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Wayat Macnish
Etudiant en 9ème année - Horned Serpent
Niveau : Envouteur
Baguette : Bois d'If / 38,5 cm / Poil de licorne.
Spécialité : Les Sciences Occultes

Feuille de personnage
Expériences Magique:
40/200  (40/200)

Wayat Macnish — Terminé

le Sam 18 Nov - 21:16
Wayat Macnish

Quelle est ton identité ?

Sang Pur • 22 ans • Horned Serpent • Spé Sciences Occultes • 9ème Année • Baguette en bois d'if, 38,5 cm, poil de licorne. • Bébé Basilic

Mental

L'aura obscure planant inlassablement au dessus de sa frêle carcasse embaume les esprits les moins observateurs. Une étrange noirceur transpire péniblement de sa bouche, mais il est un être farouchement attaché à la vie et à ce qui la compose. Son tempérament solitaire le pousse et le guide à entreprendre des loisirs isolés, l'amenant régulièrement à s'extraire d'une foule gloussante pour admirer la vue sinistrement merveilleuse du jardin lunaire.

Son regard paraît las mais rien n'attise plus sa passion que le déchainement cataclysmique d'une faune ou d'une flore survoltée, ce monde magique sait saisir sa curiosité presque maladive à décortiquer les mécaniques insensées de cet univers.

La beauté du geste, la beauté de l'acte font vibrer le diaphragme sous tension de Wayat, un artiste obscurci par les passions dévorantes de ses géniteurs guident ses pas vers des desseins similaires. Il est de ces individus presque indéchiffrables, attiré par d'affreuses beautés, passionné par la simplicité insensée des lois universelles, tourmenté par cette hypocrite bienveillance poussant les Hommes à se côtoyer.

Un jeune homme excentré des coutumes et du bon sens social, tel une toile blanche son père et sa mère peignirent des lignes fracturées, des cadres ouverts, obligeant leur enfant à bâtir sa propre morale. A l'image d'une pierre, Wayat dut prendre les outils pour sculpter son existence, affiner ses croyances, sous le regard ébloui et passionné de ses parents : « notre plus grande œuvre » disent-ils.

Cette étrange marginalité le conduit sans mal vers quelques obstacles qu'il apprit à éduquer. Le contact à l'autre, l'amitié, l'échange, le partage sont des valeurs que quelques camarades, malgré eux, lui ont inculqué. Pourtant, même s'il paraît comme une être vers qui rien ne pousse à aller, il sut à de nombreuses reprises, se lier avec certaines personnes. Loin d'être fermé à l'aventure ou au contact, il privilégiera toujours les petits comités émerveillants aux bains de foules lacérants..

Histoire

De l'amour à la passion, de la passion à la haine, un seul pas reste à franchir pour dépasser cette frontière si mince, si fragile. Une limite que beaucoup caressent du bout des lèvres, que d'autres tentent d'apprivoiser, se délectant du nectare si enivrant que procure ce jeu dangereux. Et bien que certains diraient des Macnish qu'ils ont sauté le pas, on ne pourrait garder d'eux que cette folie typique et insaisissable d'un couple reclus dans leur univers de sculptures et autres peintures.

Une maison ou un atelier, l'une ou l'autre appellation conviendrait. Ce débat, bien qu'un peu palpitant, anima de nombreux repas et chacun aimait changer d'avis selon les journées, hésitant entre l'idée de l'instant : désiraient-ils aménager un lieu de travail ou un lieu de vie ? Scindant littéralement la coexistence y régnant depuis, ils tentaient régulièrement d'y apporter une réponse.

L'enfant désirait ne fut, au départ, qu'une conception alternative d'une forme d'art. Si les artistes qu'étaient ses parents, pouvaient créer des toiles, animer des objets, former la pierre, seules leurs mains entraînées pouvaient modeler dans le temps et l'espace ces pièces uniques. Aucune autre volonté que la leur n'arriverait à créer l'art qui évolue, qui s'adapte, leur échappe, s'émancipe, désire, sombre dans l'oubli ou rayonne dans la passion.

Ainsi deux sorciers, Samantha Macnish, une Américaine bourgeoise en mal de vivre et Léopol de Val-en-Haie, un Français marginal parcourant le monde avec ses toiles, décidèrent de procréer pour engendrer « leur chef d'œuvre ». Insufflant la vie et la mort dans cet être, ils voyaient là l'ultime quintessence de leur génie artistique. Le monde qu'ils fréquentaient de près trouva l'idée plus qu'unique et saisissante.

Un univers marginal s'ouvrait donc à Wayat et même si de nombreux autres artistes peinaient à joindre les deux bouts, les Valanishe (comme aimait les surnommer son père, un jeu de mot français expliqua-t-il, pour Va-à-la-niche, malheureusement son goût pour l'humour n'amusait que lui) vendaient plus qu'ils ne créaient. Très tôt il plongea dans les diverses créations, même si son attirance pour ce monde n'égalait pas celle de ses parents, il connaissait leurs principaux chef d'œuvres et se passionnait presque sur les raisons de leur fabrication.

Une des plus grandes fierté de sa mère fut son œuvre alternative qu'elle nomma FF pour « Family Fuck » : d'innombrables tensions régnaient entre Samantha et sa propre famille, ainsi quoi de mieux que s'installer non loin d'eux à Beverly Hills, construisant la « No House », brisant les codes de la banlieue et surtout imposant leur œuvre aux regards outragés de ses parents. Qu'avait-elle de spécial ? Elle changeait systématiquement d'emplacement, de forme et de couleur, le tout de manière à systématiquement déranger la vue qu'avaient les parents de Samantha depuis chez eux. Une véritable emmerdeuse.

Son père quant à lui, était extrêmement fier de ses sculptures qu'il put vendre à de nombreux acheteurs. Une fois installées chez les acquéreurs, les statues s'animaient à la tombée de la nuit pour revenir chez Leopol. Une idée qu'il aurait eut en regardant un film, trouvant le concept... drôle... Et il semblait avoir trouvé quelques tordus accrochant à son humour.

Le jeune garçon garda longuement en tête l'idée qu'il fallait être hors des normes, ses parents l'amenaient irrémédiablement à se construire de la sorte. Fort heureusement son goût peu prononcé pour ce choix de carrière fit de lui un simple curieux, satisfait de s'émerveiller face à des beautés peu conventionnelles.

Sa première année à Ilvermorny fut délicate, ses appréciations ne manquaient pas de saquer son côté désinvolte et quelque peu imbu, son manque de relation avec ses camarades l'avait conduit à s'amouracher pour le vol sur balais et ainsi fuir la foule. Warren Lynch entra dans sa vie en seconde année, le garçon fut quelque peu un exemple pour lui, sûrement parce qu'il possédait quelques facilités pour communiquer, moins sauvage et brut que Wayat, du moins en apparence. Il noua avec son nouveau camarade une franche amitié, ils avaient su trouver des terrains d'ententes et partageaient cette significative créativité. Il fut la toute première personne qu'il nomma « ami ».

Arrivant non sans mal en huitième année, Wayat ne comptait déjà plus sur le soutien inexistant de ses parents. « L'école forge des cœurs, l'art libère des esprits » disaient-ils, sûrement que l'espoir corrosif de voir leur œuvre se passionner pour l'insensé ne les quitterait jamais. Seulement ce regard perdu vers des desseins fantasmés ne percevait pas que leur enfant s'enfonçait inexorablement vers un avenir qu'il se traçait.

Hors Jeu

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