ambiance était donc aux boutades et autres tactiques pour que les joueurs se testent entre eux, le tout sous le regard enthousiasmés du corps étudiant.

On pourrait penser donc que le public seraient plus concentrés à observer et commenter les style des joueurs, dans une ambiance détendue et surtout sans prise de tête. C’était vrai pour la plupart d’entre eux. Mais certains parmi eux étaient très impliqués dans le match.

C’est ici qu’entre en scène Elizabeth Kaitlin Blackstone. Elève relativement discrète et lambda de l’établissement, elle se fait très rarement remarquée et n’est pas réellement connue de la population d’Ilvermorny. Sauf pour une chose: son amour inconditionnel du Quidditch et son amour encore plus grand pour l’équipe des jaunes. Lors des matchs, elle se transforme en tornade rouge criant à en perdre la voix, scandant des slogans improbables pour maintenir le moral de l’équipe et toujours accompagnée d’une immense pancarte illustrée par ses soins où on pouvait clairement lire « Vous savez où mettre les feu les jaunes! Allez Puckwudgie! ».

Aujourd’hui n’était donc pas une exception à la règle et la tornade rousse était de sortie, fidèle au poste. Les yeux brillants, les cheveux encore plus fous qu’à l’accoutumé, elle sautait de partout sur les gradins, faisant de véritables slaloms entre les spectateurs pour donner l’illusion d’être partout à la fois et suivre l’action d’aussi près que possible. Une véritable furie qui faisait également une activité physique tout aussi éreintante que celle des propres joueurs. Le slogan d’aujourd’hui consistait en un:

- Les plus rapides, les plus fluides, les plus splendides, ce sont les Puckwudgies!!

On n’a jamais dit que les slogans étaient particulièrement brillants.

La foule compacte des gradins n’était nullement un obstacle pour la rouquine qui sautait, esquivait voir grimpait sur certains de ses congenères pour parvenir à scander ses phrases à travers tout le stade. Les élèves laissaient faire et l’aidaient même parfois à circuler dans la structure: au bout de cinq ans, elle commençait à être bien connue et on s’étonnait de moins en moins de la voir courir partout. Elle devenait presque une tradition et un match de l’équipe de Puckwudgie ne serait pas la même chose sans cette force de la nature.

Le match n’était malheureusement pas en faveur des jaunes ce jour-là et peu croyait encore à une éventuelle victoire. Cela n’arrêta pourtant pas la jaune fille, qui s’occupa de diriger les cantiques d’encouragement de sa maison. Ainsi, dans un équilibre précaire en première ligne du gradin, elle scanda le nom de sa maison à tue-tête, en donnant un rythme à suivre. Bientôt une bonne partie du stade (du moins ceux étant pour la maison jaune ou amusés par la situation) chanta sous la tutelle de la rouquine.

Malheureusement cela ne suffit pas. La switch fut repérée par l’Attraper vert et dans un vol à couper le souffle, il attrapa facilement la petite balle dorée. Le stade ovationna donc l’équipe victorieuse qui célébra sa victoire au centre du terrain. L’équipe perdante retourna rapidement aux vestiaires, déçus du résultat. Certes cela ne comptait pas pour la compétition de cette année mais le moral prenait toujours un coup.

On aurait pu croire qu’Elizabeth serait déconfite du résultat et au vu de sa passion lors du match qu’elle serait en train de pestiférer et de maudire l’équipe de Thunderbird. Pas vraiment. Elle était certes déçue que sa chère équipe n’emporte pas la bataille mais la guerre n’avait même pas encore démarré donc tout allait bien. Actuellement, elle était plus préoccupée à reprendre son souffle et à faire une liste de ce qu’elle aurait besoin aux cuisines pour remonter le moral des troupes. Du chocolat certainement. Avec un peu de chance, elle parvenait à faire suffisamment les yeux doux aux elfes pour obtenir un de leur superbe gâteau triple-chocolat. Cela faisait passer l’amertume à tout le monde.

Perdue dans ses contemplations, elle ne revint à la réalité qu’une fois le stade quasiment vide. Se réprimandant gentiment de son étourderie, elle reprit sa pancarte et déballa les gradins en direction e la sortie. Elle y était pratiquement parvenue quand une ombre plana sur elle. Étonnée, elle leva les yeux et fut surprise de voir un joueur de Thunderbirds planer au-dessus d’elle, l’air de rien. Interloquée, la jeune fille resta immobile, le nez vers le ciel, fixant le joueur qui a son tour ne la lâchait pas du regard. Elle ignora combien de temps ils restèrent à se dévisager mais son cou commença à avoir mal donc elle décida de lancer la discussion, agacée par ce silence.

- Tu vas rester encore longtemps à me fixer comme ça? Ce n’est pas que je ne suis pas flattée mais figure toi que je n’ai pas que ça à faire. Tu veux quelque chose?

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Re: Le nez dans les airs | PV Théophile Walker

le Mer 29 Nov - 9:28
Filer à toute allure, souafle en main, à plusieurs dizaines de mètres du sol. Faire la passe à un coéquipier. Eviter de justesse un cognard qui l'a pris pour cible. Récupérer la grosse balle, se trouver face aux arceaux adverses, mettre toute sa force et sa précision dans un tir, pour finalement marquer sous les applaudissements de ses camarades de maison. Il n'y a rien de plus grisant pour Theophile. Quelle délicieuse sensation. Rien au monde ne peut lui procurer plus de plaisir. *A part une victoire officielle contre les Wampus peut être...* C'est vrai qu'il ne s'agit que d'un match amical. Mais c'est le premier de l'année ! Alors forcément, il a un goût tout particulier. Et puis, c'est aussi l'occasion de tester les nouvelles équipes. Les nouveaux joueurs. Et au moins avec les Puck, le terme "amical" n'est pas usurpé.

Malgré l'avance que les Thunderbird ont déjà, quelque chose d'autre que le match actuel réussi à capter par moment l'attention du roux. Ou plutôt, quelqu'un. Dès qu'il passe de ce côté du terrain, il ne peut s'empêcher de lui jeter un regard.  Qui le pourrait ? Cette fille. Ce n'est pas seulement en raison de sa chevelure hors normes. Mais bien à cause de ses encouragements incessants. *Si encore elle était chez les oiseaux tonnerre...* Ça ne se voit peut être pas au premier coup d’œil, mais ce genre de comportement, Theo, ça l'amuse. Sûrement parce qu'elle est chez les Puck. Donc, elle ne peut pas être fondamentalement méchante. Du coup, ça passe. Mais quand même, il la garde dans un coin de sa tête. Une élève capable de dépenser autant d'énergie tout un match durant, ce n'est pas commun. Donc ça intrigue fortement le rouquin. D'autant plus que ce match-ci commence à tenir sur la longueur !

Quand on parle de temps de match. Alors que son équipe enchaine avec un nouveau but, creusant un peu plus l'écart avec les jaunes, l'arbitre siffle la fin, l'attrapeur Thunderbird tenant dans sa main le vif d'or. Éclatement de joie parmi les joueurs verts, tout comme dans les gradins chez leurs supporters. Tous les joueurs de son équipe se regroupent sur le terrain pendant que les jaunes partent déjà. La défaite est toujours amer. Surtout quand on se donne autant. Mais en cas de victoire, l'euphorie est totale. Et voilà déjà les joueurs qui paradent fièrement face aux spectateurs restés célébrer la victoire. Une fois ce petit manège terminé, Theophile donne rendez vous à ses joueurs pour fêter ça dignement le soir même à l'ivre grotte. Tradition depuis qu'il est capitaine. Et tous le savent, ce sera soirée à volonté, tous frais payés. Pratique d'avoir des parents dont le coffre fort déborde...

Mais en attendant, il a autre chose en tête. Alors que tous prennent la direction des vestiaires, lui tente de repérer de nouveau cette fille. Pas très difficile en fait... Non seulement on la repèrerait sans problème dans une foule compacte, mais en plus seule comme elle l'est dans le gradin Puck... *Qu'est ce qu'elle fout toujours là ?* Bon alors Theo, la discrétion, c'est pas son fort. D'ailleurs de son point de vue, la discrétion ne sert à rien. C'est donc le plus naturellement du monde et sans la moindre gêne qu'il la suit du regard alors qu'elle quitte le banc des supporters. Et fini même par se rapprocher, toujours perché sur son balai. A croire qu'il peut y passer sa vie entière...

Jusqu'à ce qu'il se fasse repérer. Là non plus, pas très difficile... Et il faut avouer que la demoiselle a la langue bien pendue, que ce soit pour scander des slogans improbables ou pour alpaguer une personne un peu trop à l'aise. Eh bien, ça promet ! Déjà un large sourire s'étire le long du visage de l'oiseau tonnerre. Oui, il sent qu'il l'apprécie déjà ! Tout en jouant distraitement à faire tourner sur un doigt le souafle qu'il a gardé, il continue de planter ses yeux bien droit dans ceux de la Puckwudgie, arborant un air malicieux, presque provoquant.

”Je m'disais juste que quitte à dépenser autant d'énergie, tu ferais mieux d'encourager une équipe qui gagne ! On t’accueillerais super bien parmi les supporters verts ! Et puis, si t'es aussi efficace, peut-être même qu'on pourrait te créer un statut de fan n°1 !!"

Oui, tout cela ressemble bien à une moquerie. Et Theo ne s'en cache même pas. Je vous l'ai dit, se cacher, mentir, faire des sous entendu bien dissimulés, tout ça, c'est pas pour lui. Pourtant, même si ça peut être vexant, c'est simplement le signe qu'il vous apprécie. Alors souvent, ensuite, ça dérape. Parce qu'il n'est pas très fin, vous l'aurez remarqué...

Tout en parlant il est redescendu au niveau de l'élève jaune. Toujours bien perché sur son balai, mais à une hauteur beaucoup plus soutenable pour quelqu'un qui a les deux pieds bien ancrés au sol. Et sans même lui laisser le temps de répondre quoi que ce soit à ses provocations amicale (oui avec Theo ça existe), il lui envoie le souafle qui n'a cessé de faire des allers retours entre ses mains. Pas l'une de ces gentilles passe en cloche toute douce qui ne se fait déjà plus en deuxième année. Mais bien une passe franche, de celle qu'il pourrait faire à l'un de ses coéquipiers. Une trajectoire directe, droite, avec suffisamment de vitesse pour vous secouer si par malheur elle ne finit pas entre vos mains...

"Au fait, j'peux connaitre le nom de notre future plus grande fan ?!"

Ce mec est irrécupérable...
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Re: Le nez dans les airs | PV Théophile Walker

le Mer 29 Nov - 16:03
Elizabeth était parfaitement au courant de la réputation de Thunderbird et elle venait visiblement de tomber sur l’archétype de la maison. Il fallait s’y attendre en même temps, c’était le capitaine après tout.En soi ce n’était pas une personnalité incompatible avec celle de la jeune fille mais là on touchait à un domaine où elle était réellement passionnée. Elle appréciait donc moyennement son attitude. Loin de se démonter devant la petite pique de la rousse, le joueur adverse n’avait pas baissé les yeux et avait même arboré un petit air provocateur. Jouant d’un air faussement distrait (elle ne se contentait pas uniquement d’encourager son équipe, elle s’y connaissait dans ce sport et cette façon de tenir le souaffle était très loin d’être négligée), il lui proposa même de changer d’équipe!

*Mais l’arrogance du type! Il m’a pris pour une de ces groupies ou quoi? Donc en plus d’être légèrement creepy à me dévisager tel un essai raté de faucon, il a le melon! J’hallucine! Redescends de ton piédestal le naze, tu viens de gagner un match amical dans une école pas la Coupe du monde!*

Ses joues rouges d’indignation, la jeune fille ne lui donna cependant pas le plaisir de perdre son calme. Prenant deux secondes pour calmer sa langue fébrile de piques bien senties, elle préférera suivre son jeu. Après tout, on pouvait être deux à jouer le jeu des boutades. La Puckwudgie inclina la tête, prête à lui répondre d’un ton bien mordant quand soudain l’oiseau perché lui lança le fameux souaffle. D’un geste rapide elle lâcha sa pancarte et attrapa in-extremis l’objet qui avait failli lui briser le nez, peinant à maintenir l’équilibre sous la force de l’impact.

Son cœur battant la chamade, elle remercia Merlin et Morgane d’avoir des réflexes et surtout elle remercia chaleureusement son père des leçons qu’il lui avait prodigué de sa plus tendre enfance (à la grande joie de sa mère, qui avait dû interdire les balais dans leur jardin tellement les fleurs avaient soufferts). Elle observa sa pauvre pancarte, froissée par son mouvement brusque. Elle plaça le souaffle sous son bras et se pencha pour la ramasser, ne regardant même pas son attaquant. Elle n’avait qu’une envie, c’était de lui hurler à la figure mais elle se retint, sentant que les cris ne mèneraient à rien face à ce clown. Toute tactique était donc bonne pour se calmer avant de répondre.

Une fois tout en place, elle planta fermement ses yeux dans ceux du capitaine des verts, prête à lui répondre sans interruption cette fois-ci.

- C’est gentil de m’offrir le souaffle du match, j’en prendrai grand soin et je te promets de penser à cette merveilleuse rencontre. Sourit-elle d’un ton railleur. Je suis véritablement émue de tout le mal que tu te donnes pour t’assurer que je me porte bien, c’est extrêmement altruiste de ta part. Malheureusement je vais devoir décliner ta si gentille proposition. Encourager une équipe où le capitaine n’arrive plus à passer les portes et doit vivre perpétuellement à l’extérieur n’est pas vraiment mon style. Et puis j’aurais peur d’aggraver la situation, mes encouragements si efficaces risquent de lui monter à la tête figure-toi. Et que deviendrait alors l’équipe? Non, non, je suis bien mieux chez les jaunes, ils sont assez costauds pour faire la part des choses, eux.

Elle finit sa tirade un éclat de défi dans le regard. Elle avait bien envie de défendre son équipe mais elle savait qu’aujourd’hui n’était pas un jour favorable et que ses arguments risquaient de tomber à l’eau. Ils avaient perdus après tout et il fallait bien admettre que les oiseaux tonnerres avaient été bien meilleurs sur le terrain et qu’ils avaient gagnés de manière juste. Mais cela n’allait pas l’empêcher de taquiner le capitaine, il avait voulu se frotter à elle après tout.

- J’ignore comment s’appelle votre future plus grande fan, je n’ai pas encore eu la chance de la rencontrer. Elle doit être discrète, je n’ai pas beaucoup entendus les supporters verts aujourd’hui. Ils m’ont semblé un peu blasés non? Comme s’ils ne se souciaient pas vraiment du match. Mais ça ne doit être qu’une impression.

Certes, c’était purement gratuit mais le gaillard l’avait franchement caressé dans le mauvais sens du poil. Elle ne s’attarda pas là-dessus et enchaîna sans laisser à l’autre le temps de répondre.

- Quand à moi, je ne suis qu’une modeste petite élève de cinquième. Je m’appelle Elizabeth, à qui ai-je l’honneur?

Elle fit une petite révérence tout en gardant le contact visuel. Et non, elle savait très bien qu’il s’agissait du capitaine et son nom était Quelquechose Walker mais essayer de le faire descendre de son piédestal l’amusait.
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Re: Le nez dans les airs | PV Théophile Walker

le Jeu 30 Nov - 14:06
Uch, susceptible la petite. Avec le comportement de Theophile c'est à prévoir. Un peu trop direct sans doute. Un peu trop sûr de lui aussi sûrement. Mais en fait, la situation lui plait assez. Disons  que pour une fois qu'il peut tenir une conversation intéressante sans se demander à quel moment il va devoir se battre, c'est plutôt agréable. Parce que même si leurs échanges ne sont pas des plus tendres, le ton juste provoquant utilisé permet à l'atmosphère de garder un semblant de fraicheur. Ce qui est plutôt rare avec ce rouquin, il faut bien l'avouer. Généralement, c'est tout ou rien. Et c'est même souvent rien... Il faut dire que le rouxl est bien moins habile en société qu'avec un souafle à la main !

D'ailleurs en parlant de souafle, la demoiselle se débrouille remarquablement bien. Bien sûr, il n'avait pas visé directement son visage, au cas où sa place dans les gradins soit réellement justifiée. L'objectif n'était pas non plus de la défigurer. Mais il n'a rien fait pour que cette reception soit facile. Forcément, il est impressionné. Ou plutôt agréablement surpris disons. Vraiment, il commence déjà à l'adorer ! Mais ça évidement, à moins de comprendre le circuit neuronal du Thunderbird, c'est assez difficile à deviner... Et la tirade qu'elle lui envoie en guise de réponse n'est pas pour le faire changer d'avis ! Cette détermination dans le regard quand elle parle de ce sport... Forcément que Theo comprend tout à fait ce qu'elle peut ressentir face à ses insinuations. Et si vous cherchez encore la logique chez le jeune homme vous allez être bien déçu, puisque pour tout réaction, il se contente d'un éclat de rire. Un rire franc, chaleureux et, il faut l'avouer, pas très discret. Alors qu'il s'apprête à reprendre la parole, il en profite pour sauter de son balai et retrouver la terre ferme.

"Ok pardon, j'voulais pas te vexer ! Et, c'est tout à ton honneur de rester aussi fidèle à ton équipe ! Même dans ces conditions..."

Je vous ai déjà dit qu'il est vraiment nul pour communiquer simplement ? Oui, sans doute. Et puis là, vous en avez la preuve en direct ! Enfin, au moins il n'est pas du genre à refuser ses torts et s'excuse toujours facilement. C'est déjà un bon point de gagné.

"Moi c'est Theophile. Ravi de faire ta connaissance, princesse des slogans !"

Ravi, il l'est réellement. D'ailleurs, même si son comportement est difficilement compréhensible - et supportable ok je vous l'accorde - sa bonne humeur n'est pas non plus difficile à capter. Il faut bien avouer que la différence avec ses moments d'excès de colère - un peu trop fréquents malheureusement - est bien visible. Une fois de plus, Theo et la normalité ne s'associent pas très bien. C'est donc avec un entrain non dissimulé qu'il enchaine très rapidement.

"D'ailleurs dis moi, avec de tels réflexes comment ça se fait que tu sois toujours dans les gradins ?! T'as jamais essayé d'intégrer l'équipe ?!"

Forcément, pour ce Thunderbird, quand on aime autant le Quidditch, on se doit de jouer. Et s'il y a bien une chose dont il est certain à propos de la demoiselle, c'est qu'elle est autant mordue que lui par ce sport.

"Tu veux bien me raconter ça sur le chemin ? Faut que je passe au vestiaire vite fait récupérer une veste. Et quelques trucs à grignoter aussi !"

Non, il n'a pas l'intention de la laisser partir aussi vite. En fait, il a déjà plein d'idées qui lui traversent l'esprit. Et oui, il change de ton avec une rapidité spectaculaire. Mais dépenser autant d'énergie, ça lui laisse toujours un immense creux dans l'estomac. Et comme il prend rarement le temps de repasser au château après un match, il s'arrange toujours pour amener avec lui un sac plein de bonbons et autres douceurs au pouvoir sucrant impressionnant. Quelques fruits sont toujours présents, juste au cas où une pomme lui fasse davantage envie. Ce qui reste tout de même assez rare, avouons le.
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Re: Le nez dans les airs | PV Théophile Walker

le Ven 1 Déc - 10:57
Visiblement le type était aussi stable qu’un Cognedur. Le voilà qui rigolait à gorge déployé devant la rousse, visiblement amusé par sa petite tirade. Dire qu’elle était quelque peu déstabilisée serait un euphémisme. Ce qui aurait dû être une sorte de duel de boutades venait subitement de prendre fin et maintenant ils étaient visiblement amis dans le capharnaüm que devait être l’esprit de son interlocuteur. Elizabeth devait avoir une tête fameuse, les yeux ronds et la bouche légèrement entrouverte, les joues encore rouges de sa petite colère, le tout dans une expression dès plus surprise. Elle était visiblement tombé sur un fou.

Mais un fou qui s’excusait malgré tout. Donc un fou sympathique. Il semble même comprendre son attachement à son équipe, malgré sa petite remarque railleuse. D’ailleurs, il semble se rappeler qu’il peut également marcher et la jeune fille a enfin l’impression d’avoir une conversation normale. Enfin, presque. Il reste un peu taré sur les bords. Mais il fallait avouer que son attitude joyeuse était contagieuse car un sourire se dessine rapidement chez la rouquine. Ce n’était pas vraiment la fin de match auquel elle s’attendait mais elle avait l’impression que rien ne se passait comme prévu avec ce joyeux luron.

Elle remercia le ciel d’avoir les joues déjà rouges, sinon le jeune homme l’aurait vu rougir sous le compliment. D’autant plus que ce n’était pas n’importe qui, c’était tout de même un joueur avec un talent certain pour le sport. Mais elle n’avait jamais aimé le feu des projecteurs et préféraient nettement se contenter de sa position de fan ultime. Nettement moins stressant et elle pouvait profiter des matchs sans aucune pression.

Attendez une minute, il vient sérieusement de m’appeler princesse des slogans?

Cela devait être le surnom le plus ridicule qu’on lui ait jamais donné. Sans pouvoir (ni vouloir) s’en empêcher, elle éclata de rire. Un rire assez fort et pas vraiment féminin. Ce n’était pas un joli gloussement bien distingué mais un rire venant du ventre, bien sonore, pas du tout discret et qui montrait bien les dents de la demoiselle. Mais bon, elle n’était pas particulièrement connue pour son élégance.

Occupée à se calmer un minimum, elle n’eut pas le temps d’en placer une. Apparemment le joueur avait faim (ce qui se comprend après un match) et lui proposait sans la moindre gêne de l’accompagner. Curieux, étant donné qu’ils étaient de maisons différentes mais bon, elle avait la nette impression que lui et les conventions, ça faisait dix. Elle fit cependant mine de réfléchir.

- Mmm, un mystérieux inconnu propose à une innocente jeune fille de le suivre dans des vestiaires quasiment vides à l’heure qu’il est. Je ne sais pas je devrais accepter, ma réputation pourrait prendre un coup. Elle fit un sourire mutin. Mais tu as parlé de nourriture donc je vais faire abstraction de tout cela et écouter mon estomac, donc je te suis!

Elle s’élança donc en direction des vestiaires, le pas énergique et pas du tout affaibli par le marathon qu’elle avait fait pendant le match. La jeune fille avait l’habitude de bouger de toute manière, elle était même un peu hyperactive selon sa mère. Ce n’est donc pas un petit détour par les vestiaires qui allaient l’arrêter. Pendant ce temps, elle répondit au petit curieux.

- En fait je ne veux pas vraiment intégrer l’équipe. L’idée m’a traversé l’esprit il y a deux ans mais j’ai préféré continuer dans les gradins, j’aime beaucoup l’ambiance et surtout pouvoir profiter du Quidditch librement. De toute façon je ne pense pas être assez douée pour intégrer le vestiaire et je n’aime pas vraiment être au centre de l’attention. Je laisse ça à ceux qui apprécient, le taquina-telle avec un clin d’œil. Et puis je me suis fait ma place aux gradins, mes pauvres petits seraient perdus sans ma voix pour leur donner un sens du rythme et des slogans. Rigola-t-elle.  

Elle s’arrêta devant l’entrée aux vestiaires. La rouquine se tourna vers le Thunderbird, lui faisant face. La rencontre semblait toucher à sa fin. Lui allait filer fêter sa victoire et elle panser le cœur de ses chers joueurs meurtris dans leur ego. Mais rien qu’un butin des cuisines ne puisse réparer.

- Nous voilà arrivés à destination. Je pense qu’on t’attend capitaine, je me doute que vous allez fêter cette victoire amicale comme il se doit. Et puis mes services d’infirmière du moral va bientôt être demandé dans ma salle commune. Il n’y a que moi qui arrive à convaincre les elfes de nous faire un petit gâteau réconfortant. Chuchota-t-elle faussement, d’un air conspirateur. En tout cas, ce fut une rencontre intéressante, peut-être qu’au prochain match Thunderbird-Wampus je crierai un petit slogan en votre honneur.

La jeune fille sourit, et pas uniquement à cause de l’amusement. Malgré le départ quelque peu échauffé, elle devait bien avouer que ce garçon était sympa et elle avait réellement apprécié de le rencontrer.
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Re: Le nez dans les airs | PV Théophile Walker

le Sam 2 Déc - 0:46
En effet, on ne peut pas dire que Theophile soit particulièrement doué pour trouver des surnoms acceptables. Parce que pour le reste, son imagination tourne suffisamment à plein régime pour aboutir à tout type d'idée saugrenue. Ajoutez y son manque de discernement total, et voilà comment il se retrouve à dire ouvertement et sans la moindre gêne ce qui peut lui passer par la tête. Au moins, cela lui permet de voir rire Elizabeth. Et on peut dire que le son produit est à l'image de sa chevelure. Improbable. Ce qui suffit à ravir le rouquin !I n'a jamais aimé les gens trop normaux. Trop ennuyeux à son goût.

Et avec ça elle trouve le moyen de lui faire remarquer que sa proposition est déplacée ?! Bon, d'accord, en y réfléchissant deux minutes, c'est vrai que ça peut paraitre louche. Enfin, il ne lui a pas non plus demandé de l'accompagner sous la douche. Mais une fois de plus, ce n'est pas suffisant pour désarçonner ce Thunderbird. En fait, ça l'amuse. Oui, vraiment. Alors il plante ses pupilles qui tirent sur le vert avec ce soleil dans ceux de la jeune fille, tête légèrement penchée, sourire en coin et sourcils à peine relevés.

"Innocente ? Vraiment ? Dans ce cas, tu ferais mieux de te méfier en effet. Les mecs savent bien que le chocolat attire autant les femmes que les fleurs !"

Évidemment, ce genre de remarque est à prendre au second degré. Mais ne voulant pas prendre le risque de voir la Puck partir en courant et passer pour le plus gros des pervers, il se sent quand même obligé d'ajouter quelques mots, son large sourire habituel retrouvé.

"Enfin t'inquiète, faut franchement être le dernier des nazes pour donner rendez vous à une fille dans un vestiaire. C'est plutôt crade et franchement pas adapté."

Quoi qu'il en soit, Elizabeth lui démontre une fois de plus qu'elle ne manque pas de ressources. C'est qu'il faut la suivre ! Mais avec Theo, pas de soucis. D'ailleurs, ça l'aurait vite agacé de devoir mettre une demi heure pour pouvoir récupérer une veste. C'est que le temps se fait de plus en plus frais, et le match commence à remonter, ce qui fait immanquablement descendre la température de son corps. Et ce n'est vraiment pas la bonne année pour tomber malade ! Il en deviendrait presque raisonnable...

Mais son esprit est très vite complètement monopolisé par ce que lui raconte la jeune rousse. Non, il ne fait jamais les choses à moitié. Et quand il écoute quelqu'un, ce n'est jamais d'une oreille distraite. Même si c'est parfois l'impression qu'il renvoie, son manque de concentration ne jouant pas en sa faveur.

Toujours est-il que ce que lui raconte Elizabeth l'intrigue. En fait, il arrive à suivre son raisonnement, ce n'est pas le problème. C'est vrai, quand on aime un sport, quel qu'il soit, c'est pour l'ambiance qui s'en dégage. Ah moins d'avoir un très fort esprit de compétition et n'avoir comme seul objectif que la victoire, mais pour Theo, ça n'a rien à avoir avec l'amour d'un sport tel qu'il l'entend pour le Quidditch. Mais profiter de cette ambiance depuis les gradins, c'est quand il y a un facteur quelconque qui met dans l'incapacité d'en profiter directement sur le terrain. Or, clairement, il n'a aucun mal à imaginer la demoiselle dans les airs.

"Ce qui est sûr, c'est que tant que t'as pas essayé, tu peux pas dire que c'est parce que t'es pas assez douée. Après, si tu n'en as juste pas envie, c'est autre chose."

Voici bien l'une des rares phrases censée qu'est capable de sortir le Thunderbird. Forcément, quand ça a un rapport avec le sport, c'est tout de suite plus facile pour cet hyperactif. Mais même sa voix a réussi à se faire plus posée. Alors que juste avant il était encore en train de déconner. Bah oui, mais autant vite vous y habituer, parce qu'il est comme ça Theo. Ses émotions changent à une vitesse rivalisant avec celle du vif d'or. Et il est juste incapable de les cacher. D'ailleurs, le voilà déjà qui retrouve son sourire alors qu'ils arrivent aux vestiaires. Qui laisse tout aussi vite place à une moue désapprobatrice lorsque la Puck évoque son déport. Même la succulente idée d'avoir une armée de supporters écrasant celle des Wampus lors du prochain match ne suffit pas à la lui enlever. Ah, non, Theo n'envisageait pas la suite immédiate de cette façon. Et il n'a pas la moindre intention de la laisser s'en aller aussi vite sans rien tenter.

"Déjà ? Allez, tu peux m'accorder encore quelques minutes non ? Ils ne vont pas sombrer dans le désespoir non plus. Et comme tu l'as si bien dit, il ne s'agissait que d'un match amical ! "

Un vrai marchand de tapis...

"Il faut bien qu'ils apprennent à se débrouiller un peu sans toi de temps en temps ! Quand aux joueurs de mon équipe... Bah, ils sont habitués à ce que je sois toujours à la bourre de toute façon."

Effectivement. A tel point qu'il est surveillé de près lorsque l'heure d'ouverture d'u match approche. Le manque de ponctualité et Theo sont inséparables. Même en y mettant la meilleure volonté du monde. Et là clairement, ce ne sera pas le cas...

"J'ai une idée ! Attend moi juste cinq secondes !"

Cinq secondes. Pas loin. Il faut dire qu'il a à peine terminé sa phrase que le voilà déjà qui disparait, passant par la porte d'entrée comme si sa vie en dépendait. Il attrape à la volée sa veste qui était restée maladroitement accrochée sur un porte manteau mal fixé et son sac plein à craquer négligemment posé au sol, puis file dans le placard de réserve s'emparer d'un balai, et ressort aussi vite, prêt à courir après la demoiselle si ses cinq secondes étaient trop longues. Hmmm, pas très difficile de savoir ce qui peut bien lui passer par la tête. Comme s'il était juste incapable de s'arrêter...
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Re: Le nez dans les airs | PV Théophile Walker

le Lun 4 Déc - 10:39
Décidément il n’était vraiment pas un Monsieur-tout-le-monde ce Théo. Voilà qu’il lui donnait des conseils pour éviter de se faire embarquer dans des histoires louches. Lui, le type le plus taré qu’elle ait croisé jusqu’à maintenant. Vraiment, c’était le monde à l’envers. Pourtant la jeune fille ne se démonta pas le moins du monde et maintint le contact visuel, ses yeux aussi bleus que le ciel trahissant son amusement.

- Il y a vraiment des filles qui se font avoir avec des fleurs? Genre, pour de vrai? Ou c’est quelqu’un qui t’as raconté ça? Parce que franchement je n’y crois pas une seconde, tout le monde sait que le chocolat est l’arme par excellence quand on veut rentrer dans les bonnes grâces de n’importe qui.

Elle ne put s’empêcher de rire devant le commentaire sur les vestiaires. Elle était on ne peut plus d’accord sur la question, plutôt passer un semestre entier à dépoussiérer la bibliothèque qu’à devoir entrer dans une pièce aussi sale avec un mec tout aussi répugnant. Parce que franchement, qui invitait une fille aux vestiaires? La personne devait être véritablement atteinte pour tenter une approche pareille. Remarque, la personne en face d’elle ÉTAIT complètement atteinte. Mais il semblait un minimum conscient que certaines choses, au-delà des règles de bienséance, ne marchaient tout simplement pas. Cependant, elle ne put s’empêcher de lui lancer une dernière pique sur le sujet. Elle aimait bien cette petite partie de boutades.

- Tu ne me trouves donc pas digne de ton intérêt? Je suis profondément meurtrie, moi qui me faisait une joie de visiter les vestiaires.

Elle lui fit un clin d’oeil, elle n’avait pas eu une conversation aussi décalée depuis un moment. Depuis jamais en fait, elle aurait tendance à dire que toutes ses relations sont des personnes réfléchies et sensées en comparaison au gaillard en face d’elle. Mais cela l’amusait, sa colère vite oubliée. Il était loin d’être aussi insupportable que ce que sa première impression laissait croire.

La rouquine était pensive suite à son avis sur une éventuelle tentative d’entrer dans l’équipe de sa maison. Il était vrai qu’elle n’a jamais joué en face de quelqu’un d’autre qu’un membre de sa famille, son père surtout. Objectivement, elle ne savait pas ce qu’elle valait sur un terrain, elle n’avait jamais été jugée. Mais elle avait peur: elle avait toujours joué pour la beauté du geste, jamais pour autre chose que son plaisir de se trouver sur un balai. Elle n’avait même pas son balai dans ses affaires, il était resté bien sagement dans le grenier de la demeure familiale. Ce n’était pas comme s’il valait quelque chose d’ailleurs, il était une antiquité en comparaison à celui du vert, et il avait plusieurs défauts techniques.

Mais le Thunderbird ne sembla pas vouloir la convaincre à tout prix, il semblait même respecter son choix. Elle décida de ne pas continuer sur cette voie-là, elle n’aimait pas admettre ses doutes et ses peurs, elle ne voulait pas trop se dévoiler. La jeune fille préférait que cette conversation reste légère et divertissante. Surtout qu’elle le connaissait depuis une dizaine de minutes à tout casser, elle n’allait tout bonnement pas se confier à un parfait inconnu, aussi agréable soit-il.

Contrairement à ce qu’elle aurait pu croire, il n’était pas prêt de la lâcher, il voulait la voir rester. Cela l’étonna, elle n’avait pas l’habitude que les gens recherchent activement sa compagnie.

- Je sais qu’ils peuvent se débrouiller sans moi mais ils vont se demander où-

Elle se retrouva coupée à mi-phrase, le jeune homme filant comme le vent. Interloquée, elle ne peut s’empêcher un petit sourire amusé, c’était une vrai snitch sur pattes ce Théo. Elle décide de patienter, ne voulant pas paraître la dernière des rustres et surtout curieuse de savoir ce qu’il trame. Tout et n’importe quoi peut sortir du vestiaire maintenant, elle en est certaine. La Puckwudgie décide donc de poser ses affaires, histoire de reposer un peu ses bras et s’étire quelque peu, ses muscles un peu fatigués et engourdis par le marathon de toute à l’heure.

C’est là qu’elle le vit débarquer, courant comme si sa vie en dépendait, ses affaires dans une main et un deuxième balais dans l’autre. Sûrement piqué de la réserve. Elle le regarde bouche-bée, ne s’attendant pas à ce qu’il vienne, semblait-t-il, lui proposer de voler un peu ensemble. La jeune fille se dit que soit il voulait la taquiner en l’écrasant comme une débutante ou il voulait sincèrement voir ce qu’elle savait faire sur l’engin. Elle jeta un coup d’oeil à ses vêtements, pas vraiment adaptés à un peu de sport sur balais. Bon, elle avait connue pire comme tenue improbable, elle se rappelait très bien de la fois où elle avait joué un peu avec ses cousins alors qu’ils étaient tous en maillot de bain et trempés après une baignade dans le lac. Cela avait été ridicule et ils avaient passés plus de temps à essayer de ne pas glisser que de véritablement jouer, donc ce n’était pas une jupe qui allait lui poser problème.

- Je vais commencer à croire que tu déteste marcher, à peine le match fini que tu viens proposer un tour au premier venu. Tu devais être un oiseau dans une autre vie! Elle rigola brièvement, le regard quelque peu nerveux. Je suppose que tu veux que je monte te faire compagnie? Cela fait une éternité que je n’ai pas monté sur un de ces engins…

La jeune fille prit prudemment le balais offert, comme si elle découvrait l’existence des balais pour la première fois. Il n’était pas dans un état parfait, mais il semblait de bonne facture et s’il était disponible c’est qu’il fonctionnait un minimum correctement. Elle l’inspecta consciencieusement, elle semblait morte de peur à l’idée de devoir quitter le sol.

Mais en réalité elle faisait un peu semblant. C’est vrai qu’elle était stressée à l’idée de faire un tout de terrain avec le capitaine de Thunderbird et qu’elle espérait que personne de sa maison verrait ça, mais elle avait eu une petite idée. Quoi de mieux que de prendre votre adversaire par surprise qu’en lui faisant croire que vous êtes aussi doué qu’une véracrasse?

Une fois, le manche bien en main, la rouquine sembla soudainement s’animer et en un éclair elle sauta sur le balai, filant tel un éclair dans les airs. Sa chevelure flottant, complètement folle, les yeux pétillants et le corps tout en tension, elle vola autour du stade, petite tâche rouge aussi rapide qu’un cognedur. Qu’elle aimait cette sensation de liberté, l’air cognant fort contre son visage, cette impression que plus rien ne pouvait vous atteindre. Une fois son petit tour terminé, elle piqua en direction du Thunderbird, s’arrêtant pratiquement sur lui.

- He ben alors capitaine, on est toujours au sol? Ne me dîtes pas qu’une Puckwudgie pas du tout entraînée peut faire mieux que vous, cela serait une honte pour votre réputation. Se moqua-t-elle, sourire espiègle collé sur son visage.
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Re: Le nez dans les airs | PV Théophile Walker

le Mar 5 Déc - 9:10
Super ! Elizabeth n'a pas bougé, et ça c'est une bonne chose. Parce que courir derrière une fille ce n'est pas très poli, premièrement. Mais aussi parce qu'avec tout le bazar qu'il a dans les bras en ce moment même, ça n'aurait pas été bien pratique. C'est donc comme s'il n'y avait strictement rien d'étrange dans cette situation que Théophile tend le balai à la jeune fille qui lui fait face. Il n'a pas prit le temps de vérifier l'état, bien trop pressé qu'il était. Mais tous ceux qui se trouvent ici sont régulièrement controlés. Et sont supposés être bon état. Jusqu'à ce que quelqu'un fasse les frais d'un problème quelconque... D'ailleurs, il n'a pas non plus pris note de la tenue de la rouquine. Cela dit, il ne connait pas bien le problème des tenues non adaptées.

Détester marcher ? Non, pas vraiment. C'est juste qu'il aime encore plus voler ! Alors même s'il y a peu de temps il était encore en plein match, il ne voit absolument aucun problème à se remettre en selle ! Un petit vol tranquille après tout, ça ne demande pas vraiment d'énergie. Enfin, ça c'est ce qu'il pourrait croire. Parce qu'il ne connait rien des capacités de la demoiselle, et que sa proposition n'a évidemment pas pour but de faire une démonstration de ce que lui sait faire. Après tout, il y a les matchs pour ça.

"Allez, prend donc ce balai et montre moi ce que tu sais faire ! J'ai du mal à croire que tu mettes autant d'entrain à encourager ton équipe sans jamais prendre la peine de t'amuser à jouer de temps en temps ! En plus, il n'y a plus personne."


Theo a bien compris que la Puck n'aime pas spécialement que les regards soient braqués sur elle. Enfin, sauf lorsque les jaunes disputent un match visiblement, où ce paramètre semble ne plus avoir d'importance à ses yeux. Mais le roux sait que tout le monde ne peut pas être comme lui - et heureusement ! - alors il essaie autant que possible de comprendre et respecter les choix des autres. Avec plus ou moins de succès selon les cas et les personnes je vous l'accorde. Mais en l’occurrence, là, il s'adapte. Même s'il ne voit pas la moindre contradiction entre tout ça, et le fait que lui soit bien présent sur le terrain, les yeux rivés dans la direction d'Eliza.

Et on peut dire qu'il n'est pas déçu. A peine a-t-elle quitté le sol qu'un large sourire s'étire le long du visage du Thunderbird. Il ne s'attendait bien sûr pas à ce qu'elle reste scotchée au sol, sans oser prendre de l'altitude ou de la vitesse. Elle lui a bien démontré qu'elle n'est pas du genre à avoir peur de tout en n'importe quoi. Mais il faut bien avouer qu'il ne s'attendait pas non plus à un tel résultat. Ce qui l'enchante d'autant plus, bien évidemment.

Et si vous pensez que voir la rouquine descendre à une allure folle droit sur lui pourrait lui ôter ce sourire enchanté, détrompez vous. Il n'en est que plus amusé. Voir jusqu'où elle peut aller. Jusqu'à quel point elle maîtrise le balai, et à quel moment elle fixe ses limites. Quitte à en faire les frais. Même si je vous avoue qu'il ne s'imagine pas une seule seconde finir réellement percuté. Oui, il est de ceux qui croient plus en les capacités des autres que les autres eux-mêmes. Ce qui lui a valu quelques soucis il faut bien l'avouer. Mais qui n'a au final strictement rien changé. Et cette fois, ça passe. Il n'a toujours pas bougé d'un millimètre quand Elizabeth stop magistralement son balai quasiment sur lui. Et une fois de plus, il ne peut s'empêcher de rire.

"Pas du tout entrainée ? Eh bien dans ce cas là mademoiselle, permettez moi de vous dire que vous êtes un vrai génie ! Laissez moi gérer votre entrainement, et c'est en équipe nationale que vous aller entrer !"

Pour avoir vu un sacré nombre de joueurs potentiels passer des sélections, Theo se doute bien que la Puckwudgie ne se contente pas du minimum d'heures imposées à Ilvermorny. Il enfile donc sa veste, qu'il tenait toujours d'une main, lâche son sac sans beaucoup plus de précautions, et s'élève à son tour, quittant la terre ferme. Il ne peut s'empêcher un nouveau tour de terrain à grande allure. Il aime trop la vitesse pour s'en empêcher. Et le danger aussi. Mais encore plus la vitesse. Il revient alors à hauteur d'Elizabeth, l'air toujours aussi joyeux.

"Ah, et, finalement, je vais peut-être finir par te trouver digne de mon intérêt..."

Elle l'avait cherché non ? Et oui, ce genre de situation amuse beaucoup le rouquin. Qui n'attend pas la réaction de la jeune fille pour plonger en direction du sol, droit sur son sac. 180 degrés à l'horizontal, le voilà tête en bas à ras du sol, une seule main sur le manche, la seconde tendue pour s'emparer de l'objet convoité, et remonter de nouveau vers la Puck.

"Alors, t'es plutôt chocogrenouille ou dragées surprises ? Ah moins que tu ne sois de ceux qui n'aiment pas les sucreries et préfèrent les pommes..."

Il n'a pas beaucoup de doute sur la réponse à cette dernière remarque, mais c'est justement la raison pour laquelle il s'est permis de la faire.
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Re: Le nez dans les airs | PV Théophile Walker

le Mar 5 Déc - 22:43
Dire qu’elle était fière d’elle serait un euphémisme. La jeune fille était ravie de voir qu’un « vrai » joueur appréciait sa qualité de vol et semblait même admiratif d’une certaine manière. Et il faut dire qu’il avait des nerfs en acier, il avait même pas sourcillé en la voyant arriver sur lui tel un boulet de canon. Soit il n’avait aucun instinct de survie soit il pensait réellement qu’elle pouvait gérer une telle manœuvre. Elle penchait pour un mélange des deux. Il fallait être un peu casse-cou de base pour jouer au Quidditch.

Penchée sur son balai, elle sourit devant l’enthousiasme du Thunderbird, amusée par son discours. Elle, dans l’équipe national? La bonne blague, elle mourrait probablement de stress avant même d’avoir décollé du sol. mais c’était un compliment très gentil de sa part, cela montrait qu’elle savait visiblement manier un minimum son balai. Enfin, il exagérait sûrement car c’était un fait, elle n’était pas du tout entraînée. Mais cela restait gentil.

- Si moi je suis un génie mon cher monsieur, alors j’ignore comment qualifier votre talent sur un balai. Le complimenta-t-elle avec un sourire taquin. Et on va éviter l’équipe national, ils n’ont pas besoin de quelqu’un qui ne supporte pas qu’on la regarde. Mais je serai curieuse de voir à quoi ressemble un entraînement avec pareil fou aux commandes.

Elle lui fit un clin d’œil, voulant lui montrer qu’elle plaisantait. Enfin, pas complètement car Théo était effectivement fou mais c’était un gentil fou, pas un dangereux psychopathe s’amusant à torturer des bébés licornes la nuit tombée. Elle l’observa s’envoler rapidement dans les airs, comme s’il était né avec un balai entre les mains. Une véritable seconde nature chez ce garçon. Il ne tarda pas à la rejoindre, le visage rayonnant par le simple fait de se retrouver dans les airs. On pourrait presque penser que sa drogue à lui, c’était voler. La rouquine pouvait le comprendre, c’était une sensation tellement unique.

La Puckwudgie perdit cependant rapidement son air amusé devant la petite remarque du jeune homme. Rouge comme une pivoine, elle détourna légèrement la tête, gênée et surtout agacée par sa propre bêtise. Ce n’était pas possible de rougir de la sorte à la moindre remarque d’un être du sexe opposé! C’était franchement ridicule et un peu pathétique sur les bords. Elle semblait ne savoir gérer ces situations qu’avec deux whisky pur feu dans le sang. Minimum.

Heureusement pour elle, le Thunderbird repartit vite vers ses affaires, lui évitant de répondre d’une quelconque façon à sa petite taquinerie. Après une petite démonstration de sa maîtrise technique, il revint vers elle, chargé de son sac. Elle ne put masquer son air admiratif, ce type savait vraiment se débrouiller sur un balai. Dommage qu’il soit dans une autre maison, elle aurait adoré l’avoir dans l’équipe de sa maison. Mais elle n’allait pas dire un truc pareil, plutôt aller faire une ballade avec un Troll que d’avouer.

Elle faillit perdre l’équilibre suite à la blague de Théo. Elle, préférer des pommes? Cette idée était tellement absurde qu’elle en devenait hilarante pour la rouquine. Il n’était pas né celui qui lui ferait choisir une pomme plutôt qu’une sucrerie ou pire du chocolat.

- Bien sûr, je suis une fervente admiratrice des fruits, quelle question! Les sucreries sont le mal, tout le monde sait ça. Lança-t-elle d’un ton ironique.

Sans aucune gêne (ils avaient dépassé ce stade-là à son sens), elle piocha dans le sac jusqu’à trouver sa gourmandise tant convoitée: une délicieuse chocogrenouille. Telle un chat ayant eu son bol de crème, un petit sourire satisfait arborait son visage. Rien de tel qu’un peu de chocolat pour égayer la jeune fille.

- Et toi Monsieur l’oiseau? Quelle sucrerie te fait chavirer? Je parie que tu aimes plus les dragées, tu sembles être quelqu’un qui adore l’imprévu! La preuve: tu manges des sucreries sur un balai avec une Puckwudgie plutôt que de te hâter rejoindre ta troupe au bar. Elle enchaîna, curieuse. Au fait, au-delà de Thunderbird, tu es plutôt Chardonnerets de Fitchburg ou All-Stars de Sweetwater?

Une question dont elle se doutait de la réponse: il allait sûrement répondre All-Stars vu qu’elle vénérait les Chardonnerets.
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Re: Le nez dans les airs | PV Théophile Walker

le Mer 6 Déc - 10:01
Elizabeth aurait-elle osé évoquer l'hypothèse d'un entrainement avec le rouquin ? Parce que vraiment, quand il s'agit de Quidditch il ne faut pas trop lui en promettre à celui-ci. Il s'emballe un peu trop vite. Et il n'est pas du genre à faire les choses à moitié. Non pas qu'il soit spécialement tiranique, mais il a encore du mal à comprendre que tout le monde n'a pas une passion aussi forte que lui pour ce sport, que tout le monde ne dispose pas d'une réserve d’énergie inépuisable, et surtout que peu de gens arrivent à faire abstraction totale des dangers qui les entourent. Quoi que, à bien y réfléchir, la rousse n'est pas trop loin de tous ces critères... Non, ça reste une très mauvaise idée, je vous assure !

"Si tu veux vraiment savoir, je ne connais qu'une solution ! Tu n'as qu'à demander."

Je vous ai dit que c'est une mauvaise idée ?  Je le maintien. Mais s'il n'y avait que des éclairs de génie qui sortaient du cerveau bouillonnant de Theophile, ça ce saurait. Et quand de telles paroles arrivent jusqu'à ses oreilles, il n'en faut pas beaucoup plus pour qu'il saute sur l'occasion. Heureusement, en vingt ans d’existence il commence à savoir qu'il a tendance à comprendre ce qu'il a envie, d'autant plus quand il est perché sur son balai à parler Quidditch. *J'y peux rien moi si je suis bien plus à l'aise dans les airs que sous l'ocean* Jusqu'au jour où un balai sous marin sera inventé bien entendu...

Mais pour le moment il y a bien plus intéressant. Aussi fans de Quidditch ces deux là soient-ils, il n'empêche que le besoin de se mettre quelque chose sous la dent reprend toujours le dessus. Et voir Eliz fouiller ainsi dans son sac lui arrache un nouveau sourire. Évidemment qu'il n'est pas du genre à s'offusquer de si peu ! Mais surtout, c'est le signe qu'il n'a pas besoin de se mettre trop de barrières relatives à la bienséance. S'il a bien conscience de leur existence, il les trouve très encombrantes. Or, la demoiselle n'est visiblement pas du genre à ouvrir à de grands yeux au moindre faux pas, puis à tourner aussi vite les talons. La preuve, elle se trouve sur un balai à manger des chocogrenouille en compagnie du Thunderbird. Or ça, ce n'est pas tout le monde qui en est capable de l'avoir supporté jusque là.

Monsieur l'oiseau ? Eh bien, à croire qu'ils peuvent se lancer dans un concours du surnom le plus stupide...

"Ce que je préfère ? Nan, en fait c'est assez difficile à dire... Même si j'adore les dragées surprises évidemment !"

Théo il est plutôt de ceux qui prennent tout ce qui vient tant que ça ce mange et que ça apporte de l'énergie ! Non pas qu'il n'aime pas la salade, mais il n'y trouve juste aucun intérêt. Alors peut être que les confiseries ne sont pas recommandées par les médicomages, mais il n'empêche que lui, ça lui convient. Quant à savoir laquelle choisir... En fait, tout dépend de ce qu'il attrape en premier. On ne peut pas dire qu'il soit embêtant pour ça !

Il plonge à son tour la main dans le sac, et attrape naturellement la première chose qu'elle rencontre. Une pâte de fruit saveur menthe chocolat. Plus ou moins non maj de ce qu'il a pu comprendre. Mais sacrément énergisant ! Un balai magique, des bonbons, de la compagnie. Comme on dit, il en faut peu pour être heureux. Même s'il pourrait effectivement être occupé à célébrer cette première victoire de l'année c'est vrai.

"C'est clair, en ce moment là bas c'est la fête ! Mais, j'aurais bien d'autres occasions... Alors que bon là, rien ne me dit que tu ne vas pas finir par me détester et ne plus jamais vouloir me revoir !"


Même s'il sourit en disant cela sur le ton de la plaisanterie, ce ne serait pas la première fois qu'il s'attirerait les foudres d'une autre élève.

"Mais pour ce qui est du Quidditch, ce n'est pas tant les équipes qui m'intéressent que les joueurs. Enfin si je dois quand même répondre à ta question, alors ce sera les All stars !"

Évidemment.

"Et toi alors ?! T'es du genre à assister aux matchs autres que ceux de l'école ? Je t'imagine parfaitement avec ta famille à tous courir dans les gradins comme tu l'a si bien fait tout à 'heure !"

En fait, il n'en a bien sûr pas la moindre idée. Mais disons que c'est un peu ce qu'il espère. Après tout, le Quidditch ça doit aussi pouvoir se vivre en famille. Or dans la sienne, ça a toujours été un sujet épineux. Sauf en de rares cas, lors de finales mises sur le devant de la scène où les gens bien vus se doivent d'assister. Et en places VIP s'il vous plait. Rien à voir avec l'esprit sportif qui pousse Theo à aimer ces matchs.

A peine a-t-il terminé sa pâte de fruit qu'il replonge la main dans son sac à la recherche d'un complément - il n'est pas spécialement grand mais son corps demande une sacré quantité de calories ! - puis le tend de nouveau à Elizabeth. Et voilà une nouvelle idée qui lui traverse l'esprit. De celles que les gens normaux chassent très vite. Mais pas Theo.

"Au fait, jusqu'à quelle hauteur t'as été ? T'as pas le vertige j'espère !"

Nouveau sourire qui n'annonce rien de bon. Sans plus attendre il met une bretelle de son sac sur le dos, et file en direction du ciel que le soleil commence à quitter, bien à la verticale. Jusqu'à ce qu'il se trouve à de nombreuses dizaines de mètres de sol. Assez pour ne rien voir des affaires qu'a laissé la Puchwudgie au sol. Suffisamment pour voir l'intégralité du domaine d'Ilvermorny, jusqu'au pic en flammes.

HRP:
Désolée mais Eliz me fait tellement penser à du Disney que j'ai pas eu le choix XD
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Re: Le nez dans les airs | PV Théophile Walker

le Ven 8 Déc - 11:27
Le jeune homme avait visiblement pris au sérieux la rouquine et pour être tout à fait honnête elle serait on ne peut plus curieuse de voir ce grand amateur de Quidditch au travail. Mais elle sentait qu’elle pourrait le regretter au vu de la légère lueur maniaque qui était apparu dans son regard. Tiraillée entre la curiosité et la prudence, elle ne savait quoi répondre: elle soupçonnait qu’on pouvait vite se brûler les ailes avec Théo. Cependant, elle n’avait jamais été connue pour sa prudence en matière de Quidditch et décida donc de se jeter dans le volcan.

- Très bien, alors je demande: un petit entraînement entre nous deux t’intéresse? Disons dans deux semaines, comme ça tu as le temps de te préparer psychologiquement à que je te mette la misère. Le défia-t-elle avec un clin d’œil, sourire espiègle collé à son visage.

D’accord, elle ne se jetait pas complètement dans la gueule du kraken, elle se laissait une petite corde de sécurité pour pouvoir se préparer et surtout emprunter un bon balai. Autant mettre toutes les chances de son côté, elle en aurait bien besoin pour tenir sa malicieuse promesse. Elle était peut-être un peu plus folle que ce qu’elle imaginait, il fallait visiblement avoir un grain pour vouloir passer du temps avec le Thunderbird. Enfin, au moins elle n’allait pas s’ennuyer avec lui.

Elle ne put s’empêcher de rire face à sa remarque. Elle le détester? Ils étaient bien loin du compte et franchement, elle ne voyait que la tentative de meurtre pour la faire déguerpir de la sorte. Son rire ne fait que s’intensifier en entendant le nom de l’équipe. Évidemment, il fallait qu’il soit admirateur de l’équipe adverse à la sienne. Visiblement le destin les avait placé dans des gradins opposés, peu importait le contexte.

- Forcément! Je suis une fan des Chardonnerets, on ne pouvait qu’être opposés. Le destin a dû nous coller l’étiquette de « ennemis au stade », histoire d’éviter un cataclysme. Je pense que la Terre ne survivrait pas si on appréciait la même équipe. Plaisanta-t-elle.

Il fallait bien avouer que l’un comme l’autre faisaient honneur à leur cheveux flamboyants. Bien qu’elle pensait le caractère du vert bien plus explosif que le sien, elle n’était pas mal dans son genre et elle était convaincu que les mettre ensemble sur le même gradin aurait pour conséquence la surdité de tous le Stade. Minimum.

La mention de sa famille arracha un sourire bien plus doux que tous ceux qu’elle avait eu jusque là. L’amour du Quidditch était une affaire de famille et effectivement TOUT le monde était trempé jusqu’au cou dans la folie supportrice. La jeune fille était convaincue que son père avait des cordes vocales en acier tellement il hurlait (ses cris n’étaient strictement rien à côté) et sa mère l’aurait renié si par malheur elle appréciait une autre équipe que les Chardonnerets. Les sorties au stade était une tradition chez les Blackstone et peu importait la météo, ils étaient toujours fidèles au poste.

- Oh nous sommes de grands malades! On passe pour de véritables psychopathes lorsqu’on assiste à un match mais c’est aussi ça qui nous fait rire. Je sais que mon père et ma mère font un concours de celui qui fera la chose la plus embarrassante. Ils ne me laissent pas participer car, je cite, « c’est un concours exclusif et tu n’étais pas là lors de sa création ». En fait, ils ont juste peur de perdre lamentablement face à moi mais ils l’avoueront jamais. Rigola-t-elle, ses yeux brillants d’affection pour eux. Et toi? Tu ne fréquentes qu’Ilvermorny ou tu promènes ta folie dans d’autres stades également?

Elle replongea sa main dans le sac, prête à dévorer une autre chocogrenouille. Parler dans les airs était un bon moyen d’ouvrir l’appétit gourmand de la rouquine visiblement. La bouche pleine elle ne put répondre avant de voir le Thunderbird filer vers les hauteurs. Pas du genre à se défiler d’un défi aussi dangereux que puéril lorsqu’il s’agissait de vol (dans d’autres circonstances, son cerveau aurait hurler un énorme « même pas en rêve »), elle s’accrocha solidement au manche et fila à son tour dans les airs, les cheveux virevoltant furieusement contre le vent.

Sur le point d’atteindre le Thuderbird, les choses ne passèrent cependant pas comme prévues. Visiblement le balai n’avait pas apprécié être malmener de la sorte ou était tout simplement trop vieux pour des bêtises pareilles et commença à flancher, le sortilège le maintenant dans les airs s’estompant quelque peu.

Ce quelque peu suffit à déstabiliser la jeune fille, qui allait trop vite pour rectifier les choses et ne put que constater, légèrement affolée, qu’elle était à deux doigts de s’écrouler et s’aplatir comme une crêpe contre le dur gazon du stade. La rouquine échangea un regard effrayé avec Théo avant de tomber sans aucun contrôle en direction du sol.
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Re: Le nez dans les airs | PV Théophile Walker

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