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[Quête] Une question de temps

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Mephisto L. Blackcrow
Professeur de Sciences occultes
Directeur d'Horned Serpent
Professeur de Sciences occultes  Directeur d'Horned Serpent
Mar 14 Mar - 21:27
Mephisto L. Blackcrow
La pendule de la pièce sonna 18 heures. Cela devait faire environ une dizaine de minutes que le Lord était installé derrière son bureau encombré de plusieurs rouleaux de parchemins et quelques livres. Penché sur la table en bois, il observait avec minutie une ancienne montre à gousset de style victorien posée bien en évidence. Celle ci était en bronze, munie d'un loquet et accrochée à une fine chaine métallique joliment ouvragée. Le petit revendeur d'objets magiques à qui il avait acheté la montre la lui avait cédé pour trois fois rien. Cet imbécile avait semblé beaucoup trop heureux de se débarrasser de l'objet maudit sans avoir moindre idée de son réel potentiel. Mephisto avait bien conscience qu'il ne serait pas aisé de régler l'horloge et réparer celle ci sans détraquée la magie qui l'abritait. Mais il finirait par y arriver c'était certain, ce n'était qu'une question de temps et ainsi il aurait en sa possession un retourneur de temps assez artisanal. Dans tous les cas, il avait fait une sacré affaire avec cette trouvaille.

Le sorcier feuilla rapidement quelques pages parmi les épais volumes qu'il avait ouverts sur son bureau, tous traitant du sujet de son étude: « Magie et mécanismes des horloges.» « Paradoxes et sortilèges temporels » « Le danger des retourneurs de temps ». Dans le premier ouvrage, il trouva un chapitre avec pas mal d'explications et de schémas assez complexes indiquant que la plupart des pendules et des montres enchantées sont directement liées au défilement du temps, de sorte que les dérégler, les arrêter ou changer l'heure impliquerait de modifier le défilement du temps. D'ailleurs, certains chercheurs et théoriciens de la magie affirment qu'il serait possible de ralentir l'écoulement du temps ou même l'arrêter au moyen d'une telle horloge même si cela demanderait une telle quantité énergie qu'un tel sortilège ne saurait tenir très longtemps. En revanche, le livre était formel sur le fait qu'il était tout à fait impossible d'avancer le temps ou de l'accélérer et que c'était pour cette raison que les retourneur de temps ne pouvait se remonter que dans un sens et il en allait de même avec les horloges enchantées. On peut influer sur le présent et le passé mais on ne peut agir sur le futur. D'après l'auteur, cette curiosité s'expliquait par le fait que le futur n'était pas réel avant d'être présent. L'avenir reste encré dans le domaine des prophéties et des prédictions.

Après sa lecture sommaire, Mephisto reporta son attention sur l'antiquité qu'il avait déniché. Ses prunelles attentives rivées sur la montre, le sorcier détaillait le moindre détail de celle ci. A priori, elle semblait cassée car les aiguilles ne bougeaient pas. Elles restaient résolument fixées sur exactement 11 heures 11. Cela avait-il une importance particulière ? S'il s'était agi d'une heure quelconque choisie au hasard, il aurait pu seulement s'agir d'une heure marquante pour le mage à l'origine de l'ensorcellement de l'horloge mais là, en l'occurence, Mephisto en doutait. Il supposait que ce nombre avait plutôt été choisi en raison de l'importance du chiffre 11 dans la malédiction et peut être du potentiel magique que revêtait celui ci. En arithmomancie, ce nombre possédait une puissance et une énergie particulière, il représente une connexion entre deux réalités. Il va sans dire que pour un objet capable de remonter les heures, c'était un nombre riche de magie, et plus encore car l'heure miroir 11h11 recelait une magie particulière.

Après quelques tests préalables pour s'assurer que la montre en représentait en elle même aucun réel danger, si ce n'était bien sur le risque évident auquel on s'expose en jouant avec le cours du temps, l'enseignant prit précautionneusement l'artefact entre ses doigts experts pour l'étudier sous tous les angles. Le loquet du médaillon qui dissimulait partiellement la montre à l'intérieur semblait refuser de s'ouvrir. Le professeur s'efforçait de déterminer s'il s'agissait d'une simple protection renforcée par la magie ou si l'ouvrir permettait en réalité d'activer l'artefact, quoi que les deux ne soient pas incompatibles. Comme il retournait la montre, l'oeil avisé du ténébreux se posa alors sur une fine inscription en latin, gravée au dos du médaillon: « Quid vult tempus, tempus accipere oportet. ». Ce qui, s'il traduisait correctement, signifiait: « Qui veut plus de temps, doit prendre le temps. ». De l'extrémité de son index, le lord caressait pensivement le relief du métal quand on frappa à la porte de son bureau, le tirant de ses réflexions solitaires. C'est vrai qu'il avait oublié de désenchanter la porte, donc celle ci était toujours verrouillée pour tout autre que lui même. Un excès de prudence.

Reposant l'objet, Mephisto se leva pour aller accueillir sa petite protégée venue le rejoindre – car il savait que c'était elle. Il la laissa entrer avant de refermer derrière elle. Alors que ses yeux verts malicieux se posaient sur la jeune femme, un doux sourire charmeur étira ses lèvres à la vue de sa petite protégée. Profitant de se retrouver seul avec elle, il l'attira dans ses bras pour l'embrasser brièvement avant de retourner vers son bureau.

« Viens, installe toi. » déclara le ténébreux d'une voix douce, invitant l'animagus, désormais très familière de son bureau, à le suivre vers la table. Il la laissait totalement libre de choisir comment elle voulait s'installer. De toute façon, elle avait suffisamment l'habitude des lieux pour faire comme chez elle, ou presque. A vrai dire, Mephisto craignait presque, parfois, que sa petite louve ne passe davantage de temps avec lui qu'à trainer avec ses camarades de maison. Non pas que cela lui déplaisait, bien au contraire, mais il ne voulait pas l'accaparer pour autant, cela finirait par être franchement suspect.  

« Je te présente ma dernière trouvaille.» lâcha-t-il avec un sourire ravi en désignant la vieille montre à gousset à sa belle étudiante.


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Vitany Lockwood
Etudiante en 9ème année — Horned Serpent
Etudiante en 9ème année — Horned Serpent
Sam 18 Mar - 14:54
Vitany Lockwood
La journée t'avait semblé être très longue. Trop longue. Tu avais passé ton temps à regarder les horloges présentes dans les salles de classe, priant pour que le temps passe plus vite. Parfois tu te disais que tu voudrais bien pouvoir maîtriser le temps, l'accélérer lorsque tu participe à des choses ennuyeuses, ou qui ne te concerne que peu, et le ralentir lorsque tu souhaite justement prendre le temps. Pourtant, tu savais qu'il s'agissait là d'une science sauvage et indomptable. Tu étais du genre à laisser les heures défiler, suivre leur cours, sans avoir les arrières pensées de changer les évènements passés. Car tu avais peur de ce que tu ne connaissais pas. Tu savais que changer les faits passés pouvaient avoir des répercutions sur le présent, et ce n'était pas une chose souhaitable. Pourtant, tu serais tout de même bien allée faire un tour du côté de tes ancêtres, voir comment sont nées les mœurs des Lockwood. Tu voulais en avoir plus sur tes racines, la soif de pureté du sang, combien de jeunes filles ont été abandonnées ou tuées à la naissance ? Des choses qui n'étaient pas très glorieuse en somme.

Quoiqu'il en fut, tu avais attendu la fin de journée avec une impatience certaine. Tu étais donc rapidement sortie de cours, le dernier cours de ta journée et beaucoup trop tard à ton goût, car déjà l'heure du dîner n'allait pas tarder à sonner. Alors tu étais aller rapidement du côté des cuisine, demandant si tu pouvais prendre une pomme, qu'on te donna sans te poser plus de question, avant d'aller déposer tes affaires dans ton dortoir. Seulement, il te semblait qu'il te manquait quelque chose. Munie de ta pomme et de ta baguette qui ne te quittait jamais, tu retournas en direction de tours. Si jamais on te demandait pourquoi tu retournais là-bas alors que la journée touchait à sa fin, tu avais une réponse, une excuse, toute prête. Tu allais prendre un cours particulier. Car ce n'était pas tout à fait faux d'ailleurs. Tu savais que Mephisto avait tout un tas d'objets insolites dans son bureau, et tu t'imaginais facilement lui demander qu'il t'apprenne ses manières pour étudier ces objets. Et en réalité, tu n'allais pas le voir pour un cours particulier. Tu voulais juste passer une tout petit peu de temps avec ton amant, que tu n'avais pas vu depuis deux jours peut être. Tu n'avais pas eu cours avec lui, et la veille tu avais été trop prise pour venir le voir. Alors, aujourd'hui tu voulais passer au moins une petite heure en sa compagnie avant d'aller manger, et certainement retourner dans ton dortoir. Tu avais encore des choses à finir, et tu pensais bien que cela allait te prendre la soirée...

Tu arrivas alors dans la salle de cours vide de Sciences Occultes, avant de te diriger rapidement vers la porte close du bureau de ton professeur. Ta pomme coincée entre tes dents, tu ne pris pas la peine de toquer pour tenter d'abaisser la poignée de la porte. Tu arquas toutefois un sourcil en voyant que celle-ci ne s'ouvrait pas. Tu te résignas donc à frapper à la porte, la pomme dans le creux de la main. Tu souris lorsqu'il vint t'ouvrir, un sourire radieux et sincère. Tu entras donc, te retournant vers lui alors qu'il t'attirait doucement à lui pour t'embrasser. Tu lui rendit rapidement son baiser avant de l'observer s'éloigner de toi, un doux sourire sur les lèvres. Tu quittas ta robe de sorcier, la posant sur le sofa, ta pomme coincée entre tes dents avant de revenir vers ton mage, et donc approcher de son bureau. Tu restas cependant debout, alors qu'il te montrait sa nouvelle trouvaille. Tu savais bien qu'en venant le voir tu allais découvrir un autre objet inédit. Tu arquas pourtant un sourcil en te penchant sur l'objet en question, avant de lever les yeux vers ton homme.

"Une montre ? Et moche en plus." ris-tu doucement, avant de reprendre rapidement, limite de peur de l'avoir "vexé" : "Non, elle est très jolie.". Tu posas finalement ta pomme sur un coin de son bureau, tendant une main timide sur la montre alors que tu l'interrogeais du regard. Il avait certainement du vérifier qu'elle ne représentait rien de dangereux. Enfin, si toutefois il semblait d'un artefact maudit. Tu te saisis enfin de la montre, après avoir eu l'aval de ton professeur. Te retournant pour appuyer tes fesses contre les bureau, tu inspecta la montre à gousset avec intérêt. La faisant tourner entre tes doigts, tu effleurais les gravures de l'objet, constatant des faits que ton professeur avait déjà très certainement vu. Tu tentas de l'ouvrir, appuyant sur le loquet, avant de voir qu'elle refusait s'ouvrir. Tu ignorais seulement si c'était voulu, ou si la montre était juste cassée. Tu fronças les sourcils, avant de tenter de glisser tes ongles entre les interstices, dans le souhait de la forcer à s'ouvrir. Tu forças toi même une seconde pour la desceller, mais te ravisas rapidement. Si elle était verrouillée c'était sans doute pour une raison. Tu la reposas alors sur le bureau, avant de regarder tes ongles en fronçant les sourcils. Tu t'étais faite un peu mal en fait. Tu reposas les yeux sur Mephisto, curieuse de savoir pourquoi il avait ramené un tel objet.

"Pourquoi est-ce que tu l'as ramenée ? Elle semble être des plus normales pourtant... Qu'as -tu déjà essayé ?" demandas-tu. Tu imaginais qu'il l'avait depuis un moment, et que peut être il avait essayé de nombreuses choses pour en découvrir d'avantage sur la montre. Tes yeux glissèrent à nouveau sur la montre que tu avais posé à l'envers. Et alors que tu lisais distraitement son inscription, tu compris vaguement que celui qui voulait du temps devait prendre le temps. Tu n'étais pas friandes d'énigmes, pas de ce genre en fait. Et, en réalité, tu ne comprenais que peu ce que cela signifiait. Devaient-ils se contenter d'attendre pour qu'il se passe quelque chose ? Pourtant, tu manquais justement de temps. Tu ne pouvais pas abuser du temps en sa compagnie. Et vous en étiez tous les deux conscients. Alors, aujourd'hui justement, tu ne voulais pas te contenter d'attendre. Tu ne voulais pas perdre ton temps à rien faire, et déjà les secondes qui défilaient semblaient te peser. Tu relevas ton regard sur Mephisto, pensive, te mordant doucement la lèvre inférieure. De toute évidence, tu n'avais pas forcément imaginé que tu allais devoir découvrir un objet enchanter et commencer son étude aujourd'hui. Ce n'était pas spécialement ce que tu étais venue chercher. Enfin, c'était ce que tu ressentais. Et, si tu avais su, tu aurais amené avec toi tes différents cours.

Lâchant un léger soupire, tu te saisis à nouveau de ta pomme déjà bien entamée, pour te détourner du bureau et aller t'installer dans le divan. Le Temps était le pire ennemi de l'Homme. Tu quittas tes chaussures et repliant tes jambes sous toi, le coude sur l'accoudoir, tu ne décrochas pas de l'horloge qui trônait dans son bureau. L'inscription n'était pas là par hasard après tout, et elle disait qu'il fallait prendre son temps, en gros. Alors quoi ? Tu te frottas doucement les yeux, ta journée avait été particulièrement longue et difficile, et tu commençais déjà à sentir la fatigue arriver. Tu te retournas pourtant sur le sofa, venant appuyer tes bras contre son dossier, regarder ton amant, alors que tu jouais distraitement avec ta pomme, entre tes doigts. "On doit attendre quoi selon toi...?" hasardas-tu timidement. Car si l'on devait prendre le temps pour en avoir plus, il fallait peut être attendre quelque chose de particulier. Mais à l'heure actuelle, tu n'étais plus trop capable de grand chose intellectuellement, tu avais donné assez tout au long de la journée. Et, tout ce dont tu avais envie, par rapport à cette montre, c'était de l'éclater par terre ou contre un mur pour qu'elle daigne bien s'ouvrir. Mais tu doutais que cela fonctionne vraiment à dire vrai.


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Mephisto L. Blackcrow
Professeur de Sciences occultes
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Mar 21 Mar - 0:25
Mephisto L. Blackcrow
La première réaction de la jeune femme à la vue de l'objet qu'il lui présentait le fit doucement sourire. Il est vrai qu'à première vue, cette vielle montre démodée n'avait rien de bien exceptionnel, d'autant qu'elle paraissait cassée. Il fallait un œil expert comme le sien pour y déceler la magie en sommeil qu'abritait l'objet. Mephisto jeta un coup d'oeil furtif en direction de son étudiante, amusé. Elle avait parfaitement le droit de la trouver moche, mais il trouvait mignon la manière dont elle s'était repris sur sa plaisanterie de crainte de le froisser. Il ne l'aurait pas été cependant. Le Lord n'avait jamais collectionné les reliques pour leur beauté ni même leur valeur, la seule qui l'intéressait c'était le pouvoir et les propriétés qu'elles renfermaient. Un sourire fourbe au coin des lèvres, le ténébreux laissa son amante examiner tranquillement l'objet sous toutes les coutures comme il l'avait fait lui même un peu plus tôt.

A sa question suivante, il se contenta d'abord de répondre par un sourire assez mystérieux, dévoilant ses dents blanches. Oui, la montre semblait tristement ordinaire mais il ne fallait jamais se fier aux apparences, surtout dans le monde des sorciers où une vieille botte trouée trainant dans la boue pouvait bien être un portoloin.  « Je commençais tout juste à l'étudier quand tu es arrivée. Je me suis simplement assuré qu'on pouvait la manipuler sans risque. » Expliqua-t-il tranquillement. C'était une simple précaution qui devait être le premier réflexe à avoir lorsque l'on souhaitait étudier un objet ensorcelé: il fallait au préalable décrypter quels sortilèges et genre de magie étaient à l'oeuvre.  Il s'était assuré en l'occurence que la relique ne renfermait aucun mauvais sort particulier, en dehors de la magie temporelle qui l'habitait.  « Vous avez du aborder l'Incantatum revelio en sortilèges ? » Poursuivit-il. Sa question était rhétorique, il connaissant parfaitement le programme de sortilège par cœur à force et il avait eu vent de ce qui s'était passé durant ce fameux cours. « Je crois d'ailleurs savoir que Lynch s'y est brillamment illustré.. » lâcha-t-il, sur un ton narquois, à la fois ironique et blasé par l'imbécilité affligeante du préfet des Horned Serpent.  « C'est un sortilège particulièrement utile. Toutefois, la principale difficulté n'est pas tant de le réaliser correctement que de savoir interpréter avec justesse ce qui en ressort.» Il n'avait guère envie toutefois de s'attarder sur les détails de ses observations, ce serait fastidieux. et il n'avait pas l'intention d'ennuyer Vitany avec ça, d'autant qu'il était difficile d'expliquer ce qu'il avait pu percevoir car il y a des choses que seule l'expérience permet d'appréhender.

En tout cas, le Maître des Sciences Occultes était certain de deux choses, la première étant que pour l'heure la magie de l'objet était désactivée et la seconde, que la montre avait un défaut. D'une manière ou d'une autre, la malédiction qui lui avait été imputée empêchait son bon fonctionnement.

« Cette montre renferme une magie que l'on ne voit pas souvent, car celle ci est extrêmement complexe, dangereuse, et étroitement réglementée. » Expliqua le sorcier, avant d'ajouter avec un sourire malicieux: « Si le MACUSA venait à apprendre que je suis en possession d'un tel objet il ne manquerait pas de venir le récupérer immédiatement. Il me semble d'ailleurs qu'ils tiennent un registre de tous les retourneurs de temps en circulation. Or, il se trouve que malgré son apparence des plus ordinaires, cette montre victorienne possède un pouvoir similaire.» Mephisto jeta un coup d'oeil en direction de Vitany partie s'installer dans le divan pour finir sa pomme. Sa petite louve paraissait un peu fatiguée. Il espérait ne pas trop l'ennuyer avec ses explications, cependant lui même était tant enthousiaste par rapport à sa trouvaille exceptionnelle qu'il voulait la partager avec elle.

La montre en main, le lord se décida à contourner son bureau et pour aller se glisser sur le divan aux côtés de Vitany. Il glissa un bras protecteur derrière ses épaules, et l'attira doucement vers lui, de façon à ce qu'elle puisse se caler contre lui et se détendre si elle le souhaitait. Après tout rien ne l'empêchait de passer un moment tranquille avec son amante venue chercher sa compagnie tout en bidouillant son artefact.

« Difficile à dire.. le bon moment peut être ?» hasarda-t-il pour répondre à la question de son étudiante. « Cependant, rien ne se produira tant que la montre restera scellée. Sa magie est désactivée pour le moment. »

Retournant encore une fois la montre, le ténébreux se décida à lire l'inscription à voix haute, en latin. Bien souvent, la solution n'était pas à chercher bien loin, elle sautait tout simplement aux yeux et était à vrai dire tellement évidente qu'on n'y pensait même pas.

« Quid vult tempus, tempus accipere oportet. » Le loquet s'ouvrit aussitôt dans un cliquetis et les mécaniques de l'horloge se mirent en marche. Les aiguilles s'animèrent et se mirent à tourner à une vitesse effrayante pour revenir se placer sur 18 h 31, l'heure exacte qu'il était. Mephisto eut un sourire, à l'évidence, la montre était toujours parfaitement synchronisée. Il détailla le mécanisme en marche un instant, écoutant vaguement son tic tac régulier alors que l'aiguille des minutes se déplaçait imperceptiblement. Le ténébreux observa un instant le petit bouton sur le côté qui permettait de remonter l'heure. La tentation d'y toucher était grande. Il était bien curieux de savoir ce qu'il se passerait s'il faisait un tour ? Il connaissait les risques liés au retour en arrière, croiser son double, par exemple avait des conséquences désastreuses pour la simple et bonne raison qu'une même chose ne pouvait exister deux fois dans le même espace temps. Pendant qu'il hésitait, il reposa les yeux sur les aiguilles qui semblaient se contenter de simplement de suivre l'écoulement du temps. Il avait à peine eu cette pensée cependant qu'une chose inattendue se produisit.

A la seconde exacte où l'aiguille des minutes s'aligna sur celle des heures, indiquant 18h33, la montre se mit à vibrer entre ses doigts et le temps défila, à l'envers. C'était comme assister à une scène que l'on rembobinait en accélérer, il se vit reculer jusqu'à son bureau, étudiant la montre, il revit l'arrivée de Vitany, en inversé, jusqu'à ce qu'elle ne ne soit pas arrivée dans le bureau, puis la même chose pour lui même. La fuite en arrière s'arrêta alors que l'horloge du bureau, comme la montre, indiquaient 17h33. Ils avaient reculé d'une heure, très exactement. Il était assez étrange de constater que le ciel dehors s'était éclairci, ce n'était pas tous les jours que l'on assistait à un coucher de soleil à l'envers. Et bien, ça par exemple.. Le lord, toujours installé dans le canapé avec Vitany dans les bras sentit l'adrénaline se propager dans son corps. Il était partagé entre l'excitation d'avoir constaté le pouvoir de l'objet et le danger de leur retour imprévu en arrière. Oui, car dans quelques minutes, son double allait faire irruption dans le bureau et il valait mieux qu'il ne s'y trouve plus.

« Il semblerait que nous ayons fait un bond en arrière au moment précis où les aiguilles se sont chevauchées.. » déclara l'enseignant d'un air tranquille comme s'il parlait du beau temps. « L'ennui c'est que nous n'allons pas pouvoir attendre qu'il soit à nouveau 18h 33 pour vérifier cela étant donné que d'ici peu, je vais entrer dans le bureau.. Mais on peut essayer autre chose.. »

Si le ténébreux était bien conscient du danger, il ne pouvait s'empêcher d'être aussi excité qu'un gamin qui découvrait un nouveau jouet le jour de Noël. Se mordant la lèvre, il se décida finalement à tourner la petite molette qui ne se bougeait que dans un sens. Les aiguilles pouvaient reculer, pas avancer. Quelques minutes en arrière suffirent car à 17h27, à quelques secondes près, les aiguilles s'alignaient à nouveau et dès qu'elles se touchèrent, le mécanisme les fit remonter automatiquement d'une heure encore en arrière. Il était désormais 16h27 et il semblait qu'ils étaient pris dans une infernale boucle du temps, car dans une heure précise, le temps allait encore reculer. Au moins ils avaient du temps devant eux..


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Vitany Lockwood
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Sam 25 Mar - 16:31
Vitany Lockwood
Les yeux rivés sur lui, tu l'écoutais avec un certain intérêt. Tu buvais ses paroles, car tout ce qu'il pouvait dire était intéressant. Que vous soyez en privé, ou même en cours, tu avais toujours été attentive à ce qu'il pouvait dire. Car, tu devais avouer que tu enviais toute cette connaissance qu'il avait accumulé au fil des ans. Tu voulais être aussi riche que lui culturellement parlant. Alors, c'était avec des yeux emplis de douceur que tu fixait son regard vert sombre. Tu te surpris d'ailleurs à le détailler une énième fois. Tu aimais que ton regard redessine la forme de ses yeux, les courbes de sa bouche et aussi les lignes de son visage et de son cou. Le regard rêveur, tu décrochas malgré toi de ce qu'il te disait, pas que ce n'était pas quelque chose qui t'intéressait, bien au contraire, tu voulais savoir quels genres de mystères gardait cette montre. Mais, tu voulais juste venir te blottir contre lui, l'embrasser pour qu'il se taise et seulement passer un petit moment à ne rien faire en sa compagnie. Pourtant, c'était trop demandé. Tu t'étais imaginée en souriant, sauter par dessus le dossier du divan pour l'enlacer.

Mephisto comptait donc faire de cette montre un retourneur de temps. Tu n'avais jamais aimé ces objet, tu savais que ton grand-père en avait un, planqué dans la maison. Et à dire vrai, ce n'était pas le genre d'objet qui t'attirait. Tu n'aimais pas le danger que le temps pouvait représenter, surtout lorsqu'on jouait avec. A quoi diable lui servirait un tel objet ? Certainement beaucoup de choses, et tu devais avouer que tu ne voulais pas spécialement être mêlée à ce genre d'affaire. Tu finis rapidement ta pomme, croquant une dernière fois dedans pour la terminer, alors que tu suivais des yeux ton professeur qui se déplaçait pour te rejoindre sur le divan. Tu posas le restas de pomme sur la table basse, avant qu'il ne te prenne dans ses bras. Tu vins alors te blottir un peu plus contre lui, posant ta tête contre son épaule, alors que tu regardais ses doigts jouer avec la montre. Il semblait réellement heureux de sa trouvaille, et tu devais avouer que cela t'amusais de le voir ainsi. Le doux sourire que tu avais sur le visage disparu aussitôt qu'il annonça à voix haute l'inscription qui se trouvais au dos de la montre. Tu fronças la sourcil alors que tu observait les aiguilles de la montre bouger. Elles revinrent rapidement à l'emplacement de l'horaire actuelle. Tu te redressas doucement avant de regarder Mephisto d'un air interrogateur. Venait-il de faire ce qu'il te semblait qu'il avait fait ? Venait-il vraiment de débloquer la montre ? Tu regrettas soudainement de ne pas l'avoir explosée contre le sol.

Tu ne portas pourtant pas plus d'attention à la montre, tu te contentas de te caler un peu plus contre ton professeur en soupirant d'aise. Tu osas même ramener doucement tes jambes contre lui, avant de fermer les yeux. Oui, c'était tout ce que tu souhaitais, passer un doux moment avec lui. De plus, tu venais le voir assez souvent pour être habituée aux lieux comme ses appartements ou son bureau, habituée à sa présence. Tant et si bien qu'il t'était devenu étrange de ne pas passer du temps avec lui. Et bien qu'il s'agissait de ressentis particulièrement étranges, tu ne pouvais tout bonnement pas te passer de lui. Et, tu devais avouer que c'était quelque chose qui t'effrayait petit à petit. Tu avais peur de finir par ressentir des choses trop fortes à son égard. Un cliquetis étrange te fis froncer les sourcils et rouvrir les yeux alors que tu voyais ta silhouette se déplacer, faire le chemin inverse de ce que tu avais fait, et idem pour Mephisto. Tu te redressas lentement, alors que tu observais la scène défiler à l'envers devant toi.

Prise d'un incompréhension soudaine, et surtout de peur, tu avais réellement peur de comprendre ce qu'il venait tout juste de se passer. Tu écarquillas les yeux à la remarque de ton ténébreux. Et cela ne l'inquiétais pas plus que cela, d'avoir fait un bon en arrière ? Tu fronças les sourcils, tu avais voulu l'empêcher de faire un nouveau retour en arrière, mais tu ne fus pas assez rapide. Tu regardas alors les aiguilles de l'horloge reculer avant de se stabiliser une heure plus tôt. Tu te mordis la lèvre. Se rendait-il seulement compte de ce qu'il venait de faire ? Tu resserras la mâchoire pour le regarder. Il avait l'air d'un enfant trop heureux avec son nouveau jouet. Tu secouas doucement la tête, avant de te lever du canapé d'un bon.

"Tu es au courant que dans une heure, nous allons croiser nos doubles ?" Commenças-tu, sèche et froide. "Te rends-tu seulement compte de ce que tu viens de faire ? J'imagine que tu n'as pas la moindre idée de comment arranger les choses ? Tu joues avec le temps alors que tu ne le maîtrise pas. Et ça te fais marrer ? Parce que moi, pas du tout. "

Tu grinças des dents, alors que tes yeux s'humidifiaient petit à petit. Ce n'était d'être coincée avec lui que te dérangeait, bien au contraire. D'un côté, tu étais même plutôt ravie d'être coincée avec lui. Mais le pire était le retour à la réalité. Le temps était une sciences dangereuse. Tu te détournas finalement de son regard, avant de te retourner pour aller en direction de son bureau. Évidemment, les parchemins qu'il y avait entreposé entre 18h et 18h30 avaient disparu, et tu te doutais que tu n'allais pas les trouver dans sa bibliothèque personnelle. Tu étais contrariée, énervée, fatiguée et à bout de nerfs. Tu vins appuyer tes mains contre son bureau, penchant la tête en avant, tu ravalais tes larmes en silence. Tu n'avais pas prévu ce genre de chose, et tu aurais sans aucun doute préféré qu'il n'en soit pas ainsi. Il fallait trouver une solution à ce problème, mais pour l'heure tu étais incapable de quoi que ce fut. Aussi bien de réfléchir que d'agir. Tu étais à fleur de peau.

Tu venais presque à le détester pour t'avoir mêlée accidentellement à ses aventures temporelles. Mais tu devais te résoudre à te calmer, il allait forcément trouver quelque chose. Il allait forcément, une fois encore, vous sortir de là. Quoi que, il te semblait bien qu'une fois, c'était toi qui vous aviez sortis d'un temple maudit, lui évitant une mort certaine. Tu retrouvas légèrement ton sourire à cette pensée. Mais tu ne voulais pas prendre le risque de croiser vos doubles. Tu restas quelques instant penchée sur le bureau, avant de te retourner doucement, te frottant les yeux d'une main avant de croiser tes bras sous ta poitrine. Les yeux toujours luisants de larmes, tu les baissas. Tu étais bien impuissante à l'heure qu'il était, et c'était bien quelque chose qui te faisais gravement chier...


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Sam 25 Mar - 23:57
Mephisto L. Blackcrow
Le fonctionnement de la montre était tout bonnement fascinant. Penché au dessus de l'objet ensorcelé, le Lord avait hâte de comprendre tous les aspects de son mécanisme afin de pouvoir la réparer. Il réfléchissait rapidement au problème qui se présentait. Apparemment la malédiction qui affectait l'horloge reposait que le fait que le temps faisait automatiquement un bon en arrière chaque fois que les aiguilles se chevauchaient, ce qui naturellement générait une sorte de boucle temporelle des plus dangereuses car chaque remontée créait un nouveau double. Il valait mieux éviter que cela ne se reproduise donc, mais l'ennui c'est qu'il était impossible d'avancer à nouveau le temps pour revenir à leur point de départ. On ne pouvait voyager dans le temps que dans un sens: en arrière. Par ailleurs, s'ils attendaient simplement que le temps passer, les aiguilles allaient se recroiser dans très exactement une heure et ils se retrouveraient ici face à eux mêmes..

Le ténébreux n'eut cependant pas le loisir de poursuivre ses réflexions car son étudiante venait de se lever d'un bon, brusquement. Elle avait l'air furibonde. Surpris, l'enseignant se figea alors que Vitany se mettait à l'engueuler avec froideur en se permettant de lui faire la leçon. Le visage du lord se durcit, passant du choc à la colère tandis qu'il levait les yeux de sa montre pour fusiller la jeune insolente. Se murant dans une expression implacable, il lui lança un regard glacial, lourd d'avertissement. Pour qui se prenait-elle ? Avait-elle oublié à qui elle s'adressait ? Il n'était pas un enfant qu'elle pouvait gronder, d'autant que dans l'histoire c'était elle la gamine. Il ne tolérait pas que quiconque lui parle sur ce ton et de manière aussi irrespectueuse. Qu'elle soit son amante ne l'autorisait en aucun cas à lui parler de la sorte. Il ne souffrirait pas de se faire sermonner ainsi ! Le regard meurtrier, il serra la mâchoire en inspirant doucement, conservant un calme glacial. Seul son pouce qui martelait de petits chocs répétés la montre qu'il serrait entre ses doigts trahissait son agacement et sa colère contenue. Quel billywig l'avait piquée ?

Si n'importe qui d'autre avait osé lui parler sur ce ton, il aurait tôt fait de faire taire l'impudent pour lui apprendre les bonnes manières, pourtant il se contenta de lui asséner un regard noir en gardant le silence. Peut être parce qu'il voyait bien qu'elle semblait à deux doigts de fondre en larmes et qu'elle avait les nerfs à vif. Elle était émotive et il était clair que c'était son angoisse qui parlait. Aussi, il jugea préférable de ne pas répliquer car ce qu'il pourrait dire serait profondément déplaisant, cassant et cruel, cela ne manquerait pas de la blesser à coup sur, alors il était sans doute plus sage qu'il se taise en attendant que sa colère passe. Il n'était pas vraiment utile d'aggraver les choses, d'autant que, en dépit de ce que sa petite louve venait de dire, il était bien conscient du danger et qu'il commençait déjà à songer à la manière de remédier à la situation lorsqu'elle avait piqué sa crise.

Elle se détourna pour se diriger vers le bureau. Bien. Cela valait probablement mieux. Si voir ses yeux pleins de larmes le troublait, il n'était présentement pas d'humeur à aller à la réconforter. L'ignorant délibérément, le ténébreux se reconcentra sur la montre maudite, il avait désormais un peu moins d'une heure pour trouver une échappatoire à la situation dans laquelle il s'était fourré. Naturellement, il existait une solution très simple: s'il détruisait l'objet, il n'y aurait plus de malédiction mais cela il ne s'y résoudrait qu'en cas d'extrême nécessité et en tout dernier recours. Il entendait bien exploiter le potentiel de la montre après avoir trouvé le moyen d'annuler le petit problème des bons indésirables à chaque chevauchement des aiguilles. Cela ne se ferait sans doute pas aujourd'hui mais après tout, il avait désormais tout le temps qu'il voulait pour ça, non ? Enfin, déjà, ce serait déjà pas mal pour le moment qu'il réussisse à bien maîtriser le fonctionnement de l'objet. Se saisissant de sa baguette, il réitéra son Incantatum revelio sur la montre désormais activée.

Les yeux dans le vide, il se concentrait sur les différentes résonnantes qu'il entendait, ou plutôt, sur la dissonance de la malédiction qui détraquait la magie temporelle originelle de la montre à gousset.  Elle s'imbriquait d'une curieuse manière, semblait s'attacher au mécanisme qui faisait bouger les aiguilles, sans incidence sur le temps en lui même. C'était seulement la propre magie de la montre qui permettait de remonter le temps. Il pourrait sans doute parvenir à isoler le problème et à rendre le sort inopérant. Il était à peu près certain de pouvoir y parvenir, mais il avait pas mal de paramètres à vérifier et il lui faudrait beaucoup plus qu'une heure...

Cela ne l'aidait guère dans l'immédiat, il fallait qu'il trouve le moyen d'arrêter à nouveau le mécanisme et il mettrait sa main à couper que répéter l'inscription une fois de plus ne fonctionnerait pas. Il tenta malgré tout, par acquis de conscience, car on ne pouvait jamais être sur de rien avant d'avoir vérifier. Il prononça donc encore les mots latins à voix basse, mais comme attendu, rien ne se produisit. Le lord poussa un soupir, il fallait vraiment qu'il trouve une solution et vite, car le temps passait rapidement malgré tout et l'heure avançait. Mephisto regarda vaguement autour de lui, ses prunelles s'égarant sur les étagères de la bibliothèque et les objets alentour en quête d'une idée. Ses yeux se posèrent alors sur une note en plein milieu de la table basse. Il fronça les sourcils, il ne lui semblait pas l'avoir vu auparavant or il était un homme particulièrement méticuleux et il ne laissait jamais rien trainer ainsi. Tendant le bras, il attrape le morceau de parchemin et reconnu avec perplexité sa propre écriture. Le message était très court, juste une simple phrase: « La montre s'arrête à onze heures onze. »

Il n'avait jamais écrit cela pourtant, il était formel, mais soudain, son regard s'éclaira, il comprit. Il ne l'avait pas encore écrit, son futur lui le ferait, ou l'avait fait quelques heures auparavant pour lui donner la réponse à son problème. Maintenant qu'il y songeait, sur la totalité du cadran il y avait exactement 11 positions où les aiguilles des minutes et des heures s'alignaient, peut être était ce là, la raison de ce chiffre onze qui revêtait toute son importance.  Il ne put s'empêcher de rire en se félicitant intérieurement lui même pour son génie. C'était brillant, mais mieux valait ne pas trop songer au paradoxe que cela engendrait. La solution était assez simple au final. La montre s'arrêtait à 11 heures 11, ils n'avaient donc pas le choix a priori, ils devaient remonter le temps jusqu'à cette heure là et tout reviendrait à la normale. Ils n'auraient qu'à attendre en se faisant discrets pour ne pas croiser leurs doubles jusqu'à l'heure à laquelle ils étaient partis. D'un geste rapide du poignet, il fit disparaître le message qui avait rempli son rôle. Il était plus prudent de ne laisser aucune trace de ses petites expérimentations de voyage temporel.

Le ténébreux jeta alors un coup d'oeil en direction de Vitany, hésitant à la rejoindre. Ce qui le contrariait le plus, dans cette histoire, c'était de loin la réaction de la jeune femme qui n'était pas sans lui rappeler celui de sa dernière épouse qui tenait à ce qu'il se débarrasse de son artefact. Il pensait que son étudiante était différente et qu'elle comprenait son goût pour les objets imprégnés d'une puissante magie, qu'elle le partageait, c'était-il trompé ? Il devait bien avouer que cette possibilité lui serrait le cœur. Il en serait profondément déçu.. Quoi qu'il en soit, si elle avait remonté le temps avec lui c'est parce qu'elle se tenait contre lui au moment où la montre avait provoqué ce bon en arrière mais il n'avait pas spécialement besoin d'elle. Il pouvait parfaitement remonter le mécanisme et disparaître tout seul. D'ailleurs, c'est probablement ce qu'il aurait fait avec toute autre femme lui ayant fait la même scène. Il se serait barré de son côté dans le passé en la laissant se démerder comme une grande en évitant son double pendant les 2 prochaines heures.. Cependant, il allait lui donner le choix, aussi se leva alors pour la rejoindre, la montre à la main, en espérant que son étudiante se soit calmée. S'approchant, Mephisto vint se placer face à elle et planta son regard inquisiteur dans le sien.

« Il va falloir remonter encore le temps de quelques heures supplémentaires. C'est le seul moyen d'arrêter le mécanisme. » Le seul moyen, si l'on omettait l'option de détruire la montre, mais ce n'était pas un mensonge pour autant, car détruire l'objet n'était pas la même chose qu'arrêter son fonctionnement, n'est ce pas ?  « Cela étant, je peux très bien m'en charger seul si tu ne veux pas me suivre. » Son ton était dur et assez froid même si son expression demeurait placide, impénétrable. Il préfèrerait qu'elle l'accompagne, bien sur, mais il finirait bien par se remettre de sa déception dans le cas contraire.
« En tout cas, j'aime autant te prévenir, je ne tolèrerai pas que tu me parles encore comme tu l'as fait. Plus jamais, c'est bien clair ?» Le respect qu'il exigeait n'avait, par ailleurs, rien à voir avec le fait qu'il soit son professeur. Il doutait qu'elle se serait jamais permise, par exemple, de parler à Polonius de cette manière.


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Vitany Lockwood
Etudiante en 9ème année — Horned Serpent
Etudiante en 9ème année — Horned Serpent
Dim 26 Mar - 23:41
Vitany Lockwood
Il n'avait rien dit. Il s'était contenté de te jeter un regard noir. Tu avais sans doute attendu qu'il te réponde, quelque chose de lui. Mais, tu avais fini par comprendre qu'il ne fallait rien attendre de cet homme. Tu ne pouvais attendre de lui qu'il soit attentif à toi, qu'il s'occupe de toi comme tu le souhaiterais. Tu n'étais, au final, pas grand chose. Et même s'il t'avait déjà dit qu'il tenait à toi, tu jugeais que ce n'était pas suffisant pour toi. Tu étais égoïste, tu voulais qu'il ne soit qu'à toi, tu voulais tout plaquer dans cette maudite école pour que la pression qui s'accumulait à cause de votre relation, finisse par ne plus exister. Ton état actuel, était le fruit d'un tout. Tu étais une bombe à retardement qui n'attendait qu'à exploser, où qu'on coupe la mèche pour éviter les ravages que tu pourrais faire. Tu ne vivais pas spécialement bien le fait que vous deviez sans arrêt faire attention à vos gestes, vos regards, et ce que vous pouviez vous dire lorsque vous étiez en publique. Tu devais toujours faire attention à ne pas être vu lorsque tu t'infiltrais dans ses appartements. C'était stressant, et bien que tu trouvais cela amusant au début, aujourd'hui ce n'était plus spécialement le cas. Tu voulais le voir pour ce qu'il représentait pour toi. Sans que tu ne puisse mettre de mots, ou d'expressions, exactes sur ce qu'il pouvait représenter.

Toujours appuyée contre son bureau, tu l'observas faire. Il valait mieux pour toi, pour vous deux, que tu le laisse tranquille à chercher une solution, plutôt que tu t'en mêle pour envenimer les choses. Tu grinçais des dents, tellement tu les serrais. S'il t'avait parlé de sa trouvaille à un autre moment, tu aurais sans doute beaucoup mieux accueilli la chose. tu aurais peut être aussi été ravie de partager avec lui ce retour en arrière. Mais ce n'était pas le bon jour. Tu n'avais pas besoin de cela. Tu l'entendis prononcer de nouveau la phrase qui avait tout déclencher, avant de te détendre petit à petit sur les sons qui provenaient de la montre lorsqu'il lança le sort que tu avais tout juste appris et que tu ne maîtrisais toujours pas. Tu n'avais encore jamais entendu pareil son, il fallait dire que tu n'utilisais pas tous les jours non plus le sortilège Incantatum revelio aussi. Tu baissas la tête, fermant les yeux. Ton bras droit prit appuie sur ton bras gauche, pour que ta main vienne supporter ta tête. Et alors que tes doigts froids s'étaient posés au niveau de tes sourcils, tu poussas un long soupire. Bon sang, mais pourquoi tu lui avais fait une scène pareille ?!

Tu restas ainsi un moment, la fraicheur de ta main détendant petit à petit ton esprit, venant alléger doucement ta tête qui te semblait beaucoup trop lourde. Pourtant, la fatigue était toujours présente, et ta fatigue te rendait plus sensible que d'ordinaire. Si bien que là, tu ne pouvais plus ravaler tes larmes, et elles finirent par s'échapper de tes yeux pour glisser sur tes joues. Tu sentis ton nez rougir alors que tu essayer de renifler discrètement. Alors que tu étais prise de frissons, tu l'entendis bouger du divan. Sursautant légèrement, tu te dépêchas de t'essuyer les yeux de tes manches, puis le nez rapidement avant de lever les yeux sur lui. Lorsque ton regard croisa le sien, tu voulus le détourner. Tu ne voulais pas l'affronter dans ce silence. Pourtant, tu le soutins, les sourcils légèrement relevés. Tu étais totalement désolée pour ce que tu venais de faire, et tu ne savais pas du tout comment te faire pardonner, comment te comporter face à lui. Tu aurais voulu qu'il te prenne dans ses bras, qu'il te serre aussi fort qu'il le pouvait. Mais ce n'était définitivement pas son genre. Et bien qu'il éprouvait de la tendresse à ton égard, ton comportement avait été déplacé. Alors, pourquoi agirait-il ainsi ?

Tu l'écoutas alors. Frissonnant à l'idée que vous deviez remonter le temps encore une fois, tu n'étais que peu partante pour cette aventure. Pourtant, d'ordinaire, tu l'aurais suivi n'importe où. Tu te crispas, ouvrant de grands yeux alors qu'il t'annonçait qu'il pouvait se débrouiller seul. Ton coeur se serras, et tes yeux accueillirent une nouvelle vague d'eau. Tu ne voulais pas être seule, tu ne voulais pas qu'il parte seul. Tu voulais venir avec lui, même si cela impliquait de remonter le temps encore une fois, et le fait que vous deviez être bien plus prudents que d'habitude. La journée que tu allais vivre allait te tuer, c'était certain. Et alors que tu inspirais pour lui répondre, il enchaîna. Te faisant remarqué qu'il n'avait pas du tout apprécié la façon dont tu lui avais parlé. Tu te mordis instantanément la lèvre, baissant doucement les yeux, alors que d'autres frissons venaient réveiller ton dos et tes bras. Et alors qu'il terminait, tu eus un léger rire. Tu étais très tentée de faire de l'humour, mais ce n'était pas du tout le moment pour cela. Et, il allait sans doute penser que tu le prenait pour un con. Alors que ce n'était pas du tout le cas. Bien au contraire. Il faisait partie des rares hommes que tu admirais. Pourtant, tu aurais voulu lui rappeler que tu n'étais pas la spécialiste de l'obéissance. Et tu savais pertinemment que, selon comment votre relation allait évoluer, tu serais amenée à lui parler encore de cette façon.

La tête basse, tu fixais désespérément son torse, te mordillant les lèvres sans arrêt. L'heure tournait, et tu devais lui formuler ta réponse. "Si cela ne te dérange pas de m'avoir à tes côtés..." fis-tu, hésitante et avec une pointe au coeur. Tu avais l'impression d'être l'une de tes poupées que tu t'amusais à transpercer d'aiguilles. Ce que cela pouvait être douloureux, et pour une raison que tu avais peur de t'expliquer, cela ne t'était jamais arrivé avant. Mais tu étais résolue à l'accompagner. Non seulement parce que tu avais peur de rester seule ici, mais aussi parce que tu voulais quand même vivre cette expérience à ses côtés. Prise de tremblements soudain, tu serras et desserras tes doigts à plusieurs reprises. Et alors que tu sentais que tes larmes étaient prêtes à quitter tes yeux une fois de plus, tu te jetas contre lui, enroulant tes bras autour de ses côtes. Tu t'empêchas tant bien que mal d'éclater en sanglot. Ce n'était pas quelque chose que tu gérais, et cela te dérangeait énormément.

" Je suis désolée... Ce n'était pas... Le bon moment..." marmonnas-tu entre deux hoquets. Tu serras tes bras autour de lui. Tu espérais de tout coeur qu'il ne tente pas de te faire reculer, de te forcer à briser cette étreinte. Car, si tel était le cas, tu doutais que ton coeur survive à cela. Tu avais besoin de sentir ses bras autour de toi, tu avais besoin d'être emprisonnée dans ses bras. Tu voulais te sentir compresser, que tes côtes soient à la limite de t'empêcher de respirer. Tu voulais sentir tes articulations craquer sous la force de son emprise que tu sentait protectrice et réconfortante. Les yeux grands ouverts, tu t'agrippais avec forcer à sa chemise, tes mains ayant remonté assez haut dans son dos. Tu ne voulais pas qu'il te quitte sans avoir partager un peu de sa chaleur. Pourtant, tu avais terriblement peur qu'il te jette. Cela aurait été compréhensible d'ailleurs. Cela aurait été une réaction normale, étant donné qu'il lui en voulait pour le ton que tu avais employé à son égard. Mais tu voulais qu'il te rassure, juste un peu, avant de partir. Cet homme avait la fâcheuse manie de te faire culpabiliser, et de te mettre dans des situations inconfortables.

Tu eux un léger sourire à cette pensée, alors que tu fermer les yeux pour laisser encore une fois échapper tes larmes. La pression de tes bras ne se réduisit pas pour autant, tu étais si crispée que cela n'allait pas être évident de te détendre. Tu eus un soupire tremblant accompagné de frissons, alors que tu regrettais ce que tu avais fait. Il y avait des choses que tu savais plus gérer que d'autres, et tes sentiments ne faisaient pas partie de la bonne catégorie. Tu n'avais pas été élevée en appréhendant tes sentiments, tu avais été formatée. Tu t'étais d'ailleurs résolue à penser que ta famille ne savait pas ce que c'était d'avoir des sentiments. Alors, est-ce qu'un jour tu saurais ce que ça fait ? D'aimer ? Serais-tu capable de le reconnaître, comme tu reconnaissais ta colère, ton angoisse, ta tristesse ou même ta joie et ta malice ?


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Mephisto L. Blackcrow
Professeur de Sciences occultes
Directeur d'Horned Serpent
Professeur de Sciences occultes  Directeur d'Horned Serpent
Mar 28 Mar - 20:59
Mephisto L. Blackcrow
Debout face à la jeune femme, le Lord conservait un visage fermé et impassible tandis qu'il regardait sa petite louve droit dans les yeux. Pourtant, derrière son expression indéchiffrable, il était troublé. Il voyait bien à quel point la jeune femme était chamboulée et honnêtement il ne comprenait pas. Etait-ce à cause de lui ? Simplement cet remontée dans le temps imprévue qui la mettait dans tous ses états ? La voir ainsi le perturbait, il se sentait perdu et démuni car il ne savait pas comment réagir face à ça. D'ordinaire, les pleurs des gens le laissaient indifférent et ne lui inspiraient que mépris mais là, il lui était impossible de rester de marbre. Des émotions contradictoires se mêlaient en lui. Il faut dire qu'il ne s'attendait vraiment pas à déclencher une nouvelle crise de larmes chez son étudiante en lui disant simplement qu'elle n'était pas obligée de remonter encore le temps avec lui, vu qu'il pensait qu'à la base c'était de là que venait le problème. Par Merlin mais que lui arrivait-il ? Il n'avait jamais vu Vitany dans un état semblable.

Sa colère refluait rapidement, emportée par la profonde affection qu'il éprouvait envers la jeune femme et céda la place à une certaine inquiétude mêlée de tendresse. C'était semble-t-il ce que l'on appelait la compassion et ce n'était pas un sentiment auquel il était habitué. En tout cas, il était parfaitement incapable de rester fâché contre elle alors que sa petite était dans un tel état. Il ne savait même pas ce qu'il était sensé faire d'ailleurs, car réconforter les gens, cela n'avait jamais été son fort, il était bien plus doué pour les enfoncer plus bas que terre. Alors qu'il se demandait si sa précieuse sorcière allait ne serait ce que réussir à répondre quelque chose, elle finit par annoncer sa volonté de rester à ses côtés, s'il l'acceptait. Mephisto fronça très légèrement les sourcils d'incompréhension en continuant à la fixer en silence. La formulation de sa réponse le laissait un peu perplexe car elle trahissait le doute et l'insécurité qui animaient son amante. Pourtant, elle devrait le connaître suffisamment pour savoir qu'il ne lui aurait pas proposer de le suivre s'il ne voulait pas d'elle. Le ténébreux se sentait vaguement démunie face au flots d'émotions incompréhensibles qui secouaient visiblement sa petite louve et il fut quelque peu surpris lorsqu'elle se jeta dans ses bras, tremblant comme une feuille.

Voir Vitany ainsi lui déchirait le cœur, il n'arrivait vraiment pas à comprendre ce qui pouvait la mettre dans un tel état. Alors qu'elle se blottissait contre lui en se cramponnant à sa chemise, l'expression du ténébreux s'attendrit. Il était évident pourtant qu'elle avait besoin de réconfort. Sortant de son immobilité glaciale, il referma finalement ses bras solides autour de la jeune femme qui bafouait des excuses. Il l'enlaça sans hésiter, la serrant contre lui aussi fort que possible, s'efforçant seulement de ne pas l'étouffer. A cet instant, il lui sembla que le temps lui même s'arrêtait car il n'existait plus rien autour de lui que cette étreinte et la jeune femme blottie dans ses bras. Il la tenait, de façon à ce qu'elle puisse nicher son visage dans le creux de son cou, étroitement pressée contre son cœur qu'il sentait tambouriner dans sa poitrine sous l'intensité des émotions qui bataillaient en lui. Il était effrayant, d'ailleurs, de constater avec quelle facilité sa petite louve parvenait à fendre sa carapace et toucher son cœur de pierre. La vérité c'est qu'il tenait à elle beaucoup plus qu'il ne voulait bien l'avouer car c'était une chose qu'il était incapable d'accepter.

« Ma petite...» souffla-t-il d'une voix débordant de tendresse en la comprimant encore davantage dans l'étau protecteur de ses bras puissants. Il caressa doucement son dos pour la réconforter tandis qu'il appuyait son visage contre sa tête. Enfouissant son nez dans ses cheveux parfumés, il embrassa tendrement le sommet de son crâne en essayant de l'apaiser. Mephisto la cajola ainsi un bon moment, en silence. Il aurait pu rester ainsi des heures simplement à la tenir dans ses bras s'il n'y avait leur petit problème de montre maudite. Du coin de l'oeil, il surveillait l'avancée des aiguilles qui se rapprochaient peu à peu de l'heure fatidique. Il dut finalement se résoudre à desserrer un peu son étreinte de façon à libérer ses mains pour s'occuper de remonter le mécanisme de la montre dans le dos de son amante. Elle n'avait pas besoin de s'en soucier, il s'occupait de tout. Tout en maintenant sa petite louve fermement pressée contre son torse, il saisit la petite molette entre le pouce et l'index et commença à faire tourner les aiguilles en sens inverse. A travers les fenêtres du bureau, la lumière s'intensifiait à mesure que le soleil remonta dans le ciel, refaisant sa course à l'envers. Mephisto arrêta de tourner la molette lorsque les aiguilles s'alignèrent sur midi pile et après un ultime bond en arrière, l'horloge se stoppa sur 11 heures. Il ne restait désormais plus que quelques minutes à attendre avant que la montre ne se désactive et qu'ils soient libérés de cette perpétuelle fuite en arrière.

Le lord n'était pas pressé cependant, ils avaient désormais de longues heures devant eux à tuer, ils avaient gagnés presque une journée entière à vrai dire. Les deux sorciers risquaient de souffrir d'un sérieux décalage horaire mais il faudrait bien qu'ils fassent avec. Le ténébreux demeura encore un moment debout, immobile, à simplement câliner sa petite louve qui semblait avoir cruellement besoin de réconfort. Il caressa tendrement ses cheveux bruns avant de venir lui masser en douceur la nuque et les épaules. Le sorcier vint finalement cueillir le délicat menton de la demoiselle d'une main afin relever son visage de la demoiselle vers lui. Il planta son regard dans le sien, la dévisageant d'un air vaguement soucieux.

« Veux tu me dire ce qui t'arrive ? » demanda-t-il d'une voix patiente et pleine de douceur. Il ne voulait pas la presser d'une quelconque manière mais il aimerait être en mesure de comprendre ce qui pouvait bien chambouler son étudiante à ce point alors qu'il la savait si forte d'habitude.
« Qu'est ce que te met dans cet état ?» Mephisto espérait qu'elle se confie à lui. Elle devrait savoir qu'elle pouvait tout lui dire pourtant il sentait bien qu'il y avait encore des choses dont elle n'osait pas lui parler. Tandis qu'il plongeait son regard dans le sien, s'efforçant de comprendre les émotions qu'il voyait se peindre sur son beau visage, la montre finit par se bloquer dans un clic à l'instant où les aiguilles indiquaient onze heures onze. Y jetant un bref coup d'oeil, le Lord poussa un soupir soulagé.  Le maître des Sciences Occulte n'avait aucune envie dans l'immédiat de devoir se prendre encore la tête avec cet objet maudit.  Il referma la montre.

« Au moins ce problème ci est réglé.» déclara le mage avec un sourire rusé. Il reprendrait son étude de l'objet bien plus tard, il en avait assez fait pour aujourd'hui. « Attends là, il me reste une dernière chose à faire.. » Il pencha pour donner rapidement à sa petite louve un doux baiser sur les lèvres avant de se détacher d'elle un instant. Le sorcier se dirigea rapidement jusqu'à son bureau et fouilla dans l'un des tiroirs d'où il sortit un petit morceau de parchemin vierge.  Il attrapa négligemment sa plume pour y inscrire les quelques mots qui allaient bien le dépanner dans quelques heures: « La montre s'arrête à onze heures onze. » puis alla placer le mot bien en évidence sur la table basse. La boucle était enfin bouclée.  Désormais, il ne leur restait qu'à se soucier de ce qu'ils allaient bien pouvoir faire des heures supplémentaires qu'ils avaient devant eux.. Et il était impératif qu'ils se fassent voir le moins possible pour limiter les risques que quelqu'un ne puisse les surprendre à deux endroits à la fois.

Revenant vers Vitany, le ténébreux s'arrêta à sa hauteur simplement le temps de l'attirer à nouveau contre lui. Il déposa encore un baiser sur son front.

« Viens, ma petite. » susurra-t-il en l'entrainant à sa suite. Cependant, il ne la conduisit pas vers la porte mais vers le grand miroir qui ornait le coin de son bureau près de la bibliothèque. « Tu vas te reposer tranquillement dans mes appartements. » poursuivit-il en attrapant la petite dague qui trônait sur l'étagère juste à côté avant de s'entailler négligemment le doigt. Il traça une rune du bout de son index avec son propre sang sur la surface miroitante qui s'ouvrit, révélant un passage qui menait directement à ses quartiers. Mephisto se retourna alors vers son étudiante pour ajouter avec un sourire malicieux. « Et quand tu te réveilleras, tu as intérêt à être en forme parce que je compte bien t'infliger une petite punition pour la manière dont tu m'as parlé... » Sa voix trop sensuelle évoquait déjà les milles tourments qu'il avait l'intention de lui faire endurer.


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Vitany Lockwood
Etudiante en 9ème année — Horned Serpent
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Jeu 30 Mar - 22:37
Vitany Lockwood
Bon sang, mais que t'arrivait-il ? Tu ne t'étais jamais permise d'être vue dans un état aussi lamentable. Et voilà que tu sanglotais, le visage enfouie dans le creux du cou de ton professeur. Et dieu que c'était confortable. Tu te sentais beaucoup trop bien contre lui, et tu avais pris la mauvaise habitude de venir le voir pour rechercher cette étreinte. Mais aujourd'hui, tu sentais que c'était différent. tu t'en voulais de lui avoir parlé comme s'il était un enfant, et tu avais pensé qu'il t'en voulait et qu'il t'avais proposé de remonter le temps avec lui seulement par politesse. Tu aurais compris qu'il ne veuille pas le faire en ta compagnie, étant donné la façon dont tu lui avais parlé. Tu te sentais si faible, et tu détestais l'être. Alors, pour ne pas craquer seule dans ton dortoir, ou devant des élèves de ta maison, tu avais sans doute été le cherché. Pour être rassurée, parce que tu voulais que lui seul puisse te voir dans cet état. Même ton père ne t'avait jamais vu ainsi, c'était dire... Tu te sentais si en confiance à ces côtés, que, effectivement, tu pourrais bien être capable de tout lui dire. Pourtant, il y avait des choses que tu ne pouvais pas avouer. Et certainement pas à Mephisto.

Lorsque tu sentis ses bras se serrer contre toi, tu fus soulagée. Si bien que ta propre étreinte se relâcha, tu te contentas finalement de n'avoir que tes mains agrippées à sa chemise. Ton coeur battait la chamade alors qu'il te serrait fort contre lui. Tes tremblements se firent plus doux, et bien moins nombreux. Tu étais terriblement heureuse qu'il ne t'aie pas écartée de lui. Tu fermas finalement les yeux, alors que tes bras descendirent doucement dans son dos, venant simplement s'enrouler autour de sa taille. Pour une raison que tu ignorais, où que tu ne voulais tout simplement pas accepter, tu avais besoin de lui. De sa présence, qu'il puisse te rassurer, tu réconforter mais aussi te remettre à ta place. Car il y avait des choses que tu oubliais bien vite, et qui te faisait agir de façon complètement déplacé. Il n'y avait qu'à voir ce qu'il s'était passé quelques minutes auparavant. Mais pour l'heure, tu n'étais capable que d'apprécier ce moment que tu partageais avec lui. Blottie ainsi contre lui, tu sentais son sang pulser contre ton nez, au niveau de son cou, tu sentais également son coeur battre fort contre toi. Et la chaleur qu'il dégageait était si agréable, tu serais restée ainsi contre lui des heures entières. Tu avais toujours, enfin depuis que tu étais devenue son amante, aimé être blottie contre lui, rien que pour cette chaleur.

Tu reniflas légèrement, resserrant doucement ton étreinte autour de lui alors que tu sentais la sienne s'évader. Tu voulus relever la tête pour voir ce qu'il mijotait, mais tu la reposas rapidement contre son épaule, dans un petit gémissement sourd. Mephisto n'avait pas besoin d'être surveillé, tu ne devais pas avoir besoin de le surveiller. Tu lui vouais une confiance aveugle, à tort. Tu soupiras doucement alors que tu entrouvrais les yeux. Juste à temps pour voir la luminosité de la pièce changer à mesure que le temps remontait. Tu resserras à nouveau tes bras autour de lui, horrifiée à l'idée que tu t'éloignais de lui, vous vous retrouverez dans deux réalités différentes. Tu poussas un autre soupire alors que le temps semblait s'être stabilisé. Tu frissonnas lorsque tu sentis sa main glisser dans tes cheveux, puis sur ta nuque, pour la masser. Ah, c'était exactement ce dont tu avais besoin ! Tu souris doucement, pour te serrer d'avantage contre lui. Puis, ton Lord attira ton visage vers lui. Tu voulus te détourner instantanément. C'était déjà assez humiliant de pleurer dans ses bras, tu ne voulais pas non plus qu'il vois encore l'état dans lequel tu te trouvais, alors que tes pleures s'étaient calmés.

Tu frottas doucement tes yeux rougis, pour enlever le restant de larmes qui s'y trouvait dessous, alors qu'il te demandait ce qu'il t'arrivait. Tu ne voulais pas l'inquiéter, mais c'était difficilement évitable après ce qu'il venait de ce passer. Alors, tu n'allais pas passer pas quatre chemins, tu voulais être franche avec lui, lui prouver que c'était à lui que tu voulais te confier et à personne d'autres.

"Je suis seulement exténuée..." commenças-tu. " Plusieurs professeurs nous mettent la pression pour les examens, et puis mon père qui est quand même très sympa avec moi. Il me demande de trouver le meilleur parti sans quoi c'est lui qui s'en chargera si ça tarde de trop... " annonças-tu, levant les yeux au ciel, un léger sourire mêlant moquerie et déception. " Sans parler que, du coup, je dors très mal la nuit en ce moment... C'est pas une bonne période... Mais ça va passer." finis-tu, alors que ton sourire s'était adoucie. Bien entendu, tu avais omis de lui dire que finalement tu n'arrivais pas à te passer de lui, sans doute pour cela que tu n'arrivais pas à dormir la nuit. Tu ne lui avais pas dit non plus que tu en avais assez de toutes ces cachoteries que vous faisiez, que tu voulais être libre de le voir quand bon il te semblait, sans te soucier de l'éthique scolaire. Au final, tu avais besoin de repos, et cette journée de plus que vous aviez devant vous était idéale.

Tu souris encore à son annonce, comme quoi le problème de la montre était réglé. C'était tant mieux. Dans un meilleur jour, tu lui demanderais peut être à l'aider pour étudier l'objet d'un peu plus prêt. Tu le regardas ensuite s'écarter de toi pour aller griffonner sur un morceau de parchemin, pour le mettre sur la table basse. Mais, qu'est-ce qu'il faisait ? Il allait altéré le cours du temps en faisant cela, n'est-ce pas ? Tu te détendis presque aussitôt, en te disant que c'était certainement grâce à cette note qu'il s'était laissé, qu'il avait trouvé la solution. C'était brillant. Tu fermas les yeux un instant alors qu'il revenait vers toi. Tu étais réellement à bout de force. Pourtant, tu ne voulais pas dormir toute la journée, sans quoi tu n'allais pas dormir de la nuit, et être décalée. Et ce n'était pas une chose que tu souhaitais. Quoiqu'il en fut, lorsqu'il t'entraina à sa suite, tu fus tentée de te dirige vers la porte, mais tu fus assez déroutée en voyant que c'était devant un miroir que Mephisto t'emmenait. Tu fronças légèrement les sourcils d'incompréhension, en l'observant.

Quand tu vis le miroir s'ouvrir, tu arquas un sourcil. C'était bon à savoir qu'il avait un passage qui allait directement de son bureau à ses appartements. En tout cas, tu approuvais totalement le fait que tu allais te reposer dans ses quartiers. Et alors que tu t'apprêtais à passer à travers le miroir, tu t'arrêtas net, te retournant vers lui en arquant un sourcil. Il était sérieux à te faire des avances comme ça ? Tu passas légèrement ta langue sur ta lèvre inférieure avant d'avancer vers lui, juste assez pour lui saisir la main, et glisser ta langue sur le bout du doigt qu'il s'était volontairement ouvert. "C'est vrai que j'ai été très vilaine..." fis-tu, la voix aussi sulfureuse que tremblante. Tu n'étais pas encore tout à fait en état de reprendre le jeu, mais tu ferais un effort. Pour lui. Tu relevas la tête vers lui, un sourire malicieux dessiné sur les lèvres alors que tu l'attirais avec toi à travers le miroir.

Tu t'avanças alors dans la pièce, lâchant doucement sa main pour venir te glisser dans son lit. Tu te sentais déjà partir. Tu n'en pouvais plus. Tu écartas alors les draps pour te coucher sur matelas, la tête déjà posée sur un coussin, ta respiration avait déjà pris un rythme calme et lent, alors que tu fermais les yeux.
"Réveilles moi si je dors trop...


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Feuille de personnage
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Citation : Viens donc jouer avec moi, si tu l'oses...
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Poste : Professeur de Sciences Occultes et Directeur d'Horned Serpent

Mephisto L. Blackcrow
Professeur de Sciences occultes
Directeur d'Horned Serpent
Professeur de Sciences occultes  Directeur d'Horned Serpent
Ven 31 Mar - 21:59
Mephisto L. Blackcrow
Tout en avançant dans le passage qui reliait ses quartiers à son bureau, Mephisto ne put s'empêcher d'esquisser un sourire malicieux en entendant la réaction de son étudiante. Celle ci s'était d'ailleurs stoppée pour lui rendre la provocation, poussant le vice jusqu'à lécher le doigt qu'il s'était entaillé à dessein pour ouvrir le raccourci. C'était sans aucun doute le signe qu'elle se sentait déjà mieux, du moins il l'espérait. Mais elle avait besoin de dormir et si elle commençait à trop l'aguicher, il risquait d'être trop tenté de remettre la sieste à plus tard, aussi il se contenta de la pousser avec douceur et fermeté à travers le miroir.

« Aller, file au lit. Je te donnerai ta fessée plus tard. » lui commanda-t-il gentiment d'une voix amusée.

Il se glissa à sa suite dans l'ouverture et le passage se referma rapidement derrière eux. Alors que la jeune femme allait s'allonger, l'enseignant entreprit de se mettre un peu à l'aise, ôtant ses chaussures, ainsi que son pantalon et sa chemise, ne conservant que son caleçon avant d'aller la rejoindre sous les draps. Il s'installa près d'elle, arrangeant quelques oreillers pour pouvoir se caler afin de pouvoir rester assis dans une posture confortable. Il baissa alors les yeux vers sa petite louve qui semblait tomber de fatigue, songeant à ce qu'elle avait dit plus tôt au sujet des diverses pressions qui pesaient sur elle. Il la contempla un instant avec une expression attendrie avant de remonter le drap et les couvertures sur ses épaules et se pencha pour déposer un baiser sur sa tempe.

« Tu sais, je pourrais t'aider à réviser si tu veux..» proposa-t-il en caressant doucement les cheveux de la belle animagus dont la respiration avait commencé à se ralentir maintenant qu'elle pouvait se reposer au calme. Bien sur, en tant que professeur il n'était pas supposé s'impliquer aussi personnellement auprès d'un élève de cette façon pour ne pas défavoriser les autres. Ceci étant, il n'était pas non plus supposé coucher avec elle, alors il n'était plus vraiment à ça près, n'est ce pas ?

Pour la seconde chose en revanche, il ne pouvait guère l'aider. Naturellement, il avait toujours sur que Polonius comptait marier sa fille au meilleur parti possible, ce n’était pas franchement une surprise. Toutefois, songea-il en contemplant la jeune femme étendue à ses côtés et en laissant courir ses doigts dans sa chevelure, on ne pouvait pas dire pour autant que la perspective qu’elle appartienne à un autre homme ne l’enchante beaucoup. Il existait une solution, bien sûr. Elle pourrait être à lui. Son père serait obligé de reconnaitre qu’il était un excellent parti. Mais envisager cette possibilité était-il vraiment raisonnable ? Il avait deux fois son âge et ses précédents mariages n’avaient guère été des modèles de réussite. Certes, il n’avait absolument rien fait pour que ça marche. Ses précédentes épouses étaient des femmes aussi ennuyeuses qu’agaçantes sans parler du fait que la première était dépressive et que la seconde s’était révélée aussi sotte que superficielle.Avec Vitany, bien sûr, ce serait très différent, c’était une certitude. Lui-même, d’ailleurs, était différent avec elle, il se montrait plus attentionné, plus doux, plus compréhensif…Un sourire résigné ourla le coin de ses lèvres, il s'était décidément beaucoup trop attaché à elle. Le lord soupira doucement tout en laissant sa main venir effleurer la joue de la demoiselle. Vraiment, il n'avait encore jamais voulu posséder une femme comme il la voulait elle.

« Promis. » susurra-t-il simplement en réponse à la demande de sa petite louve qui ne voulait pas dormir trop longtemps. De toute manière, n'aurait guère été très compatible avec ce qu'il avait prévu pour un peu plus tard. Une bonne petite sieste serait largement suffisante. Le lord étendit alors un bras pour s'emparer du livre entamé la veille qui reposait sur sa table de chevet. Pour sa part, il n'avait pas spécialement sommeil dans l'immédiat, un peu de lecture au calme serait parfait pour tuer le temps.


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